Freddy Roy
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Freddy Roy
@Freddy_Roy
Consultant en communication privée, publique et politique ✍️ | Enseignant @UnivCathoParis 🎓 | Conseiller municipal UDR de La Roche-sur-Yon

Comme Patrick Cohen ne peut pas faire tous les matins son édito contre Bolloré et Cnews, il a réclamé ce matin sur le service public la régularisation massive des sans-papiers à l’instar de l’Espagne









🚨Interdiction des réseaux sociaux : non à l’État-nounou, oui à l’autorité parentale. Je suis favorable à ce que les parents interdisent les réseaux sociaux à leurs jeunes enfants. Les outils existent : les contrôles parentaux n’ont jamais été aussi performants, les smartphones permettent un suivi précis de l’usage. C’est aux familles d’exercer leur autorité. Et ce serait déjà bien que la société arrête de délégitimer les parents à longueur de journée pour ensuite venir les remplacer. 👉 Mais que l’État impose cette interdiction ? Non. Et je vais vous dire pourquoi. 1️⃣ D’abord, c’est le doigt dans un engrenage de surveillance des réseaux sociaux par l’Etat. Pour vérifier l’âge, il faudra associer l’identité réelle de chaque Français à ses comptes en ligne. On ne va pas contrôler que les enfants : pour vérifier que vous avez plus de 15 ans, c’est votre carte d’identité qu’on vous demandera. Tout le monde sera fiché au nom de la protection de l’enfance. En plus, quand on sait la fréquence à laquelle l’Etat se fait hacker nos données… 2️⃣ Ensuite, si des parents n’arrivent pas à faire respecter une règle à leur enfant, pensez-vous que c’est l’Etat qui y parviendra ? On ne résout pas une crise de l’autorité parentale par une loi. 3️⃣ Car soyons lucides : c’est techniquement inefficace. Les adolescents déterminés utiliseront des VPN, des applis alternatives, des téléphones secondaires sans contrôle parental. On aura créé une infrastructure de surveillance générale sans avoir protégé un seul enfant. La solution, c’est de responsabiliser les parents, pas de fliquer les Français.

C’est vrai qu’on pourrait se dire que la lecture n’a été qu’une brève parenthèse dans l’histoire de l’humanité et que nous allons retourner à l’oral comme nos lointains ancêtres. Que perd on avec la lecture? L’écrit, et notamment le livre c’est la longueur, la lenteur, l’abstraction, la nuance, la raison, l'empathie . L ’image, c’est la culture de l’extrait, l’immédiateté, le subjectivisme, la binarité, l’émotion et le sectarisme. Le monde de l’écrit exige des citoyens éduqués. Le monde de l’image, lui, fonctionne sur la passivité plutôt que sur l’effort. On voit dejà les effets: Déliaison sociale, normalisation des incivilités, allergie à la frustration… La santé mentale de la jeunesse se dégrade, le QI moyen s’affaisse depuis vingt ans dans les pays occidentaux. Il y a urgence à agir. L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs et des smartphones à l’école est une bonne chose. Mais L’Etat ne peut pas tout. La lecture se joue avant tout en famille et exige un effort d’éducation qui passe par l’exemple. Conseiller à son enfant de lire quand on est soi-même en permanence sur son téléphone, cela ne peut pas fonctionner. Cela exige un effort d’ascèse, un sursaut contre la dispersion. La civilisation se joue dans chaque foyer





Et si l’Europe, en colonisant le monde, s’était aussi abîmée elle-même ? Et si le travail de décolonisation commençait d’abord à l’intérieur, dans notre regard, dans nos mots, dans nos habitudes de pensée ? Voilà les questions que pose Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme. En transformant les peuples en objets, les terres en butin, l’Europe s’est ensauvagée. Première leçon de ce texte : une civilisation se juge à la manière dont elle traite ceux qu’elle pourrait vouloir écraser. Deuxième leçon : la langue est un champ de bataille. Césaire s’attaque aux mots qui anesthésient, comme ces « missions civilisatrices » qui, en réalité, sont une entreprise méthodique de déshumanisation. Il nous impose une discipline de fer : nommer avec justesse. Car mal nommer l’inacceptable, c’est lui permettre de s’accomplir sous le couvert de la respectabilité. Troisième leçon : l’universel n’est pas un masque à géométrie variable. Il n’existe pas de droits de l’homme qui s’arrêtent aux frontières ou à la couleur de peau. Accepter que certains soient « moins humains » que d’autres, c’est permettre la destruction de l’édifice entier de notre dignité. La quatrième leçon, enfin, c’est que l’indifférence est une complicité. Le colonialisme prospère dans l’habitude et le confort des consciences qui s’accommodent de la souffrance lointaine. Dès que la vie de l’autre devient une statistique ou un « dossier », nous préparons le lit des barbaries futures. Lire Césaire aujourd’hui est un acte de vigilance absolue : c’est refuser la chosification sous toutes ses formes, qu’elles soient économiques ou sécuritaires, et tenir l’humanité entière pour seule mesure afin de ne plus jamais laisser la force devenir la loi.



🗣️ @floraghebali : "J'ai toujours pensé qu'il fallait 1 jour férié sur le calendrier musulman, 1 jour sur le calendrier juif et 1 sur le calendrier catholique. 1 jour pour les 3 religions. C'est un respect d'intégration. Le pays a changé." #GGRMC

On n’arrête pas un peuple qui mange @emma_frr @MarieMesmeur












