

Marc Fesneau
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@MFesneau
Président des @deputesdem, député du Loir-et-Cher et conseiller municipal de Marchenoir. Ancien ministre.








Le 1er mai n’est pas n’importe quelle date ! Les propositions visant à ouvrir davantage le travail le 1er mai font naître de nombreux débats. C’est heureux et même tout à fait normal. Pourquoi ? Parce que le 1er mai n’est pas n’importe quelle date dans notre histoire de France, notamment dans notre histoire sociale. Dans le Nord, où je suis né et où j’ai l’honneur d’être élu, nous sommes attachés à notre tradition industrielle et ouvrière. Le 1er mai, c’est le jour de la commémoration des combats ouvriers où, à la fin du 19ème siècle, 9 manifestants sont morts pour l’amélioration de leurs conditions sociales à Fourmies. Ne pas travailler le 1er mai n’est donc pas dépassé. C’est un moment de repos, en dehors de la frénésie du monde, pour, en famille, en société, chérir la mémoire des humbles qui se sont battus pour une vie meilleure. Parfois contre l’argent-roi. La France n’est pas un pays qui doit seulement permettre de cumuler des richesses. C’est aussi un pays de valeurs, de respect de l’Homme et de sa condition. Le catholicisme social, l’Abbé Lemire, Marc Sangnier, le mouvement ouvrier, le gaullisme social : notre terre est marquée par cet esprit de progrès et de participation. Oui, nous sommes marqués par cette volonté d’aider ceux qui travaillent, leurs familles, leur dignité. Alors, que certains artisans-commerçants puissent travailler le 1er mai au matin, c’est entendu. Et je n’y vois pas malice. Le bon sens le commande sans doute. Mais que le débat se déporte sur l’ouverture de tous les magasins, de toutes les autres activités économiques et commerciales, c’est ne pas respecter notre histoire sociale et nationale. C’est ne pas comprendre que le 1er mai est, pour la France dans ses profondeurs, un Noël des ouvriers et des employés. Quelles que soient nos opinions politiques : respecter le 1er mai, c’est respecter les travailleurs, leurs combats et leurs histoires. C’est, au fond, faire Nation.

Avec 70 députés issus de 4 groupes (DEM, EPR, HOR, LIOT), nous saisissons le Conseil constitutionnel sur les cavaliers législatifs introduits dans la loi de simplification de la vie économique. Un rassemblement rare et une première depuis 2017. ➡️ Lire le communiqué de presse : Soixante-dix députés des groupes Les Démocrates (DEM), Ensemble pour la République (EPR), Horizons (HOR) et Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT) ont saisi, dans une démarche conjointe, ce mardi 28 avril, le Conseil constitutionnel sur plusieurs dispositions de la loi de simplification de la vie économique définitivement adoptée par le Parlement : la suppression unilatérale des ZFE, les dispositions relatives au ZAN et la remise en cause du caractère obligatoire des CESER. Cette saisine fédère des parlementaires aux sensibilités diverses : Élisabeth Borne, ancienne Première ministre ; quatre présidents de commissions permanentes de l'Assemblée nationale : Sandrine Le Feur (Développement durable et aménagement), Florent Boudié (Lois), Bruno Fuchs (Affaires étrangères) et Stéphane Travert (Affaires économiques) ; plusieurs anciens ministres, parmi lesquels Marc Ferracci, Geneviève Darrieussecq, Philippe Vigier, Agnès Pannier-Runacher, Olga Givernet ou encore Marc Fesneau. Une convergence entre députés issus de groupes distincts qui dit à elle seule la portée de l'enjeu. La saisine soutient que ces mesures, introduites en cours de débat, n’ont pas de lien, même indirect, avec l’objet initial du texte et doivent être regardées comme des cavaliers législatifs. Cette initiative est inédite, puisque c’est la première fois depuis 2017 que soixante-dix députés du bloc central saisissent le Conseil constitutionnel. Elle répond à une conviction simple : le respect de notre Constitution ne se défend pas à moitié et plus encore lorsque des procédures parlementaires sont sciemment utilisées pour faire passer, en détournant nos règles constitutionnelles, des choix politiques qui devraient être assumés frontalement devant les Français. Car il ne s’agit pas ici uniquement de simples cavaliers « techniques ». Il s’agit de dispositions introduites pour remettre en cause, par opportunité, des mesures touchant à la lutte contre la pollution, l’artificialisation des sols ou à la démocratie sociale locale (CESER). On peut considérer que les ZFE ou le ZAN sont mal calibrés, insuffisants ou contre-productifs. Ce débat est légitime et n’est souvent pas sans fondement, mais il doit être mené pour ce qu’il est : un débat politique de fond, au Parlement ou demain devant les Français, pas sous la forme de passagers clandestins dans un texte de simplification de la vie des entreprises. Depuis plusieurs années, les procédures parlementaires sont trop souvent bafouées, contournées ou instrumentalisées. Les règles de recevabilité, notamment financières, des amendements sont de moins en moins respectées par ceux qui doivent pourtant veiller à leur application. À force, c’est la qualité de la loi qui se dégrade, ce sont de faux espoirs qui sont créés dans le débat public et, finalement, c’est l’antiparlementarisme et donc les populismes qui progressent. Pour les députés signataires, défendre l’État de droit n’est pas un réflexe de circonstance ni un simple argument de procédure : c’est une colonne vertébrale politique et la condition de l’exercice démocratique.












Le caporal-chef Anicet Girardin du 132ème régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures. Il est mort pour la France. La Nation, qui rendra demain un hommage à l’adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice. Elle adresse également ses pensées les plus sincères et sa profonde compassion à sa famille, à ses proches, ainsi qu’aux familles des autres blessés. Elle rend hommage à l’engagement exemplaire de nos armées au sein de la FINUL, qui œuvrent avec courage et détermination au service de la France et de la paix au Liban.




