Denyse Mikanya

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@DMikanya

« If you are neutral in situations of injustices, you have chosen the side of the oppressor » Desmond Tutu.

Belgium Katılım Temmuz 2021
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Nadine C. Kasinge
Nadine C. Kasinge@NKasinge·
🚨🚨🚨#Kwubuka23 #FPR yo muri Mata 1994 iravuguruza #FPR yo muri Mata 2026. 30 Mata 1990 #FPR yandikiye akanama k umutekano kwisi ishimangira ko: ▶️Ubwicanyi bwari buri kuba butari ubwicanyi bushingiye ku impanvu z ubwoko ( Hutu/tutsi) ahubwo bwari ubwicanyi bwibasiraga abat avuga rumwe na Leta kandi ko abari bibasiwe k ubwinshi Bari abo mu bwoko bw abahutu. ▶️ tariki ya 30 Mata igihe akanama k umutekano gahamagajwe n ubwongereza kateranaga igitaraganya kugirango abanyRwanda batabarwe, FPR yo yanditse ivuga ko nta mpanvu yo kohereza ingabo z umuryango w’abibumbye gutabara kuko ubwicanyi bwari bwarangiye. Ko baramutse bohereje ingabo FPR yazirasaho. Ubu 30 Mata 2026 @rpfinkotanyi 🔴Ivugako ubwicanyi bwari bushingiye k ubwoko ko ndetse hari ubwoko bwabo gaga n ubwahigwaga. 🔴Ko amahanga yanze gutabara icyo gihe 👉🏾youtube.com/live/EgtY2Gw8E…
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Jean-Luc Habyarimana
« Si l’on établissait que c'est bien le FPR de Kagame qui a abattu l’avion du président Habyarimana alors il faudrait réécrire l’histoire du Rwanda. » — Carla Del Ponte Ce n’est pas Charles Onana qui l’a dit. C’est l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Et ce n’était pas une provocation. C’était un avertissement aux générations futures. Car le vrai tabou au Rwanda reste l’attentat du 6 avril et ses commanditaires. Si la version officielle de Kigali — selon laquelle le camp gouvernemental aurait commis cet attentat — était si évidente, une enquête internationale aurait été exigée dès 1994, les auteurs désignés, traqués et punis comme responsables du crime fondateur. Or, trente ans plus tard, il n’en est toujours rien. Et ça n’a pas l’air de déranger grand monde à Kigali. Aucun procès sur l’attentat. Aucune vérité judiciaire définitive autour de ce secret de polichinelle. Pourquoi ? Le 6 avril 1994, deux chefs d’État africains en exercice sont assassinés dans un attentat terroriste contre l’avion présidentiel. L’ONU et le TPIR ont reconnu cet acte comme l’événement déclencheur. L’étincelle qui met le feu. Et pourtant, cet attentat demeure l’éléphant dans la pièce — le point aveugle d’un narratif officiel qui se fragilise dès qu’on remonte à la scène du crime. Pourquoi ce vide ? Pourquoi ce silence ? Cette interview édifiante de Charles Onana @duboiris sur le média @Omerta_officiel à propos de son livre "5 enquêtes sur un attentat" vous donne les armes pour vous faire votre propre avis éclairé! youtube.com/watch?v=YgL5yj…
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Charles Onana
Charles Onana@duboiris·
Qui a fait disparaître à Kinshasa les tubes lance-missiles qui ont servi à abattre l'avion du président Habyarimana ? Qui a eu peur que la justice découvre les preuves sur l'arme du crime mises en sécurité en RDCONGO ? Rompre le silence pour la vérité topdirect.cd/publications/6…
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Charles Onana
Charles Onana@duboiris·
À l'occasion des commémorations des 32 ans du génocide survenu au Rwanda en 1994, voici ce que l'on vous a caché sur l'événement déclencheur du génocide: 2 chefs d’État africains en exercice ont été tués en premier. Qui s'oppose à la vérité ? Ce livre paraît le 7 avril prochain
Charles Onana tweet media
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Jean-François Le Drian
Jean-François Le Drian@JF_LE_DRIAN·
