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@NTH1425

Yannis est le pire métis de l'humanité

CollÚge Raimon Katılım Ocak 2022
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GOATzsi
GOATzsi@VAMOUZ1526·
Current scene situation
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karrigan
karrigan@karriganCSGO·
Speechless and bad thoughts right now, sorry to everyone.
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Croissant Strike
Croissant Strike@CroissantStrike·
LA FOUDRE VIENT DE TOMBER SUR LA SCÈNE COUNTER-STRIKE !! đŸ˜” đŸ˜” POUR LA PREMIÈRE FOIS DE SON HISTOIRE, đŸ‡ȘđŸ‡ș FAZE, VICE-CHAMPION EN TITRE, NE SERA PAS AU MAJOR. ❌ đŸ€Ż
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SN | Éole 🍃@NTH1425·
Tain elle pas compris le principe de Twitter
Marine Tondelier@marinetondelier

J’ai quelque chose Ă  vous annoncer. J’attends un enfant. Un “bĂ©bĂ© miracle”, que je n’osais plus espĂ©rer. Je vous en parle aujourd’hui car je ne peux plus le cacher (j'ai bien entamĂ© le deuxiĂšme trimestre et ça commence vraiment Ă  se voir). Une campagne prĂ©sidentielle enceinte puis avec un nourrisson, ça n’est Ă  ma connaissance pas beaucoup arrivĂ© dans l’histoire politique française et mĂȘme Ă  l’étranger. Cela soulĂšve forcĂ©ment beaucoup de questions, et s’annonce comme un dĂ©fi, j’en ai conscience. Mais j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas m’excuser de cette bonne nouvelle mĂȘme si elle est vertigineuse. Comme beaucoup de femmes, j’ai vĂ©cu le drame silencieux des fausses couches (pour rappel, cela concerne ou concernera 1 femme sur 3 dans sa vie). Et comme on en parle trĂšs peu dans le dĂ©bat public, rien n’y prĂ©pare. Comme beaucoup de couples, nous avons connu avec mon conjoint le parcours du combattant des PMA et FIV (1 couple sur 5 est concernĂ© par l’infertilitĂ© en France). Je refuse que ce sujet reste un tabou alors qu’il concerne et fait souffrir tant de monde. Alors nous allons en parler. Politiquement. Et agir pour mieux protĂ©ger et accompagner les femmes et les futurs parents, tout en soutenant et comprenant celles et ceux qui font le choix de ne pas avoir d’enfants. Je l’ai promis Ă  toutes celles et ceux que j’ai croisĂ©s dans les couloirs du CHU de Lille et qui m’ont dit : “ça nous fait plaisir de vous croiser ici. On se sent moins seuls”. Ils/elles me faisaient promettre d’évoquer mĂ©diatiquement le sujet. Je leur avait dit qu’un jour je le ferai. Quand je serai en mesure de le faire. On m’avait beaucoup dit : “Il ne faut pas se dĂ©courager”. Ça finit par arriver”. Mais aprĂšs des batteries de tests, de tentatives, d’interventions, d’injections, d’échecs, nous avions dĂ©cidĂ© une pause. Pour que le corps puisse se reposer, se remettre, souffler. Et c’est Ă  ce moment-lĂ , hors parcours, que c’est arrivĂ©. Je n’avais pas prĂ©vu de mener une campagne prĂ©sidentielle enceinte. Mais cela permettra sans doute pour une fois que certains sujets totalement invisibilisĂ©s soient enfin mis sur la table. Dont les rĂ©formes Ă  porter dans le cadre de la loi de bioĂ©thique. Alors je vous le dis clairement : À toutes celles et ceux qui errent dans des parcours de traitement de l’infertilitĂ© : vous n’ĂȘtes pas seul·es. À toutes celles et ceux qui n’y croient plus : vous n’ĂȘtes pas seul·es. À toutes celles et ceux qui vivent des dĂ©buts de grossesse