François Legault@francoislegault
Bonjour tout le monde,
Aujourd’hui, on dépose à l’Assemblée nationale un projet de loi très important pour réformer la loi P-38, qui vise les personnes dont l’état mental pourrait représenter un risque pour leur propre sécurité ou celle d’autrui. Ces dernières années, la loi a montré ses limites.
Malgré tous les efforts déployés à ce jour, trop d’événements tragiques sont survenus, trop de Québécois ont malheureusement perdu la vie.
Notre objectif est clair : mieux protéger la santé et la sécurité des Québécois.
Avec notre réforme, on donne aux personnes qui vivent des situations de détresse psychologique ou avec des troubles mentaux graves l’aide dont elles ont besoin. On vient aussi en aide à leur entourage, souvent démuni face à de telles situations. Et on protège davantage la population, en rétablissant un équilibre entre le droit des malades et la sécurité publique.
Actuellement, le critère pour soigner une personne atteinte d’un trouble mental grave sans son consentement est trop restrictif. Cela fait en sorte que même si c’est nécessaire, on ne parvient pas toujours à hospitaliser la personne afin qu’elle suive ses traitements. Et lorsque la personne ne suit pas ses traitements, son état psychologique se détériore, les risques augmentent. Le partage d’informations demeure compliqué, les proches sont désemparés.
Bref, la loi nous permet d’agir juste une fois que le mal est fait.
Ça ne peut plus durer. Le temps est venu de changer la loi.
En adoptant notre réforme, on pourra désormais mieux agir pour aider ceux qui souffrent et qui pourraient mettre en danger leur propre sécurité, celle de leurs proches et de la communauté.
Autrement dit, on se donne les moyens d’agir, de prévenir, de guérir.
En terminant, je sais que les questions de santé mentale sont très sensibles, en particulier lorsqu’il s’agit d’hospitaliser quelqu’un qui souffre d’un trouble mental sans son consentement. C’est encore plus délicat quand ça concerne quelqu’un qu’on aime, alors que la famille fait face à des dilemmes déchirants et doit parfois prendre des décisions crève-cœur.
Mais dans ce temps-là, il faut se rappeler pourquoi on fait ça.
On fait ça d’abord et avant tout pour mieux soigner et protéger la personne atteinte d’un grave trouble mental.
On fait ça aussi pour éviter qu’elle ne se trouve en situation de crise, pour mieux protéger son entourage et la population.
C’est une mesure exceptionnelle, qui cible une minorité de personnes, mais qui fera toute la différence.
Je compte sur la collaboration des partis d’opposition pour adopter cette réforme de la loi P-38.
Parce qu’on doit agir pour mieux protéger la population.
Alors agissons, pour le bien des Québécois.
Votre premier ministre.