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@LaitExtra

Lyonnais Ă  Beyrouth.

Lyon, France Katılım Nisan 2021
452 Takip Edilen89 Takipçiler
Sabitlenmiß Tweet
Manon Aubry
Manon Aubry@ManonAubryFr·
Dans les 50 plus grandes villes de France : ✅La France insoumise est la force politique qui progresse le plus en gagnant deux villes. ❌Le PS en perd 2. ❌Les Ă©cologistes en perdent 5. ❌Le RN ne progresse pas. Les chiffres parlent d'eux-mĂȘmes.
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Simon Moos
Simon Moos@smoos_tweets·
RĂ©sultats dĂ©primants pour la droite. Je suis Ă©cƓurĂ©. La libĂ©ration Ă©conomique et nationale du pays n’est dĂ©cidĂ©ment pas pour aujourd’hui.
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Boulet De Canon NuclĂ©aire đŸ‡«đŸ‡·
Je sais pas pourquoi les gens continuent Ă  me traiter d’antisĂ©mite alors que je suis juste ANTISIONISTE. Faites un effort merde. Ou ouvrez un dico. Je suis clairement contre la politique d’IsraĂ«l et vous allez rien faire.
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Steevy Boulette
Steevy Boulette@lafotaki·
Cette tirade est étonnante quand on se souvient que Rima Hassan affirmait qu'elle avait des fonds illimités alors qu'elle n'était pas encore députée européenne.
Steevy Boulette tweet media
Rima Hassan@RimaHas

. @Francois_Ruffin moi contrairement Ă  toi j’ai Ă©tĂ© tĂ©moin d’une vie au smic chez moi, c’est 300 Ă  400 euros de dĂ©couvert par mois tous les mois, c’est des rdv ponctuels avec des assistantes sociales pour pouvoir se payer un frigo ou une machine Ă  laver ou une facture trop Ă©levĂ©e, c’est parfois des coupures d’électricitĂ© chez soi parce qu’on a plus de quoi payer, c’est rĂ©partir sa liste de courses sur diffĂ©rents magasins en fonction des prix des produits, c’est repĂ©rer la station d’essence la moins chĂšre de la ville, c’est aller au resto du coeur avec ses enfants en prĂ©servant ce qu’il nous reste de dignitĂ©. Il n’a jamais vĂ©cu ni mĂȘme ressenti ça de sa vie et je suis outrĂ©e de l’instrumentalisation qui est faite de cette rĂ©alitĂ© d’une vie au smic.

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Tristañ vox
Tristañ vox@tristanvox·
@Nate93260 @smoos_tweets Ah ? Tu n'as jamais rencontré une européen ayant vécu réellement le communisme ? Tu n'as jamais croisé de roumain, de tchÚques , de slovÚne, de polonais, d'allemands ? Jamais ?
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Juliette Dutilh
Juliette Dutilh@juliette_dutilh·
@francoisedegois Les alliances PS-LFI ont mené à la déroute. LFI est un repoussoir. Les électeurs n'en veulent pas. La gauche républicaine doit choisir la clarté. LFI n'est plus de gauche depuis longtemps.
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francoise degois
francoise degois@francoisedegois·
Non ça fait 2 fois ;) RĂ©visez vos notes . Et cette fois , c’est sans #LFI Ă  Pau . Comme c’est sans LFI Ă  Amiens , Saint Etienne , Paris , Marseille , Lille . Strasbourg , Montpellier , Rouen , Rennes , Nancy etc etc Par contre , ça marche pas bien avec LFI Ă  Clermont , Brest , Tulle , Limoges , Avignon , Toulouse bien sĂ»r 
 et ça porte pas chance aux verts Ă  Strasbourg , Poitiers 
 
 Ça, c’est le rĂ©el . On peut se raconter pleins d’histoires et trouver des victoires partout mais la marque LFI est un sujet de fracturation et pas d’union : la preuve dans toutes ces villes . Ça n’enlĂšve pas les victoires Ă  Saint Denis , La Courneuve et Roubaix et l’entrĂ©e dans des conseils municipaux mais ça n est pas l’ OPA sur la gauche espĂ©rĂ©e . #Bayrou #municipales2026
Paul Vannier@PaulVannierFI

Bayrou battu Ă  Pau. Pour une fois que le PS le censure.