Infiltration rwandaise en France : Une note blanche de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) révèle qu’un interprète d’origine rwandaise, employé par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), travaillait en réalité pour les services de renseignement rwandais (type DMI – Directorate of Military Intelligence). Alors qu’il était chargé d’interpréter lors des entretiens de demande d’asile en France, cet homme a utilisé sa position officielle comme couverture pour mener des missions d’espionnage commandées directement par Kigali. Grâce à son poste d’interprète à l’OFPRA, il avait accès à des informations sensibles sur les demandeurs d’asile (notamment ceux originaires de la région des Grands Lacs : RDC, Burundi, Rwanda). Il pouvait ainsi identifier, surveiller ou recueillir des renseignements sur des opposants rwandais en exil, des réfugiés congolais ou burundais, et transmettre ces informations à Kigali. Cette pénétration des services rwandais au sein d’une institution française clé en matière d’asile est un événement d'une extrême gravité. Il pose de sérieuses questions sur la fiabilité des interprètes à l’OFPRA, surtout pour les langues de la région des Grands Lacs (kinyarwanda, swahili, français avec accent rwandais, etc.). Les demandeurs d’asile originaires de RDC ou opposants au régime de Paul Kagame pouvaient être particulièrement exposés : leurs déclarations, identités, lieux de résidence ou motifs de fuite risquaient d’être transmis à Kigali, avec des risques de représailles (menaces, enlèvements ou pressions sur les familles restées au pays). Dans ce type de registre, il y aurait beaucoup à dire sur l’instrumentalisation de la justice française, ainsi que sur le détournement de l’aide juridictionnelle. La technique qui consiste à enrôler des centaines de parties civiles pour capter parfois plusieurs millions d’euros financés par le contribuable français est bien connue. Ainsi, l’accusation dispose de moyens considérables — 4 à 5 millions d’euros — tandis que la défense doit souvent se contenter de 15 000 ou 20 000 euros. Les droits de la défense sont dès lors bafoués. Il conviendrait d’enquêter sur les éventuelles facturations des associations aux cabinets d’avocats chargés de porter la voix du régime de Kigali à travers la représentation de ces centaines de parties civiles, et de déterminer si les circuits par lesquels transite l’aide juridictionnelle ne servent pas, en réalité, à financer des opérations d’influence rwandaises judiciarisées. Source : intelligenceonline.fr/europe-russie/…
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Jean-Luc Habyarimana
Jean-Luc Habyarimana@JLHaby·
La vérité finit toujours par rattraper ceux qui ont construit leur pouvoir sur la peur, le mensonge et la violence. Parce que je porte le nom que mon père m’a laissé en héritage, un mon que je porte fièrement et que je ne changerai pour rien au monde, certains se sentent légitimes aujourd’hui de me dicter où je peux voyager, qui je peux rencontrer et quel pays peut m’accueillir ou non. C’est un étrange procès. C’est encore plus curieux qu’une visite de ma part en République Démocratique du Congo ne fasse polémique qu’aujourd’hui, car depuis ma naissance j’ai toujours fréquenté ce pays frère. Comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer, le lien qui m’attache à ce pays ne date pas d’aujourd’hui. D'abord mon père y a fait ses humanités ainsi que ses études universitaires et il a gardé un lien affectif fort avec ce pays et ses habitants toute sa vie durant, si bien que moi même m’y suis toujours senti chez moi. Ensuite, la RDC, Zaïre à l’époque, m’a accueilli lors de mon exil, m'a offert protection et m’a permis d’y poursuivre mes études, avant de me donner ensuite ma chère épouse. Demain, vont-ils clamer aussi que je n’avais pas le droit d’épouser une femme congolaise ? Un monde à l’envers Je tiens à rappeler que je suis un homme de paix, et jamais je n’ai foulé le sol d’un pays frère armes à la main. Mes détracteurs et leur armée les RDF ne peuvent clairement pas en dire autant. Ainsi cela semble