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Page officielle internationale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Menzingen, Suisse Katılım Mayıs 2017
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L'annonce des consécrations épiscopales, prévues pour le 1er juillet prochain, n’a laissé personne indifférent. D’autant moins que la Lettre adressée le 18 février dernier au cardinal Fernandez par le Supérieur Général de la FSSPX est jusqu’ici restée sans réaction aucune de la part de Rome. Face à ce silence de Rome, des évêques parlent : les uns pour blâmer l’initiative des sacres, les autres pour la justifier et la défendre contre les reproches encourus. Mais où est le schisme ? « D’après le canon 1325 du Code de Droit Canonique de 1917, au § 2 » explique le spécialiste en droit canonique Raoul Naz, le schisme porte atteinte à l’unité de l’Église « parce qu’il suppose un refus systématique et habituel de dépendance. Au contraire, la désobéissance peut n’être qu’un acte passager, sans que son auteur ne conteste aucunement l’autorité de la loi ou du législateur, et veuille se soustraire à elle de façon habituelle ». Or, il est clair et avéré que ni Mgr Lefebvre ni ses successeurs à la tête de la Fraternité n’ont jamais voulu se séparer de l’unité de l’Église, car ils n’ont jamais voulu refuser le principe même de la dépendance à l’égard de Rome. Si la Fraternité est schismatique, alors pourquoi tous ces contacts de la Fraternité avec le Vatican, avec Rome ? Pourquoi, après l’élection de Léon XIV, le Supérieur Général de la Fraternité a‑t-il écrit au Pape pour demander à le rencontrer ? Non seulement, donc la Fraternité n’a jamais voulu se séparer de l’unité de l’Eglise, dans son intention, mais encore, indépendamment de cette bonne intention, l’acte même de la consécration épiscopale, pris en lui-même et bien qu’il soit accompli apparemment contre la volonté de Rome, ne représente pas un schisme. Il y a un schisme seulement si l’évêque qui consacre d’autres évêques a la prétention de leur donner une autorité pour gouverner, car cela seul le Pape peut le faire. Consacrer des évêques, même contre la volonté du Pape, sans leur donner de juridiction, ce n’est pas faire schisme, car ce n’est pas refuser dans son principe le pouvoir du Pape, qui est la source de la juridiction. Le schisme existe bel et bien. Le schisme existe bel et bien. Mais il n’est pas là où certains croient le voir. Le schisme, c’est cet œcuménisme éhonté poursuivi avec une obstination épouvantable par le Pape Léon XIV. Ce qui porte gravement atteinte à l’unité de l’Église, en effet, ce ne sont pas les sacres d’Ecône, c’est l’œcuménisme, c’est le dialogue interreligieux. Car prises, en elles-mêmes, ces initiatives supposent toutes que la dépendance à l’égard de Dieu ne passe pas nécessairement par la dépendance à l’égard du Vicaire du Christ qui est le Pape. En décembre dernier, lors de son voyage au Liban, le Pape Léon XIV a dit en s’adressant à la fois aux chrétiens catholiques et aux musulmans, « votre présence ici aujourd’hui, dans ce lieu remarquable où les minarets et les clochers des églises se dressent côte à côte, mais s’élèvent tous deux vers le ciel, témoigne de la foi inébranlable de cette terre et de la dévotion sans faille de son peuple envers le Dieu unique. Ici, sur cette terre bien-aimée, puisse chaque son de cloche, chaque adhān, chaque appel à la prière se fondre et s’élever en un seul hymne, non seulement pour glorifier le Créateur miséricordieux du ciel et de la terre, mais aussi pour élever une prière sincère pour le don divin de la paix ». Où est le schisme ? fsspx.news/fr/news/ou-est…
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Le 15 mars 2026 restera gravé comme une date majeure dans l’histoire du sanctuaire national dédié à Saint Joseph, patron de la Belgique, tenu par la FSSPX. Après de longues années de travail, la communauté paroissiale bruxelloise a eu la joie de célébrer l’aboutissement d’un vaste chantier de restauration, marqué par un moment particulièrement émouvant : le retour de la statue de Saint Joseph à sa place sur la façade de l’église. En honorant Saint Joseph, c’est toute la grandeur de l’humilité chrétienne que l’Église rappelle. Charpentier à Nazareth, il incarne un travail discret mais noble, à l’opposé de l’esprit utilitariste de notre monde moderne, souvent tourné vers le rapide, le pratique et le provisoire. Le métier de Joseph nous enseigne autre chose : construire, restaurer, façonner la matière ne va pas sans beauté, sans harmonie, sans souci des proportions. Le travail bien fait devient alors une offrande, une élévation de l’âme. La restauration de la façade ne fut pas un simple chantier technique. Elle fut une véritable démarche spirituelle et culturelle : conserver, consolider, embellir pour la gloire de Dieu et pour les générations futures. Pendant plus de 2242 jours, architectes, artisans, ingénieurs, ouvriers et passionnés du patrimoine ont œuvré ensemble. Ce travail commun, vécu « entre ciel et terre », a permis de redonner vie à un édifice qui veille sur le quartier depuis près de deux siècles. Après plus de 150 ans perchées entre 35 et 45 mètres de hauteur, les statues ont été descendues à hauteur d’homme. Ce moment a permis une redécouverte saisissante de leur finesse : la délicatesse des plis des drapés, la douceur des visages, le mouvement des chevelures, la précision du geste sculpté. Ces œuvres, conçues pour être admirées depuis le ciel, ont révélé toute leur richesse au regard humain avant de retrouver leur place élevée. La procession, le dévoilement et la réinstallation de la statue de Saint Joseph ont constitué le point culminant de cette restauration. Ce geste symbolique marque non seulement la fin d’un chantier, mais aussi un renouveau spirituel pour toute la communauté. Les litanies ont résonné avec ferveur : Joseph très courageux, priez pour nous. Joseph très obéissant, priez pour nous. Joseph très fidèle, priez pour nous. Miroir de patience, priez pour nous. Ami de la pauvreté, priez pour nous. Modèle des travailleurs, priez pour nous. Gloire de la vie de famille, priez pour nous. Ce patrimoine religieux dépasse les hommes. Les générations passent, mais les œuvres demeurent. Elles portent la mémoire d’une foi vivante, d’un savoir-faire, d’une culture et d’une beauté qui élèvent l’âme. Le travail de Saint Joseph n’était pas seulement un métier : il était une prière. Un acte d’amour humble et fidèle, fait de bois et de fer, annonçant déjà le mystère de la Croix, instrument de rédemption. Aujourd’hui encore, son exemple invite chacun à sanctifier son travail quotidien et à œuvrer pour le salut de son âme. Que Saint Joseph bénisse les familles, protège la Belgique et guide chacun de nous sur le chemin de la fidélité et de la persévérance. Puisse ce sanctuaire restauré continuer à être un lieu de lumière, de beauté et d’espérance pour tous. fsspx.news/fr/news/belgiq…
