


Marc Detournay
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🇫🇷 Je dois l’avouer : certains propos de maires cités dans Le Monde* me laissent perplexe. Non par désaccord idéologique, mais parce qu’ils semblent parfois à côté du sujet. Quand l’un d’eux résume la discussion à un « T’es cinglé, allez, on va prendre l’apéro », il décrit sans doute une réalité sociologique très juste. Mais est-ce une raison pour s’y résigner ? Être maire, ce n’est pas seulement accompagner les habitudes ; c’est aussi, parfois, introduire de l’inconfort, poser des questions que personne n’a envie d’entendre. D’autres franchissent un pas supplémentaire en politisant à outrance le propos militaire. Lorsqu’un autre dénonce une « entreprise de sidération de la population » ou parle d’une « bourgeoisie qui veut nous imposer la guerre », le raisonnement me paraît glisser dangereusement. On ne parle plus ici de préparation, ni même de menace, mais d’intention morale prêtée à l’armée. Or expliquer un risque stratégique n’est pas chercher à terroriser, encore moins à provoquer un conflit. C’est précisément l’inverse : tenter d’éviter que la surprise, la sidération ou la panique ne fassent plus de dégâts que la menace elle-même. Ce malaise révèle surtout une confusion profonde entre parler de la guerre et vouloir la guerre. Quand le @CEMA_FR Fabien Mandon affirme que « ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », il ne distribue pas des ordres de mobilisation. Il pose une question morale et politique, lourde, inconfortable, mais légitime. La balayer au nom d’un « climat anxiogène », c’est oublier qu’une société qui refuse d’entendre le réel en temps de paix s’expose à le subir brutalement en temps de crise. Je comprends la gêne des maires, leur peur d’angoisser, leur souvenir du Covid, quand on leur demandait de « protéger la vie ». Mais gouverner, même à l’échelle locale, ce n’est pas seulement rassurer. C’est aussi préparer, expliquer, transmettre un sens du temps long. Refuser ce débat au motif qu’il dérange, c’est laisser le champ libre à la désinformation, aux fantasmes et aux discours extrêmes. À défaut de parler clairement du risque, on fabrique de l’angoisse diffuse et l’on se prive, collectivement, de la seule chose qui permette de tenir quand l’histoire accélère : la lucidité. *Lire l’article lemonde.fr/politique/arti…



Il est temps de lutter contre les populistes. Ne plus admettre le racisme et l’antisémitisme. Mais proposer un projet fort (des projets plutôt de droite et de gauche). Il est temps.

Chute probable du gouvernement, budget en suspens, mouvement “Bloquons tout”. La rentrée peut faire exploser le brûlant problème de la dette. Doit-on avoir peur ? Et surtout : peut-on encore éviter une crise ? par @BenjaminSire et @RobinRivaton lel.media/peur-sur-la-de…


⁉️Orthographe française : le CSEN veut supprimer l'accord du participe passé avec avoir (20% de maîtrise chez les élèves). D'une logique imparable : si c'est difficile, on supprime 😱 Prochaine étape : supprimons les mathématiques, car les fractions, c'est compliqué... 🤡 #Education #Francais #Orthographe #ecole vousnousils.fr/2024/09/30/ort…






