être un monde à l’envers, dans lequel l’agresseur et bourreau veut dicter à sa victime ce qui est bien à faire ou non. Pourtant nul n’ignore que chaque État met en place des mesures de protection pour certaines personnes sur la base d’une évaluation de leur niveau d’exposition aux risques sécuritaires. S’attarder et polémiquer sur ce sujet n’est que pure diversion. Leur raisonnement n’est donc pas seulement absurde. Il est révélateur. Car ceux qui crient aujourd’hui au scandale sont les mêmes : 1. Qui ont envoyé des escadrons de la mort assassiner Seth Sendashonga et Théoneste Lizinde au Kenya, 2. Qui ont assassiné le colonel Patrick Karegeya et tenter d’éliminer le général Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud, 3. Qui ont kidnappé Paul Rusesabagina à Dubaï 4. Qui réduisent au silence toute opposition à l’intérieur du Rwanda, comme Victoire Ingabire, emprisonnée pour avoir simplement revendiqué justice, pluralisme et égalité mémorielle. Ce sont aussi les mêmes qui me menacent aujourd’hui de manière à peine voilée par le biais de plusieurs officiels, à commencer par le président Kagame lui-même ainsi que ses ministres, et qui — nous le savons tous — cherchent activement des moyens d’attenter à ma vie. Une réalité que certains veulent masquer Le régime du FPR ne se contente pas de violer la souveraineté des pays voisins. Il protège également depuis des années des chefs rebelles impliqués dans les crimes et guerres de la région, tels que Laurent Nkunda ou Jules Mutebusi, ainsi que les putschistes burundais comme le général Godefroid Niyombare et ses subalternes. Et pourtant, ce double standard n’indigne jamais les relais habituels de la propagande de Kigali. Mon positionnement est clair Pour ma part, je n’ai le sang de personne sur les mains, et comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, mon combat est politique, pacifique, unificateur et il le restera. La diversion pour cacher la peur d'un régime Ceux qui crient aujourd’hui au loup sont précisément ceux dont les méthodes ont semé la mort et la violence dans toute la région depuis des décennies. Ils portent sur les mains le sang de centaines de milliers de réfugiés rwandais et de millions de Congolais, comme l’a documenté le Mapping Report des Nations Unies. Cette agitation médiatique n’est donc pas une indignation sincère. C’est une stratégie : faire peur, semer le doute, tenter de faire taire ceux qui parlent. Mais derrière ce vacarme, la réalité est simple. Ils crient au loup. Et s’ils crient si fort aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’ils savent que la vérité finit toujours par rattraper ceux qui ont construit leur pouvoir sur le mensonge, la peur et la violence. Mais la peur a changé de camp. La peur a changé de camp parce que tous savent que le regime du FPR est construit sur un chateau de cartes. Et nul n’a besoin d’armes pour le faire s’effondrer. Si le régime était solide, ils n’auraient pas besoin d’arrêter ou éliminer les youtubeurs, les chanteurs et tout citoyen lambda qui ose exprimer une opinion divergente. Car chacun sait qu’un régime qui emprisonne les opposants, fait taire les journalistes et arrête des citoyens pour leur opinion et leurs paroles n’est jamais un régime fort. C’est un régime qui tremble.
Jean-Luc Habyarimana tweet media
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Habyarimana Léon
Habyarimana Léon@haby_haby2·
L’attentat du 6 avril est au cœur de la tragédie des Grands Lacs. Tant que toute la vérité ne sera pas établie et reconnue, l’histoire écrite restera incomplète, voire irréelle.
Charles Onana@duboiris

Et si le génocide de 1994 au Rwanda n’avait pas encore livré tous ses secrets ? L'attentat du 6 avril que l'ONU considère comme l'événement déclencheur de ce génocide reste tabou et ses auteurs impunis. Le livre préfacé par le Prix Nobel de la Paix Adolfo Esquivel vous éclaire.