mouvementĂ©s et logistiquement compliquĂ©s et qui les gĂšrent sans trop pouvoir en parler : vous n’ĂȘtes pas seul·es. À toutes les femmes qui ont pris comme une gifle l’injonction d’Emmanuel Macron au « rĂ©armement dĂ©mographique » : vous n’ĂȘtes pas seul·es. Et pour que la solitude que l’on ressent dans ces situations ne s’ajoute pas au poids physique et psychique, on va en parler et se mobiliser. Au mois d’avril, Anne-CĂ©cile Mailfert sortira un livre qui Ă©voque ce sujet. "La panique dĂ©mographique. Une rĂ©ponse fĂ©ministe." La conclusion ? LĂąchez la grappe aux femmes. Soutenez-les au lieu de les culpabiliser et de les stigmatiser. Et n’oubliez jamais, amis passionnĂ©s de leçons de morale dĂ©mographiques, qu’une sociĂ©tĂ© plus Ă©galitaire, moins violente, et compatible avec une parentalitĂ© rĂ©ellement partagĂ©e ne produira certes pas mĂ©caniquement plus d’enfants, mais qu’elle seule rendra ce choix plus dĂ©sirable, plus libre. C’est le sens de la politique Ă©cologiste et fĂ©ministe du vivant que je porterai Ă  la prĂ©sidentielle : une politique qui part de la vie rĂ©elle, qui protĂšge ce qui permet de vivre - nos corps, nos liens, notre environnement - et qui fait en sorte que chacun puisse choisir librement d’avoir un enfant, ou pas, dans une sociĂ©tĂ© plus juste, plus douce et plus vivable.

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GOATzsi
GOATzsi@VAMOUZ1526·
Tier-1 teams at tier-4 tournaments before a major invite be like:
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Faucon Alpin đŸ”ïž
Faucon Alpin đŸ”ïž@VraiconAlpin·
Grande fusion des TL américaines françaises et japonaises, mars 2026, colorisé
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Los cambios de colombia: sale el sida y entra el herpes Los cambios de Francia: Sale Zidane y entra Mbappe
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ratte
ratte@rattecs·
Places I've been F*CKED HARD IN THE ASS: đŸš« Bathroom ☑ Inferno Banana đŸš« Car Backseat ☑ Dust 2 Long Doors đŸš« My Own Bed ☑ That new Anubis hole đŸš« Gf's House
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Dddd Wwxg@DdddWwxg85711·
@desireelaventur Chacun ses problĂšmes moi cette nuit je vais dormir sur mes deux oreilles
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Je crois j'ai déjà lu des livres plus court
Marine Tondelier@marinetondelier

RĂ©action au second tour des Ă©lections municipales. 00h30 : Je suis rentrĂ©e au siĂšge des Écologistes aprĂšs une soirĂ©e passĂ©e sur les plateaux TV, oĂč chaque parti a comme je m’y attendais revendiquĂ© ses victoires - il n’y aurait globalement que des gagnants ce soir ! PassĂ©e la tension d’une soirĂ©e Ă  cent Ă  l’heure, quel premier bilan tirer de ce second tour des Ă©lections municipales ? L’ensemble me parait confus. Beaucoup de villes ont changĂ© de main. Dans un sens comme dans l’autre. Mais dans des configurations souvent trĂšs diverses, avec des analyses souvent bien diffĂ©rentes Ă  en tirer... Et si la tentation est grande de tout lire Ă  l’aune des enjeux nationaux, j’avoue ĂȘtre assez fascinĂ©e par celles et ceux qui sortent de ces municipales avec une seule clef de lecture et d’analyse qui expliquerait tout en gĂ©nĂ©ral et le rĂ©sultat de chaque ville en particulier : la leur. S’il faut se garder de toute analyse Ă  l’emporte-piĂšce, voici quelques enseignements ou