LP_tendo
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🇫🇷🔎 Quand la France copie la Russie, cela donne la création d'un mécanisme d'« accès ciblé » des services de l'État aux conversations chiffrées sur WhatsApp, Signal et Telegram. Le sénateur Cédric Perrin (LR), qui en est l'un des porte-voix, présente le dispositif comme une simple extension des écoutes téléphoniques. Ce dispositif est, mot pour mot, celui que défendait le procureur de la Fédération de Russie devant la Cour européenne des droits de l'homme en 2018. La Cour a tranché en 2024. Le Sénat français feint de l'ignorer. Replaçons les faits. En juillet 2017, le FSB ordonne à Telegram de livrer les éléments techniques permettant de déchiffrer les communications de six utilisateurs précis, suspectés d'activités terroristes, sur la base de six décisions de justice individuelles. Pas de surveillance de masse. Pas de clé maîtresse. Six suspects, six juges, un accès strictement ciblé. Telegram (@durov) refuse, expliquant qu'un tel accès est techniquement impossible sans dégrader le chiffrement de bout en bout pour tous les utilisateurs. Devant la CEDH, Moscou développe alors une argumentation que tout lecteur français reconnaîtra. L'accès demandé n'est ni général ni indiscriminé : il est circonscrit à des cibles précises, motivé par la lutte antiterroriste, encadré par une autorisation judiciaire préalable, et n'implique pas la remise des clés générales de chiffrement. Comparons. Le 4 mai 2026, la DPR écrit que son accès « ne serait pas différent, dans son principe, des interceptions sur les réseaux téléphoniques », soumis à l'autorisation du Premier ministre après avis de la CNCTR. Cédric Perrin précise qu'il ne s'agit « pas du tout d'obtenir des clés de chiffrement mais d'introduire dans une conversation un tiers fantôme avant le chiffrement ». Le procureur russe n'a jamais formulé sa demande autrement. Le tiers fantôme de Perrin est le tiers fantôme du FSB. Mêmes mots. Même architecture. Même fiction. 📌 Ce que la Cour a jugé. Le 13 février 2024, dans l'arrêt Podchasov c. Russie (n° 33696/19), la troisième section de la CEDH conclut, à l'unanimité, à la violation de l'article 8. Le motif n'est pas procédural. Il est technique, et donc transposable. Au paragraphe 77, la Cour pose qu'« affaiblir le chiffrement par la création de portes dérobées rendrait techniquement possible une surveillance routinière, générale et indiscriminée » et que ces portes dérobées « peuvent être exploitées par des réseaux criminels et compromettraient gravement la sécurité de tous les utilisateurs ». La Cour ne dit pas que le ciblage russe manquait de garanties. Elle dit que le ciblage tel qu'il est décrit ne peut pas exister. La fiction du tiers fantôme ne survit pas à la mathématique du chiffrement de bout en bout : toute backdoor « réservée » est une backdoor pour tous, accessible aux services étatiques mais aussi aux services étrangers, aux cybercriminels et aux concurrents industriels. Au paragraphe 80, le verdict tombe : un tel régime ne peut être tenu pour « nécessaire dans une société démocratique ». Le retournement caché en note de bas de page. Le plus stupéfiant tient dans une note. Page 4 de la communication du 4 mai 2026, la DPR cite Podchasov en affirmant que son dispositif « respecterait les exigences » de cet arrêt. C'est l'inverse exact de ce qu'a jugé la Cour. La DPR mobilise comme caution la décision qui ruine son raisonnement. Acte juridique d'une singulière effronterie, possible seulement parce que les sénateurs supposent que personne ne lira ni la communication, ni l'arrêt. Cédric Perrin balaie d'avance l'objection : « Le respect des libertés publiques, c'est à nous parlementaires de nous en préoccuper. » L'argument du « parlementaire suffit » aurait sa place dans la bouche de n'importe quel rapporteur de la Douma. Il n'a aucune valeur juridique : la Convention prime sur la loi française, et l'interprétation que la Cour donne de l'article 8 s'impose au législateur national. Aucun avis CNCTR, aucune signature du Premier ministre ne corrige l'illégalité conventionnelle d'un dispositif que la Cour a déclaré incompatible avec une société démocratique. Source : senat.fr/fileadmin/Offi…





