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Marius Komeza
Marius Komeza@marikomz·
Even former #RPF secretary François Ngarambe can’t hide the embarrassment. Body language never lies. Linguistic variations across regions are a universal social reality. Turning it into a political weapon is intellectually dishonest. How far will minister @DrDamascene go in his obsession to divide Rwandans? #BizimanaMustGo
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Denyse Mikanya
Denyse Mikanya@DMikanya·
The diploma of this so-called Minister of #Rwanda unity must be clarified or canceled. Stop shaming citizens because of their language. Igikiga, Ikinyenduga, Ikirera, Ikogoyi, Igishi… these existed long before Rwanda itself. Respect our history. Witoba amateka! @DrDamascene
Marius Komeza@marikomz

Even former #RPF secretary François Ngarambe can’t hide the embarrassment. Body language never lies. Linguistic variations across regions are a universal social reality. Turning it into a political weapon is intellectually dishonest. How far will minister @DrDamascene go in his obsession to divide Rwandans? #BizimanaMustGo

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Marius Komeza
Marius Komeza@marikomz·
Les accusations répétées du ministre @DrDamascene contre les #Hutus s’inscrivent dans une stratégie politique installée depuis la prise de pouvoir du #FPR Inkotanyi : celle qui consiste à étiqueter systématiquement tout intellectuel Hutu comme porteur ou héritier d’une « idéologie génocidaire ». Ce schéma récurrent vise avant tout à neutraliser toute voix critique potentielle afin de préserver la domination du pouvoir FPR @rpfinkotanyi sur l’ensemble de l’espace politique rwandais. Dans ce contexte, la dernière diabolisation du mathématicien Augustin Banyaga est particulièrement révélatrice. Installé aux États-Unis depuis 1971 et absent du Rwanda pendant le génocide de 1994, il est aujourd’hui la nouvelle cible du régime de #Kagame. Ce cas illustre parfaitement l’absurdité et la systématisation de ces accusations. Depuis des années, l’association @CLIIR_org dénonce cette stratégie du FPR @rpfinkotanyi, qui consiste à stigmatiser et marginaliser les intellectuels Hutus dans le but d’écarter progressivement cette composante de la société du débat public et de l’espace politique rwandais. À cet égard, la relecture de la série d’articles réédités en décembre 2014 par #CLIIR, dans le cadre de sa campagne contre le mensonge et l’impunité au Rwanda; met en évidence des dynamiques persistantes de marginalisation et d’exclusion des Hutus au fil du temps. Je vous invite à les consulter : > Extermination de l’Intelligentsia Hutu cliir.org/quinzaine-de-l…⁠ > Elimination des collaborateurs Hutus cliir.org/quinzaine-de-l… > Purges des parlementaires indésirables cliir.org/quinzaine-de-l… Douze ans plus tard, force est de constater que rien n’a changé : la même mécanique d’accusation, la même logique de stigmatisation, les mêmes cibles. Plus précisément, les intellectuels Hutus, notamment ceux issus de l’Université Nationale du Rwanda @Uni_Rwanda, semblent être dans le viseur constant du ministre Bizimana. Dès lors, plusieurs questions fondamentales se posent : - Quel rôle joue réellement un ministre chargé de l’Unité nationale lorsqu’il tient, de manière répétée, des propos stigmatisants ? - La mission du ministère de l'Unité nationale @Unity_MemoryRw consiste-t-elle à rassembler les citoyens ou au contraire à désigner une partie de la population comme coupable par défaut ? - Comment un gouvernement @RwandaGov peut-il prétendre promouvoir l’unité nationale si l’un de ses ministres régaliens contribue lui-même à approfondir les fractures de la société ? - À force d’accuser collectivement les Hutus d’« idéologie génocidaire », ne finit-on pas par produire exactement ce que l’on prétend combattre : une logique de stigmatisation et de haine contre les Hutus fondée sur une culpabilité collective ? - Un ministre qui entretient un tel climat de division peut-il encore être crédible pour porter une politique nationale de réconciliation ? - Et enfin les rwandais peuvent-ils réellement avancer vers une véritable réconciliation en ignorant ces dynamiques d'exclusion à l'oeuvre ? Je pose directement ces questions au président de la République @PaulKagame et au premier ministre @Dr_JNsengiyumva, en tant que garants de la cohérence gouvernementale. Le #Rwanda a besoin d’un ministre capable de reconstruire la confiance entre ses citoyens. Il n’a pas besoin d’un ministre irresponsable qui attise les divisions et fragilise la nation. Dans ces conditions, le ministre Bizimana Damascène constitue un véritable facteur de risque pour la cohésion nationale. Il est donc imperatif qu’il soit démis immédiatement de ses fonctions.