motifs de fiertĂ© que je tire de la sĂ©quence. De maniĂšre forcĂ©ment partielle et imparfaite au fil d’une nuit sans sommeil. Nous aurons de toute maniĂšre l’occasion de revenir plus posĂ©ment sur tout cela dans les semaines qui viennent. L’angle mort : l’abstention Tout d’abord, nous n’avons pas assez insistĂ© sur l’abstention record pour des Ă©lections municipales, moi la premiĂšre. Le format de ce genre de soirĂ©e s’y prĂȘte peu et c’est pourquoi j’ai souhaitĂ© Ă©crire cet article en rentrant. Une participation de 57 %, c’est 5 points de moins par rapport Ă  2014 si je mets 2020 et l’effet Covid-19 Ă  part. On peut tourner les rĂ©sultats dans tous les sens : quand prĂšs d’un Ă©lecteur sur deux ne vote pas, mĂȘme les victoires ont un goĂ»t amer. RĂ©forme gouvernementale “Paris-Lyon-Marseille” : le retour de boomerang La victoire est Ă©clatante Ă  Paris, Lyon et Marseille, que la droite a pourtant tout fait pour conquĂ©rir en rĂ©formant le mode de scrutin au forceps Ă  un an de l’élection. Un retour de karma savoureux pour ce que nous avons toujours dĂ©noncĂ© comme une manƓuvre Ă©lectorale indigne taillĂ©e sur mesure pour complaire aux dĂ©sirs de Rachida Dati. Les Écologistes ont jouĂ© un rĂŽle central dans ces victoires, par leur choix d’alliance dĂšs le premier tour qui a permis Ă  Emmanuel GrĂ©goire et BenoĂźt Payan de rĂ©aliser un score trĂšs solide le 15 mars, et bien sĂ»r Ă  Lyon, oĂč je salue l’exceptionnelle remontada de GrĂ©gory Doucet et de ses Ă©quipes. Jean-Michel Aulas Ă©tait donnĂ© Ă  47 % au premier tour il y a encore quelques mois, les Écologistes Ă  23 %. Tout le monde nous disait que c'Ă©tait impossible
 Et GrĂ©gory Doucet et son Ă©quipe l’ont fait ! Peu de monde y croyait il y a encore quelques jours. Qu’ils sachent que leur dĂ©monstration de combativitĂ© fait notre fiertĂ©. La gauche rĂ©siste mieux qu’annoncĂ© En dehors de Paris, Lyon et Marseille, les bons scores de premier tour ont globalement prĂ©servĂ© les sortants au deuxiĂšme, et l’union de la gauche et des Ă©cologistes Ă  laquelle nous avons contribuĂ© sur tous les territoires peut revendiquer de belles victoires collectives sur la droite, Ă  NĂźmes, Amiens, Saint-Etienne, Villepinte, Pau, Agen, Aubervilliers
 Des villes qui n’auraient certainement pas basculĂ© sans cela. Mes fĂ©licitations aux maires de gauche et Ă©cologistes nouvellement Ă©lus et Ă  leurs Ă©quipes. Ces victoires, vous ĂȘtes allĂ©s les chercher loin et dans un contexte pas simple. Nous ne vous en remercierons jamais assez. 2026 : le miroir inversĂ© de 2024 Mais il faut l’avouer : quelque chose Ă  dysfonctionnĂ© Ă  plein tubes dans cet entre deux tours. Et ce double piĂšge qui s’est refermĂ© sur nous tire ses racines de la campagne de premier tour et de la guerre que la gauche mĂšne Ă  la gauche depuis des mois. En 2024, avec le NFP, nous avions rĂ©ussi Ă  aller chercher une victoire que tout le monde considĂ©rait impossible, en crĂ©ant l’une des plus belles surprises de ma vie politique. Comment ? Par une belle campagne, collective, qui donnait envie, de l’espoir, notamment Ă  des Français de gauche qui n’allaient plus voter. Et pendant ces municipales ? Globalement, nous avons fait l’inverse. La campagne, qui aurait dĂ» se faire autour des projets de transformation pour nos villes, s’est cristallisĂ©e sur les outrances des uns et des autres, les tirs croisĂ©s et la question des alliances, pour le plus grand plaisir de la droite et de l’extrĂȘme droite, rassemblĂ©es sur une ligne anti-sociale et anti-Ă©colo. Alors que s’est-il passĂ© ? En faisant des Ă©lections municipales l’antichambre de l’élection prĂ©sidentielle, la gauche a Ă©tĂ© toxique pour elle-mĂȘme durant cette campagne. Nous, Ă©cologistes, avons refusĂ© de nous prĂȘter Ă  ce jeu-lĂ . Merci Ă  tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole. Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs trĂšs rapidement sur ses Ă©checs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’elle gĂ©rait depuis 2020, Faches-Thumesnil prĂšs de Lille et Grabels prĂšs de Montpellier, et Ă©choue Ă  gagner Limoges et Toulouse qui leur tendaient les bras aprĂšs de trĂšs beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite. Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande
 Et Ă©chec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national. HĂ©nin-Beaumont, Bruay-la-BuissiĂšre, Loison-sous-Lens, Harnes, Drocourt, Marles-les-Mines et Houdain dĂšs le premier tour. LiĂ©vin, 30 000 habitants, socialiste depuis 1912, mais aussi Oignies, Billy-Montigny, Grenay, Courcelles-lĂšs-Lens, Lillers au deuxiĂšme tour. Ce n’est pas le seul territoire concernĂ© par ce genre de raz-de-marĂ©e que tout le monde voyait venir. Mais il se trouve que c’est lĂ  oĂč je suis nĂ©e et que j’habite. Et que quasiment personne n’en a parlĂ© sur les plateaux tĂ©lĂ©, comme si les grandes villes Ă©taient la France
 Ironie du sort : c’est en partie pour cette raison que ces territoires multiplient les signaux d’alerte, de dĂ©sespoir, de colĂšre. Mais qu’importe : les reprĂ©sentants de ces deux formations se sont empressĂ©s hier soir de revendiquer chacun une victoire globale plus belle que celle de l’autre. Comme s’il fallait se rĂ©jouir d’ĂȘtre les rois du cimetiĂšre alors que cette double stratĂ©gie nous emmĂšne tous dans le mur. Ce que nous craignions s’est rĂ©alisĂ© Les Écologistes ont dĂ» faire face, souvent impuissants, que ce soit localement ou nationalement, aux propos de “responsables” (l’ironie du terme
) politiques de notre propre camp qui ont prĂ©fĂ©rĂ© miser sur la politique de terre brĂ»lĂ©e ou rejouer un Ă©niĂšme congrĂšs plutĂŽt que de faire gagner la gauche. Et cela aura des consĂ©quences dramatiques pour celles et ceux que nous sommes censĂ©s dĂ©fendre ! J’avais eu l’occasion fin fĂ©vrier sur France Inter de m’en inquiĂ©ter haut et fort. Si j’avais qualifiĂ© ce matin-lĂ  Jean-Luc MĂ©lenchon et François Hollande de “tontons flingueurs de la gauche”, c’est que je voyais bien leur partition en train de s’écrire Ă  quatre mains. Jean-Luc MĂ©lenchon a ponctuĂ© la campagne municipales de ce que je refuse de qualifier de “dĂ©rapages” car cela serait supposer qu’il ne le fait pas exprĂšs. Il Ă©crit ce matin sur son blog qu’ “une longue diabolisation diffamante a Ă©tĂ© orchestrĂ©e contre les Insoumis”. En passant sous silence qu’il y a totalement prĂȘtĂ© le flanc et tout son mouvement avec lui. D’un autre cĂŽtĂ©, les opposants socialistes d’Olivier Faure, ceux qui ont créé une dĂ©ception dont nous ne sommes toujours pas remis lors du mandat de 2012, n’ont eu de cesse de rĂ©pĂ©ter que plus jamais nous ne travaillerions ensemble. Conjointement, ces deux stratĂ©gies ont eu un effet : rendre la victoire impossible sur de nombreux territoires qui auraient dĂ» basculer. Il y a quelques jours, je rĂ©sumais ainsi les choses dans LibĂ©ration : “Il y a un double piĂšge. Jean-Luc MĂ©lenchon ne veut pas que la gauche gagne ces Ă©lections municipales. Lui n’a pas beaucoup de villes en jeu, mais il veut pouvoir dire que les socialistes et les Ă©cologistes en ont perdu [et qu’il est le seul Ă  gagner des villes], donc il a cherchĂ© Ă  rendre les alliances impossibles, Ă  faire en sorte qu’on soit en situation de les refuser comme Ă  Paris et Marseille oĂč ses candidats ont passĂ© leur campagne Ă  insulter les candidats socialistes. Le deuxiĂšme piĂšge, c’est celui de la droite, qui en a fait son angle principal pour nous attaquer et se frottait les mains d’avance en pensant qu’on ne fusionnerait pas et qu’on les laisserait gagner. LĂ  oĂč c’était nĂ©cessaire et possible, nous avons dĂ©jouĂ© ces deux piĂšges. J’affirme et assume que dans la sĂ©quence, François Hollande et les opposants d’Olivier Faure sont un peu les idiots utiles de Jean-Luc MĂ©lenchon et inversement. Il y a une compĂ©tition entre les tontons flingueurs de la gauche non pas pour faire gagner la gauche, mais pour ĂȘtre les rois du cimetiĂšre. C’est dĂ©plorable.” La victoire de la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables ? Evidemment que la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables, co-construite par la FI et une partie du parti socialiste, nous conduit dans une impasse. Certains se sont vantĂ©s sur les plateaux qu’elle avait gagnĂ© ce soir. Et c’est en partie vrai, dans certaines villes. Mais quand cette thĂ©orie gagne, c’est la gauche qui perd. Faut-il s’en rĂ©jouir ? Par ailleurs, faire comme si tel ou tel maire socialiste sortant Ă©tait plus hĂ©roĂŻque que tel ou tel autre parce qu’il aurait gagnĂ© sans fusion, c’est oublier un Ă©lĂ©ment majeur : certains ont surtout le privilĂšge d’ĂȘtre Ă©lus dans des territoires de gauche depuis des dĂ©cennies oĂč Ă  aucun moment ils n’ont Ă©tĂ© mis en danger. Il y a ainsi quelque chose de malhonnĂȘte intellectuellement Ă  diviser les candidats en deux camps : les purs qui auraient refusĂ© la fusion, et les compromis qui l’auraient acceptĂ©e. Personne n’a le monopole des valeurs. Et Ă  vouloir Ă  tout prix prĂ©tendre ĂȘtre au-dessus de la mĂȘlĂ©e, j’affirme que certains finissent par ĂȘtre hors sol. Voir des personnalitĂ©s de gauche savonner la planche de maires et de candidats de gauche alors qu’ils pouvaient prĂ©server les habitants de leur ville de politiques de rĂ©gression sociale et environnementale est une aberration. Je ne m’y ferai jamais. Car il s’agit de la vie quotidienne, concrĂšte, de centaines de milliers de Françaises et de Français pour lesquels une politique de gauche ou une politique de droite, ça change tout. À Brest, la droite l’a emportĂ© face Ă  François Cuillandre, proche de François Hollande. Cette mĂȘme droite qui fait la chasse aux allocataires du RSA au dĂ©partement, parce qu’ils ont gagnĂ© 30 balles au Keno et qu’on leur demande des justificatifs improbables. Qui va les protĂ©ger dĂ©sormais ? Je pense que la fusion avec la FI Ă©tait la derniĂšre chose dont il avait envie. Enfin plus exactement l’avant-derniĂšre. Car en tant que PrĂ©sident du CCAS, il sait pertinemment ce que cette bascule signifie pour les plus