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Page officielle internationale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Menzingen, Suisse Katılım Mayıs 2017
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FSSPX.Actualités : Quelle est cette réalité dont vous parlez, et que le geste de la FSSPX peut éclairer ? Don Davide Pagliarani : Cette réalité, c’est qu’aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de réaffirmer, de proclamer et de professer les droits du Christ-Roi sur les âmes et sur les nations : il faut avoir le courage de prêcher que l’Église catholique est la seule arche de salut pour chaque homme, sans distinction ; il faut croire en la Rédemption, aux sacrements, à la destruction du péché ; il faut rappeler à l’humanité que l’Église a été établie pour arracher les âmes à l’erreur, au monde, à Satan et à l’enfer. Il faut arrêter de faire croire à ceux qui vivent habituellement dans le péché, à ceux qui se vantent même de leur vice contre-nature, que Dieu pardonne tout, toujours et en toutes circonstances, sans véritable conversion, sans contrition, sans pénitence, sans l’exigence d’un changement radical ; il faut avoir la simplicité de reconnaître que la participation d’un pape à un rituel en l’honneur de la Pachamama, dans les jardins du Vatican, est une folie et un scandale inqualifiable ; enfin et surtout, il faut cesser de tromper les âmes et l’humanité en leur faisant croire que toutes les religions adorent le même Dieu sous des noms différents. En un mot : il faut arrêter de demander pardon au monde pour avoir essayé de le convertir, de le christianiser, et pour avoir condamné l’erreur pendant des siècles. Dans ce contexte tragique, quelqu’un doit pouvoir dire : « Ça suffit ! » Non seulement en paroles, mais surtout par des gestes concrets. Si, dans la confusion présente, la Providence fournit à la Fraternité Saint-Pie X les moyens de proclamer clairement les droits éternels de Notre-Seigneur, ce serait de notre part un péché très grave de nous soustraire à cette obligation que la foi et la charité nous imposent. Telles sont les prémisses qui permettent de comprendre pourquoi la Fraternité Saint-Pie X existe, et pourquoi elle procède aujourd’hui à des sacres épiscopaux. Sans ces prémisses, la décision de la Fraternité, comme son discours lui-même, seraient vides de sens. Si l’on ne reconnaît pas que ce qui est en jeu, c’est la foi elle-même, alors inévitablement, l’actualité de la FSSPX ne peut être perçue que comme un problème de discipline, de rébellion ou de désobéissance. C’est la méprise que commettent, malheureusement, ceux qui affirment que la FSSPX ne consacre des évêques que pour garder sa propre autonomie. Or, il ne s’agit pas de cela. Les prochaines consécrations sont un acte de fidélité qui vise à garder les moyens pour sauver son âme et celles des autres. La recherche d’une autonomie égoïste n’est pas la même chose que la sauvegarde d’une liberté indispensable pour professer la foi et la transmettre aux âmes. Entretien intégral : fsspx.news/fr/news/qui-de…
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Depuis l’annonce des sacres qui auront lieu à Écône le 1er juillet 2026, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, s’est signalé par plusieurs prises de position en faveur de la Fraternité Saint-Pie X. De nouveau, fin mars, il a déploré les attaques dont l’œuvre de Mgr Marcel Lefebvre fait l’objet de la part de communautés ex-Ecclesia Dei. Il a déclaré que cette attitude malveillante lui rappelait la « situation que saint Basile le Grand décrit – au IVe siècle, lors de la crise arienne – comme un combat naval de nuit, dans le brouillard, où au lieu d’attaquer les navires ennemis, les bons en viennent à s’attaquer entre eux ». Et d’ajouter : « Je considère que notre situation est la même. Pourquoi la Fraternité Saint-Pierre ou d’autres devraient-elles attaquer publiquement la Fraternité Saint-Pie X, la menacer, la qualifier de schismatique ? » Selon lui, les communautés ex-Ecclesia Dei devraient plutôt demander au pape d’accorder le mandat apostolique pour ces sacres épiscopaux, « mais au lieu de cela, elles attaquent. Et elles risquent d’entrer dans l’histoire comme saint Basile décrivait ceux qui, en pleine crise, attaquaient leurs propres frères. » Le prélat partage le constat de la Fraternité Saint-Pie X sur l’état de nécessité dans l’Église. Il affirme ainsi, sans détours : « Nous assistons à une situation presque apocalyptique : propagation d’hérésies, légitimation de comportements contraires à la loi naturelle, syncrétisme religieux, indifférentisme, atteintes à la discipline sacramentelle et au célibat sacerdotal, sacrilèges et perte de la foi. Et cela, parfois, avec l’implication de membres du clergé à un niveau hiérarchique élevé. » Dans cette situation dramatique, il voit à juste titre un péril pour la loi suprême qui régit l’Église : le salut des âmes, salus animarum suprema lex. Et il considère que les consécrations prévues ont pour but le bien de l’Église et des âmes. Les communautés ex-Ecclesia Dei minimisent cet état de nécessité ou le taisent, préférant dénigrer la Fraternité Saint-Pie X et condamner les sacres. Mais ces communautés sont loin d’être à l’unisson, car l’état de nécessité s’est aggravé depuis les sacres de 1988. Certains de leurs membres et de leurs fidèles – victimes des ukases épiscopaux à la suite de Traditionis custodes – ne sont guère convaincus par ce quiétisme ou ce mutisme. Ils subissent, sur le terrain, l’état de précarité où les maintient l’arbitraire de nombreux évêques. En sorte que la bataille navale de nuit et dans le brouillard, décrite par saint Basile, ne touche pas que la Fraternité Saint-Pie X, elle atteint aussi les membres et fidèles des communautés ex-Ecclesia Dei qui refusent d’être des béni-oui-oui face à ces prélats qui les crossent avec une paternité féroce. Lorsque le jour se lèvera et que le brouillard se dissipera, on verra des dégâts fratricides… là où on ne les attendait pas. fsspx.news/fr/news/peut-i…
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Les récentes scènes qui se sont déroulées lors de la visite à Rome de Sarah Mullally, primat de la Communion anglicane, ont suscité une réaction critique du milieu théologique. Le prêtre et théologien Monseigneur Nicola Bux a averti d’une possible « confusion » parmi les fidèles en raison de certains gestes réalisés au Vatican en présence de la dirigeante anglicane. Mgr Bux a publié un court mais incisif billet sur le blog Stilum Curiae, qui s’interroge sur cet acte, et considère particulièrement les conséquences désastreuses dont il est porteur. Ce site a déjà stigmatisé l’incohérence du Saint-Siège et du pape Léon XIV, qui a traité Madame Mullally à l’égal d’un archevêque et d’un primat. Malgré toute la bienveillance que l’on peut avoir, cet accueil est un scandale au sens le plus fort du terme : il est source de faute pour les chrétiens fidèles. D’abord, et par rapport à la doctrine catholique, parce que l’Église ne reconnaît par la validité des ordinations anglicanes. De même, l’Église enseigne définitivement qu’elle n’a pas reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes. Mais