Varan 🐊 2.0🇨🇮@LucaVaran
🇸🇳SÉNÉGAL | DIOMAYE vs SONKO : Cheick Oumar Doumbia - COD donne son avis
« Ce n’est pas parce que votre père est menuisier que, lorsque vous devenez DAF, vous devez travailler comme si vous étiez menuisier. Cela ne fonctionne pas ainsi.
Donc, ce n’est pas parce que SONKO a été, entre guillemets, le “mentor” de DIOMAYE FAYE — et je ne suis même pas d’accord avec cette affirmation, car DIOMAYE était le cerveau du parti, le secrétaire du parti.
Pour quelqu’un qui sait comment fonctionne un parti politique, le secrétaire politique est la boîte pensante. Donc, DIOMAYE est un acteur majeur du PASTEF.
Une fois arrivé au pouvoir, il faut tenir compte d’un certain nombre d’éléments qui imposent le changement.
C’est pour cela que les mots utilisés par le président DIOMAYE ont tellement de sens lorsqu’il dit : “À nos différents niveaux de responsabilité, nous avons découvert des réalités. Nous sommes venus avec des idées et un projet, mais les réalités que nous avons découvertes nous imposent de gérer d’abord l’urgence, puis l’essentiel.”
Parce que c’est là que se situe le problème : entre les messages de campagne présidentielle et la gouvernance, il y a l’urgence et l’essentiel.
L’essentiel, c’est le projet porté par le PASTEF, mais l’urgence, c’est l’état actuel du pays : comment gérer la bourse des étudiants, comment faire pour que les trois quarts de la dette du Sénégal ne soient pas détenus par la Côte d’Ivoire…
Aujourd’hui, le président de la République veut gérer les problèmes du Sénégal sans pour autant oublier ses idéologies.
Et peut-être que SONKO a le sentiment que DIOMAYE met de côté les idéologies, mais DIOMAYE refuse surtout de mettre de côté l’essentiel pour les Sénégalais, selon mon entendement.
Le projet du PASTEF ne peut, en aucun cas, être plus important que la survie économique du Sénégal.
Aujourd’hui, la possibilité sera donnée à SONKO, même s’il devient président de l’Assemblée nationale, de décider s’il va permettre au gouvernement sénégalais de faire face aux problématiques actuelles ou s’il va simplement les empêcher de gérer le pays sous prétexte qu’il n’est pas content.
Le pays est au-dessus de SONKO, du PASTEF et des députés qu’il a à l’Assemblée nationale.
Aujourd’hui, un technocrate du monde de la finance arrive comme Premier ministre pour gérer la question de la dette et ramener le pays sur un terrain où les investissements peuvent avoir lieu afin que le Sénégal redevienne aussi rayonnant qu’on a l’habitude de le voir.
Si SONKO décide d’empêcher cela à travers des motions de censure, alors SONKO aura tort pour le Sénégal. »