

Gloire Kanda
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@GloireKanda
Engineer in Civil engineering, CADD Drafter, and Land Surveyor. Computer Science student.





#RDC: Les État-Unis attendent de Kinshasa, la neutralisation des FDLR et de ses groupes associés. (Officiel)



#RDC: Les État-Unis attendent de Kinshasa, la neutralisation des FDLR et de ses groupes associés. (Officiel)






Usher brings Craig David on stage 🔥

Le Président de la République a été reçu par son homologue @jlprdeangola à Luanda. L’Angola annonce qu’il va entreprendre des initiatives dans le cadre de la médiation.














L'ARMEE N'EST PAS FAITE POUR TOUT LE MONDE. J'IRAI MÊME LOIN, EN DISANT QU'ELLE N'EST PAS FAITE POUR TOUTES LES CULTURES !!! Penser autrement... remettre en question les certitudes établies... oser aborder les sujets que beaucoup préfèrent éviter… Voilà ce qui me vaut d’être constamment incompris. Mes idées, souvent disruptives, suscitent l’hostilité de ceux qui préfèrent les discours uniformes et consensuels. Parce que je refuse d’adhérer à une pensée unique, parce que je choisis d’analyser les faits sans filtre ni complaisance, je me retrouve affublé de qualificatifs absurdes du genre "poison rwandais", "armée numérique du Rwanda", "pro-rwandais" et bien d’autres. Pourtant, tout ce que nous écrivons ici, nous le faisons avec un seul objectif : contribuer, par la réflexion, à la construction de ce Congo nouveau que nous rêvons léguer à nos enfants. Un Congo libre, fort, éclairé, bâti sur la lucidité et la vérité, et non sur des illusions confortables. Oui, ce tweet est osé. Mais le feu patriotique qui brûle en moi ne me laissera jamais me taire. L’amour du Congo, le vrai, ne consiste pas à flatter les puissants ni à suivre le troupeau, mais à oser dire la vérité, même quand elle dérange. "Kwanga ba tikela ba téke", disons-nous souvent. Cet adage traduit une reconnaissance unanime : la préparation du "kwanga" est une maîtrise propre aux Téké. Jamais l’on ne pourrait comparer un "kwanga" façonné par un Téké à celui d'une autre région, fût-elle aussi talentueuse dans d’autres domaines. Un "kwanga" préparé par quelqu’un du Kivu, par exemple, ne pourra jamais rivaliser avec celui d’un Téké. Nous avons toujours su, parfois inconsciemment, attribuer à nos différentes communautés des aptitudes spécifiques qui les distinguent : => Les Bakongo, à travers les Kinduelo, les Dokolo, ont démontré un talent inné pour les affaires, un sens commercial qui traverse les générations; => Les Baluba se distinguent par leur goût prononcé pour l’autosatisfaction, cette propension à se glorifier eux-mêmes... une fierté qui, bien que parfois critiquée, n’en demeure pas moins une force de motivation pour avancer et conquérir. => Les "Baswahili" sont souvent décrits comme de grands consommateurs d’alcool, avec une réputation de sournoiserie, une caractéristique qui, dans bien des cas, s’est transformée en un art de la survie et de l’adaptabilité en milieux hostiles. Loin d’être un facteur de division, nos différences constituent la richesse même de notre identité nationale, l'identité Congolaise. C’est dans cette complémentarité que devrait résider notre véritable puissance en tant que Peuple. Si nous sommes capables de reconnaître ces spécificités sans en faire un débat, pourquoi avons-nous tant de mal à admettre que certains parmi nous portent l’art militaire dans le sang? Pourquoi nier l’évidence qu’au sein de notre vaste nation, certains groupes ont une affinité naturelle avec la guerre, la stratégie et le maniement des armes? Reconnaissons les forces de chacun de nos Peuples. Exploitons-les intelligemment. C'est ainsi que nous avancerons, ensemble, sans errer indéfiniment. Au cours des 25 dernières années, nos compatriotes de Masisi et