Gilbert Antonella
94 posts

Gilbert Antonella
@GilbertAntonel1
Carpe diem


Ça c’est Patrick Bruel Benguigui. Patrick c’est un enfance dans un milieu relativement aisé, ses parents étaient enseignants à Oran, en Algérie. Patrick c’est l’exil, il quitte l’Algérie en 1962, et s’installe en France en banlieue parisienne. Avant cela ses parents se sont séparés et c’est sa mère qui va l’élever. Patrick c’est la musique, il s’intéresse très tôt à la musique, il écoute Jacques Brel, Brassens, Gainsbourg et apprend la guitare. Sa mère se remarie avec un architecte issu de la bourgeoisie catholique de Niort, sa belle famille l’initie alors au poker, au bridge et aux échecs. Patrick c’est l’échec scolaire, élève au collège Henri IV puis au lycée François Villon, il rate son bac. Il le repassera en candidat libre, non sans avoir obtenu son premier rôle dans le « Coup de Sirocco »après une tentative au culot de passer un casting. Patrick c’est le cinéma, il jouera ainsi dans quelques navets comme Les Diplômés du dernier rang, ou encore Le Grand Carnaval. Patrick c’est également le chanteur, en 1986 il sort son premier album De face qui sera un échec, tenace, il ne renonce pas et parvient à obtenir une seconde chance. Il chante alors à l’Olympia devant une foule en délire. Dans le même temps, il devient de plus en plus populaire au cinéma. Patrick c’est aussi un effet de mode de 1990 jusqu’en 2003/2005. Il devient une véritable star nationale, et est régulièrement harcelé par ses fans. Patrick c’est l’engagement, dans les années 1990 il prend position contre le Front National, l’extreme-drooouuuuuaaaate et le racisme. Dans le même temps, il prend position en faveur de toutes les opérations militaires israéliennes même illégales. Pigé les gueux ? Les racelards c’est vous. Patrick c’est le maintien, après 2000 il continue à se nourrir sur son art, il sort en 2002 des reprises de chansons des années 1930 à 1950, en 2006 un album sur sa vie pleine de trous, en 2007, il préside le jury des Miss France, et il publie un livre en 2011. Patrick c’est la bonté, ainsi il se rapprochera de Dominique Grauss-Queue, malgré l’accident de serpent qu’il aura eu avec une femme de ménage noire qui d’après Jean-François Kahn pouvait bien se faire « trousser », ben oui, une bonne, c’est fait pour ça. Patrick c’est aussi l’hypocrisie « socialiste » il s’élèvera contre la taxe à 75% décidée par François Hollande. Payer c’est pour les autres. Patrick c’est le sectarisme, ainsi il refusera de se produire dans des villes ayant voté pour le Front National. Cela vaudra à Jean-Marie Le Pen de gros ennuis sur une phrase totalement sortie de son contexte où il était question de « fournée » le délire médiatique fera le reste. Patrick c’est aussi le système, il votera à deux reprises pour Emmanuel Macron pour « faire barrage à la haine ». Patrick c’est aussi le social, il se produit aux spectacles des Enfoirés afin de collecter des dons pour les Restos du Cœur. Patrick est un petit artiste, mais un grand hypocrite, parfaite représentation d’un petit showbizz hors-sol et déconnecté des réalités populaires du haut de sa tour d’ivoire. Grand donneur de leçon, Patrick ferait mieux de régler ses problèmes de dualités et de binarités très mal campées avant de donner des leçons de morale aux Français.


