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@francoisedegois Du coup on peut vous renvoyer le compliment, lĂ  oĂč la FI a fait alliance avec le PS, la FI a perdu. mais la oĂč on pourra ĂȘtre d'accord c'est que partout oĂč l'alliance PS/LFI a eu lieu, ça a Ă©tĂ© un malus. Il va falloir que les unionistes fous prennent conscience de cela.
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@slothkun00 @maobigschlong Non, en plus elle ne veut plus les qualifier de "dĂ©rapage" les dĂ©clarations soit disant "antisĂ©mite" de JLM car ça sous-entendrait qu'il ne le ferait pas exprĂšs. Donc pour elle JLM a une stratĂ©gie Ă©lectorale antisĂ©mite.. Et ça c'est censĂ© ĂȘtre des alliĂ©s ?! Ça me rend dingue...
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Sloth-Kun
Sloth-Kun@slothkun00·
@maobigschlong Elle découvre en big 2026 que la communication c'est important Elle se préserve de taper sur Faure et utilise l'épouvantail Hollande Par contre elle en remet une couche sur les "dérapages" de JLM (sans préciser lesquels pour garder un flou stratégique) Pauvres militants EELV
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Maobigschlong
Maobigschlong@maobigschlong·
Dites vous c'est son pic d'analyse politique ça
Marine Tondelier@marinetondelier

RĂ©action au second tour des Ă©lections municipales. 00h30 : Je suis rentrĂ©e au siĂšge des Écologistes aprĂšs une soirĂ©e passĂ©e sur les plateaux TV, oĂč chaque parti a comme je m’y attendais revendiquĂ© ses victoires - il n’y aurait globalement que des gagnants ce soir ! PassĂ©e la tension d’une soirĂ©e Ă  cent Ă  l’heure, quel premier bilan tirer de ce second tour des Ă©lections municipales ? L’ensemble me parait confus. Beaucoup de villes ont changĂ© de main. Dans un sens comme dans l’autre. Mais dans des configurations souvent trĂšs diverses, avec des analyses souvent bien diffĂ©rentes Ă  en tirer... Et si la tentation est grande de tout lire Ă  l’aune des enjeux nationaux, j’avoue ĂȘtre assez fascinĂ©e par celles et ceux qui sortent de ces municipales avec une seule clef de lecture et d’analyse qui expliquerait tout en gĂ©nĂ©ral et le rĂ©sultat de chaque ville en particulier : la leur. S’il faut se garder de toute analyse Ă  l’emporte-piĂšce, voici quelques enseignements ou motifs de fiertĂ© que je tire de la sĂ©quence. De maniĂšre forcĂ©ment partielle et imparfaite au fil d’une nuit sans sommeil. Nous aurons de toute maniĂšre l’occasion de revenir plus posĂ©ment sur tout cela dans les semaines qui viennent. L’angle mort : l’abstention Tout d’abord, nous n’avons pas assez insistĂ© sur l’abstention record pour des Ă©lections municipales, moi la premiĂšre. Le format de ce genre de soirĂ©e s’y prĂȘte peu et c’est pourquoi j’ai souhaitĂ© Ă©crire cet article en rentrant. Une participation de 57 %, c’est 5 points de moins par rapport Ă  2014 si je mets 2020 et l’effet Covid-19 Ă  part. On peut tourner les rĂ©sultats dans tous les sens : quand prĂšs d’un Ă©lecteur sur deux ne vote pas, mĂȘme les victoires ont un goĂ»t amer. RĂ©forme gouvernementale “Paris-Lyon-Marseille” : le retour de boomerang La victoire est Ă©clatante Ă  Paris, Lyon et Marseille, que la droite a pourtant tout fait pour conquĂ©rir en rĂ©formant le mode de scrutin au forceps Ă  un an de l’élection. Un retour de karma savoureux pour ce que nous avons toujours dĂ©noncĂ© comme une manƓuvre Ă©lectorale indigne taillĂ©e sur mesure pour complaire aux dĂ©sirs de Rachida Dati. Les Écologistes ont jouĂ© un rĂŽle central dans ces victoires, par leur choix d’alliance dĂšs le premier tour qui a permis Ă  Emmanuel GrĂ©goire et BenoĂźt Payan de rĂ©aliser un score trĂšs solide le 15 mars, et bien sĂ»r Ă  Lyon, oĂč je salue l’exceptionnelle remontada de GrĂ©gory Doucet et de ses Ă©quipes. Jean-Michel Aulas Ă©tait donnĂ© Ă  47 % au premier tour il y a encore quelques mois, les Écologistes Ă  23 %. Tout le monde nous disait que c'Ă©tait impossible
