Labeyrie Hélène
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𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄 | Polémique autour d’un texte sur les replis identitaires. ➡️ grandemosqueedeparis.fr/post/communiqu… À la suite d’un « banquet », très controversé en raison de dérives racistes, organisé le 18 avril, le débat public s’est déplacé vers une polémique portant sur un texte, rédigé le 29 avril par le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, consacré aux mécanismes contemporains du repli identitaire. Alors qu’une enquête judiciaire a été ouverte le 6 mai 2026 par le parquet de Caen pour « propos et comportements racistes, haineux et sexistes » lors du « banquet », certains milieux d’extrême droite tentent d’allumer des contre-feux. Devant ce flot de mensonges, d’injures, d’accusations et de mauvaise foi, nous tenons à rétablir la vérité de manière factuelle. Le billet hebdomadaire du recteur ne portait ni sur la gastronomie française, ni sur les traditions populaires, ni sur la consommation de porc. Il interrogeait plus largement la transformation de certains rassemblements identitaires, quels qu’ils soient, y compris musulmans, en démonstrations symboliques opposant un « nous » à un « eux ». Affirmer qu’il existe aujourd’hui en France des replis communautaristes et identitaires, qui interpellent d’ailleurs les citoyens musulmans, n’est une injure envers personne, mais un fait sociologique avéré par les travaux scientifiques les plus sérieux. Un journaliste présent lors du banquet de Caen a recueilli des témoignages évoquant des propos racistes ainsi que des gestes s’apparentant à des saluts nazis pendant l’exécution de La Marseillaise. Ces faits, désormais examinés par la justice, ont également été signalés par plusieurs habitants présents sur place. Les éléments rapportés et qui font l’objet de vérification dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours appellent une réponse claire et sans ambiguïté alors que nous constatons une inversion accusatoire : ce n’est plus celui qui fait le salut nazi qui est fustigé, mais celui qui condamne de tels gestes. Le salut nazi demeure l’un des symboles les plus infâmes de l’histoire contemporaine. Il renvoie directement au régime responsable de la Shoah et de l’entreprise antisémite la plus meurtrière du XXe siècle. Aucun contexte festif, folklorique ou politique ne saurait atténuer la gravité de tels gestes. La lutte contre l’antisémitisme doit donc rester une exigence absolue de la République. La Grande Mosquée de Paris, institution centenaire, a toujours prouvé une fidélité sans faille à cette exigence. Sa position contre le racisme et l’antisémitisme n’est ni une expression conjoncturelle ni une posture de circonstance. Si les milieux d’extrême droite disposent de nombreuses tribunes pour diffuser la haine, la banaliser et intimider ceux qui s’y opposent, c’est au nom des valeurs de la France tout comme des valeurs musulmanes, dans lesquelles nous nous reconnaissons, que nous ne nous accommoderons jamais du rejet de l’Autre. Dans le billet en question, le recteur n’a fait que réaffirmer cette volonté. Le texte à l’origine de la polémique développait une réflexion sur « la tentation du mur » dans les sociétés contemporaines : ce moment où les appartenances cessent d’être des héritages culturels ou spirituels pour devenir des marqueurs d’opposition et d’exclusion symbolique. Cette analyse ne visait aucune communauté en particulier, et encore moins les belles traditions qui ont fait la renommée de la France à l’internationale. Plusieurs reprises médiatiques et réactions publiques ont pourtant présenté ce texte comme une dénonciation de la gastronomie française ou comme une volonté d’interdire des banquets populaires. Certaines séquences vidéo diffusées sur les réseaux sociaux ont également isolé quelques phrases de leur développement initial, donnant à croire que le propos portait sur la consommation de porc elle-même. Or ni le texte écrit, ni la vidéo complète publiée ne formulent une telle position. Chems-eddine Hafiz Recteur de la Grande Mosquée de Paris

🇫🇷🦠 FLASH | Incident à l’Assemblée nationale : un homme a interpellé les ministres après une réponse de la ministre de la Santé sur l’hantavirus. "On en a marre de vous !", a-t-il crié en jetant des feuilles de papier.





