Marius Komeza tweet mediaMarius Komeza tweet media
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Denyse Mikanya
Denyse Mikanya@DMikanya·
@JLHaby, pourriez-vous partager un autre voyage récent où vous avez été accueilli comme un roi ? #Kagame doit comprendre que la table d’honneur et le tapis rouge ne sont pas réservés à une seule personne, et que son temps touche à sa fin. La région méritent une paix durable.
Jean-Luc Habyarimana@JLHaby

Kagame est il aux abois ? Après les sanctions américaines, Kigali cherche des boucs émissaires et lance une campagne contre Jean-Luc Habyarimana Les déclarations du président Paul Kagame le 6 mars 2026 devant le corps diplomatique accrédité à Kigali, dans lesquelles il m’expose, associant mes déplacements privés à de prétendues conspirations contre son régime, appellent une clarification immédiate. Ces accusations interviennent dans un contexte particulier : celui de sanctions américaines visant l’armée rwandaise pour son implication avérée dans le conflit à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette implication a récemment été reconnue par le Rwanda via sa representation à Washington dans le contexte d’une pression internationale croissante sur ce régime agresseur et sur son rôle avéré dans l’instabilité régionale. Dans ce climat, le discours de Paul Kagame s’apparente moins à une analyse diplomatique de la situation régionale qu’à une tentative de justification politique. En désignant de nouveaux ennemis et en associant des opposants politiques à des menaces sécuritaires, il cherche à détourner l’attention des critiques internationales et à maintenir un récit devenu central pour la survie politique de son régime. Les accusations portées à mon encontre ne relèvent donc pas du débat politique normal. Elles s’inscrivent dans une stratégie désormais bien documentée : fabriquer des ennemis, délégitimer toute voix indépendante et déplacer la responsabilité des crises régionales vers des acteurs extérieurs — le tout sans la moindre preuve factuelle. Il est donc nécessaire d’y répondre clairement et point par point. ⸻ 1. Une accusation absurde et sans fondement Je démens catégoriquement les propos du président Kagame. Mon engagement est public, constant et sans ambiguïté : il est pacifique et politique. Il repose sur trois principes simples : • le droit au retour des réfugiés rwandais dans la dignité • la réconciliation nationale réelle entre tous les Rwandais • une justice équitable pour toutes les victimes des violences qui ont marqué notre région. Transformer ces revendications légitimes en « complot » relève d’une logique de peur, non d’une analyse sérieuse. ⸻ 2. Une manipulation de l’histoire Dans son discours, Paul Kagame évoque le « fils de l’ancien dirigeant du Rwanda qui aurait conduit le pays au génocide ». Cette affirmation est historiquement trompeuse et cynique. Il faut rappeler un fait essentiel : Fidèle à sa devise « Unité, Paix, Développement », le président Juvénal Habyarimana a œuvré pour la cohésion nationale. Loin d'avoir conduit au génocide, il a privilégié le dialogue en négociant les accords d'Arusha avec le FPR, malgré l'instabilité et les massacres provoqués par l'offensive de ce mouvement dès 1990. C'est l'absence brutale du Président, suite à son assassinat, qui a tragiquement brisé cet équilibre et plongé la région dans la terreur. Il a été assassiné le 6 avril 1994 par le FPR dans un attentat térroriste contre l’avion présidentiel. Cet assassinat est reconnu par l’ONU et par de nombreux experts comme l’élément déclencheur immédiat du génocide. Plusieurs enquêtes judiciaires internationales ont examiné cette question pendant de nombreuses années. Par