 Et GrĂ©gory Doucet et son Ă©quipe l’ont fait ! Peu de monde y croyait il y a encore quelques jours. Qu’ils sachent que leur dĂ©monstration de combativitĂ© fait notre fiertĂ©. La gauche rĂ©siste mieux qu’annoncĂ© En dehors de Paris, Lyon et Marseille, les bons scores de premier tour ont globalement prĂ©servĂ© les sortants au deuxiĂšme, et l’union de la gauche et des Ă©cologistes Ă  laquelle nous avons contribuĂ© sur tous les territoires peut revendiquer de belles victoires collectives sur la droite, Ă  NĂźmes, Amiens, Saint-Etienne, Villepinte, Pau, Agen, Aubervilliers
 Des villes qui n’auraient certainement pas basculĂ© sans cela. Mes fĂ©licitations aux maires de gauche et Ă©cologistes nouvellement Ă©lus et Ă  leurs Ă©quipes. Ces victoires, vous ĂȘtes allĂ©s les chercher loin et dans un contexte pas simple. Nous ne vous en remercierons jamais assez. 2026 : le miroir inversĂ© de 2024 Mais il faut l’avouer : quelque chose Ă  dysfonctionnĂ© Ă  plein tubes dans cet entre deux tours. Et ce double piĂšge qui s’est refermĂ© sur nous tire ses racines de la campagne de premier tour et de la guerre que la gauche mĂšne Ă  la gauche depuis des mois. En 2024, avec le NFP, nous avions rĂ©ussi Ă  aller chercher une victoire que tout le monde considĂ©rait impossible, en crĂ©ant l’une des plus belles surprises de ma vie politique. Comment ? Par une belle campagne, collective, qui donnait envie, de l’espoir, notamment Ă  des Français de gauche qui n’allaient plus voter. Et pendant ces municipales ? Globalement, nous avons fait l’inverse. La campagne, qui aurait dĂ» se faire autour des projets de transformation pour nos villes, s’est cristallisĂ©e sur les outrances des uns et des autres, les tirs croisĂ©s et la question des alliances, pour le plus grand plaisir de la droite et de l’extrĂȘme droite, rassemblĂ©es sur une ligne anti-sociale et anti-Ă©colo. Alors que s’est-il passĂ© ? En faisant des Ă©lections municipales l’antichambre de l’élection prĂ©sidentielle, la gauche a Ă©tĂ© toxique pour elle-mĂȘme durant cette campagne. Nous, Ă©cologistes, avons refusĂ© de nous prĂȘter Ă  ce jeu-lĂ . Merci Ă  tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole. Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs trĂšs rapidement sur ses Ă©checs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’elle gĂ©rait depuis 2020, Faches-Thumesnil prĂšs de Lille et Grabels prĂšs de Montpellier, et Ă©choue Ă  gagner Limoges et Toulouse qui leur tendaient les bras aprĂšs de trĂšs beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite. Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande
 Et Ă©chec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national. HĂ©nin-Beaumont, Bruay-la-BuissiĂšre, Loison-sous-Lens, Harnes, Drocourt, Marles-les-Mines et Houdain dĂšs le premier tour. LiĂ©vin, 30 000 habitants, socialiste depuis 1912, mais aussi Oignies, Billy-Montigny, Grenay, Courcelles-lĂšs-Lens, Lillers au deuxiĂšme tour. Ce n’est pas le seul territoire concernĂ© par ce genre de raz-de-marĂ©e que tout le monde voyait venir. Mais il se trouve que c’est lĂ  oĂč je suis nĂ©e et que j’habite. Et que quasiment personne n’en a parlĂ© sur les plateaux tĂ©lĂ©, comme si les grandes villes Ă©taient la France
