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🏟️Le football populaire sous tous ses angles⚽ Groundhopping

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🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : l'explosif Chaudron de l'AS Saint-Étienne. #groundhopping #derby #asse Après un bon nombre d'escapades plus ou moins exotiques cette année, il était temps de revenir aux sources, dans un des bastions historiques du football français, le Stade Geoffroy-Guichard. Très réputé pour son ambiance, nous découvrons ainsi pour la première fois l'antre légendaire des Stéphanois en ce 20 avril, jour de Derby contre le rival de toujours, l'Olympique Lyonnais. Nous démarrons donc notre petit périple en terre verte par une première épreuve, se garer à proximité du stade sans pour autant enfreindre la loi, une fois notre mission accomplie, nous nous rendons donc dans la forteresse de l'ASSE. Une courte remise en contexte historique est nécessaire avant de poursuivre le récit du match. Fondé en 1919 par des employés du magasin Casino, le club stéphanois monte en D1 pour la première fois en 1935, mais ne s'impose pas d'emblée dans l'élite hexagonale. Il faut attendre 1957 pour voir les Verts glaner leur premier championnat. Neuf autres suivront assez rapidement, entre 1957 et 1981, les Stéphanois remportent ainsi dix championnats de France, six Coupes de France, cinq trophées des Champions et atteindront leur apogée en 1976 en disputant la finale de la Ligue des Champions. Cette dernière entre dans la légende par rapport à un fait marquant, durant la rencontre, les français trouvent plusieurs fois les montants des buts d'Hampden Park (Glasgow, Écosse), sans parvenir à marquer car ces derniers étaient carrés. Nos Verts ne réussissent donc pas à s'imposer contre les Allemands du Bayern Munich. Depuis, cet épisode légendaire du football français est appelé "les poteaux carrés", et hante la mémoire des plus anciens pensionnaires du Chaudron. C'est notamment cet épisode qui participera à rendre les montants des buts ronds, tels que nous les connaissons bien aujourd'hui. Outre le palmarès, beaucoup de joueurs légendaires ont porté la tunique Stéphanoise, de Michel Platini à Salif Keita, de Patrick Revelli à Bernard Lacombe, de Blaise Matuidi à Dimitri Payet pour finir. Toutes ces pointures du milieu ont pû profiter de l'atmosphère du Chaudron, le Stade Geoffroy-Guichard, qui est également une pièce maîtresse de l'équation stéphanoise. Construit en 1930 et 1931, l'enceinte de 41 965 places accueille dans ses travées depuis plus de trente ans les Magic Fans et les Green Angels, les deux groupes de supporters les plus influents du club, réputés pour leur ferveur inégalée. Menacés de dissolution dernièrement, ces pierres angulaires du football français se battent pour leur survie chaque weekend, afin de faire perdurer une passion à travers les décennies. Pour finir sur le contexte historique, il est d'une importance cruciale d'évoquer le passé minier de Saint Etienne et de ses environs. À l'image du bassin minier du Pas-de-Calais Lensois, les hommes du Forez ont dû pendant des générations traverser les profondes galeries du charbon afin de permettre à tout le pays de bénéficier de matériaux nécessaires à la vie quotidienne. Ces métiers durs, usants, et ces années de tradition industrielle et de pénible labeur ont forgé une identité inégalée et unique. À la manière des Sang et Ors, ou encore de bon nombre de communautés anglo-saxonnes, cette histoire ne tombera jamais dans l'oubli. À travers les rues de ces différentes bourgades marquées au fer rouge par ce phénomène industriel, l'air que l'on hume n'est pas le même qu'ailleurs. Un spleen fier émane de ces terres, et la ferveur jaillit des entrailles de chacun des descendants de travailleurs acharnées quand viennent les jours de match. Et lorsque nous approchons de Geoffroy Guichard en ce jour de Derby, il nous suffit de quelques secondes pour comprendre que l'enjeu de la rencontre du soir dépasse très largement la mission de maintien des représentants du Forez.
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vincent duluc
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Pour maintenir les intérêts du PSG en Ligue des champions, la LFP sacrifie ceux du RC Lens en Ligue 1, priorisant la C1 plutôt que sa propre compétition. Bravo encore, cela donne vraiment envie de s’abonner à Ligue 1+.
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After Foot RMC
After Foot RMC@AfterRMC·
🔴🟡💥  La colère de Grégoire, supporter lensois, contre le report de Lens-PSG : "C'est un manque de respect, de fair play, une condescendance envers Lens et la Ligue 1. Que fait-on pour le PSG ? On met en stand-by le championnat, on les laisse jouer la C1 tranquillement et on reprend en juillet/août ? Je suis scandalisé. Au nom de tous les Lensois, je suis écœuré"
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Mohamed Faiz 🇵🇸
Mohamed Faiz 🇵🇸@SinbadBoi_·
C’est impossible d’être de bonne foi, d’être honnête, d’être cohérent et ne pas admettre que Lens a raison sur toute la ligne. Y’a pas un point où ils ont tort. Le communique est limpide, c’est impossible de les traiter de fous ils ont raison.
