
Nelson 🇸🇩 🇻🇪
15.2K posts

Nelson 🇸🇩 🇻🇪
@NelsonDeJesusP
Poissy, Élu au numérique. Chef de Projet dans l'automobile. LFI ment, toujours.





La Roumanie, membre de l’Otan, touchée par un drone russe qui s’est écrasé sur un immeuble résidentiel l.leparisien.fr/q1wG


🥵 33°C dehors. 😃 19°C dans l’escalier à double révolution du @domainechambord. 500 ans plus tard, la climatisation version Renaissance fonctionne toujours. #météo #canicule #Chambord #fraîcheur







N'oubliez pas d'aller en Espagne pour découvrir sa culture 😏🇪🇸💃


L'îlot de chaleur urbain (ICU) est la ligne Maginot de l'urbanisme climatique. Un diagnostic juste, massivement institutionnalisé, mais pointé dans la mauvaise direction. Il nous empêche de voir la densité pour ce qu'elle peut être : dans la rue, un abri contre les fortes chaleurs et dans le bâti une capacité d'accueil pour ceux qui ont le désir de vivre en ville. On reproche à la densité de créer des îlots de chaleur. C'est vrai. Mais l'îlot de chaleur n'est qu'un écart de température de l'air entre la ville et la campagne. Cet écart compte - mais il ne suffit pas, à lui seul, à dire si les habitants sont réellement en danger dans la ville. Des travaux de recherche récents le montrent, mesures de terrain à l'appui : un quartier dense peut afficher un îlot de chaleur marqué et, dans la rue, mieux protéger les passants de la chaleur qu'un quartier plus aéré. L'ICU, qui ne mesure que la température de l'air ambiant, est aveugle à une évidence : sous une chaleur forte, ce qu'un corps endure dépend largement du soleil qu'il reçoit directement. Deux personnes dans le même air, l'une au soleil, l'autre à l'ombre, ne subissent pas la même chaleur. C'est pourtant devenu un argument institutionnel contre la densité et il structure aujourd'hui nos diagnostics, documents d'urbanisme et décisions d'aménagement. Exemples : > 2022 : devant le tribunal administratif de Montreuil, l'argument que la densification "provoque des îlots de chaleur" passe sans être contesté, > 2024 : le guide de référence de l'ADEME désigne "la forme urbaine dense" comme l'une des causes de l'ICU et propose quatre familles de solutions pour rafraîchir les villes. La densité n'en fait pas partie. Ironie : le guide prévient pourtant que cet indicateur, basé sur la seule analyse des surfaces au sol - la part de minéral, de végétal, d'eau - ne donne qu'une vision "très partielle" et expose à "de fausses conclusions". Deux études de 2026 nous ouvrent les yeux sur l'évidence que cet indicateur nous empêche de voir : 1/ Lefevre (2026) a mesuré simultanément l'ICU et le confort thermique réel dans deux quartiers de l'île de La Réunion, sur trois campagnes de la saison chaude. Le confort réel y est mesuré par l'UTCI, un indice qui ajoute à la température de l'air ce que l'ICU ignore : le rayonnement solaire reçu par le corps, le vent et l'humidité. Deux quartiers aux formes opposées : Le Ruisseau -> compact, immeubles hauts et serrés. Ce que dit l'ICU : un point chaud, îlot de chaleur marqué la nuit, jusqu'à 2,5°C de plus que la campagne. Ce que dit le confort réel : au pic de la saison chaude, zéro heure au seuil de stress thermique très fort - celui où le coup de chaleur devient un risque réel. Le Port - ouvert, bâti bas et espacé. Ce que dit l'ICU : un îlot de chaleur du même ordre, l'instrument ne le désigne pas comme pire. Ce que dit le confort réel : plusieurs heures par jour d'atteinte du seuil de stress thermique très fort. Deux quartiers, un îlot de chaleur comparable - un confort réel opposé. L'ICU et la réalité vécue ne désignent pas le même quartier. Ce qui fait la différence : l'ombre. La géométrie compacte du Ruisseau intercepte le soleil avant qu'il n'atteigne la rue ; la trame ouverte du Port laisse le soleil frapper la rue partout, sans obstacle. 