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Le #Niger lève 85 Milliards de FCFA de Dette via une Émission d'Obligations le 30 Janvier 2026 : Un Reprofilage Qui Interpelle Le 30 janvier 2026, l'État du Niger a réalisé une opération combinée d'émission et de rachat d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) pour un volume total de 85,026 milliards de FCFA, selon les détails publiés par l'UMOA-Titres. Cette adjudication, effectuée sur la plateforme régionale, porte sur une émission brute de 48,810 milliards de FCFA et un rachat de 36,216 milliards de FCFA, illustrant une stratégie de gestion active de la dette publique par des emprunts. Pour analyser l'ampleur de cette manœuvre, il convient d'ajouter les montants des deux composantes : les 48,810 milliards de l'émission, totalisant ainsi 85,026 milliards de FCFA. Ce chiffre met en lumière l'échelle significative des flux de dette manipulés en une seule opération, soulignant les défis croissants du refinancement. Détails de l'Opération : Émission et Rachat L'émission nouvelle concerne principalement deux tranches d'OAT : - Une maturité de 1 an (code ISIN NE0000001427), avec un taux d'intérêt fixe de 5,90 %, un rendement moyen pondéré de 10,00 %, et un montant retenu de 1 milliard de FCFA. - Une maturité de 3 ans (code ISIN NE0000002631), à 6,30 %, avec un rendement de 10,35 %, et 47,810 milliards de FCFA retenus. Le rachat porte sur plusieurs titres à échéances courtes (résiduelles de 1 à 179 jours), incluant des OAT à 5,00 %-6,00 % et des BAT, pour un total de 36,216 milliards de FCFA. *Cette structure confirme un reprofilage de la dette : le Niger contracte de nouveaux emprunts à plus long terme pour rembourser des dettes arrivant à échéance imminente, évitant ainsi un pic de remboursements et lissant les charges budgétaires.* Comme le notent des rapports de l'IMF et de la Banque Mondiale, de telles opérations , souvent qualifiées de "restructuration qui ne dit pas son nom" par les analystes , ajustent les profils d'endettement sans résoudre les vulnérabilités sous-jacentes. Le taux de couverture et d'absorption a atteint 100 %, avec une demande forte des investisseurs régionaux. La participation se répartit comme suit : Togo (13,543 milliards FCFA), Niger (12,872 milliards), Côte d'Ivoire (8,945 milliards), Guinée-Bissau (5,742 milliards), Burkina Faso (3,167 milliards), Mali (2,320 milliards) et Sénégal (2,222 milliards). Ces chiffres reflètent la dépendance aux marchés de l'UEMOA, où les liquidités abondent mais les rendements élevés (jusqu'à 10,35 %) signalent une prime de risque liée à l'instabilité sahélienne et aux chocs externes. Un Cercle Vicieux d'Endettement En additionnant les 48,810 milliards émis et les 36,216 milliards rachetés pour un total de 85,026 milliards de FCFA, cette opération révèle l'ampleur du roulement de dette nigérien. Le net levé (48,810 - 36,216 = 12,594 milliards de FCFA) correspond approximativement aux offres non compétitives (ONC) de 12,203 milliards, indiquant des fonds frais limités pour de nouveaux investissements, le reste servant au refinancement. La dette est facile à contracter dans un contexte régional favorable, mais difficile à rembourser – jusqu'à quand ? Pour les analystes, la seule solution viable pour le gouvernement est de revoir son train de vie : réduire les dépenses non essentielles, renforcer la fiscalité et diversifier l'économie. Sans cela, ces opérations de reprofilage risquent de se multiplier, menaçant d'une crise plus profonde, potentiellement nécessitant une intervention du FMI. Cette adjudication du 30 janvier 2026 offre un répit, mais appelle à une vigilance accrue sur la trajectoire budgétaire nigérienne. Source des données : UEMOA Titre Niger Stop corruption