Isabelle retweetledi

Des aides. Encore des aides. Toujours des aides. Les agriculteurs, comme les pêcheurs, ne font pas l'aumône. Ils attendent qu'on les respecte, qu'on les considère comme des entrepreneurs et qu'on les libère du poids des normes, des surtranspositions et des contraintes réglementaires et fiscales qui les plombent depuis tant d'années.
Les annonces de ce matin ne sont une nouvelle fois pas à la hauteur de ces enjeux. Quand les mesures exceptionnelles deviennent récurrentes, elles révèlent un problème structurel.
Ce problème s'appelle la dépendance. L'Europe importe 12,86 millions de tonnes d'urée par an. Ses premiers fournisseurs sont l'Égypte, la Russie et l'Algérie. Voilà ce qu'il se cache derrière notre souveraineté alimentaire quand on ne se donne pas les moyens de la traduire en actes.
La réponse à leur apporter réside dans la relocalisation de la production d'engrais, le développement des engrais organiques issus de nos filières d'élevage, notamment porcin et avicole, l'investissement dans les engrais à base d'hydrogène, la construction d'usines dédiées.
Un cercle vertueux que nous avons laissé se défaire par manque de cohérence industrielle. Le sujet est sur la table depuis des années. Les crises se succèdent, les annonces aussi. Sans effet.
Les agriculteurs ne demandent pas des prêts qu'ils auront du mal à rembourser. Ils ne veulent pas des reports de taxes qu'ils devront payer. Ils ont besoin de compétitivité et de liberté. C'est tout le projet de @Nouv_Energie
BFM@BFMTV
🔴 Les annonces de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, pour aider les agriculteurs en difficultés: - Grand plan engrais - Reports de cotisations sociales - Prêts carburants à courts termes - Prêts structurels à hauteur de 500 millions
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