Gloire Kanda

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Gloire Kanda

Gloire Kanda

@GloireKanda

Engineer in Civil engineering, CADD Drafter, and Land Surveyor. Computer Science student.

California, USA Katılım Eylül 2017
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Paulette Kimuntu Kim
Paulette Kimuntu Kim@KimKimuntu·
Ce n’est pas juste une coiffure. Ce n’est pas juste des tresses. C’est un message. C’est une identité. C’est une déclaration silencieuse mais puissante. Sur la télévision nationale congolaise, une journaliste choisit d’apparaître avec ses cheveux naturels tressés. Pas pour faire le buzz. Pas pour provoquer. Mais simplement pour être elle-même. Et ça, c’est déjà révolutionnaire. ✊🏾 Pendant longtemps, les standards imposés ont voulu nous faire croire que le professionnalisme avait un seul visage. Une seule texture. Une seule norme. Aujourd’hui, l’image change. Et elle change parce que certaines personnes osent. Oser porter ses racines. Oser montrer sa culture. Oser redéfinir ce que signifie être présentable. La vraie élégance, ce n’est pas de se conformer. La vraie élégance, c’est d’assumer qui on est. Nos cheveux ne sont pas un obstacle. Nos cheveux ne sont pas un problème. Nos cheveux sont notre couronne. 👑 Si toi aussi tu penses que les cheveux afro, les tresses et les coiffures naturelles ont toute leur place partout à l’école, au bureau, à la télé alors ce post est pour toi. ❤️ Fierté 🌍 Culture ✨ Authenticité La normalisation commence par la visibilité. #CheveuxNaturels #FiertéAfricaine #BlackExcellence #BeautéAuthentique #AfroHair #Congo #Representation #NaturalBeauty #Identity #AfricaRising
Paulette Kimuntu Kim tweet media
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@AleshOfficiel Pour définitivement clore cet alibi et mettre le Rwanda dos au mur, je suggère même que les opérations soient menées par les deux armées sous supervision des USA.
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King Lesh 👑
King Lesh 👑@AleshOfficiel·
Quand l’accent sera mis sur ce point, j’espère que nous (RDC) saurons tenir nos engagements.
Stanis Bujakera Tshiamala@StanysBujakera

#RDC: Les État-Unis attendent de Kinshasa, la neutralisation des FDLR et de ses groupes associés. (Officiel)

