Haim Musicant
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🔴 Possible visite de G. Darmanin à N. Sarkozy en prison : 🗣️"Ça participe à une remise en question de l'autorité judiciaire. Je ne vois pas pourquoi N. Sarkozy aurait droit à plus d'égard. Il y a vraiment quelque chose qui n'est pas acceptable" déclare @ericcoquerel. #Les4V




L'animateur radio Philippe David revient sur l'affaire du «Mur des cons», d'un syndicat de magistrats : «Pensez-vous qu'une personne affichée sur le "mur des cons" sera traitée équitablement par la justice ?» #MidiNewsWE

Les Nouveaux Antisémites, la nouvelle enquête de Nora Bussigny, est un livre haletant, édifiant et effrayant. On prend conscience, les yeux écarquillés à chaque page, du degré de violence et de folie qui s’est emparé de l’extrême-gauche militante. On y apprend par exemple que “sale blanche”, “sale bourgeoise”, et “sale sioniste” sont devenues des insultes répandues dans certains cercles militants. On y découvre qu’un terroriste appelant à « vaincre l’Europe, les États-Unis et Israël à coups de kalachnikovs » est accueilli avec bienveillance à une manifestation féministe où des femmes juives, elles, sont mises à l’index. On lit avec effroi que des écrivaines de droite ont échappé de justesse à un attentat terroriste orchestré par des transactivistes armés de matraques et d’explosifs. Désormais, l’extrême-gauche militante érige la violence en principe structurant (avec la complaisance, si ce n’est le soutien tacite, de l’extrême-gauche politique). Il faut la prendre au mot lorsqu’elle écrit par exemple : « Nous nous opposons physiquement et violemment à l'existence des transphobes. Il n’y aura pas de réconciliation possible, il faudra en découdre. Il faudra que la peur s’installe dans leurs têtes. Cela ne pourra se faire que par la violence, et donc par l’éclatage des têtes en question. » Ou encore : « Un bon fasciste est un fasciste mort, un bon flic est un flic mort. Nous voulons voir des fachos courir, apeurés de ce que nous leur ferons; nous voulons voir des flics courir, apeurés d’être atteint par un cocktail molotov. » Il y aura des Charlie Kirk français, assassinés pour leurs opinions. En filigrane, le livre de Bussigny nous permet de comprendre que l’accusation de fascisme remplit avant tout une fonction psychologique pour l’extrême-gauche : elle fournit une caution morale à toutes ses violences. Quand des pulsions agressives s'emparent d'un groupe humain, la mécanique est toujours la même. Ce groupe cherche à légitimer moralement ses élans belliqueux. Alors il diabolise un autre groupe, caricature ses opinions et ses intentions, et finit par se convaincre que sa propre violence relève de la légitime défense. On ne tue pas quelqu’un parce qu’il est fasciste, on le traite de fasciste pour pouvoir le tuer. Mais face à des fanatiques, le comique reste peut-être notre meilleur arme. Nora Bussigny nous aide à rire de tout cela, car elle nous offre une immersion au sein d’un véritable asile psychiatrique à ciel ouvert. On y rencontre un blogueur déconstruit qui accumule des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux en parlant de sa façon de concilier militantisme décolonial et pratique du travail sexuel tarifé. On y croise un groupe de militants qui se définit comme « une bande armée de travelos qui veulent en découdre ». On y lit les propos d’une femme qui affirme : « Mon corps ne m’appartient que lorsque, marteau en main, adrénaline qui se mélange aux œstrogènes, je fracasse les vitres d’une banque. » On apprend qu’il existe un activiste queer non binaire du nom de Habibitch, qui tient des conférences dansantes pour « décoloniser le dancefloor ». On rit moins lorsqu’on apprend que certaines de ses représentations sont financées par le contribuable, ou qu’il a soutenu le pogrom du 7 octobre. Et on rit jaune à l’évocation de ces manifestants qui brandissent des pancartes appelant à lutter contre les violences sexistes et qui, quelques minutes plus tard, frappent des femmes de droite. On s’amuse aussi des scènes cocasses, racontées avec talent, de cohabitation difficile entre des militants LGBTQIA+ déconstruits et des islamistes homophobes en keffieh. Pour l’instant, ces gens sont unis par leur haine commune des sionistes, de la police, et des sociétés occidentales. Jusqu’à quand ? Lisez et offrez le plus largement possible ce livre exceptionnel, absolument d’utilité publique.