vulnĂ©rables de sa ville. Faut-il blĂąmer Johanna Rolland et GrĂ©gory Doucet d’avoir fait les bons choix stratĂ©giques pour Ă©viter la mĂȘme chose Ă  leurs concitoyens (respectivement 325 000 et 520 000 habitants) ? Evidemment que non. Est-ce que les personnes qui ont tirĂ© Ă  boulet rouge sur ses alliances toute la semaine ont une responsabilitĂ© dans la prophĂ©tie autorĂ©alisatrice de la perte de certaines villes ? Il est pour moi Ă©vident que oui. Dans une pĂ©riode politique d’une grande confusion, qui dĂ©boussole les Français quand elle ne les dĂ©goĂ»te pas, la gauche devrait s’intĂ©resser et parler un peu plus aux Français qu'Ă  elle-mĂȘme. Car la thĂ©orie des gauches irrĂ©conciliables rend non seulement les unions moins porteuses, mais elle conduit Ă  une rupture avec une partie importante des Français. À force de ne se parler qu’à nous-mĂȘmes et de nous-mĂȘmes, la relation se rompt. Et le double pĂ©ril de l’extrĂȘme droite et de l’union des droite se renforce. Je l’ai bien vu sur les plateaux ce soir. Je les ai Ă©coutĂ©s attentivement. Pour 2027, j’en fais le serment : nous ne les laisserons pas faire. Pour les Écologistes : des reculs, de nouvelles conquĂȘtes et des enseignements 2020 Ă©tait un scrutin exceptionnel pour les Écologistes. Nous savions qu’en ayant gagnĂ© beaucoup de villes il y a 6 ans, nous courrions le risque d’en perdre. Aujourd’hui, nous connaissons des dĂ©faites, tout en rĂ©ussissant Ă  conserver de grandes villes comme Grenoble, Tours et Lyon, trois villes que beaucoup nous ont prĂ©dit perdues tout au long de la campagne. Je suis Ă©videmment déçue pour nos villes perdues, parfois Ă  trĂšs peu de voix (comme Ă  Bordeaux), et celles qui nous ont Ă©chappĂ© de peu comme Ă  FĂ©camp (47 voix). Je suis surtout inquiĂšte pour les habitants les plus vulnĂ©rables. Les mandats de nos maires ont Ă©tĂ© des mandats de transformation, et je souhaite saluer chacun d’entre eux et chacune d’entre elles pour le travail extraordinaire qu’ils ont abattu dans des contextes d’adversitĂ©, au cours de mandats qui ont commencĂ© par une crise sanitaire historique et se sont prolongĂ©s par des baisses de moyens sans prĂ©cĂ©dents qui les ont laissĂ©s en premiĂšre ligne du retrait de l’État. Je pense Ă  tous les Ă©lus qui ont travaillĂ© dur pendant ce mandat, qu’ils aient Ă©tĂ© réélus ou non, et Ă  nos militants qui ont tout donnĂ© pendant cette campagne. J’ai eu l’occasion de voir leur engagement sans faille sur le terrain, lors de mes nombreux dĂ©placements depuis janvier (52 !) : leur abnĂ©gation a Ă©tĂ© admirable et me rend fiĂšre. GrĂące Ă  leur magnifique travail de terrain, nous renforçons l’implantation des Ă©cologistes dans les villes populaires par de nouvelles conquĂȘtes, comme Villepinte (avec l’élection de MĂ©lissa Youssouf), Bagnolet (Edouard Denouel) ou Sarcelles (Bassi KonatĂ©), dans les dĂ©partements du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis - oĂč Mohamed Gnabaly a Ă©galement Ă©tĂ© réélu dĂšs le premier tour Ă  L'Île-Saint-Denis. Dans les Yvelines, RaphaĂ«l Prats est le nouveau maire Ă©cologiste de Conflans-Sainte-Honorine. Cette implantation se poursuit aussi dans les territoires ruraux, dont on a bien peu parlĂ© pendant cette campagne, mais oĂč nous pouvons compter sur des dizaines de maires Ă©cologistes, de TrĂ©vou (Ain) Ă  GuĂ©ret (Creuse), de