 Ironie du sort : c’est en partie pour cette raison que ces territoires multiplient les signaux d’alerte, de dĂ©sespoir, de colĂšre. Mais qu’importe : les reprĂ©sentants de ces deux formations se sont empressĂ©s hier soir de revendiquer chacun une victoire globale plus belle que celle de l’autre. Comme s’il fallait se rĂ©jouir d’ĂȘtre les rois du cimetiĂšre alors que cette double stratĂ©gie nous emmĂšne tous dans le mur. Ce que nous craignions s’est rĂ©alisĂ© Les Écologistes ont dĂ» faire face, souvent impuissants, que ce soit localement ou nationalement, aux propos de “responsables” (l’ironie du terme
) politiques de notre propre camp qui ont prĂ©fĂ©rĂ© miser sur la politique de terre brĂ»lĂ©e ou rejouer un Ă©niĂšme congrĂšs plutĂŽt que de faire gagner la gauche. Et cela aura des consĂ©quences dramatiques pour celles et ceux que nous sommes censĂ©s dĂ©fendre ! J’avais eu l’occasion fin fĂ©vrier sur France Inter de m’en inquiĂ©ter haut et fort. Si j’avais qualifiĂ© ce matin-lĂ  Jean-Luc MĂ©lenchon et François Hollande de “tontons flingueurs de la gauche”, c’est que je voyais bien leur partition en train de s’écrire Ă  quatre mains. Jean-Luc MĂ©lenchon a ponctuĂ© la campagne municipales de ce que je refuse de qualifier de “dĂ©rapages” car cela serait supposer qu’il ne le fait pas exprĂšs. Il Ă©crit ce matin sur son blog qu’ “une longue diabolisation diffamante a Ă©tĂ© orchestrĂ©e contre les Insoumis”. En passant sous silence qu’il y a totalement prĂȘtĂ© le flanc et tout son mouvement avec lui. D’un autre cĂŽtĂ©, les opposants socialistes d’Olivier Faure, ceux qui ont créé une dĂ©ception dont nous ne sommes toujours pas remis lors du mandat de 2012, n’ont eu de cesse de rĂ©pĂ©ter que plus jamais nous ne travaillerions ensemble. Conjointement, ces deux stratĂ©gies ont eu un effet : rendre la victoire impossible sur de nombreux territoires qui auraient dĂ» basculer. Il y a quelques jours, je rĂ©sumais ainsi les choses dans LibĂ©ration : “Il y a un double piĂšge. Jean-Luc MĂ©lenchon ne veut pas que la gauche gagne ces Ă©lections municipales. Lui n’a pas beaucoup de villes en jeu, mais il veut pouvoir dire que les socialistes et les Ă©cologistes en ont perdu [et qu’il est le seul Ă  gagner des villes], donc il a cherchĂ© Ă  rendre les alliances impossibles, Ă  faire en sorte qu’on soit en situation de les refuser comme Ă  Paris et Marseille oĂč ses candidats ont passĂ© leur campagne Ă  insulter les candidats socialistes. Le deuxiĂšme piĂšge, c’est celui de la droite, qui en a fait son angle principal pour nous attaquer et se frottait les mains d’avance en pensant qu’on ne fusionnerait pas et qu’on les laisserait gagner. LĂ  oĂč c’était nĂ©cessaire et possible, nous avons dĂ©jouĂ© ces deux piĂšges. J’affirme et assume que dans la sĂ©quence, François Hollande et les opposants d’Olivier Faure sont un peu les idiots utiles de Jean-Luc MĂ©lenchon et inversement. Il y a une compĂ©tition entre les tontons flingueurs de la gauche non pas pour faire gagner la gauche, mais pour ĂȘtre les rois du cimetiĂšre. C’est dĂ©plorable.” La victoire de