Alasdair MacIntyre en France

77 posts

Alasdair MacIntyre en France banner
Alasdair MacIntyre en France

Alasdair MacIntyre en France

@MacIntyreFrance

Compte dédié à faire connaître en France la pensée du philosophe écossais Alasdair MacIntyre (1929-2025)

Katılım Temmuz 2025
262 Takip Edilen207 Takipçiler
Sabitlenmiş Tweet
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Nous devons nous consacrer à la construction de formes locales de communauté où la civilité et la vie intellectuelle et morale pourront être soutenues à travers les ténèbres qui nous entourent déjà. Si la tradition des vertus a pu survivre aux horreurs des ténèbres passées, (1/3)
Français
2
2
5
1.4K
Alasdair MacIntyre en France retweetledi
Martin Bernier
Martin Bernier@_MartinBernier·
Disparu en mai dernier, Alasdair MacIntyre prônait une éthique de la vertu pour sortir notre époque de son «désert moral». Immense penseur écossais, encore trop peu connu en France, son dernier livre vient d’être traduit @Le_Figaro lefigaro.fr/vox/societe/ma…
Français
0
5
6
2.5K
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
"Il n'existe en réalité aucune culture dont les habitants traitent leurs propres normes et leur propre vision du bien humain comme n'ayant d'importance ou d'autorité que localement. Les anthropologues, les historiens et les philosophes peuvent être parfois relativistes, mais ce n'est jamais le cas de ceux sur lesquels ils écrivent." "Politics, Philosophy and the Common Good" (1997)
Français
0
1
3
190
Alasdair MacIntyre en France retweetledi
Florian Louis
Florian Louis@flr_louis·
Nouvelle édition au format poche de la traduction française de Michael Walzer - Guerres justes et injustes Argumentation morale avec exemples historiques À paraître en mai chez Gallimard
Florian Louis tweet mediaFlorian Louis tweet media
Français
0
21
87
9.3K
Désir et Data
Désir et Data@DesiretData·
@MacIntyreFrance @gugus_bontaquin C'est le fait de nier cela chez les musulmans qui me semble être une erreur. En cela christianisme et islam ne s'opposent pas. Théologiens, penseurs et poètes musulmans ne cessent de le répéter.
Français
1
0
0
27
gugus bontaquin
gugus bontaquin@gugus_bontaquin·
Ce post est un très bon moyen de rappeler aux chrétiens que « Si Dieu n'existe pas, tout est permis » est un peu un raisonnement de musulman mental. La morale chrétienne défend une version de la loi naturelle, c'est-à-dire qu'elle pense qu'une bonne ou une mauvaise action découle de la nature de nos facultés (conscience, jugement, émotions, etc.) et des finalités vers lesquelles nous somme orientés en tant qu'animaux rationnels et sociaux (épanouissement individuel et social). Tout ceci est — en ligne de principe — accessible pour un athée dans l'immense majorité des situations, a fortiori dans un cas aussi simple que frapper une grand-mère dans la rue : agresser une vieille personne est un acte évidemment contraire à toute forme de justice et de tempérance, elles-mêmes vertus nécessaires pour mener une existence humaine digne de ce nom dans une société digne de ce nom. Le Christ donne un sens ultime et une profondeur inouïe à la loi naturelle mais à aucun moment il ne la remplace. Il nous fait simplement entrevoir un niveau de signification nouveau (la communion des saints dans l'Amour de Dieu et la contemplation éternelle) de nos actions morales mais il n'en change ni le contenu ni la direction. Il relève notre nature et la perfectionne (par sa grâce) mais à aucun moment il ne cherche à l'abolir ou à la plier à une volonté extérieure arbitraire voire parfois irrationnelle, comme le fait le dieu des musulmans.
يونس المغربي🇲🇦@youuu__7

Le plus grand piège dans lequel les athées sont tombées c’est de croire que sans Dieu, il existerait des bonnes ou des mauvaises actions. La réalité c’est que si vous niez l’existence de Dieu, il n’y a aucune différence entre frapper une grand mère dans la rue par exemple, et donner de l’argent à des pauvres. Et personne ne peut prouver le contraire si ce n’est avec des arguments émotionnel et/ou subjectif et donc non acceptable. Certains dirons : « T’a besoin de Dieu pour savoir que c’est mal ?!?! » Totalement, la notion de bien et de mal nous vient uniquement de Dieu. C’est lui qui a créer le bien et le mal, il est donc le plus savant à ce sujet.