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Depuis son élection, le pape Léon XIV imprime sa marque au gouvernement de l’Église. Loin des ruptures spectaculaires de son prédécesseur, le nouveau pontife opère un “rééquilibrage” méthodique, privilégiant la compétence institutionnelle et la collaboration sur le gouvernement personnel. Sur le fond, il faudra attendre encore pour y voir plus clair. L’un des signes les plus subtils de ce changement, est la nomination d’Anton Kappler comme aide de chambre personnel du pape. Ancien lieutenant de la Garde suisse avec vingt-cinq ans de service, l’Helvète rejoint Piergiorgio Zanetti au sein de la « famille » pontificale. Ce choix, comme le note le vaticaniste Andrea Gagliarducci, marque une rupture avec l’ère précédente, où la Gendarmerie vaticane avait pris un ascendant considérable sur la sécurité et l’intimité papale. En réintégrant un profil issu de la Garde suisse, Léon XIV restaure une forme de dualité et de contre-pouvoir interne, mettant fin à l’isolement institutionnel de la Garde et favorisant une « coopération mutuelle » entre les différents corps. Le remplacement du cardinal Konrad Krajewski par Mgr Luis Marín de San Martín au poste d’Aumônier apostolique – rebaptisé Dicastère pour le service de la charité – illustre également cette volonté de normalisation. Si Mgr Krajewski incarnait une charité de terrain, parfois impulsive et souvent médiatique, Mgr Marín de San Martín, lui aussi religieux augustinien comme le nouveau pape, apporte une approche plus structurée. Ayant partagé la même maison communautaire que le pontife à Rome, l’évêque espagnol est un proche de confiance. Ce transfert, conjugué au renvoi de Krajewski à Lodz en Pologne, suggère que Léon XIV souhaite une curie où l’amitié personnelle se double d’une profonde loyauté aux institutions, plutôt que des initiatives individuelles médiatisées. Le profil des nouveaux « hommes du Pape » se précise. Qu’il s’agisse de Mgr Petar Rajič, pressenti pour la Préfecture de la Maison pontificale, ou de Mgr Filippo Iannone au Dicastère pour les Évêques, Léon XIV recherche des profils discrets, pas forcément conservateurs, mais techniquement aguerris et capables de servir de liant entre la secrétairerie d’État et l’Appartement pontifical. L’objectif de l’heure est clair : sortir du modèle du « pape seul aux commandes ». En s’entourant de secrétaires comme Mgr Edgard Rimaycuna, qui filtrent à nouveau les accès et accompagnent le Saint-Père dans ses déplacements, le pape Léon XIV restaure la fonction médiatrice de la curie. Cette méthode vise à apaiser les tensions héritées du pontificat de François, en substituant à la méfiance réciproque une culture du travail collaboratif. En espérant que ce pari de la normalité institutionnelle s’accompagne sans trop tarder d’un retour à la norme de la foi ou à tout le moins d’une liberté accordée à ceux qui défendent la Tradition de l’Église. fsspx.news/fr/news/le-vat…
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Le clergé a le devoir d’assurer pour les fidèles l’enseignement de la doctrine catholique intégrale, sans erreur et sans ambiguïté, au sujet des mystères de la foi et en ce qui concerne la morale chrétienne, surtout dans les domaines minés par les erreurs contemporaines. Cet enseignement comporte aussi la préparation correcte à la réception des sacrements. Le clergé doit en outre assurer les cérémonies liturgiques de telle manière que le culte divin soit célébré d’une manière digne et non pas vulgaire, choquante ou malédifiante, qui scandaliserait les fidèles. En outre, comme le rappelle le célèbre adage lex orandi, lex credendi, la prière de l’Église exprime la foi, et doit de ce fait l’exprimer de manière vraie, au lieu d’entretenir par timidité des ambiguïtés sur les sujets controversés. Enfin, la liturgie doit aussi être efficace : la prière, par laquelle l’Église demande de la bonté divine les grâces nécessaires au peuple chrétien, doit être formulée pour être exaucée ; les sacrements et sacramentaux – parmi lesquels les exorcismes – doivent être célébrés en respectant soigneusement leurs conditions de validité. Il faut malheureusement constater que selon tous ces aspects la vie de l’Église est frappée d’une grave crise, quoi qu’il en soit du zèle sincère de nombreux clercs pour exercer leur ministère le mieux possible. La prédication est bien souvent édulcorée pour ne pas contredire l’esprit du temps, de sorte que, au lieu de rappeler les fins dernières, le combat spirituel etc., elle adopte facilement les slogans contemporains (écologie, migrants, etc.), ou tait délibérément des points de doctrine comme le caractère immoral de la contraception. On accorde une large audience à ceux qui piétinent les enseignements définitifs de l’Église, tout en brimant ceux qui s’obstinent à prêcher intégralement la doctrine et la morale. Les événements organisés dans le cadre de l’engagement œcuménique ou du dialogue interreligieux laissent entendre qu’il n’est pas nécessaire d’embrasser la foi catholique pour être sauvé. Il ne reste d’ailleurs plus grand-chose de la notion de salut puisque la justice divine et les fins dernières n’ont plus droit de cité dans la prédication courante. Quant à la liturgie, elle fait bien souvent l’objet d’abus à corriger. Indépendamment de la manière dont elle est effectivement célébrée, les études accumulées depuis la promulgation du Missel de Paul VI ont montré que l’intention de ses auteurs était de dissimuler les divergences doctrinales avec le protestantisme. De multiples prières ont été supprimées ou édulcorées, ainsi que les exorcismes du baptême. Il faut bien constater qu’on ne peut pas a priori exiger des familles catholiques du monde entier qu’elles fassent confiance à leur paroisse pour recevoir l’enseignement convenable pour mener leur vie chrétienne et participer à une liturgie digne. Sans doute, on objectera les multiples possibilités ouvertes pour assister à la messe dans le rite tridentin, les timides indults des années 1980, puis les ouvertures accordées par Rome sous la surveillance de la Commission Ecclesia Dei à partir de 1988, et le Motu Proprio Summorum Pontificum de 2007. Seulement le Motu Proprio de 2007 a été abrogé en 2021, ce qui a donné l’occasion de mesurer quelle hostilité et quel mépris les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle doivent essuyer. Ces événements ont surtout fait oublier que ces concessions étaient bien souvent drastiquement limitées. On ne peut pas dire qu’on tient compte des besoins des fidèles lorsqu’on n’autorise parcimonieusement qu’une messe dominicale, pas toujours hebdomadaire, à l’exclusion du catéchisme et des autres sacrements, tout en ajoutant la recommandation de veiller à ce que la communauté des fidèles concernés ne croisse pas. Les conditions pour profiter de ces ouvertures sont d’ailleurs ambiguës : dès les années 1980, Jean Madiran avait souligné la position contradictoire dans laquelle les ouvertures romaines mettaient ceux qui souhaitaient en profiter : « Les seuls admis à demander l'autorisation sont ceux qui n'ont aucun motif de le faire : en tout cas aucun motif religieux. » Il en est résulté ce discours peu convaincant selon lequel l’attachement à l’ancienne liturgie est un « charisme », une « sensibilité », ce qui fait de ce choix une sorte de caprice toléré pour une certaine frange des fidèles. Attitude qui serait d’ailleurs inadmissible si la réforme de la liturgie avait été menée de manière saine. À ces conditions, on pourra certes trouver ici et là des chapelles où une