2/ À Aix-la-Chapelle, en Allemagne, Abdeyazdan et Santucci (2026) confirment par une étude de simulation (données météo standard, sans mesures de terrain), ce décalage entre température de l'air et confort réel. Ils ont comparé trois morphologies urbaines (climat actuel et scénario RCP 8.5, avec +2°C, en 2050). Résultats : la nuit, les trois morphologies affichent un confort proche de 100 % - l'ICU ne fait aucune différence. C'est en journée que tout se joue : le centre-ville compact conserve 50 à 70 % de confort, tandis que les formes étalées décrochent - le pavillonnaire passe sous 30 %. Et l'écart se creuse à +2 °C : la ville compacte, génératrice d'ombre, résiste mieux. Terrain tropical, simulation en climat tempéré : les deux méthodes arrivent à la même conclusion. Bien conçue, la densité ne pénalise pas le confort de l'espace public - au contraire : sa géométrie compacte, génératrice d'ombre, fait de la rue un abri contre la chaleur la plus dure. Oui, la densité crée des îlots de chaleur. Non, ça ne la condamne pas : dans la rue, sa géométrie est un abri. On s'est simplement trompé d'ennemi. --- sources et références du post : 1/ Première étude mesurant simultanément l'îlot de chaleur urbain et le confort thermique réel à l'échelle d'un quartier entier, sur trois campagnes saisonnières en milieu tropical. Elle démontre par la mesure que l'îlot de chaleur élevé d'un quartier compact ne se traduit pas en stress thermique sévère : l'ombrage de la géométrie compacte abaisse la chaleur rayonnée reçue par le piéton, paramètre que l'îlot de chaleur ne capte pas. Le quartier ouvert, dont l'îlot de chaleur est comparable voire plus faible, subit pourtant un stress thermique nettement supérieur. Le confort y est mesuré par l'UTCI, indice de référence du confort thermique en extérieur. L'étude porte sur l'environnement extérieur et ne mesure pas les conditions intérieures. Lefevre, Alexandre, Bruno Malet-Damour, Harry Boyer, et Garry Rivière. 2026. « Outdoor Thermal Comfort versus Urban Heat Island Intensity: A Neighborhood-Scale Assessment in a Tropical Island City ». Urban Climate 67 : 102913. doi.org/10.1016/j.ucli… 2/ Lefevre montre par la mesure de terrain, Abdeyazdan & Santucci le confirment par la simulation en climat tempéré (Aachen, même latitude que Lille). Trois morphologies comparées à conditions climatiques identiques : le centre compact conserve le plus de confort extérieur, et garde son avantage dans un scénario de fort réchauffement à l'horizon 2050 — toutes les formes déclinent, la compacte le moins. La convergence terrain + simulation renforce la conclusion. Abdeyazdan, Hossein, et Daniele Santucci. 2026. « Introducing the T-MCCR Index for Evaluating Urban Thermal Comfort and Morphological Performance ». Urban Science 10 (3) : 123. doi.org/10.3390/urbans…


🔴 Des médicaments anti-obésité seront remboursés par la Sécurité sociale ➡️"L'obésité en France, ce sont 12,7 milliards d'euros de coût pour la Sécurité sociale [...] On salue, aujourd'hui, l'accès au remboursement [...]", dit Étienne Tichit, dir. général de Novo Nordisk France





🔴 Électrification ➡️ "L'électrification des transports de personnes n'est pas le plus urgent. Nous, on a des jambes. Il faut électrifier les transports de marchandises [...] La marchandise, physiquement, ne peut pas se déplacer sans camion", dit Jean-Marc Jancovici




J'ai décidé avec mon collègue @RolandLescure de faire une opération transparence inédite. 4 économistes indépendants vont faire un état des lieux des finances publiques à l'horizon 2030.


Aucun enfant n'apprend quoi que ce soit dans une classe à 32° et une cours de recrée bétonnée ou goudronnée sous 50° au sol. Vos enfants vont vivre une semaine pénible, voire dangereuse faute d'aménagements proposés par l'Education Nationale