de Rutshuru nous ont donné de véritables leçons de bravoure. C'est des tacticiens redoutables en art militaire. Reconnaissons-le! Lorsque les Belges ont occupé le territoire qui allait devenir la République démocratique du Congo, ils ne se sont pas contentés de coloniser les terres et d’exploiter les ressources. Ils ont étudié en profondeur chaque peuple, analysé ses forces et ses faiblesses, décortiqué sa philosophie, sa psychologie et sa manière d’interagir avec l’autorité et la guerre. Ce travail n’avait rien d’improvisé. Il s’agissait d’un plan méthodique, fondé sur des observations précises, visant à modeler l’administration coloniale et, surtout, à bâtir une armée qui servirait loyalement leurs intérêts. C'est ainsi que pendant plusieurs décennies, l’idée que les Equatoriens ("Bangala") étaient les combattants par excellence s’est répandue et imposée comme une évidence. Les Belges ont façonné et entretenu ce mythe, s’appuyant sur des critères qui répondaient à leur stratégie impériale. Mais l'histoire récente de la RDC, notamment ces 25 dernières années, a apporté un contrepoint majeur à cette vision. Elle a révélé que nos compatriotes des territoires de Masisi et de Rutshuru étaient des combattants hors normes, des guerriers qui ne reculent devant rien. Est-ce lié à leur environnement montagneux? Leur mode de vie d’éleveurs et de pasteurs, qui exige endurance, adaptation et une résilience à toute épreuve? Je ne sais pas. Si la RD Congo était dirigée par des autorités visionnaires, dotées d'une ambition réelle de bâtir une armée forte et redoutable, alors les fils de Masisi et de Rutshuru seraient aujourd’hui le fer de lance de cette force militaire à construire. Dans une armée bien pensée, ils ne seraient pas perçus comme des ennemis, mais comme un atout stratégique inestimable. Car s’il y a une vérité implacable, c'est que ces hommes ont été forgés par la guerre. Tous les 4 à 5 ans, depuis plus de 25 ans, ils ont été projetés dans des combats, confrontés aux réalités du front, contraints d’apprendre la guerre non pas dans les salles de classe des académies militaires, mais sur le champ de bataille lui-même. Ils n’ont pas appris la stratégie sur des tableaux noirs, mais en manœuvrant sur des terrains accidentés, en anticipant l’ennemi, en s’adaptant aux embuscades, en repoussant des offensives, en survivant là où d’autres s’effondrent et fuient même avant l'arrivée de l'ennemi. Des gens comme Sultani Makenga, qui n'a peut-être pas achevé la deuxième année de secondaire, mais il a démontré sur le terrain une intelligence tactique et stratégique capable de mettre en déroute des Généraux formés dans les plus grandes académies militaires du monde. Ce constat n’a rien d’une apologie du M23, mais il met en lumière une vérité militaire incontournable : dans un monde pragmatique, une nation qui veut se doter d’une armée puissante absorbe et canalise les meilleures compétences de la guerre... et nos compatriotes de cette partie du pays sont des éléments à considérer dans cette armée à bâtir. Si demain, la RD Congo est véritablement pacifiée, ces hommes devraient être domestiqués et encadrés, afin qu’ils deviennent les piliers d’une armée capable de défendre notre souveraineté sans jamais se laisser impressionner par le voisin rwandais. Car une armée forte ne se construit pas sur des discours, mais sur la discipline, l’expérience du terrain et la maîtrise des tactiques de guerre. Et cette expérience, ces hommes l’ont acquise dans le feu des batailles. Tant que nous ne corrigerons pas cette erreur, tant que nous resterons prisonniers d’une vision étriquée de la défense nationale, nous continuerons à errer, à reculer, à subir. L’histoire jugera sévèrement ce manque de pragmatisme et d’intelligence collective. Benjamin Babunga Watuna