Elisabeth Haghebaert
63.8K posts

Elisabeth Haghebaert
@ElHbarre
Incurablement littéraire, germanophile et «touche-à-tout» (livres, photo, danse, autos, architecture, archéologie, voyages, pâtisserie, broderie, etc.)
Katılım Nisan 2014
1.2K Takip Edilen897 Takipçiler
Sabitlenmiş Tweet
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Saint-Germain de Kamouraska...
Crédit photo : Alain Gill (Kamouraska en photos, juillet 2021)
#BasSaintLaurent #BeautéduQuébec

Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi

L’abbaye de Fontfroide, nichée près de #Narbonne dans l’Aude, veille sur la garrigue depuis près de mille ans 🌿
Joyau cistercien aux pierres baignées de silence et de lumière, elle porte encore l’âme du Moyen Âge ⛪
Un lieu hors du temps, entre histoire, foi et beauté du Sud de la France 🌟
#Patrimoine #France 🇫🇷

Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Christian Ouellette
Une société qui oblige une personne de 90 ans à utiliser un téléphone intelligent pour accéder à ses services, ce n’est pas une société moderne. C’est une société malades qui oublie tranquillement ses aînés. 😥
En 2026, tout passe par une application, un code, un mot de passe ou un portail en ligne.
Mais ceux qui ont bâti le Canada au dure travail accomplie..et Ce retrouvent aujourd’hui devant des écrans qu’ils ne comprennent pas toujours.
Quand une personne âgée doit appeler son fils, sa fille ou ses petits-enfants juste pour prendre un rendez-vous, payer une facture ou remplir un papier du gouvernement… il y a quelque chose qui ne fonctionne plus.
Le progrès, ce n’est pas quand une partie de la population se sent mise de côté dans son propre pays.
La technologie devrait rendre la vie plus simple pour tout le monde, pas juste pour ceux qui sont à l’aise avec un téléphone.
Parce qu’une société qui laisse ses aînés derrière elle ne devient pas plus moderne.
Elle devient juste plus froide et moins humaine.

Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi

PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : ROTH
Philip Roth naît le 19 mars 1933 à Newark, dans le New Jersey, au cœur d’un quartier juif de petite bourgeoisie dont il fera l’un des territoires les plus féconds de la littérature américaine. Newark, chez lui, n’est jamais un simple décor d’enfance. C’est un milieu, une langue sociale, une pression familiale, une promesse d’ascension et déjà une machine à fabriquer des conflits. Roth y découvre très tôt ce qui deviendra la matière de son œuvre : l’individu pris entre le désir d’être soi, les attentes du groupe, les mythologies nationales et les pièges du corps.
Fils d’Herman Roth, employé d’assurances, et de Bess Finkel Roth, il grandit dans le quartier de Weequahic, où l’éducation apparaît comme la voie la plus sûre vers l’émancipation. Après des études à Bucknell University, puis à l’université de Chicago, où il obtient un master de lettres, il enseigne brièvement avant de s’imposer comme écrivain. Cette formation nourrit chez lui un regard très particulier : Roth est à la fois romancier de l’intime, analyste des appartenances et observateur impitoyable des formes américaines de la respectabilité.
Dès « Goodbye, Columbus » (1959), il refuse la gratitude convenue que l’on attend parfois d’un jeune écrivain issu d’une minorité. Il observe son propre monde sans révérence, avec une précision qui choque une partie des institutions juives américaines. L’accusation d’hostilité envers sa communauté le poursuivra longtemps, mais elle révèle surtout l’enjeu de son œuvre : Roth ne cherche pas à produire une image honorable des siens ; il veut montrer ce que les identités font aux individus lorsqu’elles deviennent des prisons. « Laisser courir » (1962) et « Quand elle était gentille » (1967) prolongent cette enquête sur les conventions sociales, le mariage et la culpabilité.
« Portnoy et son complexe » (1969) transforme Roth en phénomène public. Le roman, construit comme une confession adressée à un psychanalyste, fait exploser la bienséance littéraire américaine : sexualité, famille, religion et comédie de la névrose y entrent en collision. Mais le scandale a un prix. On réduit Roth à son personnage, on confond invention et aveu, roman et autobiographie. Roth répond par la satire politique de « Tricard Dixon et ses copains » (1971), puis par la fable kafkaïenne du « Sein » (1972).
C’est dans ce contexte qu’apparaît Nathan Zuckerman, l’une des grandes inventions de la littérature américaine d’après-guerre. Avec « L’Écrivain des ombres » (1979), « Zuckerman délivré » (1981), « La Leçon d’anatomie » (1983), puis « La Contre-vie » (1986), Roth déplace le centre de son œuvre. Il ne raconte plus seulement des existences ; il examine la façon dont une existence devient récit, puis accusation, puis malentendu. Qui parle quand un écrivain écrit ? À qui appartient une vie lorsqu’elle est transformée en fiction ? La virtuosité formelle n’est jamais gratuite : elle sert à montrer que l’identité n’est pas une vérité fixe, mais une construction instable. Peu à peu, Zuckerman cesse d’être le double transparent de Roth pour devenir le témoin lucide et désabusé d’une Amérique en décomposition.
Sa vie adulte, marquée par deux mariages, des ruptures, des maladies et une relation souvent tendue avec sa propre notoriété, entre aussi dans cette réflexion sans jamais se laisser réduire à l’autobiographie. « Les Faits » (1988) et « Patrimoine » (1991), consacré à la mort de son père, montrent combien Roth sait affronter directement la mémoire, la filiation et la dette familiale.
Les années 1990 et 2000 constituent le sommet de sa puissance romanesque. Après « Opération Shylock » (1993), vertigineux roman du double, et « Le Théâtre de Sabbath » (1995), portrait d’un homme livré à la provocation, au deuil et au désir, Roth donne à son œuvre une ampleur historique nouvelle. La trilogie américaine : « Pastorale américaine » (1997), « J’ai épousé un communiste » (1998), « La Tache » (2000) fait de Zuckerman le témoin d’un pays qui se défait. L’Amérique y apparaît moins comme une promesse que comme une machine à broyer les certitudes privées. Couronné par le Pulitzer pour « Pastorale américaine », Roth prend place parmi les géants de la littérature américaine contemporaine, au point que beaucoup considéreront son absence du Nobel comme l’un des scandales durables de l’Académie suédoise.
Roth poursuit cette exploration politique avec « Le Complot contre l’Amérique » (2004), uchronie où l’élection de Charles Lindbergh en 1940 ouvre la voie à un antisémitisme d’État. Le livre frappe par sa méthode : il ne transforme pas le fascisme en abstraction spectaculaire, mais en expérience domestique, administrative, presque ordinaire. La grande histoire entre chez l’enfant par les conversations des parents, les rumeurs du quartier, les décisions venues d’en haut.
Dans les derniers livres : « Un homme » (2006), « Exit le fantôme » (2007), « Indignation » (2008), « Le Rabaissement » (2009), « Némésis » (2010), Roth resserre encore son champ de vision. La question n’est plus seulement : comment vivre dans l’Histoire ? Elle devient : comment habiter un corps qui décline ? Vieillesse, maladie, impuissance, hasard biologique et extinction y sont traités sans consolation. Roth cesse d’écrire après « Némésis », estimant avoir achevé son œuvre.
Philip Roth meurt, le 22 mai 2018 à New York. Il laisse une œuvre brutale, comique, inquiète, profondément intelligente, où l’Amérique se lit à travers ses fictions fondatrices et ses blessures intimes. Roth n’a pas apaisé les contradictions de son temps ; il leur a donné une forme, une voix et surtout une ironie impitoyable.

Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Dans un monde où les doigts tapent frénétiquement sur des claviers, où les messages s’évaporent plus vite qu’un parfum bon marché, et où l’écriture prédictive transforme la pensée en brouet standardisé, il existe encore un acte de résistance : un carnet, un stylo, et l’on redevient maître de sa pensée, loin des algorithmes qui prétendent savoir mieux que nous ce que nous voulons dire.

Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi
Elisabeth Haghebaert retweetledi

« Ce n’est pas une disparition brutale. Les peuples ne s’effacent presque jamais d’un seul coup. Ce sont d’abord les réflexes qui changent. La langue qu’on utilise sans y penser. »
Claude André@Claud_Andre
La politesse des dominés open.substack.com/pub/claudeandr… #PolCan
Français
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Most people never knew this part of history.
During World War One, nearly half a million cats were sent into trenches and ships. They were brought to hunt rats that were destroying soldiers' food.
But they did more than that.
They gave comfort. They reminded soldiers of home, family, and love.
Sometimes, the smallest heroes are the ones history forgets.
English
Elisabeth Haghebaert retweetledi

Il a un certificat d'études et un CAP de soudeur à l'autogène. Il a lu tout Balzac à 14 ans. Tout Céline avant ses 20 ans. Il rêve de faire du vélo, mais il ne monte pas les côtes.
Pendant la guerre, il subit les privations de l'Occupation à Paris. À la Libération, il livre des journaux. Puis il écrit des chroniques pour L'Étoile du soir. Puis il critique des films pour Cinévie.
En 1949, un réalisateur lui propose d'écrire un scénario de film policier. Il dit oui. Le film s'appelle Mission à Tanger. Il a 29 ans.
Cinq ans plus tard, il rencontre Jean Gabin. Sept ans de collaboration. Dix-sept films. Un singe en hiver. Le Cave se rebiffe. Les Vieux de la vieille. Chaque dialogue est ciselé comme un alexandrin, mais en argot.
Puis il écrit pour Belmondo, Ventura, Blier, Lefebvre. Plus de 120 films. Des répliques que des millions de Français connaissent par cœur sans avoir jamais vu les films.
Il s'appelle Michel Audiard. Il est né un 15 mai, il y a 106 ans.
Son fils s'appelle Jacques. Il a eu la Palme d'or.

Français
