aussi par rapport à la Communion anglicane. D’une part parce que celle-ci est doctrinalement hérétique et issue du schisme du roi d’Angleterre Henri VIII en 1534. D’autre part parce que la majorité des Anglicans refusent de reconnaître Mme Mullally comme archevêque ou « primat ». C’est notamment la position de la Global South Fellowship of Anglican Churches, qui représente près de 75% des 110 millions d’Anglicans recensés dans le monde. Autant dire que la légitimité de Mme Mullally est plus que contestée. Enfin, la personnalité de Sarah Mullally est problématique car elle a soutenu et accompagné les évolutions les plus graves de l’anglicanisme contemporain : bénédictions de couples homosexuels, langage d’affirmation identitaire, et positions ambiguës sur l’avortement. Les images diffusées ces jours-ci montrent Mullally effectuant des gestes propres à l’autorité spirituelle, comme des bénédictions en présence de fidèles et de prélats catholiques, ce qui a suscité de légitimes interrogations. Le sommet de cette incohérence est sans doute le moment où Mgr Flavio Pace, secrétaire du Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, s’est signé comme s’il recevait la bénédiction de la dirigeante anglicane. Mgr Nicola Bux, qui est un promoteur de la messe traditionnelle, a réagi par un billet incisif sur le site Stilum curiae. Il souligne l’invalidité des ordinations anglicanes en rappelant que de nombreux pasteurs anglicans convertis ont été ordonnés prêtres de l’Église catholique, montrant par là l’invalidité du sacrement de l’ordre dans l’église schismatique d’Angleterre. Ce qui entre en contradiction avec le message de vœux du Pape que le cardinal Kurt Koch a transmis à Sara Mullaly, lors de son élection, alors qu’elle ne peut-être évêque par une ordination anglicane, mais aussi parce qu’elle est une femme. Il souligne encore qu’elle n’est pas même primat de Cantorbéry, puisque les deux tiers de la Communion anglicane ne la reconnaissent pas comme telle. Mgr Bux ne peut que dire son effarement devant l’attitude du secrétaire du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Flavio Pace, « qui se signe alors que l’“évêque” anglicane donne la bénédiction dans la chapelle Clémentine ». Et dans une question rhétorique il se demande si Koch et Pace ont pris conscience du caractère fallacieux de leurs actes. Il ne peut conclure alors autrement que, soit ignorance, soit mauvaise foi, le scandale et la confusion ont été semés chez de nombreux catholiques. Ce scandale nécessite une réparation. Quant à la confusion, conclut le théologien, elle « nécessite une clarification de la part du Vatican ». Il semble que le Vatican et Léon XIV lui-même aient voulu prouver, au fil des jours qui nous séparent du début du mois de juillet, l’état de nécessité affirmé par la Fraternité Saint-Pie X, et neutraliser par avance des sanctions qui pourraient être prises. fsspx.news/fr/news/vatica…
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Le 12 avril 2026, les Hongrois ont fermé le chapitre de seize années de gouvernement de Viktor Orbán. Les élections législatives ont acté une défaite écrasante du parti Fidesz au bénéfice du dissident de droite Peter Magyar, qui a profité de dysfonctionnements observés sous son prédécesseur. Quelle sera l’influence de ce changement sur le lien ténu entre l’Église catholique et l’État hongrois ? Pour évaluer les implications de cette victoire sur les relations entre l’Église catholique et l’État hongrois, il convient de rappeler le contexte. La Hongrie, pays de 9,5 millions d’habitants enclavé au cœur de l’Europe, compte environ 29% de catholiques selon le recensement de 2022 — un chiffre nettement sous-estimé, 40% n’ayant pas déclaré de religion, mais étant très probablement reliés au catholicisme. D’ailleurs, le recensement de 2001 décomptait 67,5% de catholiques. Mais, comme dans d’autres pays d’Europe centrale, la pratique religieuse y est en déclin assez rapide, et les vocations sacerdotales se raréfient. Sous le Fidesz de Viktor Orbán, les liens entre l’État et l’Église avaient pris une ampleur inédite : financements de rénovations d’édifices religieux, transfert de la gestion d’institutions publiques à l’Église, soutien aux chrétiens persécutés à l’étranger via l’agence Hungary Helps, et rapprochement diplomatique avec le Vatican, qui reçut deux visites du pape François (2021 et 2023). Ces relations solides se sont même prolongées sous le pontificat de Léon XIV. En parallèle, le gouvernement a inscrit dans la constitution la définition du mariage comme union d’un homme et d’une femme, interdit les contenus LGBT pour les mineurs et fermé la porte aux « études de genre » dans les universités. Face à la montée des tensions électorales, la conférence épiscopale hongroise avait tenu à marquer sa neutralité, déplorant la grossièreté du débat public et réaffirmant que l’Église n’est pas une organisation politique. Pourtant, certains prêtres et évêques ont été aperçus lors des meetings du Fidesz, révélant l’imbrication profonde entre l’Église et le parti au pouvoir. Péter Magyar, issu d’une famille aisée et conservatrice de Budapest, a été formé dans des établissements catholiques : un lycée tenu par les Piaristes, puis la faculté de droit de l’université catholique Pazmany Peter. Bien qu’il ne soit pas considéré comme catholique pratiquant, certains gestes laissent percevoir une certaine spiritualité sous-jacente : il a ainsi assisté aux funérailles du pape François en avril 2025. Quelques semaines plus tard il a accompli un périple de dix jours à pied entre Budapest et la Roumanie, depuis la basilique Saint-Étienne — un trajet à la tonalité clairement pèlerine, même s’il était officiellement à vocation politique. Pendant la campagne, il portait un bracelet orné d’une petite croix en bois. Sa devise, « N’ayez pas peur ! », reprenait l’appel de Jean-Paul II et l’injonction évangélique de Matthieu 14, 27. Mais l’ère Orbán semble révolue et le programme du nouveau chef de gouvernement promet un nouveau cadre : le catholicisme et le protestantisme ne seront plus des « subordonnés » de l’État, mais des « partenaires égaux », dans un « respect mutuel » des compétences de chacun. Les mécanismes de financement existants, comme la possibilité de reverser 1% de l’impôt sur le revenu à une communauté religieuse, seraient maintenus. Plusieurs incertitudes demeurent. Péter Magyar, dont la prise de fonction est prévue au plus tard le 12 mai, devra rapidement clarifier ses positions sur des questions éthiques sensibles. Son électorat est extrêmement hétéroclite — des marxistes aux catholiques conservateurs pratiquants —, ce qui rendra l’exercice du pouvoir particulièrement délicat. D’autant que l’Union européenne vient de condamner une loi phare de la politique de Viktor Orbán destinée à protéger les mineurs contre la propagande LGBT et l’idéologie du genre, menaçant la Hongrie d’amendes extravagantes si cette loi n’était pas retirée. Le tribunal de l’UE a pris bien soin de ne publier sa sentence qu’après le scrutin, pour éviter le soutien indirect à Orbán de l’indignation hongroise contre cette ingérence caractérisée. La réaction de Péter Magyar sera des plus révélatrices face à cette sentence. Par ailleurs, le cardinal Péter Erdö, archevêque d’Esztergom-Budapest depuis 2002, approche de ses 75 ans et sa santé est fragilisée, laissant l’Église hongroise face à une possible transition au moment même où elle doit s’adapter à une nouvelle ère politique. fsspx.news/fr/news/hongri…