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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@Aldysheky d’être en connivence avec ces prétendus, voire quasiment inexistant groupe revient à défendre l’ennemi. Tout cela alors même que le Rwanda occupe des zones supposées être tenues par ces prétendu groupe. Sans oublier toutes les opérations menées sous Kabila.
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@Aldysheky Cet alibi des FDLRs ne tient plus la route. Il faudra en tout cas trouver une autre excuse. Vous êtes prêts à pactiser avec l’ennemi simplement parce que vous n’aimez pas la tête de Tshisekedi. Certes, il y a des failles dans la gestion actuelle du pays, mais accuser Tshisekedi
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Fally Ipupa
Fally Ipupa@fallyipupa01·
2006-2026. 20 ans de musique. 20 ans de passion, de combats, de partage. 20 ans avec vous. De Droit Chemin à Formule 7, de Kinshasa au Stade de France, chaque pas, chaque note, chaque victoire porte votre nom. 👑🦅 Aujourd’hui c’est avec une immense fierté que je vous annonce la sortie en 2026 de mon huitième album solo ‘XX’. La date exacte ne saurait tarder… XX est mon merci, un hommage à tout ce que nous avons vécu ensemble… et à tout ce qui vient.
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GABRIEL 🪽
GABRIEL 🪽@thegabriel72·
This is absolutely soul-shattering... Please God, watch over him
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2000s
2000s@PopCulture2000s·
23 years ago today, nelly and kelly rowland released ‘dilemma’
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YONDAIME
YONDAIME@NsumbuGorby4·
@_Joel_Mputu C'est quand j'écoute ces chansons que je me rend compte que j'ai vieilli. @GloireKanda tu te rappelles mon frere ?
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The Long Form Podcast
The Long Form Podcast@TheLongFormRw·
“The FARDC were planning to provoke Rwanda” Marc Hoogsteyns (@MarcHoogsteyns) reveals that M23 had to act fast to protect Goma and Rwanda from a planned attack by the Interahamwe, FDLR, and FARDC. You can now follow the conversation on our YouTube channel and on your favorite podcast streaming platforms. #Rwanda #DRCconflict #M23_AFC #thelongformrwanda
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@philclark79 It has been documented by the UN that those FDLRs reintegrated into the RDF are sent back to Congo to fight.
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Phil Clark
Phil Clark@philclark79·
To those international actors who say #Rwanda exaggerates the threat of #FDLR: eliminate them. Call Rwanda's supposed bluff & eliminate FDLR. As long as FDLR remains, with the support of the Congolese state, Rwanda will continue to cite this as a major security threat. 1/2
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
Vous ne pouvez pas continuellement brandir la carte des FDLR comme excuse pour déstabiliser le Congo, car cela ne tient plus la route. Combien de ces fameux FDLR avez-vous capturés ? Aujourd'hui, vous nous parlez d'eux en disant qu'ils ont répandu leurs idéologies, mais vous êtes incapable de fournir des preuves de leur présence. Il y a eu des opérations mixtes entre les deux armées, et selon le Rwanda, cela a été un succès. Un rapport clair a établi que ces FDLR rapatriés sont aujourd'hui utilisés par le gouvernement rwandais pour combattre au Congo. Même si le Congo vous accorde la traque des soi-disant FDLR, demain vous trouverez d'autres excuses.
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@jacksonmukunda Malheureusement, il ne sera pas inquiété. Un monsieur qui excelle dans les anti-valeurs.
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Jackson Mukunda 杰克
Jackson Mukunda 杰克@jacksonmukunda·
Qu'est-ce que ce monsieur a-t-il déjà apporté de positif dans notre pays? Quel problème lui et tous les autres de sa bande comptent-ils résoudre avec de tels discours?
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Son of Congo, NGO 🇺🇸🇨🇩 🐆
Let’s be Clear and very Clear, M23/AFC is a terrorist group, not a rebellion, not a political armed force, revolutionary force and absolutely not a liberation force, actions speak louder then words.