la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables ? Evidemment que la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables, co-construite par la FI et une partie du parti socialiste, nous conduit dans une impasse. Certains se sont vantĂ©s sur les plateaux qu’elle avait gagnĂ© ce soir. Et c’est en partie vrai, dans certaines villes. Mais quand cette thĂ©orie gagne, c’est la gauche qui perd. Faut-il s’en rĂ©jouir ? Par ailleurs, faire comme si tel ou tel maire socialiste sortant Ă©tait plus hĂ©roĂŻque que tel ou tel autre parce qu’il aurait gagnĂ© sans fusion, c’est oublier un Ă©lĂ©ment majeur : certains ont surtout le privilĂšge d’ĂȘtre Ă©lus dans des territoires de gauche depuis des dĂ©cennies oĂč Ă  aucun moment ils n’ont Ă©tĂ© mis en danger. Il y a ainsi quelque chose de malhonnĂȘte intellectuellement Ă  diviser les candidats en deux camps : les purs qui auraient refusĂ© la fusion, et les compromis qui l’auraient acceptĂ©e. Personne n’a le monopole des valeurs. Et Ă  vouloir Ă  tout prix prĂ©tendre ĂȘtre au-dessus de la mĂȘlĂ©e, j’affirme que certains finissent par ĂȘtre hors sol. Voir des personnalitĂ©s de gauche savonner la planche de maires et de candidats de gauche alors qu’ils pouvaient prĂ©server les habitants de leur ville de politiques de rĂ©gression sociale et environnementale est une aberration. Je ne m’y ferai jamais. Car il s’agit de la vie quotidienne, concrĂšte, de centaines de milliers de Françaises et de Français pour lesquels une politique de gauche ou une politique de droite, ça change tout. À Brest, la droite l’a emportĂ© face Ă  François Cuillandre, proche de François Hollande. Cette mĂȘme droite qui fait la chasse aux allocataires du RSA au dĂ©partement, parce qu’ils ont gagnĂ© 30 balles au Keno et qu’on leur demande des justificatifs improbables. Qui va les protĂ©ger dĂ©sormais ? Je pense que la fusion avec la FI Ă©tait la derniĂšre chose dont il avait envie. Enfin plus exactement l’avant-derniĂšre. Car en tant que PrĂ©sident du CCAS, il sait pertinemment ce que cette bascule signifie pour les plus vulnĂ©rables de sa ville. Faut-il blĂąmer Johanna Rolland et GrĂ©gory Doucet d’avoir fait les bons choix stratĂ©giques pour Ă©viter la mĂȘme chose Ă  leurs concitoyens (respectivement 325 000 et 520 000 habitants) ? Evidemment que non. Est-ce que les personnes qui ont tirĂ© Ă  boulet rouge sur ses alliances toute la semaine ont une responsabilitĂ© dans la prophĂ©tie autorĂ©alisatrice de la perte de certaines villes ? Il est pour moi Ă©vident que oui. Dans une pĂ©riode politique d’une grande confusion, qui dĂ©boussole les Français quand elle ne les dĂ©goĂ»te pas, la gauche devrait s’intĂ©resser et parler un peu plus aux Français qu'Ă  elle-mĂȘme. Car la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables rend non seulement les unions moins porteuses, mais elle conduit Ă  une rupture avec une partie importante des Français. À force de ne se parler qu’à nous-mĂȘmes et de nous-mĂȘmes, la relation se rompt. Et le double pĂ©ril de l’extrĂȘme droite et de l’union des droite se renforce. Je l’ai bien vu sur les plateaux ce soir. Je les ai Ă©coutĂ©s attentivement. Pour 2027, j’en fais le serment : nous ne les laisserons pas faire. Pour les Écologistes : des reculs, de nouvelles conquĂȘtes et des enseignements 2020 Ă©tait un scrutin exceptionnel pour les Écologistes. Nous savions qu’en ayant gagnĂ© beaucoup de villes il y a 6 ans, nous courrions le risque