Raphael LEGENDRE
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Raphael LEGENDRE
@LEGENRA
L'édito politique de 6h45 dans Good Morning Business et Les Experts de 10h à 11h, sur @BFMbusiness



Il faut avancer vers la retraite par capitalisation pour que tous les Français puissent en bénéficier. Face au choc démographique, c’est une question de lucidité et d’efficacité, mais aussi un levier pour financer l’innovation et relancer la productivité. C’est la condition pour retrouver une dynamique de hausse des salaires en France.



Dans son article du journal @lemondefr sur Master Poulet et Tasty Crousty, la journaliste bien-pensante @sylviazappi a déniché deux intellectuels de gauche partisans de la mal-bouffe au nom de la lutte des classes : Rémi Lefebvre, universitaire lillois fâché avec le PS et Sylvie Tissot, prof à la fac gauchiste de Vincennes, ardente défenseuse du voile islamique.






J'étais conseiller à Bercy lorsque s'est posée la question de sous-indexer ou non les pensions au 1er janvier 2024 alors qu'une revalorisation automatique représentait +5,3% avec l'inflation (soit environ +15 Md€ de dépenses ; c'est l'équivalent du budget des universités pour donner un ordre de comparaison). Évidemment que ce scénario a été débattu. @BrunoLeMaire l'évoque d'ailleurs dans ses récentes interviews. Dans le même temps, nos voisins européens choisissaient de sous-indexer pour maîtriser leurs dépenses publiques. Nous pouvions choisir par exemple une augmentation forfaitaire de +50 € par mois de toutes les retraites, ce qui permettait de maintenir les petites retraites tout en répartissant l'effort justement. Et pourquoi cette décision n'a pas été prise ? Tout simplement parce qu'en situation de majorité relative à l'Assemblée nationale (nous étions en 2023), tous les groupes parlementaires d'opposition avaient menacé de censure en cas de sous-indexation des retraites dans le PLFSS. Vous constaterez que les positions n'ont pas varié depuis. Et les mêmes débats ont lieu tous les ans sur les transports sanitaires, les cures thermales, etc. etc., avec des refus systématiques de réaliser des économies et rééquilibrer notre modèle, qui pèse aujourd'hui beaucoup trop sur les actifs. Il faudra une nouvelle majorité pour changer tout cela.















