Onurb Ciagra
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🔴 L’affaire glace le sang. Un enfant de 3 ans a été victime d’un viol par un animateur périscolaire dans les toilettes d'une école parisienne le 20 mars. Ce dernier a été immédiatement suspendu ➡️ l.leparisien.fr/8Rm2










De la fabrique du consentement L'oligarque Kretinsky maintient depuis des années sous assistance respiratoire des organes de "presse" toujours plus avariés comme Libération, Marianne ou Franc Tireur. Il le fait en pure perte, et les finance dans le seul but de s'en servir en tant que relais d'influence au sein du pouvoir français, en s'alliant ponctuellement à Xavier Niel ou Patrick Drahi pour ce faire. Via leurs hommes de main, ils y contrôlent les désignations, recrutements, lignes éditoriales, de façon discrète et invisible pour les rédactions. Ils désignent les cibles, donnent les ordres qui seront répercutés et appliqués par leurs subordonnés - directeurs de la rédaction, rédacteurs en chef etc - sans que les journalistes ne soient informés de l'origine des instructions données, ni des intentions qui y présidaient. Ils forment par ailleurs peu à peu des ensembles d'hommes et de femmes choisis avec attention pour, notamment, leur absence d'esprit critique et d'initiative, hommes et femmes qui se mueront en leurs instruments inconscients, sans avoir à être dirigés ou censurés. C'est la parabole de la laisse et du chien contée par Chomsky. Celui-ci rencontrait un jour un journaliste qui lui assurait n'avoir jamais reçu d'instructions dans son métier. Chomsky lui répondait: "c'est bien parce qu'ils savaient qu'ils n'auraient jamais à vous en donner qu'ils vous ont recruté. Le chien qui ne cherche jamais à s'enfuir ne sait pas qu'il est tenu en laisse". Des organes de presse autrefois honorables et réfléchis se voient ainsi transformés en havres de médiocrité, ce qui suscite le rejet de la société et, les fragilisant, les place en situation de dépendance croissante à leur égard. Voilà nos rédactions transformées en des instruments aveugles où la bêtise règne, car déliées de toute exigence intellectuelle ou de lectorat, mues par la servilité et l'obéissance. Des plumes serves oui et instrumentales, qui suscitent une détestation grandissante, les poussant toujours plus dans les jupes du scandale, alternant entre arrogance, suffisance et néant de l'âme et de la pensée. Nous voilà qui pénétrons en le règne de la médiocrité. Ceux qui ne sont plus désormais journalistes mais employés d'oligarques se voient tendanciellement transformés en machines à détruire les réputations des honnêtes hommes, ces dissidents, intellectuels et opposants, non sur ordre, mais par ressentiment. Les voilà honnis pour leur liberté, leur capacité à faire et à penser. Voilà donc que s'organise une guerre de tranchées, entre être libres et serfs avariés, nourris et engorgés par des oligarques qui, ce faisant, se constituent naturellement des alliés. Au sein de ce monde, il y a les hiérarchies. Les maîtres, comme Denis Olivennes, qui auront récolté des millions au cours de leur carrière, pillant les ressources de l'Etat pour en arracher d'autant plus au privé, se vendant à l'intérêt du petit monde après avoir été pour celui du plus grand nombre formés. Comme lui, Arnaud de Puyfontaine, Arthur Dreyfuss, Nicolas Bazire, Louis Dreyfus... gèrent dans l'ombre les parcelles d'empires de leurs oligarques contre des millions d'euros accumulés. Les chefs qui leurs sont délégués, comme Natacha Polony, Raphaël Enthoven, Dov Alfon, Alexis Brezet et Vincent Tremolet, Jérôme Fénoglio et Caroline Monnot, Etienne Gernelle, Geoffroy Lejeune, Bruno Jeudy, Marc-Olivier Fogiel, Rodolphe Belmer et Ari Aprikian, Serge Nedjar et Franck Appietto, Constance Benqué et Jérome Béglé... sont chèrement payés pour servir de relais, offrir une couverture à double face, interfaces entre les maîtres et les rédactions. Chevaux de Troie chargés d'apporter le vernis qu'exige la profession, ils sont alternativement gestionnaires, intellectuels ou figures incarnantes, toujours à la fois dominants et dominés, toujours inquiets et inquiétés. Les chroniqueurs stars et les signatures, caprices des rois, aristocrates payés des fortunes ou bénéficiant de larges disponibilités pour distraire la foule et peaufiner une parole dont on valorise l'identité. De BHL à Zemmour en passant par Davet et Lhomme, Bacqué et Chemin, Praud et Mabrouk, Schneider et Cabana, El Krief et Salamé, et sous d'autres formes, Barthès et Hanouna, leurs destins sont plus ou moins durables, plus ou moins brillants, et peuvent adopter plusieurs formes: "enquêteurs" chevronnés, commentateurs avariés, mondains avinés... Parfois, comme Fogiel, Enthoven, Robert, Polony ou Jeudy, ont-ils joui de cette liberté encadrée et chèrement payée avant de se voir acheter pour, notoriété aidant, à des postes d'encadrement s'installer. Les petits chefs, comme l'infinité d'adjoints, rédacteurs en chef, chefs de service... absorbés par le miroir aux alouettes de primes, statuts, abattant un travail conséquent, regardant avec envie ce petit monde, pris entre contraintes paradoxales, à la fois obéissant et ordonnant, véritables machines à blanchir et rouages essentiels de la machine à aplanir, formater et accoupler. Les "simples journalistes", au revenu stable mais souvent à peine confortable, à la liberté rare et plus rarement encore explorée, prêts à tout pour se faire bien voir et se distinguer, réduits cependant à un formatage confinant à l'esclavage. Les pigistes enfin, les plus corvéables, précaires, prolétarisés, véritable armée de réserve, aussi vite utilisés que substitués. Tous ont pour fonction de saturer l'espace public "d'informations", fausses polémiques, "révélations" et compromissions diverses où se recyclent les règlements de comptes de tous les pouvoirs, où s'éliminent les libres pensées. Ce système assure aux classes dominantes son emprise sur notre "démocratie" électorale, qui présente aux français candidats et débats toujours plus dégoûtants et éloignés de leurs intérêts. Elle effondre le niveau moyen de nos sociétés, où les membres les plus visibles se voient sélectionnés toujours plus pour leur capacité à se compromettre et leur compatibilité avec des mondes toujours plus stérilisés. Trafiquer l'information, devenir oligarque, c'est devenir être de pouvoir, en se donnant la possibilité d'abattre ou de protéger. Servir un oligarque, c'est s'assurer de bénéficier des ressources que l'oligarque aura arraché, et de la protection qu'il aura fécondé. C'est par ailleurs, en se montrant en capacité d'influencer l'opinion, de valoriser ou détruire telle ou telle personnalité, contrôler le pouvoir politique, qui en un système électif, dépend du vote des citoyens, c'est-à-dire des opinions, c'est-à-dire de l'information qui seront véhiculées, et des sentiments d'identification qui se verront amoindris ou renforcés à l'égard des personnalités qui auront été par ce biais exposées. Et contrôler le pouvoir politique, c'est non seulement s'assurer la tranquillité et l'impunité, mais également, à travers l'Etat, la principale machine à capter des ressources - via la taxe et l'impôt - et les concentrer avant de les redistribuer. C'est-à-dire s'assurer de sa capacité à piller et exploiter. Toute participation en ces conditions à une quelconque forme d'élection, à une quelconque forme de publicisation, à une quelconque forme de compromission avec ces êtres relève, volontairement ou non, de la prostitution.