d’en perdre. Aujourd’hui, nous connaissons des dĂ©faites, tout en rĂ©ussissant Ă  conserver de grandes villes comme Grenoble, Tours et Lyon, trois villes que beaucoup nous ont prĂ©dit perdues tout au long de la campagne. Je suis Ă©videmment déçue pour nos villes perdues, parfois Ă  trĂšs peu de voix (comme Ă  Bordeaux), et celles qui nous ont Ă©chappĂ© de peu comme Ă  FĂ©camp (47 voix). Je suis surtout inquiĂšte pour les habitants les plus vulnĂ©rables. Les mandats de nos maires ont Ă©tĂ© des mandats de transformation, et je souhaite saluer chacun d’entre eux et chacune d’entre elles pour le travail extraordinaire qu’ils ont abattu dans des contextes d’adversitĂ©, au cours de mandats qui ont commencĂ© par une crise sanitaire historique et se sont prolongĂ©s par des baisses de moyens sans prĂ©cĂ©dents qui les ont laissĂ©s en premiĂšre ligne du retrait de l’État. Je pense Ă  tous les Ă©lus qui ont travaillĂ© dur pendant ce mandat, qu’ils aient Ă©tĂ© réélus ou non, et Ă  nos militants qui ont tout donnĂ© pendant cette campagne. J’ai eu l’occasion de voir leur engagement sans faille sur le terrain, lors de mes nombreux dĂ©placements depuis janvier (52 !) : leur abnĂ©gation a Ă©tĂ© admirable et me rend fiĂšre. GrĂące Ă  leur magnifique travail de terrain, nous renforçons l’implantation des Ă©cologistes dans les villes populaires par de nouvelles conquĂȘtes, comme Villepinte (avec l’élection de MĂ©lissa Youssouf), Bagnolet (Edouard Denouel) ou Sarcelles (Bassi KonatĂ©), dans les dĂ©partements du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis - oĂč Mohamed Gnabaly a Ă©galement Ă©tĂ© réélu dĂšs le premier tour Ă  L'Île-Saint-Denis. Dans les Yvelines, RaphaĂ«l Prats est le nouveau maire Ă©cologiste de Conflans-Sainte-Honorine. Cette implantation se poursuit aussi dans les territoires ruraux, dont on a bien peu parlĂ© pendant cette campagne, mais oĂč nous pouvons compter sur des dizaines de maires Ă©cologistes, de TrĂ©vou (Ain) Ă  GuĂ©ret (Creuse), de Montigny-en-Arrouaise (Aisne) Ă  Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais), de Naves (CorrĂšze) Ă  Marcillac-Vallon oĂč LĂ©on ThĂ©bault-Maviel devient Ă  seulement 25 ans le premier maire Écologiste de l’Aveyron. Tous ces rĂ©sultats, nous aurons l’occasion de les analyser en interne, avec les maires Ă©lus comme avec ceux qui ont Ă©tĂ© battus. L’art de la communication Lorsqu’on vit dans une ville Ă©colo, on tient dĂ©sormais pour acquis l'amĂ©lioration de la qualitĂ© de l'air, le bio dans les cantines, les espaces verts, l’offre de transports en commun plus riche et plus accessible, le principe de tarification sociale. Et pourtant
 Je le sais, nous sommes souvent dĂ©peints comme de bons Ă©lĂšves et techniciens. Et c’est vrai. Mais aujourd’hui, ĂȘtre sĂ©rieux et bien gĂ©rer sa ville ne suffit pas Ă  ĂȘtre réélu. Nous en avons fait la dĂ©monstration grandeur nature et il va falloir en tirer les consĂ©quences. Beaucoup d’alertes sont remontĂ©es ces derniers mois en ce sens. En interne et en externe. Nous n’avons su y rĂ©pondre que partiellement. Et si le sursaut Ă  Lyon a Ă©tĂ© magistral, il n'a malheureusement pas fait tĂąche d’huile. J’avoue avoir du mal parfois jusque dans mon propre parti sur l’importance des rĂ©seaux sociaux, par le prisme desquels les campagnes sont commentĂ©es. Quand un journaliste juge telle campagne “convaincante” et telle autre “molle” ou “ratĂ©e”, c’est souvent exclusivement