Lise Santolini.🇷🇺🇵🇸🇱🇧🇸🇾CASANOVA Marie)@LiseSantolini
Ces deux jeunes chefs de file (Jordan Bardella, 30 ans, et Gabriel Attal, 37 ans) n’ont en effet jamais connu de métier physique, de travail à la chaîne, de management d’équipe populaire, ni de fin de mois difficile. Pourtant, ils donnent des leçons de « mérite » et de « valeur travail.
Leur propre parcours : zéro effort ouvrier, mais beaucoup de « petits frais »
Gabriel Attal Attaché parlementaire (statut politique) puis chargé de communication à l’Élysée. Jamais de contrat précaire, jamais de salaire modeste. En 2024, ses frais de bouche et déplacements sous ministère ont été montrés du doigt (plusieurs centaines d’euros de repas, notes de taxi).
Jordan Bardella Assistant parlementaire au Parlement européen (à 20 ans, via le parti). Jamais de période de chômage ou de petit salaire. En 2024, ses dépenses comme eurodéputé (chauffeurs, voyages, notes de restaurant) ont été épinglées par des enquêtes journalistiques.
Le ressort psychologique est clair : ceux qui n’ont jamais transpiré pour 1 500 € net vous disent qu’il faut « en faire plus ». C’est insupportable.
Pourquoi ils veulent que vous travailliez plus :
ce n’est pas par amour de la justice sociale.
· Pour financer l’État : Moins de dépenses sociales, plus de rentrées fiscales via le travail = possibilité de baisser leurs impôts à eux (grands patrimoines, héritages) ou d’augmenter certains budgets qu’ils défendent (police, armée, communication).
Pour casser l’idée de "droit au repos" : Si tout le monde bosse 42h sans broncher, on ne parle plus de réduire le temps de travail (les 32h, la retraite à 60 ans). Le discours du « travailler plus » est politiquement une arme contre l’idée de société du partage du travail.
L’hypocrisie ultime : leurs « menus frais « personnels
Attal (quand il était à Matignon) : faisait 200 km en avion pour une réunion parfois accessible en TGV, pour un coût dépassant souvent 10 000 € par déplacement. Son chauffeur privé était mobilisé H24.
· Bardella : justifie ses frais d’eurodéputé par « les nécessités de l’action politique ». En clair, ses billets d’avion en première classe, ses notes d’hôtel élevées et ses assistantes personnelles sont jugées essentielles… mais quand un ouvrier réclame une prime de transport, c’est « un coût insoutenable ».
Autrement dit : Leur petit confort est indispensable ; votre repos est une charge inutile.