Paul Simon

1.8K posts

Paul Simon banner
Paul Simon

Paul Simon

@PSimon98686

Stanford, Harvard, Boulechite, PhD Macrophrenology, eggs cooking global expert,

Bruxelles Katılım Mayıs 2024
95 Takip Edilen45 Takipçiler
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@iointelresearch • Les scores sont basés sur des GWAS modernes ; ne sait pas exactement à quoi correspondaient ces variants il y a 5 000 ans (phénotypes adaptatifs passés). • La sélection n’explique pas tout (migration, dérive génétique comptent aussi).
Français
0
0
0
0
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@iointelresearch Elle a modelé des traits complexes comme l’intelligence de façon mesurable. 2. La sélection a été forte et polygénique.
Des centaines de loci (479 loci indépendants détectés) ont bougé dans le même sens. Ce n’est pas anecdotique : c’est un signal clair et statistiquement
Français
4
1
1
52
i/o research
i/o research@iointelresearch·
New from David's Reich's lab: "In the past ten millennia [in Europe], we find that many hundreds of alleles have been affected by strong directional selection," including those influencing human intelligence. nature.com/articles/s4158…
English
53
522
4.7K
888K
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@iointelresearch dans le sens d’une meilleure performance cognitive. 4. Ce que ça ne dit pas • Ça ne dit pas « les Européens sont génétiquement supérieurs ». Ça dit que dans cette région, la sélection a favorisé ces traits ces 10 000 ans.
Français
0
0
0
1
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@iointelresearch entre populations ont une composante génétique qui s’est construite récemment via sélection naturelle (et pas seulement environnement/culture). Le papier ne compare pas explicitement avec l’Afrique ou le Moyen-Orient, mais il montre que dans West Eurasia la sélection a poussé
Français
0
0
0
3
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@iointelresearch très solide. 3. Implication directe pour le débat QI / différences de groupes
Les scores polygéniques pour l’intelligence ont augmenté de façon significative chez les ancêtres des Européens modernes. Cela renforce l’idée que les écarts moyens de QI observés aujourd’hui
Français
0
1
1
44
Ouyed Benjamin (Kayzer)
Ouyed Benjamin (Kayzer)@Ouyed_Benjamin·
Il faut bloquer l'ambassade israélienne à Paris et dégager l'ambassadeur israélien du territoire français, cette pourriture n'a plus rien a faire en France.
Français
289
218
664
21.4K
Vincent Lapierre
Vincent Lapierre@VincLapierre·
Et ce n’est que le début. Tout, par petites touches, va dysfonctionner de plus en plus : ascenseurs, signalisation, escaliers, clims, internet, trains, etc. Par manque d’anticipation, de rigueur et de compétences. C’est la tiers-mondisation de la France.
Le Parisien@le_Parisien

Les tapis roulants de la station Châtelet finalement à l’arrêt jusqu’à... septembre, faute de pièces disponibles ➡️ l.leparisien.fr/Zn11

Français
433
2.7K
11K
276.3K
Cour des comptes
Cour des comptes@Courdescomptes·
Quant au "scandale" allégué par @CHAlloncle, qui s’est appuyé sur un montage vidéo tronqué, la Cour se doit de dénoncer avec fermeté de tels procédés, de nature à jeter une suspicion sur l’impartialité de magistrats assermentés et sur l’indépendance de la Cour des comptes.
Français
406
31
54
286.4K
Cour des comptes
Cour des comptes@Courdescomptes·
À la suite de l'audition par l’Assemblée, la Cour répond ne pas avoir reçu de mail de France TV demandant de reporter la date du "pré-rapport après la reconduction de la présidente", comme insinué par le rapporteur de la commission, qui n’a pas produit en séance le supposé mail.