Montigny-en-Arrouaise (Aisne) Ă  Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais), de Naves (CorrĂšze) Ă  Marcillac-Vallon oĂč LĂ©on ThĂ©bault-Maviel devient Ă  seulement 25 ans le premier maire Écologiste de l’Aveyron. Tous ces rĂ©sultats, nous aurons l’occasion de les analyser en interne, avec les maires Ă©lus comme avec ceux qui ont Ă©tĂ© battus. L’art de la communication Lorsqu’on vit dans une ville Ă©colo, on tient dĂ©sormais pour acquis l'amĂ©lioration de la qualitĂ© de l'air, le bio dans les cantines, les espaces verts, l’offre de transports en commun plus riche et plus accessible, le principe de tarification sociale. Et pourtant
 Je le sais, nous sommes souvent dĂ©peints comme de bons Ă©lĂšves et techniciens. Et c’est vrai. Mais aujourd’hui, ĂȘtre sĂ©rieux et bien gĂ©rer sa ville ne suffit pas Ă  ĂȘtre réélu. Nous en avons fait la dĂ©monstration grandeur nature et il va falloir en tirer les consĂ©quences. Beaucoup d’alertes sont remontĂ©es ces derniers mois en ce sens. En interne et en externe. Nous n’avons su y rĂ©pondre que partiellement. Et si le sursaut Ă  Lyon a Ă©tĂ© magistral, il n'a malheureusement pas fait tĂąche d’huile. J’avoue avoir du mal parfois jusque dans mon propre parti sur l’importance des rĂ©seaux sociaux, par le prisme desquels les campagnes sont commentĂ©es. Quand un journaliste juge telle campagne “convaincante” et telle autre “molle” ou “ratĂ©e”, c’est souvent exclusivement lĂ -dessus qu’il se base, puisque bien souvent il n’a pas mis un pied de la campagne dans la ville ainsi commentĂ©e. Les Écologistes n’aiment pas les rĂ©seaux sociaux, pour des raisons fort lĂ©gitimes. Trop violents. PipĂ©s. Injustes. Beaucoup de militants et de cadres choisissent de s’en prĂ©server et je ne peux que les comprendre. Mais on ne peut plus gagner sans leur pouvoir d’amplification en 2026. Et plus largement, il va falloir rompre avec ce que je ressens parfois comme une forme de condescendance envers la communication. C’est le message que je voudrais faire passer largement dans notre mouvement. Les Ă©lus Ă©cologistes sont la plupart du temps les meilleurs Ă©lĂšves en termes de travail abattu, et ce quel que soit le mandat Ă©lectif occupĂ©. Le drame, c’est que presque personne ne le sait. Comme si on considĂ©rait que ça allait de soi. Que ça se verrait tout seul. Que parce que le bilan est bon chacun va s’en rendre compte. Et cela vaut Ă©videmment pour nos maires, dont les rĂ©alisations importantes sont restĂ©es largement inconnues du grand public, alors que nos adversaires se contentaient de critiquer “les travaux des Ă©colos” (c’est sĂ»r que quand on ne fait rien, ça Ă©vite les travaux). Alors que les Écologistes sont victimes de campagnes de dĂ©sinformation et de harcĂšlement d’une violence inouĂŻe sur les rĂ©seaux sociaux et dans beaucoup de mĂ©dias sous la houlette de la droite et de l’extrĂȘme droite, nous ne pouvons plus faire comme si nous dĂ©couvrions cet Ă©tat de fait. Nous devons vivre avec notre temps et arrĂȘter de considĂ©rer les rĂ©seaux sociaux et plus globalement la communication politique comme secondaires, quand ils sont si dĂ©cisifs pour nos adversaires. Nous pouvons certes dĂ©plorer l’importance que tout cela prend, et il est trĂšs clair pour moi qu’il s’agit d’un signe d’une dĂ©mocratie malade, mais cela ne change rien Ă  la rĂ©alitĂ© dans laquelle nous