Racing Club de Lens@RCLens

Communiqué du Racing Club de Lens Le 6 mars dernier, la programmation de la rencontre opposant le Racing Club de Lens au Paris Saint-Germain a été arrêtée, officialisant un cadre auquel chacun était alors convié à se conformer. Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée. Fidèle à une certaine idée de la stabilité sportive, le club avait également choisi de s’astreindre à toute communication publique sur ce sujet. Cependant, la multiplication récente de prises de parole, d’interventions et de suggestions diverses nous conduit aujourd’hui à sortir de cette réserve. Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales. Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchainer des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles. Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue). Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles. Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté.

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Racing Club de Lens
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Communiqué du Racing Club de Lens Le 6 mars dernier, la programmation de la rencontre opposant le Racing Club de Lens au Paris Saint-Germain a été arrêtée, officialisant un cadre auquel chacun était alors convié à se conformer. Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée. Fidèle à une certaine idée de la stabilité sportive, le club avait également choisi de s’astreindre à toute communication publique sur ce sujet. Cependant, la multiplication récente de prises de parole, d’interventions et de suggestions diverses nous conduit aujourd’hui à sortir de cette réserve. Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales. Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchainer des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles. Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue). Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles. Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté.
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@l2f_bm Pas d'accord, ce qui dérange le plus c'est qu'ils soient tous rémunérés par les marques en question, l'arrivée en EDF ne devrait pas être un spot publicitaire à but lucratif, c'est juste honteux. Ils mettent ce qu'ils veulent, chacun est libre, mais là n'est pas la question...
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Pierre Sage
Pierre Sage@Pierre__Sage·
Une drôle de manière de fêter son anniversaire @MatthUd_ 🎂🎂🎂
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Pyro France
Pyro France@PyroFrance·
Le craquage impressionnant des supporters du Club Brugge en déplacement à Charleroi ! 📹 @LaBonneCompo Retrouvez vos produits préférés chez Pyro France !
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@oscarsllr @zefrenchcap @Kevindurr678 Je te comprends à 100%, si c'était pareil à Lens au départ ce serait embêtant, mais là en l'occurrence en plus ils ont l'air sympa et respectueux, mais je vois ce que tu veux dire
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@oscarsllr @zefrenchcap @Kevindurr678 En vrai ils se sont volontairement mis au dernier rang tout en haut, c'est pas non plus eux le centre du problème à mon sens, je ne suis pas du tout Strasbourgeois mais c'est pas le scandale du siècle à mon avis
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Salut, idéalement bord terrain en latérale, la proximité est maximale et le match vécu intensément. Sinon n'importe où honnêtement le stade est compact et la visibilité est excellente. Le Block Seven (block des ultras d'Hibernian) fait face au parcage en virage, mais pas d'animation je pense. Hésite pas à passer en privé si tu veux d'autres recommandations 👍👍
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📸🔥💙
📸🔥💙@PressingEnTong·
Dire que je vais aller la bas en Fevrier 2026 🥹🙏🏽
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🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Vélodrome pour une soirée de Ligue des Champions inoubliable ! #groundhopping #om  Après avoir mis les pieds dans toutes les antres les plus légendaires du football français, ou presque, un seul mastodonte résistait à ma grande vadrouille footballistique. Hier soir, la case fût cochée au terme d'une soirée tout bonnement légendaire. L'arrivée à Marseille via la Gare Saint-Charles relève déjà d'une certaine mythologie, son architecture unique grâce aux nombreuses marches à gravir pour parvenir aux voies offre une vue imprenable sur la ville. D'emblée. Au fil des rues et ruelles d'une cité qui s'inscrit dans plus pure tradition méditerranéenne, le beau temps transporte tout un chacun en été, et la cathédrale Saint Vincent de Paul, le Vieux-Port, et bon nombre d'autres monuments tous plus resplendissants les uns que les autres sont dominés par le symbole tout-puissant de la ville, la Bonne-Mère, Notre Dame de la Garde. L'air marin du Port transcende la vue sur l'emblème doré qui trône sur la cité, et l'ensemble est bucolique, presque digne d'un décor de cinéma. Mais au fil des rues, des places et placettes, un premier constat est marquant. Non seulement l'OM est partout, mais la culture Ultra imprègne la ville, plus