Français
45
34
292
28.4K
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Pour les chrétiens aussi il me semble ; mais l'idée même de « voie vers Dieu » implique bien qu'on puisse penser les premières étapes avant d'y être arrivé, ce qui était l'enjeu de la discussion ici ! La raison naturelle ne suffit pas, mais elle nous permet tout de même de faire une partie du chemin, notamment en matière de morale naturelle (sachant que, d'un point de vue chrétien, la destinée de l'homme ne peut se réduire à ce que nous permet la morale naturelle, à savoir un épanouissement terrestre selon l'ordre naturel)
Français
1
0
2
30
Désir et Data
Désir et Data@DesiretData·
@MacIntyreFrance @gugus_bontaquin Les musulmans ne nient absolument pas aux non-musulmans ou même aux non-croyants la faculté de percevoir intuitivement, par la raison, ce que sont le bien et le mal, avant même de croire en Dieu. Leur perception est pour eux une voie vers Dieu.
Français
1
0
1
34
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Je me demande justement si chez lui il ne s'agissait pas d'un seul et même paquet théorique, celui du thomisme... Et dans ce paquet, peut-on vraiment séparer les deux ? L'idée de « dés-anthropomorphiser » la notion de finalité, pour la penser indépendamment d'options métaphysiques plus fondamentales (comme chez Philippa Foot que vous citiez tout à l'heure) me semble (mais je ne m'y connais pas plus que ça) quelque chose de relativement nouveau et singulier...
Français
1
0
1
81
gugus bontaquin
gugus bontaquin@gugus_bontaquin·
C'est vrai, je suis moi aussi un grand macintyrien devant l'Éternel. Mais il y a un certain impensé chez me premier et le deuxième MacIntyre, qui est qu'il prend un peu la biologie métaphysique et le théisme pour un seul et même paquet théorique, alors que ce sont deux paquets distincts. J'aurais typiquement préféré qu'il écrive Dépendent Rational Animals avant sa conversion pour qu'il nous illustre mieux les deux étapes ahah
Français
1
0
2
103
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Elles le sont, mais cela n'exclut pas que ces créations divines puissent être connues, au moins partiellement, indépendamment d'une référence à Dieu (Dieu est cause première, mais il agit à travers des causes secondes saisissables rationnellement, la nature des choses). C'est par exemple ce qu'affirme saint Paul : « Ce qu’on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste : Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu’il a d’invisible depuis la création du monde, son éternelle puissance et sa divinité, se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres »
Français
1
1
6
859
Désir et Data
Désir et Data@DesiretData·
@gugus_bontaquin @MacIntyreFrance "ça ne veut pas dire que la fondation proximale de la morale doive faire directement référence à Dieu" La Bible ne cesse de répéter l'inverse. La sagesse qui préside à la Création du monde et la morale qui en régit l'ordre sont présentées constamment comme des créations divines.
Français
1
0
0
106
gugus bontaquin
gugus bontaquin@gugus_bontaquin·
Je suis d'accord au sens où je ne vois pas comment la fondation ultime de tout ce qui est réel (et donc de la morale naturelle) pourrait ne pas faire référence à Dieu. Mais ça ne veut pas dire que la fondation proximale de la morale doive faire directement référence à Dieu, comme me semblent l'affirmer la phrase de Dostoïevski ou les musulmans. La phrase de Dostoïevski indique qu'il y a un domaine de la permissibilité (et donc du réel) qui pourrait théoriquement « échapper » à Dieu ; pour un théiste classique c'est évidemment un non-sens. Pour ce qui est de Sartre, autant je lui concède qu'au niveau ultime le fondement de la téléologie naturelle est l'Intellect divin, autant je trouve que cette considération ne l'autorise absolument pas à se sentir exempté de prendre en compte sérieusement la téléologie naturelle et tenter d'en fournir une interprétation (ou une réfutation indépendante de sa réfutation du théisme). Il y a plein d'explications naturalistes tout-à-fait intéressantes ; on peut même la concevoir comme une sorte de donnée brute. La réduire simplement à la question divine est trop facile
Français
3
0
4
831
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Sur cette question je reste très marqué par MacIntyre (évidemment), dont la tentative de concevoir une pensée morale téléologique non-théiste, et détachée de la biologie métaphysique aristotélicienne (tentative qui était pourtant l'aboutissement de trente années de réflexion philosophique) a duré... deux ans, avant qu'il ne se rallie au thomisme et au catholicisme
Français
1
0
2
108
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Je suis d'accord. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Dostoïevski met sa phrase dans la bouche d'un « intellectuel » pris dans une crise existentielle (cadre dans lequel elle est d'une grande pertinence), plus que d'un agent moral pris dans une crise morale ordinaire (où elle serait effectivement un raccourci intellectuel regrettable).
Français
1
0
3
151
Michael Lazarus
Michael Lazarus@Mblaz39·
Manuscript submitted for “Hegel and MacIntyre: Reason in History”!
Michael Lazarus tweet mediaMichael Lazarus tweet media
English
6
22
210
10.9K
Alasdair MacIntyre en France retweetledi
Nathan Pinkoski
Nathan Pinkoski@NPinkoski·
Alasdair MacIntyre's last book, Ethics in the Conflicts of Modernity, is now available in French through Presses Universitaires de France, with an introduction and translation by the young scholar and philosopher Godefroy Desjonquères. Félicitations pour cette immense réussite ! Lien et annonce ci-dessous ⬇️
Nathan Pinkoski tweet media
Français
1
1
2
269
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Rémi Brague wrote a fascinating book that gives a very compelling answer (« La voie romaine », I don’t know if it has been translated). The main idea is that the essence of « romanity » is the recognition of a cultural secondarity. Romans recognize themselves as barbarians whose cultural greatness is not intrinsic but always derivative of the Greeks’ (Graecia capta ferum victorem cepit...). Hence the fact that the « romanest Romans » are never the natives, but always the newcomers trying to live up to an ideal that they can never get confortable with, precisely because it is never fully their own
English
0
1
10
473
Antigone Journal
Antigone Journal@AntigoneJournal·
Why was no notable writer of Latin literature born in Rome?
Antigone Journal tweet mediaAntigone Journal tweet media
English
50
28
371
34.5K
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance

