Pascal Jouary

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Auteur de Secret defense, le livre noir, disponible à Harvard, au Sénat ou à l'Ecole militaire. - Osint -

Paris Katılım Eylül 2015
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FIL : "Ces assassinats de généraux russes qui pourraient bien cacher plus que de simples opérations ukrainiennes" Dans la matinée de ce lundi 22 décembre, le général-lieutenant Fanil Sarvarov est mort dans l’explosion d’une voiture, dans le sud de la capitale russe 1/...
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Le New York Times révèle l’arrestation à New York d’un commandant lié à une milice pro-Hezbollah accusé d’avoir préparé des attaques contre des cibles juives aux États-Unis. On ne parle donc pas ici d’un simple sympathisant radicalisé isolé, mais d’un profil ayant déjà une expérience organisationnelle et militaire liée à l’“axe de la résistance” pro-iranien.
Elizabeth Sheppard Sellam@DrLiz16

👇 Le New York Times révèle l’arrestation à New York d’un commandant lié à une milice pro-Hezbollah accusé d’avoir préparé des attaques contre des cibles juives aux États-Unis. On ne parle donc pas ici d’un simple sympathisant radicalisé isolé, mais d’un profil ayant déjà une expérience organisationnelle et militaire liée à l’“axe de la résistance” pro-iranien. L’affaire intervient dans un contexte extrêmement tendu depuis la guerre régionale contre l’Iran et rappelle une inquiétude constante des services occidentaux : même lorsque des groupes comme le Hezbollah sont affaiblis militairement au Moyen-Orient, leurs réseaux, leurs soutiens et certaines capacités clandestines peuvent subsister à l’étranger. Depuis des années, les services américains considèrent d’ailleurs que le Hezbollah possède des structures logistiques, financières et de soutien bien au-delà du Liban, y compris en Amérique latine, en Afrique ou en Occident. La guerre actuelle renforce donc mécaniquement les craintes de radicalisation, de passages à l’acte ou d’actions de représailles contre des cibles juives ou israéliennes. Et plus largement, cela montre aussi à quel point les conflits du Moyen-Orient ont désormais des répercussions directes sur la sécurité intérieure des pays occidentaux. 👇 nytimes.com/2026/05/15/nyr…

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Reprise par les milliardaires Bolloré, Arnault et compagnie, l'Ecole supérieure de journalisme de Paris fait la part belle aux gauchistes ! Le casting des intervenants laisse peu de place au doute : Praud, Onfray, Finkielkraut… La relève de CNews est là
Le Canard enchaîné@canardenchaine

Reprise par les milliardaires Bolloré, Arnault et compagnie, l'Ecole supérieure de journalisme de Paris fait la part belle aux gauchistes ! Le casting des intervenants laisse peu de place au doute : Praud, Onfray, Finkielkraut… La relève de CNews est là. f.mtr.cool/yhladrtcua