ailleurs, après plus d’une décennie d’enquêtes et plus d’un milliard de dollars de dépenses, le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’a jamais réussi à établir l’existence d’une quelconque planification du génocide avant le 6 avril 1994. Les archives du TPIR sont aujourd’hui publiques et accessibles. Chacun peut les consulter et vérifier les conclusions auxquelles les juges sont parvenus après des années de procédures. Autrement dit, la chronologie des faits est claire : le génocide n’a pas commencé sous l’autorité du président Habyarimana. Il a commencé après son assassinat, qui l’a par ailleurs déclenché. Instrumentaliser aujourd’hui sa mémoire pour justifier des accusations politiques relève donc d’une réécriture opportuniste de l’histoire. Il convient également de rappeler qu’aucun discours du président Juvénal Habyarimana n’a jamais appelé à la haine ou au meurtre de citoyens rwandais, que ça soit en tant qu’individus ou en raison de leur origine ethnique. Au contraire, ses interventions publiques appellaient toujours à l’unité et mettaient régulièrement en garde contre ce qu’il appelait « le piège de l’ennemi », c’est-à-dire les tentatives visant à semer la division entre rwandais. À l’inverse, il existe une demi douzaine de déclaration publique clivant et divisionniste du président Kagame, notamment lorsqu’il a justifié et revendiqué subtilement l’élimination d’opposants politiques ou évoqué de manière brutale le sort réservé à ceux qu’il considère comme des ennemis du régime, mais également plusieurs autres discours comme celui de Murambi où, devant les cameras, il a regretté de ne pas avoir pu tuer plus parmis ces gens qui ont fui en RDC. Cette différence de ton et de posture mérite d’être rappelée lorsqu’on prétend aujourd’hui donner des leçons d’histoire ou de morale politique. ⸻ 3. Une stratégie politique fondée sur la fabrication d’ennemis Depuis trois décennies, le régime du FPR fonctionne selon un mécanisme constant : 1. se présenter comme victime permanente 2. désigner des ennemis internes ou externes 3. utiliser ces accusations pour justifier la répression et les interventions militaires. Toute opposition devient ainsi, par définition : • « génocidaire » • « terroriste » • ou « allié des FDLR ». Cette logique permet d’éviter toute discussion sur les véritables questions : • le verrouillage de l’espace politique au Rwanda • la criminalisation systématique de l’opposition • l’absence de débat démocratique. ⸻ 4. Une contradiction flagrante dans les accusations du régime Le président Kagame se permet aujourd’hui de critiquer les contacts supposés entre des opposants rwandais et les autorités congolaises. Mais cette posture est profondément contradictoire. Le Rwanda accueille depuis des années sur son territoire des putschistes et chefs de guerre responsables de déstabilisations régionales et de crimes très graves, parmi lesquels : • Le général Laurent Nkundabatware dit “Nkunda” • Le colonel Jules Mutebutsi (décédé à Kigali en 2014) • plusieurs officiers impliqués dans les rébellions congolaises • ainsi que des putschistes burundais impliqués dans la tentative de coup d’État de 2015, notamment le général Godefroid Niyombare. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que le Burundi a fermé sa frontière avec le Rwanda depuis plusieurs années. A cela, il faut ajouter la litanie d’opposants politique congolais, burundais, tanzaniens et même ougandais qui ont été reçus et financés par le FPR les 30 dernieres années. La question se pose donc clairement : au nom de quel principe Paul Kagame s’arroge-t-il le droit de dicter à la République démocratique du Congo qui elle peut ou ne peut pas recevoir sur son sol ou rencontrer ? La souveraineté des États n’est pas à géométrie variable. ⸻ 5. Une diversion face aux responsabilités régionales du Rwanda Ces accusations interviennent dans un contexte particulier. Depuis plusieurs années, de nombreux rapports internationaux documentent : • l’implication des forces gouvernementales rwandaises dans l’est de la RDC • le soutien du régime de Kigali à des mouvements armés • l’exploitation illégale de ressources naturelles de la RDC. Dans ce contexte, créer un récit autour d’un prétendu complot sert surtout à détourner l’attention de ces réalités. ⸻ 6. Une attaque contre un symbole historique Cette campagne ne vise pas seulement ma personne. Elle vise ce que le nom Habyarimana représente dans la mémoire collective de nombreux Rwandais. Il rappelle une époque où le Rwanda, malgré ses imperfections, vivait : • en paix avec ses voisins • sans interventions militaires permanentes dans la région • avec une coopération régionale sincère et active. Ce souvenir dérange. Car il contredit le récit officiel du FPR selon lequel toute l’histoire du Rwanda avant 1994 ne serait qu’obscurité et oppression. ⸻ 7. La vérité finira par s’imposer Le Rwanda a besoin de vérité, pas de propagande. La paix durable dans la région des Grands Lacs ne pourra être construite que sur quatres piliers : • la vérité historique et la fin de l’apartheid mémoriel • la justice pour toutes les victimes • la réconciliation entre tous les Rwandais. Aucune paix réelle ne peut naître de la peur, de la manipulation ou de la diabolisation permanente d’une partie de la population. ⸻ Conclusion Les accusations du président Kagame ne m’intimideront pas. Je continuerai à défendre, par des moyens pacifiques et politiques : • la vérité historique • la dignité des réfugiés • la justice pour tous • la réconciliation réelle du peuple rwandais. L’histoire jugera chacun, non pas sur la propagande du moment, mais sur les faits. Et les faits sont têtus. Un jour viendra où le Rwanda retrouvera le courage du dialogue, la sérénité de la vérité et la paix entre tous ses enfants. Ce jour-là, on ne parlera plus de complots imaginaires. On parlera de renouveau et de renaissance nationale. Jean-Luc Habyarimana

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Antoine Mukiza Zigiranyirazo
Antoine Mukiza Zigiranyirazo@MukizaAntoine·
Harya ngo “Sanctions, sanctions…” n’ibigambo ? 😅 Biratangaje… ‼️Ntihashize n’iminsi ibiri Amerika ifatiye ibihano RDF n’ingoma y’abicanyi ya Paul #Kagame, none urwego rugena ibiciro by’ibikomoka kuri peteroli (RURA)mu #Rwanda rumaze gutangaza izamuka ry’igiciro cya lisansi. None abo babeshyaga ngo “#Kabarebe sanctions ” ni ubusa, murabona atari umutarage ugiye kubigwamo kubera igiciro cyo kuri pompe⛽️kizamutse, naho abo bandi bari munzira baje kwirira umenyenga mundege hano za #Paris ! Genda #Rwanda we waragowe 😢
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Charles Onana
Charles Onana@duboiris·
C'est vraiment regrettable. Nous croyions que le Rwanda n'était pas en RDCONGO. Pourquoi sanctionner des innocents ? L'Union Européenne va les sanctionner à son tour ? Les États-Unis sanctionnent l’armée rwandaise et quatre ressortissants rwandais actualite.cd/2026/03/02/les…
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Charles Onana
Charles Onana@duboiris·
Juliana Lumumba, ancienne ministre de la culture de RDCONGO, est la candidate des intellectuels francophones pour ranimer une Organisation Internationale de la Francophonie devenue moribonde et invisible sur la scène internationale ces dernières années. Un nouveau souffle !
Charles Onana tweet media
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