Brivael - FR@BrivaelFr
Tu commences par "ces cons de droitards". Ça pose le niveau. Mais passons au fond.
Tu défends un système où l'état prélève l'argent de tous pour le redistribuer selon le jugement d'un petit groupe. Et tu trouves ça normal. Déroule la logique avec moi, étape par étape :
Ton argument : "certains projets ne peuvent pas être financés par le marché, donc l'état doit intervenir."
Traduction réelle : "le public ne veut pas payer pour ces projets, donc on va le forcer à payer quand même via l'impôt, et on va confier à un petit groupe le soin de décider lesquels méritent cet argent."
Question : qui choisit ce petit groupe ? L'état. Qui contrôle l'état ? Le pouvoir politique en place. Donc en dernière instance, c'est le pouvoir politique qui décide ce qui a de la "valeur culturelle" et ce qui n'en a pas.
Tu sais qui d'autre pensait que le marché ne devait pas être le seul régulateur de la culture ? L'URSS. Le régime décidait quels films, quels livres, quels artistes méritaient d'être financés. Pour le "bien du peuple". Les artistes qui ne rentraient pas dans la ligne du parti ? Pas de financement. Puis pas de diffusion. Puis le goulag.
Tu vas me dire "on en est loin". Bien sûr. Mais regarde ce qu'Ultia a dit en live : "si c'est un projet d'extrême droite, pas de thune". On en est où exactement sur l'échelle ? On exclut déjà des gens de l'accès aux fonds publics sur la base de leurs opinions. C'est pas le goulag. Mais c'est la première marche. Et chaque première marche a semblé raisonnable à ceux qui l'ont montée.
Hayek a décrit exactement ce mécanisme dans La route de la servitude : la centralisation du pouvoir économique précède toujours la centralisation du pouvoir politique. Toujours. Pas parfois. Toujours. Tu donnes à l'état le pouvoir de décider qui mérite des ressources, et progressivement, "qui mérite des ressources" devient "qui pense correctement".
Ton erreur c'est de croire que le problème c'est les gens dans le système. Que si on mettait des "bonnes personnes" dans le jury tout irait bien. Mais le problème c'est le système lui-même. N'importe quel humain placé dans une position de pouvoir discrétionnaire finit par favoriser les siens. C'est pas de la méchanceté, c'est de la nature humaine. Et concevoir un système qui repose sur la vertu de ses participants, c'est concevoir un système qui échoue à chaque fois.
Le marché est brutal. Des projets géniaux échouent, des projets médiocres réussissent. Mais personne ne t'interdit de créer. Personne ne te demande ton bord politique avant de te donner accès au public. Le filtre c'est l'audience, pas un comité.
Tu appelles ça "être à côté de la plaque". Moi j'appelle ça la liberté. Et l'histoire a montré, sans aucune exception, que chaque fois qu'on a remplacé cette liberté par un comité de gens bien intentionnés, ça a mal fini. Sans exception.
Tu paves la route du totalitarisme avec de bonnes intentions. Et le pire c'est que tu es convaincu d'être du bon côté.