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À l’approche des consécrations épiscopales du 1er juillet à Écône, de nombreux fidèles catholiques s’interrogent : pourquoi cet acte est-il jugé légitime ? Que dit véritablement la théologie catholique sur l’Église, l’autorité, l’unité et l’état de nécessité ? Pour répondre avec clarté à ces questions décisives, M. l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie, répond aux interrogations de quatre jeunes fidèles dans un entretien vidéo. fsspx.news/fr/news/nouvea…
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L’évêché de Rouen, en France, a annulé la prestation du prêtre portugais Padre Guilherme, prévue comme l’un des moments centraux des célébrations en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc le 14 mai prochain, après des semaines de critiques sur l’opportunité de sa participation à un événement de caractère religieux. La prestation de Padre Guilherme avait été annoncée comme l’un des principaux attraits du programme. La controverse de Rouen n’est pas un cas isolé. Le père Guilherme avait déjà atteint une notoriété lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Lisbonne en 2023, où sa proposition a suscité des réactions mitigées. Plus récemment, sa participation à un événement de musique électronique organisé par l’archidiocèse de Buenos Aires, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Pape François, a provoqué la réaction de jeunes catholiques qui ont dénoncé publiquement l’acte comme un « grave scandale ». L’épisode de Rouen met à nu une tension de plus en plus visible dans la vie de l’Église : le besoin d’évangéliser dans un monde sécularisé et le risque de diluer le contenu même du message dans la tentative de le rendre accessible. infovaticana.com/fr/2026/05/01/…
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Les récentes scènes survenues lors de la visite à Rome de Sarah Mullally, primat de la Communion anglicane, ont suscité une réaction critique dans les milieux théologiques. Le prêtre et théologien Mgr Nicola Bux a mis en garde contre une possible « confusion » parmi les fidèles à la suite de certains gestes accomplis au Vatican en présence de la dirigeante anglicane. Le théologien rappelle que l’Église catholique ne reconnaît pas l’ordination sacerdotale des femmes, ce qui implique que les actes qui simulent ou évoquent ce ministère sont dépourvus de validité sacramentelle. Dans cette perspective, il considère problématique que de tels gestes soient accomplis dans des lieux catholiques et en présence d’autorités ecclésiastiques. À cela s’ajoute, selon son analyse, la situation même au sein de la Communion anglicane, où une part significative de ses membres ne reconnaît pas l’autorité de Mullally comme primat. Au-delà de l’intention, il avertit que ce type de situation a des conséquences réelles : elles « scandalisent et troublent » de nombreux catholiques, surtout lorsqu’aucune explication claire n’est fournie. C’est pourquoi il estime nécessaire une prise de parole du Saint-Siège afin de clarifier les événements et d’éviter des interprétations erronées sur la nature du sacerdoce et de l’autorité dans l’Église. infovaticana.com/fr/2026/05/01/…
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Les 27 et 28 juin 2026, aura lieu le 2e consistoire extraordinaire du pontificat actuel. Les cardinaux convoqués par Léon XIV doivent se pencher sur la question liturgique qui avait été écartée du précédent consistoire des 7 et 8 janvier derniers. Depuis la quasi-mise à l’index de la messe tridentine par le motu proprio Traditionis custodes du pape François [16 juillet 2021], le sort réservé à la liturgie traditionnelle suscite de légitimes inquiétudes, et l’on se demande si Léon XIV reviendra ou pas sur les décisions de son prédécesseur. Dans sa biographie rédigée par Elise Ann Allen, Léon XIV pape missionnaire d’une Église mondialisée [parue en français chez Artège/Le Rocher, en novembre 2025], le souverain pontife manifestait sa méconnaissance de la messe tridentine, au point de considérer qu’elle pouvait être semblable à la messe de Paul VI, si cette dernière est célébrée en latin. Mais il assurait son interlocutrice qu’il se renseignerait plus en détail. C’est ce qu’il a fait en recevant récemment deux universitaires qui publieront en novembre prochain une étude sociologique très documentée sur les fidèles attachés à la Tradition aux États-Unis. À l’occasion de l’assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France qui s’est tenue dernièrement à Lourdes (24-27 mars), son président, le cardinal Jean-Marc Aveline, avait sollicité du pape Léon XIV un message. C’est le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, qui a adressé une lettre au nom du Saint-Père à tous les évêques français. Cette lettre entend traiter « du thème délicat de la liturgie, auquel le Saint-Père est particulièrement attentif, dans le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo ». On peut y lire : « Il est préoccupant que continue de s’ouvrir dans l’Église une douloureuse blessure concernant la célébration de la messe, le sacrement même de l’unité. « Pour la guérir, un regard nouveau de chacun porté sur l’autre, dans une plus grande compréhension de sa sensibilité, est certainement nécessaire ; un regard pouvant permettre à des frères riches de leur diversité de s’accueillir mutuellement, dans la charité et l’unité de la foi. Veuille l’Esprit Saint vous suggérer des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo, dans le respect des orientations voulues par le concile Vatican II en matière de liturgie. » La lettre de Paix liturgique du 7 avril se réjouit de ses nouvelles dispositions romaines, mais ne peut cacher sa méfiance, en rappelant opportunément : « Il y a peu, à l’occasion du dernier consistoire en janvier dernier, le cardinal Arthur Roche [préfet de la liturgie] s’attachait à auto-célébrer les restrictions liturgiques qu’il a mises en place avec le cardinal Parolin en arguant, de façon éhontée, que la liturgie traditionnelle n’avait bénéficié que d’un régime de concession, et que c’était très bien ainsi ! » La lettre de Paix liturgique du 9 avril fait état d’une proposition de Dom Geoffroy Kemlin, Père Abbé de Solesmes, souhaitant « un missel unique pour les deux rites ». Cette proposition a été soumise à Léon XIV dans une lettre du 12 novembre 2025 ; son auteur la présente en ces termes candides ou perfides : « Ce serait tout simplement d’insérer dans le Missale Romanum l’ancien Ordo Missæ (éventuellement retouché a minima pour le rendre conforme à Vatican II, notamment en l’ouvrant, pour ceux qui le souhaitent, à l’usage de la langue vernaculaire, de la concélébration et des quatre prières eucharistiques) tout en y laissant le nouvel Ordo Missæ inchangé. « Les deux Ordos Missæ feraient ainsi partie de l’unique Missel romain. Au lieu de diviser et