vie de paroisse existe en effet, mais en général en marge de la vie du diocèse et sans vraie intention de correspondre à l’intention exprimée par Benoît XVI d’un « enrichissement mutuel » des communautés et des rites. Cela finit par justifier le reproche de déloyauté évoqué dans la lettre du pape François expliquant Traditionis Custodes. Sans doute, on pouvait se réjouir de la possibilité, même limitée, offerte à toute l’Église de profiter de la liturgie traditionnelle. Mais les événements ont montré que les intentions romaines n’étaient en aucune manière de revenir sur le Concile et sur les principes mêmes des réformes post-conciliaires, et en définitive ces ouvertures ne font pas droit aux besoins légitimes des fidèles. Il est donc normal que ceux qui en ont la possibilité y remédient. La FSSPX est bien consciente du caractère hors norme de son mode de fonctionnement et de son apostolat. Mais elle continue ainsi, pour assurer aux fidèles qui le souhaitent, le cadre stable de vie chrétienne intégrale auquel ils ont droit, et sur lequel ils ne peuvent malheureusement pas, a priori, compter dans leurs paroisses. Cet apostolat requiert un ministère épiscopal, et c’est la raison pour laquelle elle se permet d’y pourvoir. Elle le fait dans la même intention que Mgr Lefebvre, qui avait écrit aux candidats à l’épiscopat : « Je vous conférerai cette grâce, confiant que, sans tarder, le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme. » fsspx.news/fr/news/des-ev…
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Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez vient de franchir une étape décisive dans la transformation du plus grand monument de l’ère franquiste. Un contrat de plusieurs millions d’euros vient d’être révélé destiné à « réassigner » le site de Cuelgamuros, déclenchant une nouvelle bataille juridique avec l’Église et les défenseurs de l’héritage monumental. C’est un dossier qui n’en finit pas de diviser l’Espagne. Le site de Cuelgamuros (anciennement Valle de los Caidos), où repose le souvenir de la Guerre civile sous une croix monumentale de 150 mètres, s’apprête à subir une mutation architecturale et symbolique sans précédent. Selon des documents récemment rendus publics, le gouvernement a attribué un contrat s’élevant à plusieurs millions d’euros aux cabinets Pereda Perez Arquitectos et Lignum SL pour piloter ce projet de « réassignation ». Le projet lauréat, intitulé « La base et la croix », prévoit une intervention audacieuse. L’idée centrale est de créer une « fissure » ou une grande ombre au pied du monument pour rompre l’axe vu comme « rigide » imposé par l’architecture de la dictature. L’objectif est clair : transformer un lieu de mémoire du franquisme en un centre de propagande progressiste et un cimetière civil. Le document contractuel précise que si l’accès à la basilique pour le culte doit rester « indépendant et respecté », tout le reste du complexe sera désormais ouvert à une réinterprétation « artistique et muséographique ». Cependant, cette volonté de sécularisation se heurte à une opposition farouche. Pas moins de neuf recours en justice ont été déposés. Au cœur du conflit se trouvent les moines bénédictins qui gèrent la basilique. Le gouvernement - qui repose sur une coalition allant de la gauche à l’extrême gauche en passant par les indépendantistes – souhaite leur expulsion, invoquant la Loi sur la mémoire de 2022 qui juge leur présence incompatible avec les « valeurs » d’aujourd’hui. De son côté, l’Église tente de maintenir un dialogue précaire, rappelant que le site est avant tout un lieu sacré de prière et de réconciliation chrétienne. Pour le gouvernement socialiste, cet investissement massif est une nécessité morale pour « fermer les plaies » du passé : en réalité, il s’agit surtout d’une tentative de « réécrire l’histoire » par la destruction de symboles religieux. Alors que les premiers travaux de terrassement et de diagnostic sont attendus pour la fin de l’année 2026, l’avenir de l’une des plus hautes croix de la chrétienté reste, plus que jamais, suspendu aux décisions des tribunaux. fsspx.news/fr/news/espagn…
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En ce mois de saint Joseph, patron de l’Église universelle, un appel touchant nous parvient du Kenya. Il ne s’agit pas simplement d’un projet matériel, mais d’une œuvre de foi bien réelle, portée par des enfants, des familles et toute une communauté profondément attachée à la messe traditionnelle. À Nairobi, au Kenya, se trouve la seule église de la FSSPX du pays. La communauté y grandit rapidement, mais les conditions deviennent difficiles : l’église est trop petite, certains fidèles restent debout, d’autres s’installent dehors. Et lorsque la pluie tombe — ce qui arrive fortement — le bruit sur le toit métallique rend la messe difficile à entendre. Malgré tout, ils viennent. Chaque dimanche. Parce qu’ils savent pourquoi ils sont là : pour le Saint Sacrifice de la Messe dans son rite de toujours. Ni l’inconfort ni la pluie ne les arrêtent. Mais aujourd’hui, cette fidélité a besoin d’aide. Le projet est simple : construire une église plus grande, digne du culte rendu à Dieu, où tous pourront prier dans de bonnes conditions, et qui servira aux générations à venir. Ce qui touche particulièrement, c’est que cet appel vient aussi des enfants. Les élèves de Holy Cross Catholic International, l’école de la FSSPX à Nairobi, invitent chacun à les aider à bâtir cette église. Leur désir est simple : avoir une vraie maison pour Dieu, et pouvoir y grandir dans la foi. fsspx.news/fr/news/batir-…
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Récemment, Crisis Magazine a publié un article intitulé « Les dubia d’un catholique pour la FSSPX », dans lequel l’auteur, Daniel Waldow, posait un certain nombre de questions concernant le statut de la FSSPX ainsi que ses positions sur certaines questions relatives à l’Église postconciliaire. Les réponses ci-dessous ont été rédigées par un prêtre de la FSSPX et ont été approuvées pour publication par ses supérieurs. 1. Dubium I : Pourquoi la FSSPX reste-t-elle dans une communion canonique irrégulière avec Rome alors que d’autres groupes célébrant exclusivement la messe traditionnelle, comme la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Institut du Christ-Roi, existent actuellement ? Pourquoi Rome approuve-t-elle la FSSP et l’ICR mais pas la FSSPX ? — Le statut juridique de la FSSPX vis-à-vis de Rome est considéré comme canoniquement irrégulier parce qu’elle fonctionne comme une société sacerdotale de vie commune sans vœux, bien qu’elle ait été officiellement supprimée le 6 mai 1975 par Mgr Mamie de Fribourg. La FSSPX a toujours soutenu que cette suppression était sans valeur canonique en raison de ses motifs et de sa forme irrégulière. Des sanctions ultérieures ont été imposées au fondateur de la Fraternité et aux évêques qu’il a consacrés sans mandat en 1988, mais celles-ci concernent des personnes et non l’institution. En ce qui concerne la FSSP et l’ICR, il semble qu’elles soient tolérées par Rome : • en partie parce qu’elles limitent leur activité publique à la promotion de la liturgie traditionnelle comme une simple préférence pour une forme antérieure de culte, plutôt que comme un droit strict et un impératif doctrinal ; • en partie parce qu’elles ne prennent pas publiquement position contre les erreurs doctrinales qui ravagent actuellement l’Église ; • et en partie parce que les autorités romaines, en raison de leur silence sur les questions doctrinales, sont satisfaites qu’elles s’occupent des catholiques traditionnels qui pourraient autrement se tourner vers la FSSPX. 