Sylvain Marcoux
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Sylvain Marcoux
@MarcouxMarcou10
Canadien français, nationaliste chrétien.














Les gens qui s'étonnent des propos de PSPP sur le l'espionnage canadien ne connaissent pas la guerre secrète du Canada contre l'indépendance du Québec. Quelques rappels historiques : - En avril 1973, René Lévesque accuse publiquement la GRC d'espionner le Parti québécois, ce qui sera confirmé par deux commissions d'enquête, une québécoise et une canadienne ; - La commission Keable de 1977 a établi que la GRC avait mis un programme intensif d'espionnage des groupes indépendantistes québécois, incluant le Parti québécois et des journalistes ; - La commission révèle aussi que l'attentat à la bombe de la compagnie « Brink's » et les 13 communiqués de la « cellule André Ouimet » du FLQ en 1971 sont une opération de la GRC ; - Quarante accusations criminelles seront portées contre les agents de la GRC mais la Cour Suprême du Canada statue qu'une commission d'enquête provinciale ne peut enquêter sur un organisme fédéral ; - La commission McDonald a établi que des écoutes électroniques illégales ont été commises en masse par la GRC ainsi que l'ouverture de plus de 800 lettres de citoyens entre 1970 et 1977 ; - Six volumes de témoignages ne seront jamais publiés et le gouvernement fédéral conclut qu'il n'est pas approprié de poursuivre la centaine d'agents ayant commis des actes criminels ; - Des documents rendu disponibles en vertu de la loi d'accès à l'information révèlent qu'en 1971, Trudeau met en place l'unité FAN TAN pour espionner le mouvement souverainiste après la crise d'Octobre ; - Carole Devault, la maîtresse de Jacques Parizeau, révèle avoir été recrutée en 1970 comme informatrice pour le service de renseignement du SPVM pour infiltrer ce qui restait du FLQ après octobre 1970 ; - 1973, la liste des membres du PQ est volée par 66 agents de la GRC lors de l'Opération Ham ; - L'ami et bras droit de René Lévesque qui deviendra ministre des Affaires intergouvernementales, Claude Morin a été recruté par la GRC comme indicateur dès 1974 ; - Début 2000, Morin révèle qu'il savait que des ministres du PQ avait été mis sous écoute, notamment Louise Beaudoin dont le sac à main a été volé par la GRC lors d'un voyage en compagnie d'un agent gaulliste au Québec, Philippe Rossillon ; - Claude Morin n'a jamais rien révélé à ses collègues à l'époque des faits ; - Pierre Elliott Trudeau a toujours nié être au courant des activités illégales de la GRC, mais les archives fédérales révèlent que c'est bien lui qui a autorisé ces opérations contre le mouvement indépendantiste dès 1969.



