de rejeter, cette solution permettrait d’inclure et d’accueillir les fidèles attachés à l’ancien Missel, sans pour autant heurter ou éloigner ceux qui sont attachés au nouvel Ordo. » Ce bricolage liturgique est indigne d’un fils de Dom Prosper Guéranger [1805-1875], lui qui disait sans détours : « Toute liturgie que nous aurions vue commencer, qui n’eût point été celle de nos pères, ne saurait donc mériter ce nom. » Ce qui est bien le cas de la messe de 1969. Loin de ce « montage » acrobatique, on lira avec intérêt le témoignage d’un prélat qui vient de découvrir la messe traditionnelle, avec émerveillement. Infovaticana du 25 mars rapporte : « Le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d’Utrecht et primat des Pays-Bas, a publiquement reconnu que sa première célébration de la messe selon le rite tridentin, le dimanche 15 mars en l’église de l’Immaculée Conception d’Oss, avait été une “expérience impressionnante et inoubliable” », soulignant son désir de continuer à la célébrer à l’avenir. Dans un entretien accordé à Messa in latino, le prélat néerlandais a expliqué qu’il avait appris à la célébrer au début de cette année, et il a indiqué les fruits spirituels qu’il a pu constater. L’un des aspects les plus soulignés par le prélat a été l’attitude des fidèles : « L’église était remplie de personnes qui priaient avec dévotion. La majorité étaient des jeunes, et il y avait aussi de nombreuses familles. » Mgr Eijk a également souligné la fréquence avec laquelle les participants ont recours au sacrement de la confession, un élément qu’il a considéré comme particulièrement significatif dans le contexte actuel. Le cardinal a tenu à écarter l’une des critiques habituelles à l’égard de la liturgie traditionnelle : « Le prêtre ne célèbre pas “en tournant le dos au peuple”, mais orienté vers l’autel et, par conséquent, vers le Christ. » À son avis, cette orientation aide les fidèles à diriger leur attention vers le Seigneur, favorisant une participation plus consciente au mystère eucharistique. Il a par ailleurs mis en avant la valeur du silence dans la liturgie traditionnelle, qui offre « de larges possibilités pour la prière personnelle ». Mgr Eijk a constaté un phénomène qui, selon lui, est observé depuis plusieurs années : le nombre croissant de jeunes qui se rapprochent de la foi catholique, dans certains cas à travers la liturgie traditionnelle. « Il est surprenant qu’un nombre non négligeable d’entre eux trouve le chemin vers le Christ et son Église à travers la messe tridentine », a-t-il affirmé. Et il a confirmé sa disposition à continuer de célébrer la messe traditionnelle. Il est à souhaiter que les cardinaux présents au consistoire de juin prochain, s’inspirent davantage du témoignage du cardinal Eijk que du bricolage de Dom Kemlin. fsspx.news/fr/news/leon-x…
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La crise qui secoue l’Église depuis le concile Vatican II semblait avoir déjà proposé les folies les plus invraisemblables, mais il ne faut pas s’étonner d’en constater encore de nouvelles, car la perte de la foi, du sens chrétien et du respect dû à la divinité, sont des conséquences qui se développent encore aujourd’hui. La scène qui s’est produite dans une paroisse de Zurich, le 4 octobre 2025, à l’occasion de la fête de saint François d’Assise, est à la foi révoltante, mais aussi accablante, et les vrais responsables ne sont pas les acteurs présents. Le jour de la fête du saint d’Assise, plusieurs paroisses de Suisse et d’ailleurs organisent une messe avec bénédiction d’animaux de compagnie. Ce jour-là, dans une paroisse de Zurich, une célébration prévue pour la bénédiction des animaux, d’abord organisée en extérieur puis déplacée dans l’église en raison du mauvais temps, a été intégrée à la messe. C’est la première origine du sacrilège qui va se produire au cours de la cérémonie : le rituel romain prévoit bien de bénir les animaux, mais les règles liturgiques interdisent qu’ils pénètrent dans l’église, et plus strictement encore durant la messe. Au moment de la communion, des personnes présentes ont donné une hostie à leurs chiens. Cette scène difficilement soutenable, a une deuxième origine : la communion dans la main. Sans cette déviation liturgique, deuxième cause du sacrilège, qui permet à toute personne présente à la communion de se saisir d’une hostie, un tel acte serait purement et simplement impossible. L’affaire a été signalée au diocèse qui a diligenté une enquête. Le 17 avril 2026, le diocèse de Coire, dont dépend la ville de Zurich, a rendu sa décision : les fauteurs de l’acte objectivement sacrilège ne subiront pas la peine d’excommunication, réservée au Saint-Siège, qui punit la profanation des saintes espèces selon le c. 1382 § 1 : « Qui jette les espèces consacrées (…) encourt une excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique. » Cela signifie que la peine est automatique, et qu’elle ne peut être levée que par un recours au Saint-Siège qui s’en réserve l’absolution, étant donné l’extrême gravité d’une telle faute et d’un tel mépris de la sainte Eucharistie. L’évêque du diocèse, Mgr Joseph Bonnemain, a justifié sa décision par le fait que l’intention sacrilège n’a pas été établie. Un jugement vraiment étrange. Comment est-il possible pour un catholique, d’ignorer la gravité d’un tel geste ? La seule excuse de ces paroissiens, gît dans l’enseignement toujours plus défectueux donné par les nouveaux catéchismes. C’est pourquoi les plus coupables sont ceux qui ont permis qu’un tel sacrilège soit posé : par les déficiences catéchétiques et par les réformes liturgiques qui ont fait disparaître le sens même du culte chrétien, de l’adoration, du respect infini que le fidèle doit avoir pour la sainte eucharistie, troisième source du sacrilège de Zurich. Mgr Bonnemain, sans doute quelque peu conscient du désastre, a annoncé sa visite dans la paroisse pour le 5 juin prochain, pour une catéchèse sur Desiderio desideravi, suivie d’une adoration eucharistique et d’une messe solennelle. En espérant qu’il sera fait réparation. Cette séquence ne fait que renforcer l’analyse de la FSSPX sur l’état de nécessité. fsspx.news/fr/news/zurich…
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Le pape Léon XIV a annoncé la tenue d’un nouveau consistoire extraordinaire pour les 26 et 27 juin prochains. Si cette annonce confirme la volonté du souverain pontife de consulter régulièrement le Collège des cardinaux, elle ravive également une polémique sur la méthode employée lors du premier consistoire. Entre style synodal et cloisonnement des débats, la méthode interroge, même au Vatican. fsspx.news/fr/news/consis…