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
Sincèrement, il ne faut rien attendre des politiciens congolais. En quoi le M23/RDF n’est-il pas un groupe anarchiste ? Tout ce qui importe à ces gens, ce sont leurs intérêts personnels. Après avoir mis le pays dans la merde avec le deal à l'Africaine, il refait surface pour légitimer l'agression rwandaise, masquée sous l'étiquette du soi-disant M23.
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Stanis Bujakera Tshiamala
Stanis Bujakera Tshiamala@StanysBujakera·
#RDC #M23: « la crise ne se limite pas aux actions incontrôlées du M23 - présenté à tort comme un groupe anarchiste, un proxy d'un État étranger sans revendications légitimes - ni à un simple désaccord entre la RDC et le #Rwanda », Joseph Kabila dans une tribune partagée par son équipe
Stanis Bujakera Tshiamala tweet media
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Gloire Kanda
Gloire Kanda@GloireKanda·
@benjimk Sauf erreur de ma part, il n’a pas fait allusion au cuivre mais au cobalt et au coltan.
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Benjamin Umba
Benjamin Umba@benjimk·
🇨🇩🔥 Le président de la RDC aurait proposé aux États-Unis une part dans les minerais congolais (cuivre et cobalt) pour inciter Trump à mettre fin à la guerre soutenue par le Rwanda, selon le New York Times. Mais pourquoi parle-t-on toujours seulement du cuivre et du cobalt ? 🤔 Le Congo regorge aussi de pétrole 🛢️, diamants 💎, coltan 📱, or 🏆 et bien d’autres richesses stratégiques.
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Vivuya S. Lukogho
Vivuya S. Lukogho@TheMwamiDRC·
Je pense que nous pécherions collectivement par essentialisation ethnique ou génétique de certaines compétences militaires, si ce n’est par un raccordement frauduleux et romantisé à certains pans de l’histoire de nos forces armées. Il m'a semblé nécessaire d'apporter ma petite contribution à ce débat. Je précise que mes propos ne sont pas ordonnés : 1° Le M23 reste cantonné aux montagnes, un avantage stratégique temporaire. Le M23 n’a pas démontré une force de frappe hors de son territoire montagneux. Il bénéficie d’une maîtrise du terrain, d’une logistique fluide et d’un approvisionnement ininterrompu en hommes, armes et vivres grâce à la proximité des frontières rwandaise et ougandaise. Tant qu’il ne se projette pas au-delà de 100 km de ces bases logistiques, son apparente invincibilité reste une illusion tactique. Les FARDC ne disposent pas d'un régiment Alpin : Ça n'a jamais été une priorité pour Kinshasa. 2°. Les FARDC reculent pour protéger les civils, pas par faiblesse. Ça fait mal, mais c'est vrai. Contrairement au M23, qui instrumentalise l’identité ethnique sans se soucier des populations, les FARDC évitent d’exposer les civils au combat. D’où certains décrochages stratégiques, comme cela a été observé à Bukavu ou Kirumba. Ce n’est pas nécessairement une déroute militaire, mais une tentative de limiter les massacres. 3°. Makenga est un pion, une chaire à canon, et pas vraiment un stratège militaire. Celui qui se fait appeler Sultani Makenga est une création de l’APR (Armée Patriotique Rwandaise). Son image de génie militaire est exagérée pour intimider ses adversaires, une propagande entretenue. En 2013, lorsqu’il a perdu son appui rwandais, il s’est écroulé en quelques semaines. Son efficacité repose uniquement sur le soutien technologique et logistique du Rwanda et de l’Ouganda. Sinon, un fauve blessé, sans réel objectif, si ce n'est se dissimuler parmi des cibles civiles, pour exploiter la faiblesse ennemie. 4°. La guerre de l’information biaise la perception des forces en présence. Nous sommes focalisés sur la déroute récente et non sur le temps. Notre perception est biaisée par l'immédiateté. La désinformation orchestrée par Kinshasa et Kigali alimente une illusion d’invincibilité des troupes ennemies. Les FARDC sont démoralisées par des narratifs contradictoires qui sapent leur confiance. Une guerre se gagne aussi par la maîtrise du discours stratégique, et la RDC est encore en retard sur ce point. N'oubliez pas que nous combattons en défensive. 