2. Dubium II : Pourquoi le pape Benoît XVI a-t-il déclaré, dans une lettre à tous les évêques catholiques, que la raison pour laquelle la FSSPX « n’exerce pas légitimement un ministère dans l’Église… n’est pas, en fin de compte, disciplinaire mais doctrinale » ? Quelles sont ces raisons doctrinales et ces « questions doctrinales » ? — Le pape Benoît XVI a tout à fait raison concernant la cause profonde de notre difficulté avec Rome : elle est doctrinale. Toute désobéissance apparente de la FSSPX n’est qu’une conséquence de ce désaccord doctrinal. Au cœur du problème doctrinal se trouve l’hérésie du modernisme que saint Pie X a combattu avec tant d’ardeur au début du XXe siècle. Cette hérésie est un cancer avec de nombreuses mutations, chacune détruisant une partie de l’ordre établi par Dieu pour le salut des âmes. Dans son ensemble, elle évacue le surnaturel, met la foi au service de la raison, la raison au service du sentiment, et attend de Dieu qu’il soit au service de l’homme, lequel s’est orgueilleusement asservi à ses propres passions. En opposition à Rome, la FSSPX considère que le Concile Vatican II a joué un rôle déterminant dans l’introduction de quatre principales erreurs modernistes dans la vie de l’Église — erreurs qui ont provoqué un effondrement catastrophique de la foi et de la morale. Ces erreurs sont : la fausse liberté religieuse, la collégialité, le faux œcuménisme et la négation effective du caractère propitiatoire de la messe par l’introduction du nouvel Ordo de la messe. • La fausse liberté religieuse Contrairement à Dignitatis Humanae, si tout homme doit avoir la liberté de professer la seule vraie religion, aucun homme n’a le droit de professer publiquement une fausse religion, car cela va contre le bien commun. On peut penser à la diffusion de la pornographie : elle peut être classée comme « liberté d’expression », mais tout homme droit voit qu’elle ne devrait pas être autorisée en raison des dommages qu’elle cause à la société. La fausse liberté religieuse a été condamnée sans ambiguïté par l’Église (cf. Pie IX, Quanta Cura, 1864). • La collégialité La collégialité, promue dans Lumen Gentium, est la théorie erronée selon laquelle le Christ n’aurait pas établi l’Église comme une institution hiérarchique avec le pape comme chef visible. Au lieu de cela, le pape et les évêques formeraient un collège, le pape en étant le principe d’unité. Cette idée a conduit à diminuer le pouvoir du pape comme Vicaire du Christ, puis celui de chaque évêque dans son diocèse, soumis aux conférences épiscopales, et aujourd’hui la synodalité apparaît comme l’aboutissement de ce processus. • Le faux œcuménisme Le faux œcuménisme, promu notamment par Unitatis Redintegratio, attribue aux fausses religions des prérogatives qui appartiennent exclusivement à la vraie religion, notamment la capacité de conduire au salut et d’appartenir à l’Église du Christ. Il est condamné à plusieurs reprises par l’Église (cf. Pie XI, Mortalium Animos, 1928). Ces trois erreurs sont présentées comme un écho du slogan « liberté, égalité, fraternité » de la Révolution française. • La négation du sacrifice propitiatoire La quatrième erreur principale est la négation effective du caractère propitiatoire de la messe. La messe est la réactualisation du sacrifice du Calvaire offert par le Christ pour le salut des âmes. Cependant, cette vérité est jugée « gênante » dans une perspective œcuménique. Le nouvel Ordo de la messe aurait été conçu comme une liturgie minimale commune, proche de celles des protestants. Ces quatre erreurs sont présentées comme les causes principales de la crise de l’Église, ayant entraîné un déclin doctrinal, liturgique, moral et institutionnel sur 60 ans. La FSSPX considère son opposition à ces erreurs comme non négociable. 3. Dubium III : La FSSPX enseigne-t-elle que la communion dans la main ou la distribution par des laïcs sont des maux intrinsèques ? — Non. Ces pratiques ne sont pas intrinsèquement mauvaises et existaient dans l’Église primitive. Toutefois, elles ont été ensuite interdites par l’Église par respect pour le Saint-Sacrement. La raison invoquée est le risque de profanation (perte de fragments, manque de respect, etc.). De plus, réserver la communion aux mains consacrées est un signe fort de foi dans la Présence réelle et dans le sacerdoce. 4. Dubium IV : La FSSPX nie-t-elle la validité de la messe de Paul VI ? — Non. La FSSPX ne nie pas la validité de la consécration eucharistique dans la messe de Paul VI lorsque la matière, la forme et l’intention sont présentes. 5. Dubium V : La FSSPX pense-t-elle que participer à la messe de Paul VI est un péché ? — Elle répond : pas nécessairement. Elle distingue entre : • le rite (jugé déficient et nuisible à la foi), • et l’acte d’y assister (qui peut être excusable selon les circonstances). L’ignorance invincible peut excuser. Une personne peut même en tirer un bénéfice spirituel, non pas à cause du rite lui-même, mais indirectement. En revanche, si quelqu’un reconnaît les défauts du rite et y assiste sans raison suffisante, cela serait considéré comme un péché. 6. Dubium VI : Faut-il assister à la messe de Paul VI si c’est la seule disponible ? — La FSSPX conseille de ne pas y assister, estimant que l’obligation dominicale ne peut pas primer sur le bien de la foi. Cependant, certaines circonstances peuvent excuser ou rendre la présence nécessaire (par exemple pour éviter un conflit familial grave). Dans ce cas, elle distingue entre : • être présent, • et participer activement (ce qui ne devrait pas être fait selon elle). crisismagazine.com/opinion/sspx-r…
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Feu le cardinal George Pell affirmait du document « Élargis l’espace de ta tente », produit par Rome au cours d’une des phases du Synode sur la synodalité, que c’était « un cauchemar toxique ». Que ne dirait-il pas du document produit par le « Groupe 5 » pour la phase de « mise en place »de ce même Synode ? Un document qui dénonce un « machisme » systémique dans l’Église. Le Secrétariat général du Synode a souligné dans une note que ces documents « doivent être considérés comme des documents de travail », et ne constituent ni une législation ni une orientation magistérielle définitive. Le pape Léon XIV a ordonné leur publication et a demandé aux dicastères compétents de lui soumettre, sur cette base, des propositions opérationnelles pour examen. Autrement dit, ces documents sont de nature provisoire, mais ils ouvrent un débat théologique et canonique de grande envergure sans trancher les questions de fond, et laissent aux dicastères compétents le soin de traduire leurs orientations en propositions concrètes à l’intention du pape Léon XIV. Il n’en reste pas moins que le rapport du Groupe 5 est sidérant. L’une des caractéristiques frappantes de ce rapport du Groupe 5, est la soi-disant