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Mgr Joseph Strickland, évêque émérite de Tyler, a émis ce 27 avril 2026 la déclaration suivante à la suite de l’accueil, par le Saint-Siège à Rome, de Sarah Mullally, primat de la Communion anglicane, dans la basilique Saint-Pierre. Déclaration pastorale sur les événements récents à la basilique Saint-Pierre et sur l’intégrité du sacerdoce Des images et des reportages circulent montrant une femme « évêque » anglicane offrant un geste de bénédiction dans l’enceinte de la basilique Saint-Pierre. Pour beaucoup de fidèles, cela n’a pas été un moment d’unité, mais une source de profonde confusion et de tristesse. En tant que successeur des Apôtres, je suis tenu de parler — non avec dureté, mais avec cette clarté qui naît de la charité. Le sacerdoce catholique n’est pas une création humaine. C’est un don divin institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ, confié à l’Église et préservé à travers les siècles avec fidélité et sacrifice. Par l’ordination sacramentelle, le prêtre est configuré au Christ d’une manière unique et irremplaçable, agissant in persona Christi Capitis, spécialement dans l’offrande du Saint Sacrifice de la Messe. C’est pourquoi l’Église a enseigné de manière définitive qu’elle n’a aucune autorité pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes. Cet enseignement n’est pas une question ouverte au changement, à l’adaptation ou à la réinterprétation. Il appartient au dépôt de la foi. Parce que l’Eucharistie est la véritable représentation du Sacrifice du Calvaire, le prêtre agit dans la personne du Christ Époux, qui s’offre Lui-même pour Son Épouse, l’Église. Ce mystère nuptial n’est pas symbolique — il est sacramentel et réel. Tout geste qui obscurcit cette vérité, ou qui brouille la distinction entre les Saints Ordres valides et les communautés qui ne les possèdent pas, risque d’affaiblir chez les fidèles la compréhension même de l’Eucharistie. C’est pourquoi l’Église a toujours gardé avec le plus grand soin à la fois le sacerdoce et les paroles sacrées de l’Eucharistie. Le prêtre ne parle pas à l’autel comme simple représentant de la communauté, mais in persona Christi Capitis — dans la personne même du Christ Tête — de sorte que lorsqu’il dit : « Ceci est Mon Corps… Ceci est Mon Sang », c’est le Christ Lui-même qui parle et agit. Si cette réalité est obscurcie, ou si la forme du sacrement était altérée au point de ne plus exprimer clairement l’action du Christ par le prêtre, les fidèles pourraient être conduits à une grave confusion, et l’intégrité même du sacrement pourrait être mise en question. Pour cette raison, l’Église DOIT garder avec révérence et fidélité à la fois la réalité du sacerdoce et la forme sacrée qui lui a été confiée par le Christ. On pourra dire qu’aucune célébration eucharistique n’a eu lieu en cette circonstance, et que ce qui s’est produit n’était qu’un simple geste de bénédiction. Pourtant, même cela ne peut être considéré à la légère. Les gestes publics dans les lieux sacrés portent une signification réelle. Lorsqu’une personne ne possédant pas les Saints Ordres valides est accueillie d’une manière qui semble affirmer ou honorer un rôle ministériel qu’elle ne peut détenir, cela risque de donner l’impression que de tels ordres sont reconnus ou interchangeables avec le sacerdoce catholique. Ceci est une source de confusion pour les fidèles et un motif de préoccupation légitime. La véritable charité exige la clarté. Le respect des personnes ne doit jamais obscurcir la vérité sur la réalité sacramentelle des Saints Ordres, que l’Église a reçue du Christ et qu’elle n’a pas autorité pour modifier. Pour cette raison, j’exhorte les fidèles non seulement à demeurer fermes, mais aussi à répondre par la prière et la réparation. Lorsque la confusion atteint ce qu’il y a de plus sacré — lorsque le sacerdoce et l’Eucharistie sont obscurcis — la réponse appropriée des fidèles n’est pas le silence, mais l’amour exprimé par le sacrifice. Je vous demande donc : De consacrer du temps à l’adoration eucharistique De prier le Saint Rosaire avec une ferveur renouvelée D’offrir des actes de pénitence et de réparation au Sacré-Cœur de Jésus D’intercéder pour les prêtres, afin qu’ils demeurent fidèles à leur identité sacrée Et de prier pour l’Église, afin qu’elle soit purifiée et affermie dans la vérité Le Christ n’a pas abandonné Son Église. Même dans les temps d’épreuve, Il demeure présent dans l’Eucharistie — le même hier, aujourd’hui et pour toujours. La vérité du sacerdoce demeure intacte, non par la force humaine, mais parce qu’elle est enracinée en Lui. Répondons donc, non par le désespoir, mais par la fidélité. Attachons-nous au Christ, aimons Son Église et prions pour sa purification et son renouveau. Que la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Souverain Prêtre éternel, intercède pour nous, afin que le sacerdoce soit renouvelé dans la sainteté et que l’Eucharistie soit toujours adorée avec la révérence qu’elle mérite. Évêque Joseph E. Strickland Évêque émérite fsspx.news/fr/news/mgr-st…
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Ce qui s’est passé à Rome du samedi 25 au mardi 28 avril 2026 est à la fois abominable, scandaleux et grotesque : une femme habillée en évêque a été reçue par le Saint-Siège avec les honneurs ecclésiastiques. Celle-là même que le pape Léon XIV a appelée, dès son intronisation, « Très Révérende et Très Honorable Dame Sarah Mullally, archevêque de Canterbury », primat de la Communion anglicane. Samedi 25 avril, Madame Mullally a été accueillie l’après-midi à la basilique Saint-Pierre par l’archevêque Mgr Flavio Pace, secrétaire du dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, et par le chanoine Eric van Teijlingen, membre du chapitre de la basilique. Elle a été conduite devant le tombeau de saint Pierre, dans la chapelle Clémentine, où, elle a donné une bénédiction aux personnes présentes, on voit sur les images Mgr Flavio Pace incliner la tête en faisant le signe de croix, comme s’il recevait une bénédiction valide de Sarah Mullally. Cette dame s’est rendue ensuite à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où elle a été reçue par le cardinal James Michael Harvey, archiprêtre de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Sous les yeux des pèlerins et touristes pour le moins étonnés, elle a gagné la place centrale qui lui a été réservée devant le tombeau de saint Paul. C’est dans cette basilique qu’avait été signée, le 24 mars 1966, un an après le concile Vatican II, la déclaration commune entre « l’archevêque » anglican Michael Ramsey et le pape Paul VI. Dimanche 26 avril, après avoir présidé un service anglican le matin, le voyage s’est poursuivi le dimanche après-midi lorsqu’elle a été accueillie à la basilique Saint-Jean-de-Latran par Mgr Guerino di Tora, vicaire de l’archiprêtre, le cardinal Baldassare Reina, puis à la basilique Sainte-Marie-Majeure par Mgr Éamonn McLaughlin, représentant l’archiprêtre, le cardinal Rolandas Makrickas, où elle s’est rendue sur le tombeau du pape François. Encore une fois, elle a pu « prier » au centre des basiliques, entourée de prélats catholiques. Lundi 27 avril, Sarah Mullally a été reçue en audience par le pape Léon XIV au Vatican lundi matin. Ils se sont rencontrés d’abord en privé avant de prononcer chacun une allocution publique. Elle a également présenté sa délégation anglicane au pape et a procédé à un échange de cadeaux avec lui. Elle a rejoint ensuite le pape pour accomplir ensemble l’office de midi de la prière du jour dans la chapelle d’Urbain VIII, au sein du palais apostolique. Lundi soir, Sarah Mullally a présidé les vêpres en l’église catholique des jésuites Saint-Ignace-de-Loyola, au