Carolina Magnolia
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Carolina Magnolia
@KarolMagnol
Historiadora del arte. Pintora y joyera. Cofrade y catequista. Franco-mallorquina. De tradición ortodoxa.
Mallorca Katılım Ocak 2022
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@Herrejon_Con_H @JuanMuncc Violada=enferma mental pero todavía con órganos útiles
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@JuanMuncc Cállate cerdo y respeta tanto la vida como la muerte ajena
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La route
Chaque respiration dans la maison portait l’odeur des munitions stockées depuis trop longtemps. L’air lui-même devenait combustible, prêt à exploser. Le fusil appuyé contre le mur semblait attendre le moment où sa forme deviendrait nécessaire. Sa présence suffisait à restructurer les conversations autour de lui, orientant tous les échanges vers l’inévitable.
Quand la balle traverse la chair, ce n’est pas la mort qui parle en premier, c’est le territoire. Dans le silence après la fusillade, il entendit le battement de son propre cœur et sut que c’était le dernier tambour de guerre qu’il écouterait jamais. Désormais, il danserait seul.
La blessure à l’épaule pulsait, envoyant des vagues de chaleur qui se propageaient jusqu’aux extrémités. La plaie à l’abdomen s’ouvrait et se refermait au rythme de sa respiration, exposant brièvement les organes internes qui semblaient converser entre eux dans un langage de contractions et de sécrétions. Le poison dans ses veines ralentissait tout sauf sa conscience. Il observait avec une clarté accrue comment son corps abandonnait progressivement chaque fonction.
La lune était pleine, rouge comme une plaie ouverte. Il enterra son fusil et comprit que la vraie arme, c’était le regard qu’il portait désormais sur le monde. Sur la route, il perdit la notion du temps. Et avec elle, la notion du bien et du mal. Il ne restait que le mouvement : avancer ou mourir. C’était la plus pure des prières.
Dans le territoire des loups, la prochaine respiration est une grâce. La meute de fantômes l’entoura lentement. Les loups ne dorment jamais vraiment. Ils attendent. La pluie tomba sur son visage ouvert vers le ciel. Et pour la première fois, il ne sentit plus le froid. Seulement l’immensité qui l’accueillait enfin comme l’un des siens.
Ses pensées étaient des serpents venimeux qui se tortillaient dans son crâne, injectant du poison dans chaque idée naïve… la boucle des regrets éternels. Tatouages de prophéties, tatouages de mensonges. Il collectionnait les regrets, les empilant comme des briques pour bâtir un mur infranchissable. Il construisit un labyrinthe dans son esprit, piégeant ses souvenirs pour qu’ils errent à jamais. Il fixait l’horizon pollué, regrettant les ciels de son enfance.
Chaque seconde s’étire en une éternité de tourment. La nuit s’ouvre comme un gouffre, avalant les heures dans un néant ; vide cosmique aspirant les émotions, silence funèbre enveloppant l’existence, étouffant les cris et transformant la vie en un enterrement prématuré.
La philosophie ne résolvait rien ; elle affinait simplement la précision avec laquelle nous pouvions nommer notre désespoir. L’existence n’avait pas de sens, et cette absence même était le sens le plus pur que nous puissions supporter sans perdre la raison. Toute quête de vérité absolue finissait par révéler que la vérité la plus absolue était notre incapacité permanente à l’atteindre. Il savait que la paix intérieure n’était pas l’harmonie, mais l’armistice fragile entre les factions en guerre perpétuelle de son être profond.
La quête de sens était le dernier opium ; ceux qui l’abandonnaient découvraient l’absurde. L’isolement était la condition première de toute existence pensante. La vérité philosophique ultime n’était pas cachée : elle était trop évidente, et c’est pourquoi nous passions nos vies à la recouvrir de récits élaborés. Le sens de la vie n’était pas à découvrir, mais à imposer comme un mensonge nécessaire pour empêcher l’effondrement immédiat de toute structure sociale. Le langage mourait étouffé. La société était un labyrinthe où la sortie menait à l’abîme.
Dans le silence nocturne, ses pensées se transformaient en juges impitoyables, prononçant des verdicts qu’il n’aurait jamais acceptés à la lumière du jour. L’empathie excessive était une forme de cannibalisme émotionnel qui dévorait les sentiments des autres pour nourrir un vide intérieur insatiable. Il sentait que son corps était devenu un territoire occupé par des habitudes qu’il avait choisies sous la contrainte, un champ de bataille où l’esprit menait une guérilla perdue d’avance.
Les lignes blanches de la route défilaient comme les pages d’un livre qu’il n’avait jamais voulu lire jusqu’au bout, et pourtant il tournait toujours la page suivante. La route l’avait avalé entier ; il n’était plus qu’un pouce levé dans le rétroviseur, un fantôme de vitesse qui laissait derrière lui des villes déjà mortes dans sa mémoire. Il conduisait la nuit, fenêtres ouvertes, la cigarette coincée entre les dents, et comprenait que la vitesse n’effaçait rien.
La pluie lavait la route. Il roulait comme dans un rêve dont il était à la fois l’auteur et le personnage secondaire. Le roman de sa vie n’avait pas de fin heureuse, seulement une fin nette, un point final. Il comprit que l’amour n’était pas une rencontre mais une collision.
Les fragments de souvenirs s’assemblaient incomplètement, tandis que des ombres de remords erraient, chassant des vérités perdues, les engloutissant comme à jamais. La nuit s’étirait en un long corridor où les pensées tournaient en rond sans jamais trouver la sortie. La route l’avait avalé entier.
Mehmet Yildiz politikastern.wordpress.com/2026/03/22/la-…

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Trump sur les Kurdes :
Nous ne voulons pas complexifier davantage ce conflit. Nous ne voulons pas voir de Kurdes blessés ou tués.
Nous entretenons de bonnes relations avec eux. Ils sont prêts à intervenir, mais je leur ai dit que je ne voulais pas qu'ils y aillent.
Clash Report@clashreport
Trump on Kurds: We don’t want to make the war any more complex than it already is. We don’t want to see the Kurds get hurt or killed. We’ve had a good relationship with them. They’re willing to go in, but I’ve told them I don’t want them to go in.
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