Français
92
20
42
59.6K
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@val_strch Genre assigné à résidence comme en Russie dans les années 20
Français
0
0
0
3
Pauline Hanson 🇦🇺
Pauline Hanson 🇦🇺@PaulineHansonOz·
The Australian government appears to be running ads in Arabic encouraging non-citizens to use its 5% deposit first home buyers scheme. Your taxes are paying for ads, that aren’t even in English, to put non-citizens in Australian homes. Housing should be prioritised for Australian citizens first. Credit: TheYarn
Pauline Hanson 🇦🇺 tweet media
English
709
2.2K
8.6K
136.1K
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@Drawmyeconomy Tout se bla-bla sans évoquer la raison numéro un : pendant que le reste du monde s’enrichit, la France se tiersmondise. Les salaires augmentent partout ailleurs. Un cuisinier dans un hôtel américain a les moyens de se payer 15 jours de lune de miel à Paris
Français
0
0
0
98
DME En Direct
DME En Direct@Drawmyeconomy·
📢📊🚨Il y a quelques années, partir en vacances en France était une évidence pour les classes moyennes. Pas un luxe, pas un effort budgétaire qui demandait une planification sur six mois. Une semaine en Bretagne, quinze jours dans le Var, un week-end prolongé dans les Alpes. Des dépenses réelles mais absorbables, intégrées dans un budget familial ordinaire sans que ça ne représente un sacrifice particulier. Ce temps est révolu. Et la vitesse à laquelle il l'est devenu devrait choquer davantage qu'il ne le fait. Une semaine en location saisonnière pour une famille de quatre personnes dans une destination française ordinaire, pas Saint-Tropez, pas Méribel, mais la Dordogne, le Finistère, l'Ardèche, représente aujourd'hui entre 1200 et 2000 euros selon la période et l'emplacement. En haute saison, dans les zones les plus demandées, ces montants montent facilement à 2500 ou 3000 euros pour sept nuits dans un logement de taille raisonnable. Auxquels il faut ajouter les frais de ménage, les frais de service des plateformes, la caution, et le carburant pour y arriver. Pour une famille dont le revenu disponible mensuel est de 3000 euros, ce qui correspond approximativement au revenu médian français d'un couple avec deux enfants, une semaine de vacances en location représente entre 40 et 60% du revenu mensuel. C'est une dépense qui était absorbable il y a dix ans. Elle est devenue structurellement difficile pour une fraction importante de la population. Ce n'est pas une impression. Les prix des locations saisonnières ont augmenté bien plus vite que les revenus sur la dernière décennie. Bien plus vite que l'inflation générale. Bien plus vite que le coût de la vie ordinaire. Et cette divergence a une cause précise qu'on n'identifie pas toujours correctement. La première cause c'est Airbnb et les plateformes équivalentes. Non pas parce que ces plateformes sont intrinsèquement mauvaises, elles ont créé un marché là où il n'en existait pas, elles ont rendu accessibles des logements qui ne l'étaient pas, elles ont permis à des propriétaires de monétiser un actif sous-utilisé. Mais elles ont aussi fait quelque chose de structurel au marché des locations saisonnières : elles ont mis en concurrence les vacanciers français avec des touristes internationaux dont le pouvoir d'achat est parfois très supérieur. Un Américain, un Britannique, un Nordique qui loue une maison en Provence pour deux semaines l'été compare ce prix à ce que lui coûterait un hôtel équivalent à New York, à Londres ou à Stockholm. Relatif à sa référence, 2000 euros pour une semaine dans le sud de la France est raisonnable voire attractif. Relatif au salaire médian français, c'est prohibitif. Le marché s'est internationalisé mais les salaires sont restés nationaux. La deuxième cause c'est la professionnalisation de la location saisonnière. Le propriétaire qui louait sa résidence secondaire pendant ses propres vacances pour couvrir les charges a été progressivement remplacé par des investisseurs qui ont acheté spécifiquement pour louer, qui optimisent leurs tarifs avec des outils de revenue management, qui ajustent leurs prix à la demande en temps réel et qui fixent leurs objectifs de rendement locatif avant de décider du prix plancher. Ces acteurs ne font pas de sentimentalisme sur le niveau de vie de leurs locataires. Ils maximisent leur rendement dans un marché où la demande dépasse l'offre en haute saison. La troisième cause, et c'est là que l'État réapparaît dans le tableau comme d'habitude, c'est la pression réglementaire sur les locations longue durée qui a poussé des propriétaires vers la location saisonnière. Les contraintes du bail d'habitation classique, la difficulté à récupérer son logement, le risque d'impayés sans recours rapide, les normes DPE qui interdisent progressivement la location des logements énergivores ont convaincu de nombreux propriétaires que la location saisonnière était plus sûre, plus flexible et plus rentable que la location longue durée. Chaque logement qui bascule de la location longue durée vers la location saisonnière réduit l'offre de logements disponibles pour les résidents permanents dans les zones touristiques, fait monter les loyers de long terme, et en même temps augmente l'offre saisonnière dans des zones déjà sous tension touristique. C'est une pression sur les deux tableaux simultanément, et elle est en partie le produit des mêmes réglementations qui prétendaient protéger les locataires. La réponse des pouvoirs publics à cette situation illustre une fois de plus la logique interventionniste que nous connaissons bien. Plutôt que