cours desquelles elle a installé « l’évêque » anglican Anthony Ball, directeur du Centre anglican de Rome, comme représentant de « l’archevêque » de Cantorbéry auprès du Saint-Siège. Le cardinal James Michael Harvey a pris part à l’office, tandis qu’une prédication a été donnée par le cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l’évangélisation. Mgr Richard Moth, archevêque catholique de Westminster, qui a accompagné Sarah Mullally durant son voyage romain, a donné avec elle la bénédiction finale de la cérémonie liturgique. Mardi 28 avril, le voyage s’est achevé mardi par des visites au centre anglican d’accueil de migrants Joel Nafuma ainsi qu’à des projets de la communauté catholique très progressiste, mondialiste et influente de Sant’Egidio. Cet accueil de Sarah Mullally par le Saint-Siège est inadmissible à plusieurs titres pour tout catholique soucieux de vérité plus que d’œcuménisme. L’Église catholique ne reconnaît pas la validité des ordinations anglicanes, déclarées « absolument nulles et totalement invalides » par Léon XIII dans Apostolicae Curae. De plus, l’Église enseigne définitivement qu’elle n’a pas reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes. Enfin, la Communion anglicane est doctrinalement hérétique et issue du schisme du roi d’Angleterre Henri VIII d’avec l’Église catholique en 1534. Par ailleurs, la personnalité de Sarah Mullally est des plus problématiques. Ancienne infirmière, puis haute fonctionnaire britannique, elle a été « ordonnée » diacre et prêtre anglican en 2001, puis « consacrée évêque » en 2015, avant de devenir évêque de Londres en 2018, puis archevêque de Cantorbéry en 2026. Le Financial Times l’a décrite comme « théologiquement libérale ». Elle-même se définit comme féministe. Mullally a soutenu et accompagné les évolutions les plus graves de l’anglicanisme contemporain : bénédictions de couples homosexuels, pastorale LGBT, langage d’affirmation identitaire, et positions ambiguës sur l’avortement. Si Léon XIV ne reconnaît vraiment pas de pouvoir d’ordre dans l’Église anglicane, et encore moins s’il s’agit d’une femme, alors à quoi correspondent les honneurs d’« archevêque » si généreusement accordés à nouveau lors de cette audience et de ce séjour à Rome ? Une Église « sœur », dirigée par une femme, présente sans doute une bonne idée de ce que conçoit Léon XIV, à la suite de François, concernant le pouvoir de juridiction attribuable à des laïcs, hommes ou femmes. La même idée transparaît dans le document final du Groupe d’étude 5 du Synode sur la synodalité, sur la « participation des femmes à la vie et à la gouvernance de l’Église ». À l’entame de son discours, le pape a affiché sa joie de recevoir en audience Sarah Mullally, avant de rappeler la rencontre officielle à Rome entre Paul VI et l’archevêque anglican de Canterbury, Michael Ramsey, il y a soixante ans, le 23 mars 1966. Cette rencontre illustrait la volonté de Paul VI de poursuivre activement l’œcuménisme du concile Vatican II. Le lendemain, à Saint-Paul-hors-les-Murs, après une déclaration commune, Paul VI posa un geste spectaculaire en offrant au primat anglican son propre anneau épiscopal. Ce symbole fut largement perçu comme un signe de reconnaissance implicite de la dignité épiscopale anglicane. Cette affaire manifeste une fois encore l’absurdité de l’œcuménisme moderne. Au nom du dialogue, on brouille les vérités de foi. Au nom de l’unité, on donne l’impression que les hérésies et les schismes ne sont que des nuances. Une telle logique ne conduit pas les âmes à l’unique Église du Christ. Elle les habitue à l’indifférentisme. Le véritable œcuménisme ne consiste pas à traiter comme équivalents le vrai sacerdoce et son imitation invalide, la succession apostolique et sa parodie, la doctrine catholique et les erreurs modernes. Il consiste à appeler les âmes au retour à l’unité de la foi, des sacrements et du gouvernement sous le successeur de saint Pierre. Cette scène romaine surréaliste révèle l’état de confusion doctrinale dans lequel se trouve aujourd’hui l’Église visible. Lorsque les signes sacrés sont utilisés contre la vérité qu’ils devraient exprimer, les fidèles ont le devoir de résister à la confusion. Il est difficile d’exprimer à quel point cette situation est grave. Une femme que l’Église ne peut reconnaître comme évêque est conduite dans les lieux les plus sacrés de Rome, y donne une bénédiction, reçoit les honneurs d’un primat et rencontre le pape, tandis que les évêques et prêtres catholiques de la FSSPX demeurés fidèles à la Tradition sont tenus à distance. Dans un entretien récent, l’abbé Davide Pagliarani a affirmé toujours attendre, depuis près de neuf mois désormais, une audience du Saint-Père : « Cela correspond à mon désir le plus sincère. Je suis toutefois étonné que de la part du Saint-Père, il n’y ait eu jusqu’ici aucune réponse ni réaction personnelle. Avant de déclarer peut-être schismatique une société qui compte plus de mille membres, et qui constitue un point de référence pour des centaines de milliers de fidèles à travers le monde, il pourrait être souhaitable de connaître personnellement ceux qui doivent être jugés. La sanction envisagée ne touche pas seulement une institution – qui, d’ailleurs, n’existe pas aux yeux du Saint-Siège –, elle touche des personnes, et des personnes profondément attachées au pape et à l’Église. J’avoue avoir de la peine à comprendre ce silence, alors même qu’on nous rappelle souvent la nécessité d’écouter le cri des pauvres, celui des périphéries, et même celui de la Terre… » Peut-on refuser au Supérieur général de la FSSPX ce que l’on accorde indûment à Sarah Mullally ? fsspx.news/fr/news/le-sai…
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Lors du vol de retour de son périple africain, le 23 avril dernier, Léon XIV a été interrogé par une journaliste allemande, quant à l’autorisation de « la bénédiction des couples homosexuels » par le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising. La réponse du Pape est importante, mais il faut d’abord clarifier une question biaisée. Le document incriminé, autorisé le 21 avril 2026 par le cardinal Marx, intitulé La bénédiction donne sa force à l’amour, donne des “formules” pour bénir les couples de même sexe et les divorcés-remariés. Il a été approuvé par la Conférence commune du 4 avril 2025, qui réunit la Conférence épiscopale allemande et le Comité central des catholiques allemands (ZdK). Il a été rendu public le 22 avril 2025. Pour éviter la condamnation, le texte exhorte à « la spontanéité », et précise « qu’aucune célébration liturgique ni prière approuvée n’est prévue pour les bénédictions » ; il ajoute que « les bénédictions doivent être conçues de façon qu’il n’y ait pas de confusion avec la célébration liturgique du sacrement de mariage ». Il y eut une certaine dissension dans l’application par les diocèses, c’est pourquoi la publication dans le diocèse de Munich-Freising est intervenue après une année. La lecture de ce manuel est repoussante, mais il faut noter que sa confection est habile et ne permet pas de le condamner au nom de Fiducia supplicans : à strictement parler, il reste « dans les clous », et il est bien dans la