Si Aristote avait raison sur la manière dont il convient de comprendre le bonheur, alors il est souvent approprié d’être malheureux. Tenir à quelqu’un ou à quelque chose, c’est se rendre vulnérable à la perte, au malheur du deuil. Être invulnérable au chagrin, c’est être incapable d’amitié. Faire des choix dans des conditions d’incertitude, c’est toujours être vulnérable à des regrets futurs, au malheur d’apprendre que son choix a causé des dommages ou des pertes à soi-même ou à autrui. Mais se rendre invulnérable à ce genre de regret reviendrait à vivre sans prendre de risques créatifs et courageux. Une conscience réaliste des préjudices et des dangers encourus exige souvent d’apprendre à vivre avec la peur, et la peur n’est pas un état heureux. Mais une vie sans peurs serait une vie marquée par une témérité irresponsable, ou par une prudence excessive et paralysante. Ces genres variés de malheur – le malheur de la perte, le malheur du regret, le malheur de la peur – sont des éléments irréductibles dans les vies formées par l’amitié, le courage de la prise de risque, et une vision réaliste du monde. Mais telles sont les vies de ceux qui recherchent le bonheur tel que le comprend Aristote. La vie bonne, la vie accomplie, peut bien être une vie malheureuse selon les critères des études sur le bonheur, et elle l’est souvent. Ni Wittgenstein ni Rothko n’étaient heureux selon ces critères, mais sans leur malheur je ne pense pas qu’ils auraient pu être Wittgenstein et Rothko. Je crois que c’est parce qu’il comprenait cela que Charles de Gaulle, à un interrogateur imprudent qui lui demandait s’il était heureux, répondit : « Je ne suis pas stupide. » Alasdair MacIntyre, 𝐿'𝑒́𝑡ℎ𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑙𝑖𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́ (2016)

QME
0
0
3
105
A Gauche du Christ ✝️
A Gauche du Christ ✝️@GaucheChrist·
Tout ce que dit cette dame est factuellement vrai, mais ce qu'elle n'arrive pas à concevoir c'est qu'on peut être plus heureux avec moins de bien être. Avoir des enfants c'est une occasion de vivre pleinement la distinction entre ces deux principes.
Geronimus lll 🇨🇵@Geronimuslll

Quelle catastrophe ce genre de femmes. Ça met dans la balance des petits plaisirs narcissiques et superficiels pour argumenter sur la joie de ne pas avoir d’enfants.

Français
1
1
29
1.7K
Alasdair MacIntyre en France
Alasdair MacIntyre en France@MacIntyreFrance·
Si Aristote avait raison sur la manière dont il convient de comprendre le bonheur, alors il est souvent approprié d’être malheureux. Tenir à quelqu’un ou à quelque chose, c’est se rendre vulnérable à la perte, au malheur du deuil. Être invulnérable au chagrin, c’est être incapable d’amitié. Faire des choix dans des conditions d’incertitude, c’est toujours être vulnérable à des regrets futurs, au malheur d’apprendre que son choix a causé des dommages ou des pertes à soi-même ou à autrui. Mais se rendre invulnérable à ce genre de regret reviendrait à vivre sans prendre de risques créatifs et courageux. Une conscience réaliste des préjudices et des dangers encourus exige souvent d’apprendre à vivre avec la peur, et la peur n’est pas un état heureux. Mais une vie sans peurs serait une vie marquée par une témérité irresponsable, ou par une prudence excessive et paralysante. Ces genres variés de malheur – le malheur de la perte, le malheur du regret, le malheur de la peur – sont des éléments irréductibles dans les vies formées par l’amitié, le courage de la prise de risque, et une vision réaliste du monde. Mais telles sont les vies de ceux qui recherchent le bonheur tel que le comprend Aristote. La vie bonne, la vie accomplie, peut bien être une vie malheureuse selon les critères des études sur le bonheur, et elle l’est souvent. Ni Wittgenstein ni Rothko n’étaient heureux selon ces critères, mais sans leur malheur je ne pense pas qu’ils auraient pu être Wittgenstein et Rothko. Je crois que c’est parce qu’il comprenait cela que Charles de Gaulle, à un interrogateur imprudent qui lui demandait s’il était heureux, répondit : « Je ne suis pas stupide. » Alasdair MacIntyre, 𝐿'𝑒́𝑡ℎ𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑙𝑖𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́ (2016)
Français
0
3
7
353