de traiter les causes, on taxe et on réglemente les symptômes. Paris, Bordeaux, Lyon, les grandes villes touristiques ont instauré des réglementations limitant le nombre de nuits de location saisonnière autorisées, imposant des enregistrements, créant des zones dans lesquelles la location touristique est restreinte ou interdite. Ces mesures ont un effet limité sur les prix parce qu'elles réduisent l'offre sans toucher à la demande. Moins de logements disponibles en location saisonnière dans les zones réglementées signifie mécaniquement des prix plus élevés pour ceux qui restent disponibles. On a voulu protéger les habitants permanents et on a rendu les vacances encore plus chères pour les visiteurs. Ce qui s'est passé dans les grandes destinations françaises ces dix dernières années est en réalité une forme de gentrification touristique dont on n'a pas encore bien mesuré les conséquences sociales. Des territoires entiers se sont repositionnés sur un tourisme haut de gamme international, pas par choix délibéré et planifié, mais par la mécanique des prix qui a sélectionné progressivement une clientèle dont le pouvoir d'achat est supérieur à la moyenne française. Le cap Ferret n'est plus accessible aux familles moyennes. L'île de Ré est devenue une destination pour cadres supérieurs parisiens. Les stations de ski des Alpes du nord ont des prix qui excluent de facto la majorité des skieurs potentiels français. Ces territoires ne sont pas devenus élitistes par idéologie. Ils le sont devenus parce que le marché a suivi l'argent disponible, et que l'argent disponible sur ces marchés vient de plus en plus de l'extérieur ou du sommet de la distribution des revenus nationaux. La conséquence c'est une population française dont une fraction croissante a simplement cessé de partir en vacances en France. Pas pour aller à l'étranger, les destinations étrangères sont souvent moins chères que les destinations françaises équivalentes, ce qui est une situation assez absurde quand on y pense. Mais pour ne pas partir du tout, ou pour réduire la durée, ou pour choisir des formules moins coûteuses qui ne ressemblent plus vraiment à des vacances. Une semaine en camping municipal à 15 euros la nuit, ce n'est pas la même chose qu'une semaine dans une maison avec jardin à 200 euros la nuit. Les deux sont des vacances au sens administratif du terme. Elles ne représentent pas la même expérience ni le même droit de souffler que la société salariale avait promis aux travailleurs comme contrepartie de cinquante semaines de travail annuel. On pourrait dire que c'est le marché qui fonctionne et qu'il faut l'accepter. C'est vrai en partie. Les prix reflètent une réalité : des destinations désirables, une offre insuffisante par rapport à la demande internationale, et un marché qui alloue les ressources aux enchérisseurs les plus élevés. Mais cette vérité en cache une autre. Le fait qu'une famille française médiane ne puisse plus se payer une semaine de location saisonnière dans son propre pays sans y consacrer une part déraisonnable de son budget mensuel n'est pas une fatalité naturelle. C'est le résultat d'une combinaison de politiques publiques qui ont à la fois encouragé l'investissement locatif court terme via des avantages fiscaux, découragé la location longue durée via des réglementations protectrices déséquilibrées, et laissé se développer un marché touristique international sans aucune réflexion sur ce que ça implique pour l'accès des résidents à leur propre territoire. Les vacances en France sont devenues un luxe pour une partie des Français. Dans un pays qui se targue de l'invention des congés payés et qui a construit une partie de son identité culturelle autour de l'idée que les vacances sont un droit social, c'est une régression silencieuse que personne ne nomme vraiment. Parce que les gens qui en parlent dans les médias, dans les think tanks, dans les cabinets politiques, partent dans des endroits où le prix n'est pas le problème.
Français
15
39
99
28.5K
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@dotkrueger Dark matter, quantum gravity, all these anomalies… as clues that something fundamental is tstill missing from the model. It’s fiction, but built around exactly this kind of reasoning. Really fascinating read: amazon.com/dp/B0GKTRK9LY
English
0
0
0
6
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@dotkrueger This is funny — I’m actually reading a hard-SF novel right now that develops exactly this idea. That the real barrier to interstellar travel might not be speed, but the fact that our physics is still incomplete.
English
1
0
0
28
Fred Krueger
Fred Krueger@dotkrueger·
We're not going to travel beyond the solar system, according to Leonard Susskind. And neither are aliens, coming to visit us. We may not be alone, but we are stuck here for, essentially forever. 1. The nearest star is 4.24 light years away. The fastest spacecraft ever built would require 6,600 years to get there. 2. Surely we can just build faster spacecraft. The problem is to get to anywhere close to the speed of light, we need exponentially more energy. 3. Chemical rockets will just not work. Even fusion rockets won't work. Even 10% of the speed of light is not achievable. The Tsiolkovsky Rocket Equation prevents it. 4. Interstellar dust becomes hand grenades when traveling anywhere close to the speed of light. Ships break. 5. Space radiation will kill us over the time need to travel interstellar distances. Impossible to protect without massive shields, which require massive energy to accelerate and de-accelerate.