que tout. Les fresques s'enchaînent et leurs belligérants se doivent d'être présentés. Berceau du mouvement français, la cité Phocéenne a vu sa légende naître en 1984, le 31 août, avec la création du CU84, pour Commando Ultra 1984. Qui aurait pu prévoir à l'époque, que cette petite vague décriée au départ allait provoquer un véritable ouragan qui a pour le moins révolutionné le supporterisme français, voire même européen. Trônant aujourd'hui en bas du virage Sud, et reconnaissable grâce à sa tête de mort au bonnet ainsi qu'à sa bâche qui borde la tribune, le CU est le groupe le plus important dans l'histoire marseillaise. Mais au départ, en 1983, il fut trimballé du quart de virage Nord côté Jean Bouin, au côté Ganay avant d'introniser le mégaphone et le tambour. Et un 31 août au soir, alors que l'OM perd 2-0 contre le Matra Racing, sous l'influence du voisin italien, le mouvement ultra français voit le jour. Au Stade Vélodrome. Comme le dit l'adage local, "à jamais les premiers", et bien avant la Ligue des Champions. Émanant directement des quartiers populaires de la ville, cette dernière n'a pas accueilli directement le nouveau venu avec plaisir et bonté. Dans le quart de virage, une pétition est même déposée pour que ces "jeunes trop bruyants" quittent le stade. Mais passionnés et espiègle, cette nouvelle génération ne fût pas impactée par la précédente, et irradiera bientôt tout le pays. En 1986, le Commando Ultra 1984 s'installe définitivement en Virage Sud. Un an plus tard, des jeunes du 2e et 3e arrondissement de la ville créent la deuxième vague, avec le slogan "Win for Us", c'est la naissance des South Winners 1987, eux aussi positionnés dans le virage Sud. Officiant aujourd'hui depuis le quartier de la Belle de Mai, les SW87 ont différents symboles : tout d'abord un squelette, puis une tête de bouledogue, et enfin un alien semblable à Yoda, sans oublier le Che, très présent dans le Street Art Marseillais. Le premier déplacement du groupe en 1989 à l'occasion de la finale de Coupe de France gagnée par l'OM contre Monaco marque le début d'une longue série, et ceux qui ont même acquis leur propre bus dès 2005 se rennomment officieusement "Kaotic Group". Trônant aujourd'hui au dessus du CU84 en haut du virage Sud, la couleur orange caractérise le groupe, à qui le club a de nombreuses fois rendu hommage en colorant le maillot extérieur du même teint. 5 550 cartés plus tard, l'histoire continue. En 1988, deux nouveaux groupes sont fondés, dont les Fanatics, orientés au départ autour d'un bar familial du boulevard Roux. La première apparition du nouveau venu se fait contre l'Ajax Amsterdam en Coupe d'Europe, le 6 avril 1988.

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L'ouragan Marseillais part de la Côte d'Azur et passe par la Manche pour aller ravager le Port de Newcastle. Tous les poings sont levés et l'exclamation populaire est extraordinaire. Tout s'arrête. Plus rien ne compte dans les coeurs des amoureux de l'OM qui scandent tous le nom du double buteur à l'unisson. Le moment est fou. Tous les chants sont repris par les latérales, et sur un "qui ne saute pas n'est pas Marseillais", certains tentent même de se lever dans le bloc PMR. Parce que l'OM, comme certains clubs très particuliers, fait oublier sa condition. C'est le pouvoir du football, poussé à son paroxysme. Au Vélodrome, on n'est plus boulanger, facteur, directeur comptable, avocat, chômeur ou électricien, on est supporter de Marseille avant tout. Et chaque spectateur enlace son voisin, alors inconnu jusque là. La suite du match file au rythme des chorégraphies et des chants émanant des virages. Le bateau tangue à plusieurs reprises mais ne chavire pas, et pendant l'abordage, les deux coups de canon du moussaillon Aubameyang ont beaucoup trop fait trembler le navire anglais. L'engagement physique propre aux hommes d'Eddie Howe ne se voit plus. Lessivés d'un succès monumental ce weekend, les Magpies passent leur tour. Le rectangle vert est rattrapé par une mélodie aussi populaire qu'entraînante. Et c'est comme ça que le match s'achève, après un troisième "Aux Armes" qui brûle les tympans et s'entend à des kilomètres à la ronde. Sans supporter l'OM personnellement, et sans porter une quelconque attention particulière au club d'habitude, le spectacle rend obligatoirement euphorique quand même. Sur le parvis, fumigènes et crissements de moteurs accompagnent la clameur. Et la fête ne finit plus. Le répertoire de chants Marseillais est tout de même plus limité que beaucoup d'autres dans l'Hexagone, mais au moins, tout le monde les connait, ce qui permet des scènes assez inimaginables à même le Prado. Jusqu'au bout de la nuit, Marseille célèbre les siens, qui ont su glaner les points qu'il fallait au moment opportun. l'OM agit alors non plus comme un club sportif, mais comme un lien indestructible entre ses enfants, qui transmettent cet amour de génération en génération. Sans être évidemment Marseillais moi-même, il est impossible de ne pas être touché par tant de bonheur et de joie manifestée, quand bien même je n'affectionne pas le club. En des termes plus simples et spontanés, sur un gros match de LDC, Marseille, c'est un truc de fou.