lĂ -dessus qu’il se base, puisque bien souvent il n’a pas mis un pied de la campagne dans la ville ainsi commentĂ©e. Les Écologistes n’aiment pas les rĂ©seaux sociaux, pour des raisons fort lĂ©gitimes. Trop violents. PipĂ©s. Injustes. Beaucoup de militants et de cadres choisissent de s’en prĂ©server et je ne peux que les comprendre. Mais on ne peut plus gagner sans leur pouvoir d’amplification en 2026. Et plus largement, il va falloir rompre avec ce que je ressens parfois comme une forme de condescendance envers la communication. C’est le message que je voudrais faire passer largement dans notre mouvement. Les Ă©lus Ă©cologistes sont la plupart du temps les meilleurs Ă©lĂšves en termes de travail abattu, et ce quel que soit le mandat Ă©lectif occupĂ©. Le drame, c’est que presque personne ne le sait. Comme si on considĂ©rait que ça allait de soi. Que ça se verrait tout seul. Que parce que le bilan est bon chacun va s’en rendre compte. Et cela vaut Ă©videmment pour nos maires, dont les rĂ©alisations importantes sont restĂ©es largement inconnues du grand public, alors que nos adversaires se contentaient de critiquer “les travaux des Ă©colos” (c’est sĂ»r que quand on ne fait rien, ça Ă©vite les travaux). Alors que les Écologistes sont victimes de campagnes de dĂ©sinformation et de harcĂšlement d’une violence inouĂŻe sur les rĂ©seaux sociaux et dans beaucoup de mĂ©dias sous la houlette de la droite et de l’extrĂȘme droite, nous ne pouvons plus faire comme si nous dĂ©couvrions cet Ă©tat de fait. Nous devons vivre avec notre temps et arrĂȘter de considĂ©rer les rĂ©seaux sociaux et plus globalement la communication politique comme secondaires, quand ils sont si dĂ©cisifs pour nos adversaires. Nous pouvons certes dĂ©plorer l’importance que tout cela prend, et il est trĂšs clair pour moi qu’il s’agit d’un signe d’une dĂ©mocratie malade, mais cela ne change rien Ă  la rĂ©alitĂ© dans laquelle nous vivons. Et maintenant ? Ceci n’est qu’une piste parmi d’autres. C’est en tout cas celle qui m’a beaucoup fait cogiter ces derniĂšres semaines et toute la soirĂ©e. Ce n’est Ă©videmment pas la seule. Notre bureau politique (la direction du parti) se rĂ©unit ce soir dans un format ouvert au Conseil politique (parlementaires et reprĂ©sentants des diffĂ©rentes instances du mouvement) et aux maires battus et victorieux d’hier soir. Au travail d’implantation Ă©voquĂ© plus haut, source de beaucoup d’espoir et de fiertĂ©, nous mĂšnerons donc aussi un travail d’introspection, afin d’en tirer ensemble les bons enseignements pour les mandats Ă  venir et prĂ©parer les victoires Ă©cologistes de demain. Car soyez sĂ»rs d’une chose : malgrĂ© la dĂ©ception et les inquiĂ©tudes lĂ©gitimes pour la suite, les Écologistes ne comptent pas se dĂ©mobiliser ! L’heure est trop grave. Pour les sujets que nous dĂ©fendons. Et pour notre pays. L’écologie n’est pas une sĂ©quence Ă©lectorale. C’est un combat de long terme. Qui se mĂšne le plus souvent dans l’adversitĂ©. Et ce combat, nous allons continuer Ă  le mener. Partout. Pour tous.

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Glupatate
Glupatate@Glupatate·
đŸ”ŽđŸ„” FLASH – Dans le silence mĂ©diatique le plus indiffĂ©rent, Raquel Garrido a perdu l'Ă©lection de la mairie de Bagnolet face Ă  la gauche unie des Écologistes et de la France insoumise. Elle soutenait le maire sortant socialiste.
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