constatation « dans la mentalité ecclésiale contemporaine », d’un modèle de pensée et de comportement identifiable comme “cléricalisme” ou ”machisme” » (n° 4). Ces deux accusations proviennent directement du pape François. Le cléricalisme est défini par le texte comme « la tendance à transférer automatiquement l’autorité et le rôle unique qui appartiennent proprement au prêtre dans la célébration de l’Eucharistie à tous les autres domaines de la vie communautaire » (ibidem). Le machisme, est une discrimination de genre. Ces déviations sont rapportées comme « systémiques » dans la VIe annexe : « Certains ont relaté des expériences d’exclusion des opportunités et de sous-estimation systémique, soit en raison du genre, dans le cas du machisme, soit en raison de la non-appartenance à l’état clérical, dans le cas du cléricalisme. (n 32) » Dans ce contexte, le document veut repenser le sacrement de l’ordre en en dépassant « une logique purement fonctionnelle ou de substitution, en reconnaissant au contraire que les femmes possèdent un droit [au gouvernement de l’Église] dans la mesure où elles sont baptisées et porteuses de charismes » (n° 14) » C’est précisément ainsi que se pose la question de la potestas de la gouvernance et de la participation des femmes à celle-ci. Ce rapport final du Groupe 5 est un véritable brûlot féministe, qui dégage selon une méthode révolutionnaire – comme le fait la théologie de la libération – les tendances d’une société qui a rejeté Dieu depuis deux siècles, pour essayer des les introduire dans la doctrine catholique. Alors que la théologie et le magistère traditionnels lisent les données de l’expérience à la lumière du dépôt révélé, la méthode qui « part d’en bas », suivant la doctrine moderniste, exige que cette expérience soit introduite dans le dépôt. Ce qui aboutit à attaquer le sacrement de l’ordre, institué par Jésus-Christ, en l’accablant préalablement d’épithètes infamantes. Que fera le pape Léon XIV de ce manifeste féministe produit par le Dicastère pour la doctrine de la foi ? C’est un point qu’il faudra scruter avec attention. fsspx.news/fr/news/le-syn…
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Dans la soirée du 17 mars 2026, les députés écossais ont rejeté, par 69 voix contre 57, le projet de loi visant à légaliser l’euthanasie au pays du Chardon. Il faut dire que les évêques catholiques avaient tout fait pour tirer la sonnette d’alarme. Dans une déclaration publiée quelques jours auparavant, la Conférence des évêques d’Écosse dénonçait un texte qui aurait permis aux adultes en phase terminale de demander une assistance médicale pour mettre fin à leurs jours. Saint Patrick, patron de l’Irlande, a probablement donné un coup de pouce à ses cousins écossais : c’est en effet le 17 mars dernier, jour de sa fête, que les députés ont rejeté le projet de loi. Le projet aurait potentiellement obligé les institutions catholiques — hôpitaux, maisons de soins et professionnels de santé — à participer, directement ou indirectement, à des actes contraires à la doctrine de l’Église. Mgr John Keenan, président de la conférence épiscopale, avait qualifié le projet de « dreadful mess » (terrible désordre), avertissant qu’il plongerait les personnes âgées, malades et handicapées dans une « peur profonde et viscérale ». L’Église catholique d’Écosse en a profité pour réaffirmer que la vraie compassion consiste à accompagner la souffrance par des soins palliatifs de qualité, et non à hâter la mort. Elle a appelé à un véritable débat sur les soins de fin de vie plutôt qu’à une légalisation précipitée ; et sa voix a été entendue. Ce cri d’alarme écossais résonne particulièrement en France, où la proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir » a été adoptée en deuxième lecture par l’Assemblée nationale fin février 2026 (299 voix pour, 226 contre). Le texte instaure un droit à l’auto-administration d’une substance létale (le suicide assisté comme règle), avec administration par un soignant en cas d’incapacité physique (l’euthanasie comme exception). Malgré le rejet initial au Sénat en janvier 2026, le projet avance, ouvrant la porte à une légalisation effective si le processus parlementaire aboutit. Les catholiques français y voient les mêmes dangers : une banalisation de la mort, une pression accrue sur les plus fragiles (personnes âgées isolées, handicapés, malades psychiatriques) et une menace pour la clause de conscience des soignants et des établissements confessionnels. L’Écosse et la France illustrent un même glissement culturel : sous couvert d’autonomie, c’est la « culture de mort » qui progresse. Mais le pays du Chardon, en rejetant ce projet de loi, donne raison à ceux qui — évêques écossais en tête — n’ont pas voulu se résigner au pire, appelant tant à la prière qu’à la défense intransigeante de la vie. fsspx.news/fr/news/ecosse…
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Selon une projection publiée par The Visual Capitalist qui s’appuie sur les bases de données des Nations Unies, 85% des bébés nés en 2026 verront le jour en Asie et en Afrique, tandis que seulement 8% des naissances mondiales auront lieu en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie. Des projections entrainant défis religieux et culturels majeurs dans un avenir proche. e basculement n’est pas anodin. Les sociétés occidentales aisées, peut-être saturées par leurs progrès matériels, semblent lassées de se reproduire. Les taux de fertilité en Europe et en Amérique du Nord chutent en dessous du seuil de renouvellement (2,1 enfants par femme), entraînant un vieillissement accéléré et une dépendance accrue à l’immigration. En contraste, l’Afrique et l’Asie, avec leurs dynamiques démographiques, pourraient redessiner les équilibres économiques et culturels. Sans parler du syndrome du déclin occidental, lié à une vision progressiste de la famille et de la vie en général qui décourage la natalité. Au cœur de ces évolutions se trouve le poids des religions, qui influencent les taux de fertilité. En Asie, l’hindouisme domine en Inde (80% de la population), favorisant souvent des familles nombreuses malgré les pressions modernes. L’islam, majoritaire en Indonésie (87%) et au Pakistan (96%), encourage la natalité, tout comme le bouddhisme et le confucianisme en Asie de l’Est. Bien que la Chine, officiellement athée (plus de 50% non affiliés), impose des politiques restrictives. Résultat : l’islam et l’hindouisme pourraient voir leur influence croître avec ces naissances massives. En Afrique, l’islam prévaut au Nord (plus de 90% dans des pays comme l’Égypte ou le Nigeria septentrional), tandis que le christianisme (catholique et protestant) domine au Sud et à l’Est (jusqu’à 80% en Afrique subsaharienne). Les religions traditionnelles africaines persistent, mais le christianisme évangélique gagne du terrain, encourageant la fertilité dans des contextes de pauvreté. À l’inverse, l’Europe est entrée dans une ère postchrétienne (70% de sa population était chrétienne en 2020, en déclin constant), et s’efforce de gommer ses racines : l’athéisme et l’agnosticisme atteignent 30-40% dans des pays comme la France ou l’Allemagne tandis que l’islam gagne du terrain en raison d’une immigration incontrôlée. En Amérique du Nord, le christianisme reste majoritaire (65-70%), mais la sécularisation progresse aussi, particulièrement chez les jeunes. Ces projections interrogent la pérennité du christianisme occidental qui a jadis irrigué le monde connu : une société qui ne se reproduit pas biologiquement peut-elle survivre religieusement et culturellement ? Les promoteurs de la culture de mort devraient se rappeler que c’est pourtant depuis le berceau et non le tombeau que se dessine le monde de demain. fsspx.news/fr/news/2026-l…
