



La Bonne Compo
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🏟️Le football populaire sous tous ses angles⚽ Groundhopping






Communiqué du Racing Club de Lens Le 6 mars dernier, la programmation de la rencontre opposant le Racing Club de Lens au Paris Saint-Germain a été arrêtée, officialisant un cadre auquel chacun était alors convié à se conformer. Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée. Fidèle à une certaine idée de la stabilité sportive, le club avait également choisi de s’astreindre à toute communication publique sur ce sujet. Cependant, la multiplication récente de prises de parole, d’interventions et de suggestions diverses nous conduit aujourd’hui à sortir de cette réserve. Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales. Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchainer des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles. Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue). Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles. Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté.




Remettez le survêtement classique de l'EDF, qu'on arrête ce cirque là, c'est la fashion week à chaque rassemblement.





Match 1 of the trip. A hop across the border for Strasbourg vs Lens. Landerpunkt & my 1st ever taste of French football. €40 for a seat but blagged our way into the standing section & had a cracking night Still can't get my head round Gary O'Neil being their manager!? 🇫🇷⚽️🍺





🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Vélodrome pour une soirée de Ligue des Champions inoubliable ! #groundhopping #om Après avoir mis les pieds dans toutes les antres les plus légendaires du football français, ou presque, un seul mastodonte résistait à ma grande vadrouille footballistique. Hier soir, la case fût cochée au terme d'une soirée tout bonnement légendaire. L'arrivée à Marseille via la Gare Saint-Charles relève déjà d'une certaine mythologie, son architecture unique grâce aux nombreuses marches à gravir pour parvenir aux voies offre une vue imprenable sur la ville. D'emblée. Au fil des rues et ruelles d'une cité qui s'inscrit dans plus pure tradition méditerranéenne, le beau temps transporte tout un chacun en été, et la cathédrale Saint Vincent de Paul, le Vieux-Port, et bon nombre d'autres monuments tous plus resplendissants les uns que les autres sont dominés par le symbole tout-puissant de la ville, la Bonne-Mère, Notre Dame de la Garde. L'air marin du Port transcende la vue sur l'emblème doré qui trône sur la cité, et l'ensemble est bucolique, presque digne d'un décor de cinéma. Mais au fil des rues, des places et placettes, un premier constat est marquant. Non seulement l'OM est partout, mais la culture Ultra imprègne la ville, plus que tout. Les fresques s'enchaînent et leurs belligérants se doivent d'être présentés. Berceau du mouvement français, la cité Phocéenne a vu sa légende naître en 1984, le 31 août, avec la création du CU84, pour Commando Ultra 1984. Qui aurait pu prévoir à l'époque, que cette petite vague décriée au départ allait provoquer un véritable ouragan qui a pour le moins révolutionné le supporterisme français, voire même européen. Trônant aujourd'hui en bas du virage Sud, et reconnaissable grâce à sa tête de mort au bonnet ainsi qu'à sa bâche qui borde la tribune, le CU est le groupe le plus important dans l'histoire marseillaise. Mais au départ, en 1983, il fut trimballé du quart de virage Nord côté Jean Bouin, au côté Ganay avant d'introniser le mégaphone et le tambour. Et un 31 août au soir, alors que l'OM perd 2-0 contre le Matra Racing, sous l'influence du voisin italien, le mouvement ultra français voit le jour. Au Stade Vélodrome. Comme le dit l'adage local, "à jamais les premiers", et bien avant la Ligue des Champions. Émanant directement des quartiers populaires de la ville, cette dernière n'a pas accueilli directement le nouveau venu avec plaisir et bonté. Dans le quart de virage, une pétition est même déposée pour que ces "jeunes trop bruyants" quittent le stade. Mais passionnés et espiègle, cette nouvelle génération ne fût pas impactée par la précédente, et irradiera bientôt tout le pays. En 1986, le Commando Ultra 1984 s'installe définitivement en Virage Sud. Un an plus tard, des jeunes du 2e et 3e arrondissement de la ville créent la deuxième vague, avec le slogan "Win for Us", c'est la naissance des South Winners 1987, eux aussi positionnés dans le virage Sud. Officiant aujourd'hui depuis le quartier de la Belle de Mai, les SW87 ont différents symboles : tout d'abord un squelette, puis une tête de bouledogue, et enfin un alien semblable à Yoda, sans oublier le Che, très présent dans le Street Art Marseillais. Le premier déplacement du groupe en 1989 à l'occasion de la finale de Coupe de France gagnée par l'OM contre Monaco marque le début d'une longue série, et ceux qui ont même acquis leur propre bus dès 2005 se rennomment officieusement "Kaotic Group". Trônant aujourd'hui au dessus du CU84 en haut du virage Sud, la couleur orange caractérise le groupe, à qui le club a de nombreuses fois rendu hommage en colorant le maillot extérieur du même teint. 5 550 cartés plus tard, l'histoire continue. En 1988, deux nouveaux groupes sont fondés, dont les Fanatics, orientés au départ autour d'un bar familial du boulevard Roux. La première apparition du nouveau venu se fait contre l'Ajax Amsterdam en Coupe d'Europe, le 6 avril 1988.




















🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Stade de la Libération pour le Derby de la Côte d'Opale entre Boulogne et Dunkerque. #groundhopping Habituellement, au septième tour de Coupe de France, le tirage est plutôt champêtre. Les écuries rodées de Ligue 2 profitent de la trêve pour se déplacer dans des bourgades aussi incongrues qu'insolites, quitte à se faire surprendre sur des terrains compliqués parfois. Ainsi, Montpellier a dû se défaire d'Agde, Guingamp de Locminé et Saint-Étienne de Quetigny, mais la rencontre phare de cette journée se déroulait ailleurs. Cap sur la Côte d'Opale qui voit ses deux mastodontes s'affronter, dans le cadre d'un match qui sent aussi bien l'air marin que la poudre. Dunkerque et Boulogne s'attendaient au tournant la semaine dernière déjà, lors d'une première rencontre houleuse au Stade Marcel Tribut, qui a vu les visiteurs égaliser à la dernière seconde du temps réglementaire (1-1). La rencontre de ce weekend se déroulait de l'autre côté de la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais, au Stade de la Libération, mais avec un vainqueur à la clé cette fois-ci. Deux équipes aux passés comparables mais aux contextes bien différents se font donc face en cet après-midi grisonnant. De son côté, l'USBCO, pour Union Sportive Boulogne Côte d'Opale, a connu un été mouvementé. Après avoir perdu le barrage d'accession en Ligue 2 contre Clermont (Défaite 3-1, Victoire 2-1), les Rouges et Noirs ont changé de logo une première fois, puis une seconde suite à un désaveu de la plupart des supporters, avant de trouver un point d'entente. Puis, l'USBCO a vu son sort changer du tout au tout juste avant la reprise du championnat. Après avoir pensé dans un premier temps rester en National, les Boulonnais se sont vus être promu en dernière minute grâce à la rétrogradation administrative d'Ajaccio. Montée en Ligue 2 express pour les Boulonnais, qui n'ont absolument pas eu le temps de préparer leur retour en seconde division, et ça s'est vu. Les pensionnaires de la Libé' comptabilisent actuellement douze petits points et figurent à l'avant-dernière place du classement de Ligue 2, saison pour autant plaisante sur le rectangle vert, car malgré les apparences, Boulogne joue plutôt bien. Et malgré des balbutiements sur les premiers mois, les Boulonnais décident de croire à un troisième âge d'or, plus de dix ans après le précédent. Pour comprendre, il est nécessaire de réaliser un rapide retour en arrière. L'Union Sportive Boulonnaise voit le jour en 1898. Très rapidement, le club s'impose comme un cador de sa région, et connaît quelques épopées en Coupe. En 1959, Boulogne dispute sa première saison en D2, et le coup de foudre est immédiat, pour une lune de miel qui durera vingt ans, avant de redescendre en D3 en 1980, c'est le premier âge d'or. Après quelques péripéties et un sauvetage du club par Jean Muselet, ancien maire de Boulogne, l'USBCO, qui a connu la cinquième division, remonte en Ligue 2 en 2007, avant de connaître une fin de saison 2008-2009 en apothéose. Vainqueurs d'Amiens lors de l'ultime journée de championnat, les Boulonnais sont promus en Ligue 1 pour la première fois de leur histoire. La fête fût incandescente, mais la douche froide fut immédiate, après une saison à côtoyer les légendes nationales, le club retombe en National dès 2012. Après une parenthèse en N2, l'USBCO connaît donc deux montées successives sur les deux derniers exercices, qui nous amènent donc à la saison en cours. La Libé, qui voit les siens défendre vaillamment les couleurs du blason depuis 1957 fût témoin de toutes les tempêtes, comme de toutes les soirées endiablées de ceux qui n'ont pas encore glané de titre majeur.













