
Le Code noir n’est pas un simple vestige juridique ancien : c’est un système normatif qui a organisé, légitimé et pérennisé l’une des plus grandes entreprises de déshumanisation de l’histoire moderne. Il transforma des êtres humains en biens meubles, fut le langage du pouvoir colonial, la grammaire légale de la traite et de l’esclavage.
Son abrogation ne peut donc être un geste symbolique ou superficiel : elle doit engager la République à un travail de réparation.
L’esclavage n’a pas disparu sans laisser de traces.
Il a produit des structures économiques, des dominations sociales, des représentations raciales. Et ces héritages demeurent encore visibles. Les regarder pour les combattre est une nécessité.
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