lettre et l’esprit de la Déclaration. Il ne fait que pousser les choses un peu plus loin. Dans sa réponse à la question de la journaliste allemande, Léon XIV commence par une remarque vraie dans le fond : « Tout d’abord, je crois qu’il est très important de comprendre que l’unité ou la division de l’Église ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles. Nous avons tendance à penser que lorsque l’Église parle de moralité, le seul thème moral est celui de la sexualité. » Certes, mais la publicité donnée sous le pontificat précédent à cette question, à travers des prises de position sur la question LGBT, ressemble fort à la fixation que condamne le Pape. De plus, Léon XIV a continué la politique de son prédécesseur en cette matière : réception du P. James Martin, accueil du pèlerinage pro-LGBT à Rome et dans la basilique Saint-Pierre, entre autres. Enfin, la réponse cherche à éluder : « Lorsqu’un prêtre donne la bénédiction à la fin de la messe, lorsque le Pape donne la bénédiction à la fin d’une grande célébration comme celle que nous avons eue aujourd’hui, il s’agit de bénédictions pour toutes les personnes. » Certes, mais c’est la bénédiction d’une foule, et non d’un couple déterminé et concret, en tant que couple. La deuxième réduction porte sur les sujets moraux mis en avant par Léon XIV pour justifier sa non-réponse : « je crois qu’il y a des questions beaucoup plus grandes et importantes, comme la justice, l’égalité, la liberté des hommes et des femmes, la liberté de religion, qui auraient toutes la priorité sur cette question spécifique ». Ces sujets ont certes leur importance, mais que sont-ils en regard de la vie surnaturelle, des vertus, de la conversion à Notre-Seigneur, de la conformité à sa volonté, de la vraie paix qui est la justice vis-à-vis de Dieu, c’est-à-dire l’exercice de la vertu de religion et la pratique du culte qui lui est dû par l’humanité qu’il a créée, du salut éternel ou du danger de l’erreur… En revanche, cette réponse reste dans une horizontalité qui oublie le transcendant, qui recherche les conséquences et les fruits de la société chrétienne, sans chercher à convertir les cœurs, conversion qui est la seule source d’une vraie chrétienté. La réponse du pape est compatible avec la poursuite tranquille des bénédictions qui n’en sont pas, et même de l’attitude de l’épiscopat allemand. Triste bilan pour l’année écoulée. fsspx.news/fr/news/leon-x…
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La joie de Marie lui est venue, tout le temps de sa vie, d’un grand amour, du seul amour dont son âme ait été remplie. Nous avons souvent entendu parler de Notre-Dame des Sept Douleurs et nous l’avons souvent invoquée sous ce titre qui nous rappelle ce qu’elle a souffert pour nous, jusqu’au martyre. Mais songeons-nous aux joies de Marie, nous sommes-nous souvent associés à son Magnificat ? Et pourtant, si nous aimons notre Mère, nous réjouir avec elle des joies qu’elle a connues ici-bas, et la féliciter de la gloire et du bonheur dont elle jouit dans le Ciel, n’est-ce pas aussi un devoir ? fsspx.news/fr/news/les-jo…
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Deux ans après l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française, la tension entre le gouvernement et les mouvements pro-vie atteint un nouveau sommet. À l’Assemblée nationale, l’exécutif affiche une « mobilisation générale » pour protéger l’accès à l’avortement, ciblant explicitement des structures comme la Fondation Jérôme Lejeune. fsspx.news/fr/news/france…
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« Une femme traverse la cour de Saint-Damase du Vatican vêtue de la soutane violette, d’une ceinture, d’un col romain, d’une croix pectorale et d’une bague épiscopale. Des cardinaux la saluent, lui ouvrent des portes, la conduisent au bureau du Pape. Elle posera aux côtés de Léon XIV. Elle recevra les honneurs dus à un primat. Elle bénira les uns et les autres, selon l’usage des évêques. L’image parcourra les unes, ouvrira les journaux télévisés, s’imprimera dans les manuels d’histoire œcuménique. Et l’image dira, sans mots mais avec une extrême éloquence, ceci : devant cette personne et devant le successeur de Pierre, les signes sacramentels sont interchangeables. Cette équivalence visuelle est fausse. Et elle l’est d’une manière qui importe, parce que les signes sacrés ne sont pas des ornements protocolaires. Ce sont ce que saint Augustin appelait des verba visibilia, des paroles visibles : ils communiquent une réalité théologique. […] Ils signifient que celui qui les porte a reçu par imposition des mains en succession apostolique ininterrompue le pouvoir d’ordre, le caractère sacramentel. […] Ce pouvoir est, dans la foi catholique, la seule raison pour laquelle l’évêque s’habille comme il s’habille et bénit comme il bénit. Lorsque le signe se sépare de son contenu, il ne reste pas neutre : il devient actif en sens contraire. Il communique que le contenu n’a jamais vraiment importé ». « Ce type de gestes ne correspond pas à un œcuménisme basé sur la clarté doctrinale, mais dilue les limites que l’Église elle-même a définies avec précision ». Ainsi s’exprime le site « Infovaticana », un site conservateur fondé par le journaliste espagnol Gabriel Ariza. Chacun – du moins parmi ceux qui ont encore gardé la foi catholique et la droite raison – conviendra qu’il serait difficile de lui donner tort. Et que dire de plus ? Cette femme qui a arpenté les couloirs du Vatican en cette fin d’avril 2026 n’est autre que Sarah Mullaly, le Primat de la communion anglicane, l’archevêque de Cantorbéry. Elle fut bel et bien reçue par le Pape Léon XIV en cette matinée du lundi 27 avril 2026. Mais aujourd’hui encore, elle est à la tête d’une pseudo-église, qui est en réalité une rupture d’avec la vraie Eglise, double rupture d’un schisme et d’une hérésie. La communion anglicane est en effet issue du schisme provoqué en 1534 par le Roi d’Angleterre Henry VIII Tudor, (1509-1547) avec l’Acte de suprématie qui est le principe même du refus de la juridiction du Pape, l’évêque de Rome, sur l’Eglise d’Angleterre. Pire : sous le successeur d’Henry VIII, le jeune roi Edouard VI (1547-1553), à l’instigation de l’archevêque de Cantorbéry, Thomas Crammer, le royaume d’Angleterre passe à l’hérésie protestante. Après le Jubilé oecuménique, après le voyage en Turquie et la récitation du Credo amputée du « Filioque » pour ne pas déplaire aux orthodoxes, le Pape Léon XIV donne ici dans le surréalisme. Cette venue de Sarah Mullaly dépasse en effet la portée d’une simple visite diplomatique. Nous avons clairement affaire ici à la visite d’une « cheffe » religieuse, reçue comme telle par un autre chef religieux, l’archevêque de Cantorbéry et l’évêque de Rome, deux chefs d’Eglises qui se considèrent comme sœurs. Déjà dans le Message qu’il lui adressa à l’occasion de son intronisation, le 20 mars dernier, le Pape a exprimé la reconnaissance officielle de la mission de dame Sarah, en invoquant pour elle, à plusieurs reprises, le Saint Esprit, et en demandant pour elle l’Esprit de Sagesse. Ce faisant, Leon XIV donne l’impression de considérer la pseudo Eglise anglicane comme un instrument de salut, dans la