
Karolynn Lív Jrvn
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Karolynn Lív Jrvn
@KarolynnJrvn
Translator, insatiable wanderer, aspiring linguist, bookworm, music enthusiast 🕊




@MChalope Vous allez bouger votre cul surtout !


19 years old Barista served a coffee with swastika symbol on it to the elderly Jewish customer. It happened in the coffee shop, Coffee Cup, North London, customer complaint to the management and manager, Bekim Haradini fired barista the same day.





Un élu écolo parisien critique la « culture bourgeoise du beau », préférant les tags sur la petite ceinture à « l'esthétique parisienne des prétendument beaux quartiers ».







Certains textes, entièrement générés par l’IA, sont retweetés et loués par des milliers de gens intelligents. Ces textes sont parfois très bons (même si leur ton, assertif, polarisant et souvent sans nuance, peut être agaçant), mais je ne partage pas l’enthousiasme à leur égard. D’abord, il y a un enjeu de probité intellectuelle : s’appuyer sur des auteurs dont on n’a jamais lu une ligne ; présenter comme l'expression d'une réflexion personnelle ce qui sort de la machine, c’est jouer avec la crédulité de ses lecteurs. Surtout, cela annonce la fin de l’écrit comme médium de consommation culturelle. Demain, qui voudra prendre la peine d’écrire (passer des heures sur un texte ou des centaines d’heures sur un manuscrit) s’il sait non seulement qu’il peut obtenir un meilleur résultat en faisant travailler Claude cinq minutes (pratique dont ne se priveront pas ses “auteurs” concurrents), mais qu’en plus, on le soupçonnera dans tous les cas d’avoir fait générer son travail par une IA ? Et en retour, quel lecteur voudra lire un texte ayant une probabilité très élevée d'avoir été généré par Claude ? La lecture et l’écriture continueront peut-être d’exister encore quelques décennies, parce que des auteurs ont montré avant l’IA qu’ils savaient écrire, ont rendu leur subjectivité identifiable, et ceux-là conserveront peut-être un public. Mais dans quelques temps, je vois mal qui lira et écrira encore. Restera l'information brute, dont on se moque qu'elle soit générée par IA ou non ; et le contact oral avec des personnes que l'on a la certitude d'avoir en face de soi. Entre les deux, l'espace de la lecture (celui où nous apprenons à penser, à structurer un raisonnement) risque de se refermer. On pourrait objecter que cette évolution annonce peut-être la fin de l’écriture, mais pas de la lecture, puisque le contenu généré par l’IA est souvent de qualité. Les tweets IA plaisent déjà beaucoup, et les capacités des LLM progresseront encore (demain, l’IA sera sans doute plus créative, plus rigoureuse philosophiquement et analytiquement, que les humains les plus brillants). Mais je pense, et ce n’est qu’une hypothèse, que le succès de ces posts est temporaire : s’ils fonctionnent, c’est parce qu’ils ne sont pour l’instant par identifiés comme étant générés par l’IA. Ceux qui les louent les attribuent à la subjectivité d’un humain. Nous suivons certaines personnes, nous recherchons leur contenu et leur opinion parce qu’ils sont eux, non parce qu’ils sont un Claude indifférencié prompté correctement, reproductible en cinq minutes par n’importe qui. Le plaisir de la lecture tient aussi (surtout ?) au fait d’entrer en contact avec une autre conscience, de suivre les cheminements de sa pensée qui s'est construite contre le monde et qui a été façonnée par un parcours de lecture unique. Et du sentiment d’être respecté par un auteur qui a pesé chacun de ses mots pour nous offrir une lecture agréable. Lire un bon texte, c'est passer un moment en compagnie de quelqu'un qui a tenu à bien nous recevoir. On ne se sent pas bien reçu par un pavé IA. D’autant que notre temps sur Terre est limité, raison pour laquelle nous n’accordons notre attention qu’à ce dont on présume qu'il a coûté quelque chose à quelqu'un. L’effort de lecture rétribue un effort (présumé) d’écriture : avant l’IA, l’existence d’un texte était un signal que son auteur avait jugé son idée digne du temps passée à la formuler - et qu’elle avait donc des chances d’être digne d’être lue. Demain, ce signal sera noyé. Aujourd’hui certains comptes ont un relatif monopole des pavés IA (et ils restent donc en quelque sorte singuliers, identifiables), mais la barrière à l’entrée de ce type de contenu étant nulle, ce monopole est voué à s’effondrer, leur contenu à devenir une commodité, et leur audience à se déliter. Un contre-argument veut que l'IA (comme avant elle l’imprimerie, la photographie, la reproduction mécanique, etc.) ne fasse que déplacer le geste. Elle prend en charge l'écriture et le choix des mots, mais la génération des idées, le raisonnement, l'architecture de l'argument resteraient à la charge de l'auteur ; or c'est la part la plus noble du travail. Malheureusement, l'IA fait très bien les deux. Demandez à Claude un pamphlet contre le centrisme ou le socialisme, ou une réaction à n'importe quel tweet (sans lui souffler le moindre argument) : le résultat sera souvent excellent et même original. Certains s'accrochent à l’espoir que les meilleurs textes seront produits par des humains perfectionnant l’art du dialogue avec leur IA (la nourrir des bonnes pistes, l'orchestrer avec finesse, etc.) ; ceux-ci sauront lui faire produire des choses singulières où transparaîtra leur subjectivité. Mais l'IA produit déjà, du premier coup et sans guidage particulier, des textes remarquables, et le hasard de la génération créera, ici ou là, des textes qu’aucun prompteur talentueux n'aurait su mieux produire. Certains me disent qu’en tant qu’auteur, je leur fais penser aux chauffeurs G7 qui protestaient contre l’émergence d’Uber. Mais dans le cas d’Uber, il y avait en face des perdants une foule de gagnants, ce qui rendait l'évolution défendable. Qui seront les gagnants ici ? Ni les créateurs (dont les contenus seront noyés dans un océan de contenu indifférencié où le signal se perd), ni les lecteurs (pour les raisons évoquées), ni Twitter (que les profils de qualité, qui font sa valeur, fuiront peu à peu). À court-terme, le producteur de contenu opportuniste (celui qui n'avait hier pas le talent d’écrire et qui peut désormais générer du contenu viral en promptant Claude) tire son épingle du jeu, mais c'est un gain fragile qui se retournera contre lui lorsque tout le monde appuiera sur le même bouton. Uber a créé de la valeur ; l'IA semble surtout la dissiper.




Il faut reconnaître à Samuel un certain courage dans le premier paragraphe. Celui d'admettre qu'il prend conscience que l'hégémonie des "journalistes" et "intellectuels" à maîtriser le récit et le média est déjà remise en cause, et que ça va aller en empirant. Tout le monde peut désormais lancer un média, une newsletter, une chaîne YouTube pour y mener des interviews... je sais de quoi je parle. Ensuite, le marché décide. Pas la rente, pas le diplôme, pas le réseau, pas les subventions publiques. Le public, c'est tout. Dans le deuxième paragraphe en revanche, il retombe dans ses travers péremptoires : la moralisation et le mépris. Ce n'est rien. Il s'adaptera ou disparaîtra.


C'est un naufrage total Le film est tellement bête qu'il en devient extrêmement dangeureux car forcément les gens qui le reprennent politiquement ne sont pas des lumières En tant que cinéphile et très ouvert d'esprit, monsieur Paty aurait absolument détester