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Le Général de Noray sur LCI : "Seulement 24 morts en Ukraine, cela prouve que ce n'était pas les zones civiles qui étaient visées..." Ah
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Le réseau de bots « Matriochka » du Kremlin menace les Européens d'une pandémie de hantavirus. theins.ru/news/292571
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“Voulez-vous mourir seul ?”: comment Israël utilise l’IA pour ses frappes contre le Hezbollah En recourant à l’intelligence artificielle, l’État hébreu a perfectionné son système de surveillance et de renseignement pour traquer et assassiner de manière ciblée et précise des membres et responsables du groupe paramilitaire au Liban, raconte le “Los Angeles Times”. Ce jour-là, le vrombissement du drone israélien était incessant, et, chaque fois qu’Ahmad Turmus levait la tête, il semblait tournoyer au-dessus de lui, tel un oiseau de proie à la patience imperturbable. Alors quand son téléphone a sonné, un lundi après-midi de février, lors d’une visite chez des proches, Ahmad Turmus n’a pas été surpris d’apprendre que son interlocuteur à l’accent arabe était un officier militaire israélien. La question, en revanche, l’a abasourdi. “Ahmad, voulez-vous mourir avec ceux qui vous entourent ou seul ?” Selon les membres de sa famille interrogés, il n’a répondu qu’un seul mot avant de raccrocher : “Seul.” Le ciblage de cet homme prouve encore une fois que l’armée israélienne excelle dans la guerre du renseignement face à laquelle le Hezbollah semble démuni. Accès à tous les mouvements en temps réel Depuis la spectaculaire attaque aux bipeurs en septembre 2024 – lorsque Israël a déclenché à distance des explosifs dissimulés dans les bipeurs de membres du Hezbollah –, des soldats, du personnel de soutien, des commandants de terrain, des chefs de faction et même un secrétaire général respecté [Hassan Nasrallah, charismatique chef du Hezbollah assassiné en 2024] ont été abattus par un système de ciblage piloté par intelligence artificielle (IA). Ce système, qui recoupe les données des téléphones, des caméras de sécurité et de circulation, des signaux wifi, des drones, des bases de données gouvernementales mais aussi celles des réseaux sociaux, a doté Israël d’une capacité presque omnisciente à traquer tous les mouvements des cadres du Hezbollah. Ahmad Turmus, 62 ans, était agent de liaison entre le Hezbollah et les habitants de Talloussah, petit village situé à moins de 5 kilomètres de la frontière israélienne. Sa famille le décrit comme un ancien combattant du groupe paramilitaire islamiste qui, avec l’âge, avait endossé un rôle administratif. De son côté, Israël affirme qu’il travaillait sur “des questions militaires et financières […] afin de reconstituer l’infrastructure terroriste du Hezbollah”. Selon un spécialiste de l’IA, qui travaillait pour des entreprises de défense jusqu’à ce qu’il ne s’inquiète de l’utilisation de tels systèmes à Gaza, les caméras installées sur les drones ont probablement filmé et enregistré son visage, la marque et la plaque d’immatriculation de sa voiture ainsi que son domicile. Les drones ont pu employer des simulateurs d’émetteurs-récepteurs – connus sous le nom de stingrays [ou intercepteurs d’IMSI] – afin d’imiter des antennes-relais et de provoquer une connexion du téléphone, permettant un accès non seulement aux données de Turmus, mais aussi à tous ses mouvements en temps réel. Même en changeant de carte SIM, Ahmad Turmus aurait été suivi, assure l’expert en IA, qui a requis l’anonymat. “C’est un immense aspirateur de données : métadonnées du téléphone, localisation, remplacement de carte SIM, utilisation des applications, interactions sur les réseaux sociaux, parfois même données bancaires ou reconnaissance faciale. Une grande quantité de données est recueillie via des sites commerciaux, des réseaux mobiles, des services de renseignements alliés ou des espions sur le terrain”, énumère le spécialiste IA. Des entreprises impliquées dans le processus Une fois toutes les données récupérées, des logiciels comme Maven, de [l’entreprise spécialisée dans les technologies de surveillance] Palantir, les harmonisent, les classent et les hiérarchisent, puis les relient à des identités associées à des appareils ou à des comptes. Palantir s’est exprimé ouvertement au sujet de son travail avec l’armée israélienne.
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Le service de renseignement extérieur ukrainien enquête sur l'implantation dans l'Union européenne des réseaux de l'Église orthodoxe ukrainienne, toujours sous influence de Moscou, et qui essayent maintenant de s'implanter en France. L'église orthodoxe russe est déjà bien implantée
David Colon@Colon_David

Le service de renseignement extérieur ukrainien enquête sur l'implantation dans l'Union européenne des réseaux de l'Église orthodoxe ukrainienne, toujours sous influence de Moscou, et qui essayent maintenant de s'implanter en France. intelligenceonline.fr/europe-russie/…