5°. La reethnicisation récente de l'ossature militaire est une erreur stratégique et le seul responsable c'est Tshisekedi. L’erreur de croire que l’armée congolaise a été dominée par une seule ethnie remonte à la colonisation. Et il ne faut pas confondre l'institionnalisation du Lingala comme langue des armées au "Bangalisation" des armées. La Force Publique, puis l’ANC sous Mobutu, et enfin les FAZ et les FARDC, ont toujours été multiethniques. Cependant, la politique récente de Tshisekedi a déconstruit cette dynamique en introduisant des réseaux ethniques de protection du régime au détriment de la défense nationale. Résultat ? Beaucoup d’officiers préfèrent l’inertie pour éviter d’être impliqués dans des guerres politiques internes internationalisées. 6°. Le mythe de l'invincibilité des milices du Kivu est un mirage. L’argument selon lequel les milices du Kivu seraient des guerriers supérieurs ne tient pas. Le RCD, le CNDP et le M23 ont perdu plusieurs batailles, malgré le soutien du Rwanda. Ils ont accumulé des défaites répétées sous le RCD, notamment 15 fois entre Kanyabayonga et les Armoiries, malgré des positions avancées à la Rwindi et sur le lac à Vichumbi. En 2009, le CNDP a été écrasé grâce à la stratégie de dédoublement (méthode Amisi-Kahimbi) appliquée par les FARDC. En 2013, la Brigade d’Intervention de la MONUSCO et les FARDC ont anéanti le M23, après qu'ils ont été à nouveau dédoublés et chassés d'en dehors des cibles civiles. Si ces combattants étaient si redoutables, ces défaites successives n’auraient jamais eu lieu. 7°. La chute des FAZ en 1997 était plus un problème interne, et vraiment pas une supériorité ennemie. Lorsque l'APR et les nouvelles recrues congolaises sous le label AFDL ont conquis la RDC en quelques mois, ce n’est pas parce qu’ils étaient une force militaire supérieure. Les FAZ étaient gangrénées par l’affairisme comme aujourd'hui, manquaient de commandement et de soutien politique. Ce n’est pas l’ennemi qui était fort, c’était nous qui étions désorganisés. Comme aujourd'hui. 8°. L’expérience du combat ne remplace pas une armée bien structurée. Lorsqu’il a perdu confiance dans ses officiers, Mobutu a misé sur la DSP (ex-Garde Spéciale Présidentielle) composée de "soldats naturels". Pourtant, en 1997, cette "élite" s’est écroulée sans combattre, prouvant que l’armée ne se construit pas sur l’instinct, mais sur la structure et la discipline. Quarante jours à ramper ne remplacent en Centre d'instruction. Et dix ans à tirer sur des civils ne remplacent pas des vrais entraînements. 9°. Les réels stratèges militaires congolais ne sont pas des chefs de guerre tribaux. L’efficacité d’une armée repose sur le commandement et la planification stratégique. Des officiers comme Mamadou Ndala, Masunzu, Kasikila, Agolowa, Simba Hussein, Donatien Mahele et Lucien Bahuma ont démontré qu’un bon stratège ne se mesure pas au nombre de batailles livrées, mais à sa capacité à organiser, anticiper et exécuter des opérations militaires complexes ; quitte à tremper dans l'insubordination envers le politique. 10°. Les milices pro-Kigali ou pro-Kinshasa du Kivu sont une menace, pas une solution. Les milices du Kivu, notamment le M23, le CNDP et certains groupes Maï-Maï labellisés "Wazalendo", ont toujours eu une double allégeance qui met en péril la souveraineté nationale. Une armée forte ne peut pas être bâtie avec des éléments déloyaux et ethnicistes, mais avec des soldats entièrement fidèles à l’État, à la République et non à une communauté régionale, non moins à la survie d'un régime tribaliste. D'où, à mon humble avis, la RDC n’a pas besoin d’une armée ethnique ou régionalisée, mais d’une institution militaire professionnelle, disciplinée et patriote. Le pragmatisme ne justifie pas l’intégration de forces potentiellement déloyales. Absorber les milices de Masisi et Rutshuru dans les FARDC n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais tant que la question de la loyauté n’est pas réglée. Une armée efficace ne se construit ni sur la guerre permanente ni sur des alliances ethniques, mais sur une structure bien organisée, une discipline rigoureuse et une vision nationale cohérente. PS. Il y a tout un chapitre sur la fabrique des FARDC dans ce bouquin : a.co/d/0H8iaAD
Vivuya S. Lukogho tweet media
Benjamin Babunga Watuna@benbabunga