English
2.9K
819
7.6K
2.1M
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@_A_khalifa No Muslim in Christian countries. No Christian in Muslim countries
English
0
0
0
2
Ahmed Khalifa
Ahmed Khalifa@_A_khalifa·
A real Muslim .. doesn’t attack people. He doesn’t exploit his religion for political or worldly gains or steal donations! A real Muslim doesn’t go to other countries & insult their beliefs or way of life ! He doesn’t break the law, he respects everyone, regardless of race or faith. That’s why.. we, the original Arab Muslims never migrated. We stayed in our land even when it was only a desert! Any Muslim living in the West must respect its laws & the values of its original people or go back to their own countries!!
English
2.4K
4.7K
19.6K
607.2K
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@brivael Tout ce que tu cites — matière noire, gravité quantique, anomalies… — comme des indices qu’il manque une pièce au puzzle. C’est passionnant à lire parce que c’est de la fiction, mais basé sur exactement ce genre de réflexion. amazon.fr/dp/B0FM8HX9YK
Français
0
0
0
10
Paul Simon
Paul Simon@PSimon98686·
@brivael C’est marrant, je lis en ce moment un roman de hard-SF qui développe exactement cette idée : que le vrai problème du voyage interstellaire n’est peut-être pas la vitesse mais le fait que notre physique est encore incomplète.
Français
1
0
0
108
Brivael
Brivael@brivael·
La majorité des physiciens disent qu'on ne voyagera jamais entre les étoiles. Que les distances sont trop grandes. Que la physique l'interdit. Je pense qu'ils ont tort. Et voici pourquoi. 🧵 L'argument classique est le suivant. L'étoile la plus proche, Proxima Centauri, est à 4.2 années-lumière. Avec nos technologies actuelles, il faudrait environ 70 000 ans pour y arriver. La Voie Lactée fait 100 000 années-lumière de diamètre. Et la galaxie la plus proche, Andromède, est à 2.5 millions d'années-lumière. Conclusion des physiciens pessimistes : c'est foutu. On restera coincés dans notre système solaire. La physique ne le permet pas. La vitesse de la lumière est une limite absolue. Fin de la discussion. Sauf que cette conclusion repose sur un présupposé énorme : qu'on connaît toute la physique. On ne connaît pas toute la physique. On ne connaît même pas la majorité de la physique. 95% de l'univers est constitué de matière noire et d'énergie noire. On ne sait pas ce que c'est. Littéralement. On a des noms pour notre ignorance. "Matière noire" c'est le nom scientifique pour "on sait que c'est là parce que les maths marchent pas sans, mais on n'a aucune idée de ce que c'est". On n'a pas unifié la relativité générale et la mécanique quantique. Les deux piliers de la physique moderne se contredisent. Einstein décrit la gravité comme une courbure de l'espace-temps. La mécanique quantique décrit tout le reste. Les deux marchent parfaitement dans leur domaine. Et elles sont incompatibles entre elles. On sait qu'il manque quelque chose. On ne sait pas quoi. On ne comprend pas la gravité. Pas vraiment. On la décrit magnifiquement avec les équations d'Einstein. Mais on ne sait pas ce qu'elle est. Pourquoi la masse courbe l'espace. Quel est le mécanisme. Le graviton est hypothétique. La gravité quantique est un chantier ouvert. On ne comprend pas le temps. On le mesure. On le décrit dans les équations. Mais pourquoi il va dans une seule direction, pourquoi il s'écoule, ce qu'il est fondamentalement, on ne sait pas. Imaginez un physicien en 1850. Il connaît la mécanique de Newton. L'électromagnétisme de Maxwell. La thermodynamique. Il pense avoir compris l'essentiel. Et il dirait avec une confiance absolue : "Voyager à plus de 100 km/h tuera un être humain. Voler est impossible pour une machine plus lourde que l'air. Et traverser l'Atlantique en moins d'une semaine est une fantaisie." 