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Le club Phocéen qui revêt la tunique azur et blanche a vu évoluer des légendes du football sous ses couleurs, et les rivalités historiques avec Toulon, Saint-Étienne puis Bordeaux, Paris, Lyon et Nice n'ont pas manqué d'écrire et de réécrire les nombreux chapitres de l'histoire d'un club qui n'a pas d'équivalent. Il n'y a qu'un seul OM. Le Street Art des groupes est extrêmement divers et développé, et après m'avoir mené au Vieux-Port via la Canebière, le Prado m'emmène lui jusqu'au Vel. Les hommes de Roberto De Zerbi s'apprêtent à défier Newcastle dans le cadre d'une journée extrêmement décisive de la campagne étoilée de l'OM en Europe. En cas de défaite, l'aventure pourrait être plus courte que prévue. Le treizième homme est déjà là des heures avant le coup d'envoi. Parts de pizzas à la main, le gosier hydraté de bière et de Ricard et écharpe autour du cou, tout le monde est prêt à tout donner pour aller chercher un résultat tant attendu qu'espéré. Les fresques s'enchaînent à l'approche des virages, et la maison mère du plus grand club de France en jugeant de la capacité de son stade est bien décorée pour l'occasion. Les graffs sont sensationnels, le lieu a une âme, tout comme la ville. Marseille n'est pas une inscription sur une carte, c'est un vent qui souffle sur chacun de ses habitants, et qui est personnifié par une foule passionnée et dévouée les soirs de match. Le tout est évidemment teinté de politique, à l'image de la ville, l'antiracisme est une pierre angulaire de l'identité Phocéenne, et les symboles comme Bob Marley ou encore Che Guevara sont tout sauf anodins. L'heure fatidique approche et les premiers chants résonnent. Les minutes sont des heures, tous les yeux sont rivés sur le rectangle vert. Le peuple Marseillais n'attend qu'une chose, que les hostilités débutent. Un double Tifo recouvre peu à peu les deux virages, le Nord se pare d'une bâche hissée par des poulies sur fond d'une marée de feuilles, tandis que le Sud revêt une voile, qui laisse apparaître un gigantesque 1899 incarné par les supporters eux-mêmes, vêtus de kways colorés. Le plaisir oculaire est total. Il faudrait en faire un tableau. Le match débute mais n'arrive pas à faire oublier les Tifos. Et malgré tout, la rencontre commence mal. D'entrée de jeu, les coéquipiers d'un Geronimo Rulli au front bandé encaissent un premier but de Newcastle, dont le parcage rugit. Harvey Barnes ayant fait trembler les filets, il est copieusement sifflé par un public revanchard. Les chants reprennent mais un brouhaha global rend le tout difficile à comprendre, bien que plusieurs chorégraphies soient reprises par les deux virages, avec un résultat spectaculaire à la clé. Les Marseillais sont en difficulté, peinent à être dangereux offensivement et laissent beaucoup d'espaces vacants dans leur dos, et passent à deux doigts de se faire piéger à plusieurs reprises. Malgré tout et poussés par un public convaincu, Balerdi et les siens tentent le tout pour le tout. Quelques centres plus tard, et juste avant la mi-temps, le fameux "Aux Armes" retentit une première fois. Il fait trembler les tympans et vibrer les murs. La puissance vocale des virages qui se répondent est surpuissante. Le vacarme est assourdissant. Ce chant n'a aucun équivalent. Cette sensation n'existe qu'au Vel. Seulement pour l'OM. La mi-temps stoppe les ardeurs de certains, et le Tifo humain se déforme légèrement au rythme des aller retours à la buvette. Dès le retour des vestiaires, l'OM marque. La soirée passe du tout au tout. Le brouhaha se mue en un hurlement commun. Le bonheur envahit les travées. Aubameyang fait trembler les filets de Nick Pope suite à une sortie complètement ratée de ce dernier, le tout nécessitant une finition adroite et précise, Pierre-Aymeric Aubameyang étant tout de même très excentré. Son résonne encore au loin quand le Gabonais décide de récidiver et de doubler la mise en coupant un centre à ras de terre au premier poteau.
