Brivael Le Pogam@brivael
Madame Tondelier, sérieusement.
Pendant que la Chine forme 1,4 million d’ingénieurs par an, que les US envoient des humains sur Mars dans 18 mois, que l’Inde lance des sondes sur la Lune pour 75 millions de dollars, vous, vous proposez aux Français de poser des RTT quand il fait trop chaud.
C’est ça, votre programme civilisationnel. La sieste légale.
Vous vous rendez compte du signal que ça envoie ?
À une époque où le pays s’effondre sous 3 200 milliards de dette, où nos jeunes les plus talentueux fuient à Londres et San Francisco, où nos usines ferment les unes après les autres, où nos services publics tombent en ruine, vous arrivez avec une proposition qui se résume à : travaillons encore moins.
Le problème n’est même pas idéologique à ce stade. C’est arithmétique. Un pays qui a déjà la durée de travail effective la plus basse de l’OCDE, le taux d’emploi des seniors le plus bas d’Europe, et 1 600 milliards de dépenses publiques annuelles qu’il finance à crédit, ce pays-là n’a pas besoin d’un “congé climatique”. Il a besoin de se réveiller.
Et le pire, c’est l’intellectualisation derrière. On habille la flemme en vertu écologique. On transforme l’incapacité à climatiser correctement les bureaux en grande cause politique. On invente des droits nouveaux pour ne pas avoir à résoudre les vrais problèmes. C’est l’aboutissement parfait d’une classe politique qui a renoncé à gouverner et qui survit en distribuant des cadeaux fiscaux et sociaux qu’elle ne sait plus financer.
Pendant ce temps, en Corée du Sud, à Singapour, à Tel-Aviv, à Shenzhen, les gens construisent. Ils bossent 50, 60, 70 heures par semaine sur des projets qui changent le monde. Ils n’attendent pas un “congé canicule” pour pouvoir respirer. Ils installent la clim, ils ouvrent une fenêtre, et ils continuent.
Le résultat, on le voit. Eux progressent, nous reculons. Eux exportent leurs idées, nous exportons nos cerveaux. Eux construisent le 21ème siècle, nous demandons cinq jours off quand il fait 32 degrés.
Donc une question simple, sincère, posée publiquement.
Est-ce que vous voulez vraiment que la France redevienne un grand pays ? Ou est-ce que votre projet, c’est juste de gérer la décroissance en distribuant des certificats de victimisation à une population infantilisée jusqu’à ce que les lumières s’éteignent définitivement ?
Parce qu’il faut choisir. Et chaque proposition de votre camp ressemble de plus en plus à une lettre d’adieu à la civilisation.