50 ans plus tard : Einstein, la relativité, la mécanique quantique, la bombe atomique, l'aviation. Tout ce que ce physicien pensait impossible est devenu trivial. Pas parce qu'on a mieux exécuté la vieille physique. Parce qu'on a découvert une nouvelle physique. C'est le pattern de l'histoire de la science. Chaque "impossible" est le symptôme d'une physique incomplète. Newton pensait que l'espace et le temps étaient absolus. Einstein a montré qu'ils sont relatifs et déformables. Du jour au lendemain, des choses "impossibles" (la dilatation du temps, la contraction des longueurs, l'équivalence masse-énergie) sont devenues réelles. Maintenant projetez-vous. On a des anomalies partout en physique. La matière noire. L'énergie noire. L'incompatibilité quantique-relativité. L'intrication quantique à distance. Le problème de la mesure. La flèche du temps. Chacune de ces anomalies est un signal. Un signal que notre modèle est incomplet. Que la réalité a des propriétés qu'on ne comprend pas encore. Et dans ces propriétés incomprises se cachent peut-être les mécanismes qui rendent le voyage interstellaire possible. L'Alcubierre Drive. En 1994, le physicien Miguel Alcubierre a montré que les équations d'Einstein permettent théoriquement de créer une "bulle de distorsion" qui contracte l'espace devant un vaisseau et l'étend derrière. Le vaisseau ne se déplace pas. L'espace se déplace autour de lui. Et il n'y a pas de limite de vitesse pour la déformation de l'espace. C'est théorique. Ça demande des quantités d'énergie absurdes avec notre physique actuelle. Mais c'est dans les équations. La physique ne l'interdit pas. Elle dit juste "on ne sait pas encore comment". Et c'est là que l'IA entre en jeu. La physique théorique est un des domaines les plus compute-intensive qui existe. Les équations sont d'une complexité monstrueuse. Un cerveau humain met des années à explorer une seule piste. Einstein a mis 10 ans entre la relativité restreinte et la relativité générale. 10 ans de calculs, d'intuitions, d'erreurs, de corrections. L'IA va comprimer ce processus. Pas en remplaçant le physicien. En devenant son levier. Exactement comme l'IA est mon levier pour l'écriture. Un physicien avec l'IA va pouvoir explorer des centaines de pistes théoriques simultanément. Tester des modèles mathématiques en quelques heures au lieu de quelques années. Trouver des patterns dans les données expérimentales que le cerveau humain ne peut pas voir. Simuler des conditions physiques impossibles à créer en laboratoire. AlphaFold a résolu le problème du repliement des protéines, un problème que les biologistes pensaient insoluble pendant 50 ans, en quelques mois. Avec de l'IA. Que se passe-t-il quand on applique la même puissance de calcul à la physique fondamentale ? À la gravité quantique ? À la matière noire ? À la structure de l'espace-temps ? Personne ne le sait. Mais le potentiel est vertigineux. Il n'est pas impossible que le couple physicien + IA produise dans les 20 prochaines années une nouvelle physique aussi fondamentale que la relativité l'a été par rapport à Newton. Une physique qui révèle des propriétés de l'espace-temps que nous ne soupçonnons pas. Des mécanismes qui rendent le voyage interstellaire non seulement possible mais trivial. Exactement comme la mécanique quantique a rendu le laser, le transistor et le smartphone "trivials" alors qu'ils auraient été inconcevables dans le cadre newtonien. Le physicien de 2050 regardera nos débats sur "l'impossibilité du voyage interstellaire" avec le même sourire que nous quand on lit les physiciens de 1900 qui "prouvaient" que l'avion était impossible. Et voilà le twist le plus drôle. Si l'univers est une simulation (thread précédent), alors les "lois de la physique" ne sont que les règles du jeu telles qu'on les comprend aujourd'hui. Et dans n'importe quel jeu, il y a des glitches, des raccourcis, des mécaniques cachées que les développeurs ont implémentées mais que les joueurs n'ont pas encore découvertes. L'intrication quantique ressemble beaucoup à un glitch. Une variable partagée entre deux adresses mémoire. Les trous de ver ressemblent beaucoup à un raccourci. Un passage entre deux points de la carte qui bypass la distance normale. Peut-être que le voyage interstellaire n'est pas un problème de vitesse. C'est un problème de cheat code. Et l'IA est peut-être l'outil qui va nous aider à le trouver. Les physiciens pessimistes disent "c'est impossible avec notre physique actuelle". Ils ont raison. Avec notre physique actuelle. La bonne question c'est pas "est-ce que notre physique le permet". La bonne question c'est "est-ce que notre physique est complète". La réponse est non. Et c'est la meilleure nouvelle de l'histoire de l'humanité. See you among the stars.
Brivael tweet media
Français
106
82
427
25.2K