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Le district d'Italie de la FSSPX a envoyé à tous les évêques résidentiels d’Italie un livre, récemment publié, dans lequel il réaffirme les raisons qui fondent les consécrations épiscopales annoncées. Le petit volume, édité par les Éditions Piane, au titre évocateur "Au service de l’Église", expose les principaux arguments théologiques et canoniques qui justifient ce que Mgr Marcel Lefebvre appelait déjà en 1988 « l’opération survie » de la Tradition. Remis aux évêques ces jours-ci, le livre s’ouvre sur la célèbre citation de saint Paul : « Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème » (Ga 1,8). En disant « nous-mêmes », l’Apôtre fait référence à tout le Collège apostolique, avec Pierre à sa tête, et aujourd’hui nous devons constater la terrible réalité de cet « évangile » altéré par les pasteurs eux-mêmes du troupeau, qui mettent les âmes dans la nécessité de se protéger — situation qui fonde le droit de résistance à l’Autorité invoqué par la FSSPX. Ce geste veut être, écrit le Supérieur du district, l’abbé Gabriele D’Avino, dans la lettre de présentation aux évêques, « une invitation à renouveler la réflexion sur la crise » dans l’Église, ainsi que sur le combat qu’il faut entreprendre pour contribuer à sa restauration ; espérant « pouvoir offrir, par cette contribution, l’occasion d’un chemin commun de réflexion, d’étude et de confrontation, toujours et uniquement dans l’intérêt des âmes et pour la plus grande gloire de Dieu ». fsspx.it/it/news/la-fra…
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Scènes de l’orphelinat de Palayamkottai (Inde), tenu par les Consolatrices du Sacré-Cœur de Narni, communauté amie de la FSSPX. Grâce aux Sœurs, des jeunes filles sans famille peuvent grandir joyeusement dans la foi, et des personnes âgées vivre leurs dernières années accompagnées, dans l’espérance du Ciel. consolingsisters.org/en/india-photo…
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Don Manuel Gómez González et Adílio Daronch ont renoncé à tout, même à leur propre vie, pour accomplir la volonté de Dieu et sauver les âmes. Sur la route, au Brésil, Don Manuel rencontre des révolutionnaires, qu’il exhorte au respect des autres, et à qui il rappelle les principes de la foi catholique. Certains n’apprécient guère son discours. Leur fureur est à son comble quand ils aperçoivent le prêtre s’arrêter et enterrer les corps de plusieurs hommes qu’ils viennent d’abattre. Ils décident d’éliminer ce missionnaire qui les dérange car il prêche la morale voulue par Dieu ! Par ruse, ils proposent de guider Don Manuel dans la forêt. Confiants, les deux voyageurs les suivent. Bien vite, les brigands s’arrêtent, s’emparent des deux victimes, les maltraitent, puis, après les avoir attachés à un arbre, ils les fusillent en haine de la foi catholique. Un témoin a raconté : « Plusieurs coups de feu ont été entendus dans la forêt. Nous avons compris que le prêtre et son adjoint étaient morts. Quand, une demi-heure plus tard, les soldats sont revenus, personne n’a osé rien dire, par peur de représailles. » Quatre jours après, des villageois prirent — enfin ! — leur courage à deux mains et partirent à la recherche des corps des victimes. Quand ils découvrent les corps, ils sont émerveillés de constater que si les révolutionnaires n’ont eu aucun égard pour le prêtre et son fidèle compagnon, les animaux, eux, les ont parfaitement respectés. En effet, les hommes trouvent les cadavres intacts. Aucune bête de la forêt ne les a touchés ! Sur leurs tombes, les colons écrivent : « Martyrs de la foi, vrais saints de l’Église, assassinés le 21 mai 1924. » fsspx.news/fr/news/pour-s…
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Le pape Léon XIV a accepté, le 10 mars 2026, la renonciation du chef de file de l’Église catholique chaldéenne. Si cette décision intervient alors que le prélat a atteint l’âge limite de 75 ans, elle marque aussi et surtout le point culminant d’une crise institutionnelle et politique qui secoue la fragile communauté chrétienne d’Irak depuis plusieurs années. Comme le rapportent les agences d’informations religieuses ACI Stampa et AsiaNews, le départ du cardinal Louis Raphaël Sako s’inscrit dans un climat de tension extrême avec le gouvernement irakien. Le point de rupture a été atteint en juillet 2023, lorsque le président de la République, Abdel Latif Rachid, a pris la décision controversée de révoquer le décret présidentiel de 2013 qui reconnaissait officiellement le haut prélat comme chef de l’Église chaldéenne et gardien de ses biens. Cette décision, perçue comme une humiliation par les fidèles, a contraint le patriarche à quitter son siège de Bagdad pour s’exiler temporairement à Erbil, au Kurdistan irakien. Le Patriarche dénonce depuis lors une manœuvre orchestrée pour affaiblir l’autorité de l’Église et s’emparer de ses propriétés foncières. Finalement, en juin 2024, le Premier ministre irakien finit par rétablir le patriarche dans ses droits. Mais rien n’est encore réglé sur le fond. L’annonce de cette démission a provoqué une onde de choc au sein de la diaspora chaldéenne et des instances internationales. Pour beaucoup de fidèles, le cardinal Louis Raphaël Sako incarne le combat pour l’indépendance d’une communauté qui a survécu à l’occupation de l’État islamique et qui lutte désormais pour sa survie civile. Depuis que le souverain pontife a accepté la renonciation du haut prélat, le Synode des évêques chaldéens a entamé la procédure pour élire un nouveau patriarche et le soumettre à la confirmation de Léon XIV. Toutefois, dans un Irak divisé, la succession s’annonce périlleuse. Entre pressions politiques et menaces sécuritaires, le futur patriarche devra naviguer en eaux troubles pour préserver ce qu’il reste de la présence chrétienne sur cette terre biblique. fsspx.news/fr/news/irak-l…