L'ARMEE N'EST PAS FAITE POUR TOUT LE MONDE. J'IRAI MÊME LOIN, EN DISANT QU'ELLE N'EST PAS FAITE POUR TOUTES LES CULTURES !!! Penser autrement... remettre en question les certitudes établies... oser aborder les sujets que beaucoup préfèrent éviter… Voilà ce qui me vaut d’être constamment incompris. Mes idées, souvent disruptives, suscitent l’hostilité de ceux qui préfèrent les discours uniformes et consensuels. Parce que je refuse d’adhérer à une pensée unique, parce que je choisis d’analyser les faits sans filtre ni complaisance, je me retrouve affublé de qualificatifs absurdes du genre "poison rwandais", "armée numérique du Rwanda", "pro-rwandais" et bien d’autres. Pourtant, tout ce que nous écrivons ici, nous le faisons avec un seul objectif : contribuer, par la réflexion, à la construction de ce Congo nouveau que nous rêvons léguer à nos enfants. Un Congo libre, fort, éclairé, bâti sur la lucidité et la vérité, et non sur des illusions confortables. Oui, ce tweet est osé. Mais le feu patriotique qui brûle en moi ne me laissera jamais me taire. L’amour du Congo, le vrai, ne consiste pas à flatter les puissants ni à suivre le troupeau, mais à oser dire la vérité, même quand elle dérange. "Kwanga ba tikela ba téke", disons-nous souvent. Cet adage traduit une reconnaissance unanime : la préparation du "kwanga" est une maîtrise propre aux Téké. Jamais l’on ne pourrait comparer un "kwanga" façonné par un Téké à celui d'une autre région, fût-elle aussi talentueuse dans d’autres domaines. Un "kwanga" préparé par quelqu’un du Kivu, par exemple, ne pourra jamais rivaliser avec celui d’un Téké. Nous avons toujours su, parfois inconsciemment, attribuer à nos différentes communautés des aptitudes spécifiques qui les distinguent : => Les Bakongo, à travers les Kinduelo, les Dokolo, ont démontré un talent inné pour les affaires, un sens commercial qui traverse les générations; => Les Baluba se distinguent par leur goût prononcé pour l’autosatisfaction, cette propension à se glorifier eux-mêmes... une fierté qui, bien que parfois critiquée, n’en demeure pas moins une force de motivation pour avancer et conquérir. => Les "Baswahili" sont souvent décrits comme de grands consommateurs d’alcool, avec une réputation de sournoiserie, une caractéristique qui, dans bien des cas, s’est transformée en un art de la survie et de l’adaptabilité en milieux hostiles. Loin d’être un facteur de division, nos différences constituent la richesse même de notre identité nationale, l'identité Congolaise. C’est dans cette complémentarité que devrait résider notre véritable puissance en tant que Peuple. Si nous sommes capables de reconnaître ces spécificités sans en faire un débat, pourquoi avons-nous tant de mal à admettre que certains parmi nous portent l’art militaire dans le sang? Pourquoi nier l’évidence qu’au sein de notre vaste nation, certains groupes ont une affinité naturelle avec la guerre, la stratégie et le maniement des armes? Reconnaissons les forces de chacun de nos Peuples. Exploitons-les intelligemment. C'est ainsi que nous avancerons, ensemble, sans errer indéfiniment. Au cours des 25 dernières années, nos compatriotes de Masisi et de Rutshuru nous ont donné de véritables leçons de bravoure. C'est des tacticiens redoutables en art militaire. Reconnaissons-le! Lorsque les Belges ont occupé le territoire qui allait devenir la République démocratique du Congo, ils ne se sont pas contentés de coloniser les terres et d’exploiter les ressources. Ils ont étudié en profondeur chaque peuple, analysé ses forces et ses faiblesses, décortiqué sa philosophie, sa psychologie et sa manière d’interagir avec l’autorité et la guerre. Ce travail n’avait rien d’improvisé. Il s’agissait d’un plan méthodique, fondé sur des observations précises, visant à modeler l’administration coloniale et, surtout, à bâtir une armée qui servirait loyalement leurs intérêts. C'est ainsi que pendant plusieurs décennies, l’idée que les Equatoriens ("Bangala") étaient les combattants par excellence s’est répandue et imposée comme une évidence. Les Belges ont façonné et entretenu ce mythe, s’appuyant sur des critères qui répondaient à leur stratégie impériale. Mais l'histoire récente de la RDC, notamment ces 25 dernières années, a apporté un contrepoint majeur à cette vision. Elle a révélé que nos compatriotes des territoires de Masisi et de Rutshuru étaient des combattants hors normes, des guerriers qui ne reculent devant rien. Est-ce lié à leur environnement montagneux? Leur mode de vie d’éleveurs et de pasteurs, qui exige endurance, adaptation et une résilience à toute épreuve? Je ne sais pas. Si la RD Congo était dirigée par des autorités visionnaires, dotées d'une ambition réelle de bâtir une armée forte et redoutable, alors les fils de Masisi et de Rutshuru seraient aujourd’hui le fer de lance de cette force militaire à construire. Dans une armée bien pensée, ils ne seraient pas perçus comme des ennemis, mais comme un atout stratégique inestimable. Car s’il y a une vérité implacable, c'est que ces hommes ont été forgés par la guerre. Tous les 4 à 5 ans, depuis plus de 25 ans, ils ont été projetés dans des combats, confrontés aux réalités du front, contraints d’apprendre la guerre non pas dans les salles de classe des académies militaires, mais sur le champ de bataille lui-même. Ils n’ont pas appris la stratégie sur des tableaux noirs, mais en manœuvrant sur des terrains accidentés, en anticipant l’ennemi, en s’adaptant aux embuscades, en repoussant des offensives, en survivant là où d’autres s’effondrent et fuient même avant l'arrivée de l'ennemi. Des gens comme Sultani Makenga, qui n'a peut-être pas achevé la deuxième année de secondaire, mais il a démontré sur le terrain une intelligence tactique et stratégique capable de mettre en déroute des Généraux formés dans les plus grandes académies militaires du monde. Ce constat n’a rien d’une apologie du M23, mais il met en lumière une vérité militaire incontournable : dans un monde pragmatique, une nation qui veut se doter d’une armée puissante absorbe et canalise les meilleures compétences de la guerre... et nos compatriotes de cette partie du pays sont des éléments à considérer dans cette armée à bâtir. Si demain, la RD Congo est véritablement pacifiée, ces hommes devraient être domestiqués et encadrés, afin qu’ils deviennent les piliers d’une armée capable de défendre notre souveraineté sans jamais se laisser impressionner par le voisin rwandais. Car une armée forte ne se construit pas sur des discours, mais sur la discipline, l’expérience du terrain et la maîtrise des tactiques de guerre. Et cette expérience, ces hommes l’ont acquise dans le feu des batailles. Tant que nous ne corrigerons pas cette erreur, tant que nous resterons prisonniers d’une vision étriquée de la défense nationale, nous continuerons à errer, à reculer, à subir. L’histoire jugera sévèrement ce manque de pragmatisme et d’intelligence collective. Benjamin Babunga Watuna

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