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🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Vélodrome pour une soirée de Ligue des Champions inoubliable ! #groundhopping #om  Après avoir mis les pieds dans toutes les antres les plus légendaires du football français, ou presque, un seul mastodonte résistait à ma grande vadrouille footballistique. Hier soir, la case fût cochée au terme d'une soirée tout bonnement légendaire. L'arrivée à Marseille via la Gare Saint-Charles relève déjà d'une certaine mythologie, son architecture unique grâce aux nombreuses marches à gravir pour parvenir aux voies offre une vue imprenable sur la ville. D'emblée. Au fil des rues et ruelles d'une cité qui s'inscrit dans plus pure tradition méditerranéenne, le beau temps transporte tout un chacun en été, et la cathédrale Saint Vincent de Paul, le Vieux-Port, et bon nombre d'autres monuments tous plus resplendissants les uns que les autres sont dominés par le symbole tout-puissant de la ville, la Bonne-Mère, Notre Dame de la Garde. L'air marin du Port transcende la vue sur l'emblème doré qui trône sur la cité, et l'ensemble est bucolique, presque digne d'un décor de cinéma. Mais au fil des rues, des places et placettes, un premier constat est marquant. Non seulement l'OM est partout, mais la culture Ultra imprègne la ville, plus que tout. Les fresques s'enchaînent et leurs belligérants se doivent d'être présentés. Berceau du mouvement français, la cité Phocéenne a vu sa légende naître en 1984, le 31 août, avec la création du CU84, pour Commando Ultra 1984. Qui aurait pu prévoir à l'époque, que cette petite vague décriée au départ allait provoquer un véritable ouragan qui a pour le moins révolutionné le supporterisme français, voire même européen. Trônant aujourd'hui en bas du virage Sud, et reconnaissable grâce à sa tête de mort au bonnet ainsi qu'à sa bâche qui borde la tribune, le CU est le groupe le plus important dans l'histoire marseillaise. Mais au départ, en 1983, il fut trimballé du quart de virage Nord côté Jean Bouin, au côté Ganay avant d'introniser le mégaphone et le tambour. Et un 31 août au soir, alors que l'OM perd 2-0 contre le Matra Racing, sous l'influence du voisin italien, le mouvement ultra français voit le jour. Au Stade Vélodrome. Comme le dit l'adage local, "à jamais les premiers", et bien avant la Ligue des Champions. Émanant directement des quartiers populaires de la ville, cette dernière n'a pas accueilli directement le nouveau venu avec plaisir et bonté. Dans le quart de virage, une pétition est même déposée pour que ces "jeunes trop bruyants" quittent le stade. Mais passionnés et espiègle, cette nouvelle génération ne fût pas impactée par la précédente, et irradiera bientôt tout le pays. En 1986, le Commando Ultra 1984 s'installe définitivement en Virage Sud. Un an plus tard, des jeunes du 2e et 3e arrondissement de la ville créent la deuxième vague, avec le slogan "Win for Us", c'est la naissance des South Winners 1987, eux aussi positionnés dans le virage Sud. Officiant aujourd'hui depuis le quartier de la Belle de Mai, les SW87 ont différents symboles : tout d'abord un squelette, puis une tête de bouledogue, et enfin un alien semblable à Yoda, sans oublier le Che, très présent dans le Street Art Marseillais. Le premier déplacement du groupe en 1989 à l'occasion de la finale de Coupe de France gagnée par l'OM contre Monaco marque le début d'une longue série, et ceux qui ont même acquis leur propre bus dès 2005 se rennomment officieusement "Kaotic Group". Trônant aujourd'hui au dessus du CU84 en haut du virage Sud, la couleur orange caractérise le groupe, à qui le club a de nombreuses fois rendu hommage en colorant le maillot extérieur du même teint. 5 550 cartés plus tard, l'histoire continue. En 1988, deux nouveaux groupes sont fondés, dont les Fanatics, orientés au départ autour d'un bar familial du boulevard Roux. La première apparition du nouveau venu se fait contre l'Ajax Amsterdam en Coupe d'Europe, le 6 avril 1988.