mesure où il encourage Madame Mullaly - qui n’est pas plus évêque que sainte Jeanne d’Arc - dans sa mission. En autorisant aussi tout ce protocole, qui n’est pas qu’un simple protocole, comme le rappelle le site « Infovaticana », le Pape Léon XIV se met en contradiction ouverte avec ses deux prédécesseurs, Léon XIII qui a déclaré l’invalidité des ordinations anglicanes et aussi Jean-Paul II qui, par la Lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis du 22 mai 1994, a condamné la possibilité d’ordonner des femmes aux fonctions sacrées du sacerdoce. Les derniers scrupules qui pourraient encore faire hésiter certaines conscience, depuis que le Supérieur Général de la FSSPX a annoncé de nouvelles consécrations épiscopales pour le 1er juillet prochain, devraient trouver ici de quoi faire piètre figure. Sans doute, oui, l’opération envisagée par la Fraternité présente-t-elle quelque allure paradoxale, puisqu’il s’agit de consacrer des évêques à l’encontre de la volonté du Pape. Mais le paradoxe le plus outrancier, n’est-il pas ici, de la part du Pape Léon XIV, cette attitude qui pousse la complaisance oecuméniste au-delà de ses limites ? Quel crédit le Souverain Pontife pourrait-il trouver, après cela, à excommunier ceux qui veulent demeurer fidèles à l’enseignement de Léon XIII, déclarant l’invalidité des ordinations anglicanes ? Voire à celui de Jean-Paul II déclarant l’impossibilité d’ordonner des femmes évêques ?... Les sacres du 1er juillet prochain vont-ils décider Léon XIV à faire preuve d’une rigueur et d’une sévérité que l’on ne lui a pas encore connues jusqu’ici ? Certains le prophétisent déjà. S’il le faisait, il donnerait à la sainte Eglise de Dieu, déjà bien affligée à cause des suites incessantes et toujours pires du concile Vatican II, le scandale sans nom d’une injustice des plus criantes. Restant jusqu’ici sourd aux démarches entreprises par Don Davide Pagliarani pour obtenir de sa part une simple audience, le Pape reçoit avec tous les honneurs dûs à un archevêque la représentante officielle du schisme anglican, qui encourage le lobby LGBT, qui se déclare ouverte à la possibilité de l’avortement et qui a reçu une ordination invalide, perpétrée au mépris du droit divin. fsspx.news/fr/news/leon-x…
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Les récentes remarques du pape Léon XIV concernant Fiducia Supplicans, les bénédictions informelles et la morale sexuelle exigent une réponse qui ne soit ni réactionnaire ni timorée. Un évêque doit parler comme un fils de l’Église, mais aussi comme un gardien des âmes. La question centrale n’est pas de savoir si les pécheurs peuvent être bénis. Bien sûr qu’ils le peuvent. Chacun de nous se tient devant Dieu dans le besoin de sa miséricorde. La véritable question est de savoir si l’Église peut bénir une relation ou un « couple » dont le lien public contredit la loi morale de Dieu. Cette distinction est essentielle. L’Église peut bénir une personne en difficulté, repentante, cherchant la grâce ou demandant la force de quitter le péché. Mais l’Église ne peut bénir une union qui est elle-même objectivement contraire à l’Évangile. Une bénédiction ne doit jamais devenir un signe d’approbation pour ce que Dieu n’a pas béni. Fiducia Supplicans affirme que des bénédictions peuvent être données à des « couples en situation irrégulière et à des couples de même sexe », pourvu qu’elles ne soient ni ritualisées ni confondues avec le mariage. Mais c’est précisément là que naît la confusion. Aussi soigneusement que le document tente de distinguer entre bénir des personnes et bénir des unions, l’acte public de bénir un « couple » apparaît inévitablement comme une bénédiction de la relation elle-même. C’est pourquoi tant d’évêques fidèles, en particulier les évêques d’Afrique, ont immédiatement perçu le danger. Les évêques africains ont déclaré que les unions de même sexe sont contraires à la volonté de Dieu et ne peuvent donc recevoir la bénédiction de l’Église. Leur objection n’était pas une étroitesse culturelle, mais une fidélité à la révélation divine. Le pape Léon a raison de s’opposer aux cérémonies de bénédiction formalisées, telles que celles promues en Allemagne. Selon plusieurs rapports, il a réaffirmé l’opposition du Vatican à ces bénédictions institutionnalisées tout en maintenant les bénédictions informelles permises sous le pape François. Mais le problème plus profond demeure : dès lors que l’Église permet, même de manière informelle, la bénédiction de « couples » vivant dans des unions objectivement pécheresses, la ligne a déjà été franchie dans l’esprit de nombreux fidèles. L’Église doit accueillir chaque pécheur. Mais l’accueil n’est pas l’affirmation. La miséricorde n’est pas l’ambiguïté. Le soin pastoral n’est pas l’atténuation de l’appel à la conversion. Le Christ n’a pas seulement dit à la femme adultère : « Tu es la bienvenue » Il a dit : « Moi non plus, je ne te condamnerai pas. Va, et désormais ne pèche plus. » Voilà l’Évangile : miséricorde et conversion ensemble. Il est également préoccupant que le péché sexuel soit parfois traité comme une question morale secondaire par rapport à la justice, à la liberté ou à l’égalité. Certes, l’Église doit parler de tout mal moral grave. Mais la morale sexuelle n’est pas une question marginale. Elle touche au mariage, à la famille, aux enfants, au corps humain, à l’image de Dieu et au sens même de l’amour. Suggérer que le péché sexuel ne devrait pas être une préoccupation centrale risque d’ignorer les grands dommages causés lorsque la vérité sur le corps, le mariage et la chasteté est obscurcie. L’Église ne peut bâtir son unité en évitant les vérités difficiles. La véritable unité est l’unité dans le Christ, et le Christ est la Vérité. Une unité obtenue au prix du silence, de l’ambiguïté ou du compromis n’est pas l’unité de l’Église ; ce n’est qu’un calme institutionnel. En tant qu’évêque, je dois affirmer clairement en ce moment : L’Église aime chaque personne. L’Église appelle chaque personne à la conversion. L’Église ne peut bénir le péché. Le mariage est l’union pour la vie d’un homme et d’une femme. Les relations sexuelles en dehors de cette alliance sont objectivement pécheresses. Aucune pratique pastorale ne peut contredire la doctrine qu’elle prétend préserver. La tragédie de ce moment est que de nombreuses âmes sont laissées dans la confusion. Certains entendront ces remarques et croiront que l’Église change lentement son enseignement. D’autres se sentiront abandonnés alors qu’ils s’efforcent de vivre chastement pendant que des responsables ecclésiaux parlent avec ambiguïté. D’autres encore concluront que la doctrine demeure sur le papier, mais qu’elle ne gouverne plus réellement la pratique pastorale. Cela ne peut être permis. Ma préoccupation n’est pas la colère. C’est la douleur. La douleur de voir la voix de l’Église devenir incertaine là où le Christ était clair. La douleur de voir la miséricorde séparée de la repentance. La douleur de voir des catholiques fidèles invités à accepter la confusion au nom de l’unité. Voilà le cœur du problème. Mgr Joseph E. Strickland Évêque émérite fsspx.news/fr/news/benedi…
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