
Elles sont quatre aujourd'hui. Quatre femmes. Quatre à avoir été assassinées. Ils sont quatre. Quatre hommes. Quatre à les avoir tuées. Mélina, Laure, Elodie, Béatrice sont mortes ce soir parce qu'elles voulaient être libres. Choisir leur vie. Leur destin. Se séparer. Et qu'il existe encore des hommes qui croient que les femmes sont leur propriété. Les feminicides ne sont pas des faits divers. Ce ne sont pas des affaires de famille. Ce sont des faits de société. Des faits politiques. Ces femmes, leurs visages, leurs vies, leurs destins brisés, les enfants auxquels elles ont été arrachées devraient faire l'ouverture de tous les JT ce soir. Nous avons légiféré. Nous avons triplé les moyens. Nous avons déployé : des formations massives, des maisons de protection des familles, des maisons de santé des femmes, des téléphones grave danger, des bracelets anti rapprochement, des aides universelles d'urgence. Nous irons plus loin : sur la formation, sur la détection, sur le droit, sur les moyens. Partout. En hexagone et en Outre-mer. Du plus urbain au plus rural. Mais il est temps que chacun prenne la mesure de ce que sont les feminicides. Que personne ne s'habitue. Que chacun joue pleinement son rôle. Toute la société.