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ZeFrenchCap 🇵🇱
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N'hésitez pas à lire ce thread, une très bonne et belle présentation de notre club et de notre stade ❤️🖤
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🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Stade de la Libération pour le Derby de la Côte d'Opale entre Boulogne et Dunkerque. #groundhopping  Habituellement, au septième tour de Coupe de France, le tirage est plutôt champêtre. Les écuries rodées de Ligue 2 profitent de la trêve pour se déplacer dans des bourgades aussi incongrues qu'insolites, quitte à se faire surprendre sur des terrains compliqués parfois. Ainsi, Montpellier a dû se défaire d'Agde, Guingamp de Locminé et Saint-Étienne de Quetigny, mais la rencontre phare de cette journée se déroulait ailleurs. Cap sur la Côte d'Opale qui voit ses deux mastodontes s'affronter, dans le cadre d'un match qui sent aussi bien l'air marin que la poudre. Dunkerque et Boulogne s'attendaient au tournant la semaine dernière déjà, lors d'une première rencontre houleuse au Stade Marcel Tribut, qui a vu les visiteurs égaliser à la dernière seconde du temps réglementaire (1-1). La rencontre de ce weekend se déroulait de l'autre côté de la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais, au Stade de la Libération, mais avec un vainqueur à la clé cette fois-ci. Deux équipes aux passés comparables mais aux contextes bien différents se font donc face en cet après-midi grisonnant. De son côté, l'USBCO, pour Union Sportive Boulogne Côte d'Opale, a connu un été mouvementé. Après avoir perdu le barrage d'accession en Ligue 2 contre Clermont (Défaite 3-1, Victoire 2-1), les Rouges et Noirs ont changé de logo une première fois, puis une seconde suite à un désaveu de la plupart des supporters, avant de trouver un point d'entente. Puis, l'USBCO a vu son sort changer du tout au tout juste avant la reprise du championnat. Après avoir pensé dans un premier temps rester en National, les Boulonnais se sont vus être promu en dernière minute grâce à la rétrogradation administrative d'Ajaccio. Montée en Ligue 2 express pour les Boulonnais, qui n'ont absolument pas eu le temps de préparer leur retour en seconde division, et ça s'est vu. Les pensionnaires de la Libé' comptabilisent actuellement douze petits points et figurent à l'avant-dernière place du classement de Ligue 2, saison pour autant plaisante sur le rectangle vert, car malgré les apparences, Boulogne joue plutôt bien.  Et malgré des balbutiements sur les premiers mois, les Boulonnais décident de croire à un troisième âge d'or, plus de dix ans après le précédent. Pour comprendre, il est nécessaire de réaliser un rapide retour en arrière. L'Union Sportive Boulonnaise voit le jour en 1898. Très rapidement, le club s'impose comme un cador de sa région, et connaît quelques épopées en Coupe. En 1959, Boulogne dispute sa première saison en D2, et le coup de foudre est immédiat, pour une lune de miel qui durera vingt ans, avant de redescendre en D3 en 1980, c'est le premier âge d'or. Après quelques péripéties et un sauvetage du club par Jean Muselet, ancien maire de Boulogne, l'USBCO, qui a connu la cinquième division, remonte en Ligue 2 en 2007, avant de connaître une fin de saison 2008-2009 en apothéose. Vainqueurs d'Amiens lors de l'ultime journée de championnat, les Boulonnais sont promus en Ligue 1 pour la première fois de leur histoire. La fête fût incandescente, mais la douche froide fut immédiate, après une saison à côtoyer les légendes nationales, le club retombe en National dès 2012. Après une parenthèse en N2, l'USBCO connaît donc deux montées successives sur les deux derniers exercices, qui nous amènent donc à la saison en cours. La Libé, qui voit les siens défendre vaillamment les couleurs du blason depuis 1957 fût témoin de toutes les tempêtes, comme de toutes les soirées endiablées de ceux qui n'ont pas encore glané de titre majeur.

