
Israël vient d'assassiner la journaliste libanaise Fatima Ftouni. Il y a quelques semaines, elle rapportait en direct que sept membres de sa propre famille avaient été tués par Israël. Elle continuait de parler. De filmer. De résister. Aujourd'hui, un drone israélien l'a tuée. Elle et son collègue Ali Choeib d'Al Manar. Dans un véhicule de presse en mouvement. Identifiés. Visés. Exécutés. C'est ça, l'entité criminelle. Une machine à tuer. Pas des combattants. Des journalistes. Des familles. Des secouristes. Des enfants. Comme à Gaza. Comme au Liban. Partout où elle passe, elle assassine ceux qui montrent la réalité. Fatima racontait la mort des siens. Elle est morte pour avoir raconté. C'est le seul langage qu'ils comprennent : la balle, le drone, le missile. La preuve par la mort.

