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L’Église catholique en Allemagne compte désormais moins de 19,3 millions de fidèles après avoir perdu 549 636 membres en 2025, selon les statistiques ecclésiastiques publiées ce lundi 16 mars 2026 par la Conférence épiscopale allemande (DBK). Les apostasies formelles enregistrées en 2025 s’élevaient à 307 117, ce qui représente le chiffre le plus bas depuis 2020 et prolonge la baisse amorcée après le record de plus de 520 000 départs en 2022. Toutefois, ce chiffre reste élevé : la dernière fois qu’il est descendu en dessous de ce niveau, c’était en 2019, avec environ 270 000 départs. Il faut y ajouter 203 000 décès, ce qui porte la perte nette, en tenant compte des baptêmes, des adhésions et des réadmissions, à 549 636 membres. Les catholiques représentent désormais 23% de la population totale du pays, avec 19 219 601 personnes inscrites comme membres de l’Église. Le taux de pratique dominicale est passé de 6,6 à 6,8%, mais cette augmentation en pourcentage masque une légère baisse : 1,304 million de fidèles en 2025 contre 1,306 million l’année précédente. Les baptêmes sont passés d’un peu plus de 116 000 à environ 109 000, soit une baisse de plus de 7 000. Les premières communions (152 300) et les confirmations (105 000) sont restées stables, avec de légères augmentations. Les mariages canoniques, en revanche, sont passés de 22 500 à 19 500. Les adhésions à l’Église par entrée ou réadmission ont totalisé 7 700 personnes, soit une augmentation de 1 100 par rapport à l’année précédente. 87% des nouveaux adhérents proviennent de l’Église évangélique. L’une des données les plus frappantes de ces statistiques concerne les ordinations sacerdotales : à peine 25 dans toute l’Allemagne en 2025, un chiffre comparable à celui de l’Autriche, un pays considérablement plus petit. Certains n’ont pas hésité à pointer le Chemin synodal comme responsable de cet effondrement. Mgr Heiner Wilmer, président de la DBK et évêque d’Hildesheim, a commenté ces chiffres en saluant « le travail engagé des professionnels de notre Église ainsi que la qualité de l’accompagnement pastoral ». Il a qualifié de « beau signe » la légère reprise de la fréquentation des offices et a jugé « positif » que les chiffres de la première communion et de la confirmation soient restés stables. Il a toutefois déploré « le nombre encore élevé de départs de l’Église », affirmant que « chaque départ nous fait mal ». Wilmer a souligné que la baisse du nombre de chrétiens en Allemagne n’empêche pas de « témoigner de notre foi avec un engagement personnel fort ». Il a appelé à « ne pas faire l’autruche, mais à regarder vers l’avenir et à chercher ensemble, y compris dans l’union œcuménique, des voies pour que le fait d’être chrétien jouisse aujourd’hui d’une plus grande acceptation dans la société ». Ce commentaire du très progressiste évêque d’Hildesheim souligne pour la énième fois la fuite en avant des autorités ecclésiastiques, qui pensent toujours que les mauvaises directions prises par Vatican II sont les bonnes, malgré les mauvais fruits qui les condamnent. Faudra-t-il attendre de ne plus avoir de fidèles catholiques en Allemagne pour que les évêques de ce pays ouvrent enfin les yeux ? fsspx.news/fr/news/allema…
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Le Souverain Pontife a prononcé un discours le vendredi 13 mars 2026, dans le cadre du XXXVIe cours sur le for interne organisé par la Pénitencerie apostolique. Ce cours est particulièrement destiné aux membres de la Pénitencerie, aux pénitenciers ordinaires et extraordinaires des basiliques papales, et à des prêtres et des séminaristes désireux de parfaire leur formation. Le Pape a d’abord constaté le manque d’empressement actuel des baptisés à recourir au sacrement de Pénitence. Il déplore la négligence « généralisée des chrétiens qui, bien souvent, restent longtemps en état de péché, plutôt que de s’approcher du confessionnal, avec simplicité de foi et de cœur, pour accueillir le don du Seigneur ressuscité ». Léon XIV a ensuite rappelé que « c’est le quatrième concile du Latran, en 1215, qui a établi que tout chrétien est tenu à la confession sacramentelle au moins une fois par an ». Un précepte qui est aussi une loi de l’Église : « Tout fidèle, ayant atteint l’âge de raison, est tenu de confesser fidèlement ses péchés graves, au moins une fois par an. » Le Pape explique d’abord que le sacrement de Pénitence « rétablit l’unité avec Dieu, par le pardon des péchés et l’infusion de la grâce sanctifiante. Cela engendre l’unité intérieure de la personne et l’unité avec l’Église ; c’est pourquoi il favorise aussi la paix et l’unité au sein de la famille humaine. » Un peu plus loin, Léon XIV affirme que « le péché ne rompt pas l’unité, entendue comme dépendance ontologique de la créature envers le Créateur ». Mais il rompt « l’unité spirituelle avec Dieu », une possibilité dramatique. Et il conclut que « nier la possibilité que le péché rompe réellement l’unité avec Dieu est, en réalité, une méconnaissance de la dignité de l’homme ». Ce point rappelle une vérité qui a été mise de côté au concile Vatican II : la distinction entre dignité ontologique et dignité morale. La première ne peut être perdue, mais ce n’est pas le cas de la seconde. Or, le document sur la liberté religieuse (Dignitatis humanae), repose une confusion volontaire entre ces deux aspects de la dignité humaine, ce qui lui permet de poser une fausse notion de la liberté religieuse. Le Pape affirme ensuite que le sacrement de Pénitence rétablit « aussi l’unité avec l’Église, qui est le corps mystique du Christ : nous sommes les membres du “Christ total” ». Et il affirme plus loin que « dans le confessionnal nous collaborons à l’édification continue de l’Église : une, sainte, catholique et apostolique ». Le discours papal affirme en troisième lieu que « l’unité avec Dieu et avec l’Église est enfin la condition préalable à l’unité intérieure des personnes, si nécessaire aujourd’hui, en cette époque de fragmentation que nous vivons. Une unité intérieure qui se manifeste comme un désir réel, surtout chez les nouvelles générations. » Cette unité est une forme de justice, quoique le mot ne soit pas prononcé. Ce qui mène à la paix : « Ce dynamisme d’unité avec Dieu, avec l’Église et en nous-mêmes est une condition préalable à la paix entre les hommes et les peuples : seule une personne réconciliée est capable de vivre de manière désarmée et désarmante ! » Ce rappel sur le sacrement de Pénitence est bienvenu en temps de Carême. Mais pour qu’il produise des fruits chez les fidèles, il faudrait restaurer le sens du péché, bien diminué dans l’Église. fsspx.news/fr/news/le-pap…
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Soleil de mars donne rhumes tenaces : un vent polaire a traversé la Manche depuis que Mgr Philip Egan, évêque de Portsmouth (Royaume-Uni) a tenté d’expliquer aux fidèles qu’ils ne remplissaient pas le précepte dominical en assistant à la messe dans les chapelles de la FSSPX. Une position qui n’est pas celle de Rome. Il est toujours fascinant de voir avec quelle célérité certains évêques savent retrouver une rigueur légaliste dès qu’il s’agit de la FSSPX. Mgr Philip Egan, que l’on rangeait volontiers jusqu’ici parmi les prélats « conservateurs » semble avoir succombé à la fièvre bureaucratique qui saisit quelques prélats à l’approche des sacres prévus à Écône, le 1er juillet 2026. Dans une directive publiée le 11 mars 2026, l’évêque de Portsmouth a tranché le nœud gordien du droit canonique avec la finesse d’une guillotine : assister à une messe de la FSSPX ne permettrait plus de satisfaire au précepte dominical. L’argument ? Un manque de « pleine communion », concept de plus en plus élastique qui semble s’appliquer avec une rigueur de fer aux traditionalistes, tandis qu’il reste d’une souplesse de guimauve pour les expérimentations liturgiques les plus baroques qui fleurissent ailleurs. On ne peut qu’admirer l’ironie de la situation. Dans un diocèse qui enjoint sans cesse de « marcher ensemble » et de pratiquer « l’écoute périphérique », il semble que certains