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🚄🏟️ La Bonne Compo en vadrouille : au Stade de la Libération pour le Derby de la Côte d'Opale entre Boulogne et Dunkerque. #groundhopping  Habituellement, au septième tour de Coupe de France, le tirage est plutôt champêtre. Les écuries rodées de Ligue 2 profitent de la trêve pour se déplacer dans des bourgades aussi incongrues qu'insolites, quitte à se faire surprendre sur des terrains compliqués parfois. Ainsi, Montpellier a dû se défaire d'Agde, Guingamp de Locminé et Saint-Étienne de Quetigny, mais la rencontre phare de cette journée se déroulait ailleurs. Cap sur la Côte d'Opale qui voit ses deux mastodontes s'affronter, dans le cadre d'un match qui sent aussi bien l'air marin que la poudre. Dunkerque et Boulogne s'attendaient au tournant la semaine dernière déjà, lors d'une première rencontre houleuse au Stade Marcel Tribut, qui a vu les visiteurs égaliser à la dernière seconde du temps réglementaire (1-1). La rencontre de ce weekend se déroulait de l'autre côté de la frontière entre le Nord et le Pas-de-Calais, au Stade de la Libération, mais avec un vainqueur à la clé cette fois-ci. Deux équipes aux passés comparables mais aux contextes bien différents se font donc face en cet après-midi grisonnant. De son côté, l'USBCO, pour Union Sportive Boulogne Côte d'Opale, a connu un été mouvementé. Après avoir perdu le barrage d'accession en Ligue 2 contre Clermont (Défaite 3-1, Victoire 2-1), les Rouges et Noirs ont changé de logo une première fois, puis une seconde suite à un désaveu de la plupart des supporters, avant de trouver un point d'entente. Puis, l'USBCO a vu son sort changer du tout au tout juste avant la reprise du championnat. Après avoir pensé dans un premier temps rester en National, les Boulonnais se sont vus être promu en dernière minute grâce à la rétrogradation administrative d'Ajaccio. Montée en Ligue 2 express pour les Boulonnais, qui n'ont absolument pas eu le temps de préparer leur retour en seconde division, et ça s'est vu. Les pensionnaires de la Libé' comptabilisent actuellement douze petits points et figurent à l'avant-dernière place du classement de Ligue 2, saison pour autant plaisante sur le rectangle vert, car malgré les apparences, Boulogne joue plutôt bien.  Et malgré des balbutiements sur les premiers mois, les Boulonnais décident de croire à un troisième âge d'or, plus de dix ans après le précédent. Pour comprendre, il est nécessaire de réaliser un rapide retour en arrière. L'Union Sportive Boulonnaise voit le jour en 1898. Très rapidement, le club s'impose comme un cador de sa région, et connaît quelques épopées en Coupe. En 1959, Boulogne dispute sa première saison en D2, et le coup de foudre est immédiat, pour une lune de miel qui durera vingt ans, avant de redescendre en D3 en 1980, c'est le premier âge d'or. Après quelques péripéties et un sauvetage du club par Jean Muselet, ancien maire de Boulogne, l'USBCO, qui a connu la cinquième division, remonte en Ligue 2 en 2007, avant de connaître une fin de saison 2008-2009 en apothéose. Vainqueurs d'Amiens lors de l'ultime journée de championnat, les Boulonnais sont promus en Ligue 1 pour la première fois de leur histoire. La fête fût incandescente, mais la douche froide fut immédiate, après une saison à côtoyer les légendes nationales, le club retombe en National dès 2012. Après une parenthèse en N2, l'USBCO connaît donc deux montées successives sur les deux derniers exercices, qui nous amènent donc à la saison en cours. La Libé, qui voit les siens défendre vaillamment les couleurs du blason depuis 1957 fût témoin de toutes les tempêtes, comme de toutes les soirées endiablées de ceux qui n'ont pas encore glané de titre majeur.
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Les hommes d'Albert Sanchez sont devant, mais ceux de Fabien Dagneaux peuvent compter sur un soutien indéfectible de leur public, qui pousse plus que jamais, malgré la tournure défavorable de la soirée. La nuit tombe, et le clocher de la cathédrale de Boulogne s'illumine, visible depuis le stade, ce joyau, symbole de la ville, semble être la bonne étoile de ses onze gladiateurs. Les minutes défilent, le succès se rapproche pour les coéquipiers de Marco Essimi. Les espoirs sont maigres, et Boulogne entre dans les cinq minutes de temps additionnel avec une rage et une détermination inouïe, mais imprécise. Les dernières secondes sont douloureuses, mais au bout du tunnel apparaît la lumière. Suite à un dégagement anodin et à une action rocambolesque, l'abnégation et la combativité de ceux que personne n'attendais plus permet aux Boulonnais d'arracher les tirs aux buts, en faisant trembler les filets dunkerquois lors de l'ultime occasion. Le sol tremble sous nos pieds, la joie et les sourires sont sur tous les visages, et les coeurs Boulonnais battent à l'unisson. Contre toute attente, l'USBCO vient d'accrocher le nul. Pas le temps de festoyer, l'heure est à la transformation. Dunkerque, qui a vu le ciel tomber sur sa tête, se reprend et transforme le premier essai. Et alors que le premier essai Boulonnais fuit le cadre, le ballon emporte avec lui à nouveau les espoirs de qualification. Les Dunkerquois, précis, trouvent systématiquement le cadre devant un portier Rouge et Noir penaud devant tant de sang froid, les Boulonnais transforment aussi leurs essais, mais rien n'y fait, 5-3 pour les visiteurs à l'issue de la séance. Alors que la parcage entre à nouveau en fusion, la liesse des visiteurs contraste avec la frustration des plus fidèles suiveurs de l'USBCO. Quelques incidents éclatent, un Derby dont l'issue se joue aux tirs aux buts est forcément houleux. Mais dans la nuit noire et glaciale de la Côte d'Opale, ce sont bien les Dauphins qui rentreront chez eux avec la possibilité de rêver plus grand, malgré un scénario extraordinaire qui n'a laissé personne de marbre. Car quand la magie de la Coupe de France s'unit avec la folie d'un Derby, le football ne peut qu'endiabler un morne après-midi, qui nous rappelle à chaque fois, qu'il n'y a que les rivalités les plus farouches, qui nous font autant vibrer, et que rien ne vaut plus qu'une escarmouche, footballistiquement exprimée. Rendez-vous le 24 avril pour la revanche, toujours à la Libé, pour qu'un vainqueur se dessine peut-être à l'issue du temps réglementaire cette fois-ci...
