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@PerseusLeGrand Il existe, à Paris, un restaurant où l'on ne mangerait que du fromage. Est-ce vrai ? Merci.
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@Paroles_auteurs Chiant est un vilain mot pour moi. Je lui préfère mille fois celui de pénible.
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"Vieillir, c'est chiant.
J’aurais pu dire :
vieillir, c’est désolant,
c’est insupportable,
c’est douloureux, c’est horrible,
c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.
On était bien dans sa peau.
On se sentait conquérant. Invulnérable.
La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante.
Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps –
mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard.
Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans "l’apartheid de l’âge".
Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.
« Avec respect »,
« En hommage respectueux »,
« Avec mes sentiments très respectueux ».
Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ?
Les cons !
Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
J’ai failli la gifler....
Puis la priant de se rassoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée.
J’ai pensé que… » Moi aussitôt :
«Vous pensiez que…?
-- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous assoir.
– Parce que j’ai les cheveux blancs?
– Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-
- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous?
–Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors?
– Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, Ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages,
Ni aux spectacles, ni aux livres,
Ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant
soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,
soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révèleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.
Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.
Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital.
En années? En mois? En jours?
Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.
Après nous, le déluge? Non, Mozart."
Bernard Pivot, Les mots de ma vie

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@jacobshukuru Je naquis au début d'un mois de février glacial, L'horloge de la chambre parentale sonnait 18 heures et le carillon de l'église appelait les fidèles pour assister à l'office.
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@csibon27 Mes parents me disaient toujours : "C'est pour bien réussir ton existence future que tu dois bien travailler à l'école, collège, lycée. Ce n'est pas pour nous faire plaisir." Hélas, à part toutes les matières littéraires, l'histoire, la géo, le latin, je n'aimais rien.
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@PsyGuy007 Out of Africa. J'avais d'abord adoré le livre de Karen Blixen qui reste, au demeurant, toujours sur ma table de chevet.
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@memoart_dadrien Karen Blixen : La ferme africaine. C'est un livre que j'adore vraiment.
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@jmarc C'est un membre de la famille qui nous quitte. Nos animaux sont nos précieux trésors. Le vôtre s'est "endormi" dans vos bras, sans cri, ni trompette. Il vous sentait, il vous respirait, il était en confiance totale. Pour vous, c'est une déchirure sans nom. Le temps vous aidera.
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Cachou, 17 ans de bonheur et ce dernier été « bonus » qui s’est fini ce matin dans mes bras, dans un dernier câlin, sans souffrir, dans ta résidence de vacances, notre deuxième maison, que tu adorais tant et que tu détectais plusieurs kilomètres avant d’arriver. Je vais te pleurer longtemps. Les chats, les écureuils, les chiens des voisins, les lapins de garenne seront eux plus tranquilles et nous on va s’emmerder grave sans toi. Toi qui as été de tous nos voyages, qui aimait la clim et les bons restos en terrasse, un peu partout et toutes les météos, on n’ira pas cette année dans ce petit hôtel en Espagne sans toi, là où tu étais attendu chaque fois et où on était si bien ensemble, surtout au petit déjeuner.
❤️🐕🦺




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@memoart_dadrien Karen Blixen : La ferme africaine. C'est un livre que j'adore vraiment.
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