
FSSPX.Actualités : Quelle est cette réalité dont vous parlez, et que le geste de la FSSPX peut éclairer ?
Don Davide Pagliarani : Cette réalité, c’est qu’aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de réaffirmer, de proclamer et de professer les droits du Christ-Roi sur les âmes et sur les nations : il faut avoir le courage de prêcher que l’Église catholique est la seule arche de salut pour chaque homme, sans distinction ; il faut croire en la Rédemption, aux sacrements, à la destruction du péché ; il faut rappeler à l’humanité que l’Église a été établie pour arracher les âmes à l’erreur, au monde, à Satan et à l’enfer.
Il faut arrêter de faire croire à ceux qui vivent habituellement dans le péché, à ceux qui se vantent même de leur vice contre-nature, que Dieu pardonne tout, toujours et en toutes circonstances, sans véritable conversion, sans contrition, sans pénitence, sans l’exigence d’un changement radical ; il faut avoir la simplicité de reconnaître que la participation d’un pape à un rituel en l’honneur de la Pachamama, dans les jardins du Vatican, est une folie et un scandale inqualifiable ; enfin et surtout, il faut cesser de tromper les âmes et l’humanité en leur faisant croire que toutes les religions adorent le même Dieu sous des noms différents. En un mot : il faut arrêter de demander pardon au monde pour avoir essayé de le convertir, de le christianiser, et pour avoir condamné l’erreur pendant des siècles.
Dans ce contexte tragique, quelqu’un doit pouvoir dire : « Ça suffit ! » Non seulement en paroles, mais surtout par des gestes concrets.
Si, dans la confusion présente, la Providence fournit à la Fraternité Saint-Pie X les moyens de proclamer clairement les droits éternels de Notre-Seigneur, ce serait de notre part un péché très grave de nous soustraire à cette obligation que la foi et la charité nous imposent. Telles sont les prémisses qui permettent de comprendre pourquoi la Fraternité Saint-Pie X existe, et pourquoi elle procède aujourd’hui à des sacres épiscopaux.
Sans ces prémisses, la décision de la Fraternité, comme son discours lui-même, seraient vides de sens. Si l’on ne reconnaît pas que ce qui est en jeu, c’est la foi elle-même, alors inévitablement, l’actualité de la FSSPX ne peut être perçue que comme un problème de discipline, de rébellion ou de désobéissance. C’est la méprise que commettent, malheureusement, ceux qui affirment que la FSSPX ne consacre des évêques que pour garder sa propre autonomie.
Or, il ne s’agit pas de cela. Les prochaines consécrations sont un acte de fidélité qui vise à garder les moyens pour sauver son âme et celles des autres. La recherche d’une autonomie égoïste n’est pas la même chose que la sauvegarde d’une liberté indispensable pour professer la foi et la transmettre aux âmes.
Entretien intégral : fsspx.news/fr/news/qui-de…

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