vivons. Et maintenant ? Ceci n’est qu’une piste parmi d’autres. C’est en tout cas celle qui m’a beaucoup fait cogiter ces derniĂšres semaines et toute la soirĂ©e. Ce n’est Ă©videmment pas la seule. Notre bureau politique (la direction du parti) se rĂ©unit ce soir dans un format ouvert au Conseil politique (parlementaires et reprĂ©sentants des diffĂ©rentes instances du mouvement) et aux maires battus et victorieux d’hier soir. Au travail d’implantation Ă©voquĂ© plus haut, source de beaucoup d’espoir et de fiertĂ©, nous mĂšnerons donc aussi un travail d’introspection, afin d’en tirer ensemble les bons enseignements pour les mandats Ă  venir et prĂ©parer les victoires Ă©cologistes de demain. Car soyez sĂ»rs d’une chose : malgrĂ© la dĂ©ception et les inquiĂ©tudes lĂ©gitimes pour la suite, les Écologistes ne comptent pas se dĂ©mobiliser ! L’heure est trop grave. Pour les sujets que nous dĂ©fendons. Et pour notre pays. L’écologie n’est pas une sĂ©quence Ă©lectorale. C’est un combat de long terme. Qui se mĂšne le plus souvent dans l’adversitĂ©. Et ce combat, nous allons continuer Ă  le mener. Partout. Pour tous.

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Anthony Prezman
Anthony Prezman@5eDimension·
Cher @NetflixFR C'est en tant que traducteur officiel du manga Steel Ball Run que je m'adresse Ă  vous. Depuis Stone Ocean, vous avez choisi de diffuser JoJo's Bizarre Adventure par batchs d'Ă©pisodes, malgrĂ© les protestations rĂ©pĂ©tĂ©es d'une large partie de la communautĂ©. Je ne suis pas lĂ  pour remettre en cause votre droit de prendre vos propres dĂ©cisions Ă©ditoriales; vous l'avez clairement exercĂ©. Mais permettez-moi de partager une expĂ©rience de terrain. Il y a vingt-cinq ans, GlĂ©nat Ă©tait la maison d'Ă©dition manga dominante en France, sans concurrence rĂ©elle. Elle publiait ses titres en sens de lecture occidental, avec des onomatopĂ©es retravaillĂ©es qui recouvraient les planches, sur des formats cartonnĂ©s. J'ai moi-mĂȘme bataillĂ© des annĂ©es pour leur expliquer que ce n'Ă©tait pas ce que le lectorat voulait. GlĂ©nat n'a pas bougĂ©, jusqu'Ă  ce que Kana arrive avec une approche respectueuse de l'Ɠuvre originale. Le succĂšs a Ă©tĂ© immĂ©diat et GlĂ©nat a failli ne pas s'en remettre. Il a fallu en arriver lĂ  pour qu'ils acceptent enfin d'entendre ce qu'on leur disait depuis longtemps. Je ne dis pas que votre situation est identique. Mais la rigiditĂ© face Ă  un signal clair de la part d'une communautĂ© engagĂ©e a rarement bien vieilli dans ce secteur. Ce que je vous demande concrĂštement : envisagez sĂ©rieusement un format de diffusion hebdomadaire pour Steel Ball Run. Pas pour "cĂ©der aux fans", mais parce que c'est le format qui correspond Ă  la nature de cette Ɠuvre : un rĂ©cit construit sur la tension et l'attente, arc par arc, semaine aprĂšs semaine. Le batch en neutralise l'effet. Les fans de JoJo sont parmi les plus fidĂšles et les plus actifs qui soient. Ils mĂ©ritent mieux qu'une fin de non-recevoir.
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Une traversĂ©e du dĂ©sert de prĂšs de 1 200 kilomĂštres — la terre que Johnny Joestar et Gyro Zeppeli s’apprĂȘtent Ă  dĂ©fier abrite la zone redoutĂ©e par tous sous le nom de "Paume du Diable". STEEL BALL RUN JoJo's Bizarre Adventure 2e ÉTAPE arrive en 2026.

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