marchent un peu trop loin sur le chemin de la Tradition pour mériter d’être écoutés. Pour Mgr Egan, le salut des âmes passerait désormais par un pointage administratif rigoureux : mieux vaudrait une liturgie appauvrie mais « en règle » que le Saint Sacrifice célébré selon le rite millénaire dans une chapelle « irrégulière ». Cette volte-face de Mgr Egan, connu pour ses prises de position pourtant fermes sur la morale, interroge : en brandissant la menace du péché d’omission pour ceux qui fréquentent la FSSPX, l’évêque tente-t-il de colmater les brèches avant la rupture annoncée de juillet ? C’est oublier un peu vite que si les chapelles de la Fraternité ne désemplissent pas, c’est peut-être parce que les fidèles y trouvent encore ce que beaucoup évêques – peut-être malgré eux, là n’est pas la question – peinent à offrir aux fidèles qui le demandent : une liturgie et un enseignement qui ne ressemble pas à un séminaire de gestion d’entreprise. Une chose est sûre, la paix de l’Église ne se fera pas à coups de décrets, mais par la reconnaissance d’un droit imprescriptible à la Tradition. En attendant, les fidèles de Portsmouth continueront sans doute de chercher Dieu là où Il se trouve, dût-il en coûter quelques sueurs froides aux canonistes du diocèse. fsspx.news/fr/news/royaum…
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Le pape Léon XIV s’est installé samedi 14 mars 2026 dans l’appartement pontifical du Palais apostolique, reprenant l’usage de la résidence officielle des papes située dans ce bâtiment du Vatican. Le bâtiment était resté inutilisé comme demeure papale pendant les douze années du pontificat de François. Le Vatican a indiqué que Léon XIV y sera accompagné de ses plus proches collaborateurs. Il est situé au troisième étage du Palais apostolique et offre une vue sur la place Saint-Pierre. Le déménagement et la réorganisation de l’environnement immédiat du Souverain Pontife marquent une nouvelle phase de son pontificat, à l’approche du premier anniversaire de son élection. Après avoir été élu en mai de l’année dernière, Léon XIV avait continué à vivre dans le petit appartement qu’il occupait au Palazzo del Sant’Uffizio, siège du dicastère doctrinal. Le bâtiment compte également quelques logements pour les responsables du Vatican. Au cours des dix mois écoulés, une rénovation complète de l’appartement pontifical du Palais apostolique a été effectuée. Ces travaux étaient nécessaires pour moderniser les installations électriques, la plomberie et d’autres services, après une longue période sans occupation résidentielle stable. François avait renoncé à vivre dans cet appartement et avait choisi de résider à Sainte Marthe, la maison vaticane où sont hébergés les prêtres de passage et où logent également les cardinaux pendant les conclaves. Dans la pratique, cette décision a eu pour conséquence que tout le deuxième étage de Sainte Marthe était réservé au pape, réduisant ainsi la capacité d’accueil du bâtiment pour d’autres hôtes. Léon XIV, en revanche, a montré dès le début de son pontificat une plus grande inclination à rétablir les signes et les usages traditionnels du ministère pétrinien. Sa décision de s’installer au Palais apostolique a été bien accueillie par les commentateurs qui y voient une marque de respect envers l’institution de la papauté et envers les formes traditionnelles de son exercice. Ce geste s’inscrit dans la lignée d’autres signes déjà visibles au cours de ces premiers mois de pontificat. En effet, Léon XIV avait pris possession formelle de la résidence quelques jours après son élection, lorsqu’il avait parcouru les salles de réception et la petite chapelle destinée à son usage personnel. Cependant, il ne s’y était pas encore installé car les travaux de rénovation étaient toujours en cours. Avec ce déménagement, l’appartement pontifical du Palais apostolique redevient la résidence effective du pape. Ce changement a non seulement une valeur pratique, mais aussi symbolique, s’inscrivant dans une tradition de l’exercice visible du ministère du Successeur de Pierre au cœur du Vatican. fsspx.news/fr/news/leon-x…
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En ce mois de mars 2026, au sud du Liban, les catholiques maronites se trouvent pris au piège entre les milices islamistes et les frappes israéliennes dans le cadre de la guerre contre l’Iran. Alors que le conflit s’intensifie, des rapports alarmants soulignent la présence intrusive du Hezbollah et les menaces croissantes de groupes djihadistes sunnites. Fondé en 1982 avec le soutien de l’Iran, le Hezbollah s’est imposé comme une force militaire dominante au sud du Liban dès les années 1990, après avoir combattu l’occupation israélienne. Cette milice chiite est vue par une partie de la population locale comme un bouclier contre les incursions israéliennes. Pourtant, dans les villages chrétiens du sud – les maronites représentent environ 40% de la population libanaise globale mais une minorité locale –, le Hezbollah est perçu comme un risque existentiel. Des rapports indiquent que le groupe exploite la proximité de ces villages avec la frontière pour établir des positions militaires, en violation de la résolution 1701 de l’ONU de 2006, qui interdit les armes non étatiques au sud du fleuve Litani. Cette stratégie transforme ces communautés en cibles potentielles, exposant les civils à des représailles. Des villages comme Marjayoun et Alma al-Shaab défient les ordres d’évacuation israéliens, leurs habitants refusant de partir pour éviter une occupation par le Hezbollah. Ces communautés se sentent piégées par le conflit. Des voix chrétiennes libanaises expriment une frustration croissante, craignant que les frappes ne déclenchent une guerre civile. Sur les réseaux sociaux, des Libanais dénoncent cette transformation de villages chrétiens en « boucliers humains » et appellent au redéploiement de l’armée contre les infiltrations. D’autres précisent que les chrétiens ne combattent pas aux côtés du Hezbollah chiite. Le Liban a sollicité l’intervention du Saint-Siège pour protéger ces zones vulnérables. Des groupes djihadistes sunnites menacent aussi les chrétiens libanais. Depuis la prise de Damas par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham en 2024, la frontière syro-libanaise est poreuse, favorisant les infiltrations. L’attaque contre l’église Saint-Élie à Damas en juin 2025, qui a tué 30 personnes, a été suivie de menaces contre les chrétiens en Syrie et au Liban, provoquant un renforcement de la sécurité dans des quartiers comme Achrafieh à Beyrouth. Des arrestations récentes d’affiliés à l’État islamique à Tripoli soulignent cette menace. Dans le sud, des camps comme Ain al-Hilweh abritent des milices sunnites influencées par al-Qaïda, actives dans des recrutements et des attaques sporadiques. Des attentats passés, comme celui d’al-Qaa en 2016 avec cinq morts, rappellent les risques. Le Jihad islamique palestinien, allié au Hezbollah, opère aussi depuis le Liban. Autant dire que les semaines qui viennent seront décisives pour les chrétiens du Sud-Liban qui osent encore espérer que les fêtes de Pâques seront pour eux un moment de répit, sinon de résurrection. fsspx.news/fr/news/sud-li…
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