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Les travées de l'antre des Rouges et Noirs peuvent accueillir jusqu'à 6 000 âmes, dans un ensemble particulier du point du vue architectural : les deux latérales ne se ressemblent pas, et la piste d'athlétisme aux quatre couloirs qui bordent le rectangle vert ne sont pas bordées par le moindre virage exploitable. Pour autant, l'enceinte possède un charme unique. La tribune Ribery, qui accueille le kop, paraît aussi authentique qu'atypique. En parlant du kop, celui-ci est actuellement composé de deux groupes majoritaires, les Boulogne Fans 1898 et les Margats de la Libé, qui passent leurs avant-matchs dans deux bars distincts mais collés, à deux pas du stade. En ce dimanche 16 novembre, Boulogne affronte donc son rival Dunkerquois, bien que la haine envers Calais soit plus forte selon certains. l'Union Sportive du Littoral de Dunkerque trouve ses sources en 1899, quand l'étudiant Marcel Tribut, après un voyage en Ecosse, fût tenté d'importer le football dans sa ville. En 1919, suite à une fusion, l'histoire démarre officiellement. Le destin des Dauphins a bon nombre de fois été lié à celui de leur adversaire du jour, pensionnaires de D2 de manière plus précoce, les Nordistes ont tout de même fait face aux Boulonnais durant quinze saisons consécutives dans l'antichambre de l'élite du football français. Bombardé comme son voisin, Dunkerque porte alors les stigmates de la Seconde Guerre Mondiale. Après une période plus sombre à l'aube du 21ème siècle, l'USLD est de retour en Ligue 2 depuis 2020, puis 2023, et a même failli déjouer les pronostics en disputant les play-offs d'accession en Ligue 1 la saison passée, mais après une victoire prometteuse contre Guingamp, le retour à la réalité fut plus brutal contre Metz, vainqueur des Nordistes à la 93' suite à un CSC de Yacine Bammou. Le stade de la Libération se remplit, et pour la deuxième fois en dix jours, les frères ennemis se font face. Le Pas-de-Calais affronte le Nord sur ses terres, et après un franc succès du côté Lensois contre Lille en début de saison, l'avantage est plutôt artésien. Le coup d'envoi est donné, et un Tifo flotte au vent en tribune Ribery, en dessous de la bâche "Ici bat le coeur de la Côte d'Opale", le kop revendique la suprématie sur le littoral avec l'inscription "Boulogne Capitale". Du côté du parcage, les trois couleurs de l'USLD sont exhibées en cinq bandes plus sobres, laissant place à des drapeaux flammands par la suite. Les Ultras Dunkerquois (UD07) partagent d'ailleurs une amitié avec leurs compères d'Aalst, dont certains ressortissants étaient sûrement présents pour l'occasion. Les chants font rage et la joute sonore et vocale débute sur les chapeaux de roue. Trouvé au second poteau sur un centre, Corentin Fatou trouve la faille à la 12' minute et débloque le compteur des Boulonnais, dans un vacarme assourdissant, symbole et témoin d'une rivalité qui reprend des couleurs, après plus de cinq ans sans match officiel entre les deux belligérants. Un tonnerre d'applaudissements laisse à nouveau place aux chants à la gloire de la ville portuaire. Le jeu est intense, saccadé puis plus spontané, et les deux équipes se procurent tour à tour des occasions de plus en plus dangereuses. Les minutes défilent mais la tension demeure inchangée. Juste avant la mi-temps, Zaid Seha égalise pour les visiteurs. Le parcage explose, le match devient plus électrique que jamais. Le jeune homme formé à Auxerre remet les deux formations au même niveau, et l'entracte passe à vitesse grand V, tant le suspense est à son comble. La deuxième période voit les visiteurs prendre le dessus dans le jeu. Les occasions Boulonnaises se font plus rares, mais le danger est toujours là. Après l'heure de jeu, le jeune Marocain Gessime Yassine trompe le portier Rouge et Noir, le parcage entre en fusion, 1-2 pour les visiteurs.
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