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L’IA est donc capable de reconstituer la chronologie des activités d’un individu et de cartographier son réseau de relations. Là aussi, Ahmad Turmus aurait pu être repéré : l’un de ses fils était un combattant du Hezbollah, tué au début de l’année 2024, et un autre a été blessé dans les explosions de bipeurs. Le suivi de Turmus a été facilité par l’infiltration profonde et multiforme des renseignements israéliens au Liban, selon le général à la retraite Mounir Shehadeh, ancien coordinateur du gouvernement libanais auprès de la mission des Nations unies de maintien de la paix au Liban. Depuis vingt ans, les Israéliens ont accès à la majeure partie de l’infrastructure de données du pays, comme les informations sur les utilisateurs de mobiles ou les enregistrements de véhicules. Ils ont également piraté le réseau terrestre et le système de transmission du Hezbollah, affirme-t-il. “Ces éléments ont permis à Israël d’élaborer une liste de cibles précises qui comprend à la fois des commandants de terrains et des personnalités dirigeantes”, résume Mounir Shehadeh. Des logiciels non sans marge d’erreur C’est à cette étape que l’IA entre en scène. En disséquant rapidement des téraoctets de données, elle analyse les comportements des individus, puis les compare aux mouvements d’une personne considérée comme une menace ou qui a été repérée sur des zones signalées. Elle détecte également les déviations des trajectoires habituelles. Et toutes ces informations servent à créer ce qu’on appelle un “profil de menace”. Selon un colonel israélien, il en résulte un système capable de dénicher des cibles très rapidement. “Le système exécute en l’espace de quelques secondes ce qui, par le passé, aurait nécessité des centaines d’enquêteurs et plusieurs semaines de travail”, explique le directeur du Centre d’intelligence artificielle de l’armée israélienne, identifié sous le seul nom de “colonel Yoav”. Le spécialiste de l’IA soulève néanmoins un point d’inquiétude : le fait que ces systèmes utilisent uniquement les données, et non pas la logique, pour déterminer la dangerosité d’une personne. Et si l’information est erronée, ils continuent de répéter les mêmes erreurs, mais “plus vite et avec plus de confiance”. Ces logiciels posent un autre problème puisqu’ils évaluent la probabilité qu’un individu soit un combattant en s’appuyant uniquement sur le suivi d’activités quotidiennes et anodines, ce qui conduit à de potentiels faux positifs, souligne Vasja Badalic, professeur à l’Institut de criminologie de Slovénie. “Les proches, ou les personnes chargées de la propagande ou des finances, ne sont pas des combattants mais la machine les catégorise comme tels parce qu’ils ont les mêmes modes de communication”, poursuit Vasja Badalic. “Nous ne pouvons rien faire contre ça” Malgré l’ascendant israélien au Liban, certains signes montrent que le Hezbollah s’adapte à la surveillance de l’IA israélienne. Depuis le début du conflit, la milice chiite a renoué avec ses méthodes de guérilla en réduisant la taille de ses unités et en décentralisant sa structure. Elle a également adopté des moyens de communication plus sécurisés, bien que moins pratiques, selon le général à la retraite Mounir Shehadeh. L’élément qui a poussé l’algorithme à déplacer Ahmad Turmus de la liste de surveillance à celle des cibles à abattre n’a pas été clairement déterminé. Le 15 février, la veille de son assassinat, il a éteint son téléphone et l’a laissé chez lui, en vue de participer à une réunion municipale dans un village voisin, le lendemain. L’appel des Israéliens est intervenu peu de temps après qu’il est rentré chez lui, à Talloussah, et qu’il a rallumé son téléphone. Des membres de sa famille ont raconté que, lorsqu’il a raccroché, son visage avait blêmi. Il leur a dit que les Israéliens étaient après lui et leur a demandé de quitter la maison pour le laisser mourir seul. Sa famille l’a supplié d’essayer de s’échapper, de se déguiser pour pouvoir partir. Mais Ahmad Turmus a refusé. Il s’est dirigé vers la porte. “Ils connaissent mon visage. Nous ne pouvons rien faire contre ça”, a-t-il dit. Sa femme rentrait au moment où il partait, mais il ne lui a rien dit, racontent ses proches, pour ne pas qu’elle tente de le retenir. Il est monté dans sa voiture, a démarré le moteur puis s’est éloigné. Moins de trente secondes plus tard, deux missiles se sont abattus sur sa voiture.
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La France accorde un titre de séjour de 10 ans à une agent envoyée par Poutine Xenia Fedorova (souvent orthographié phonétiquement « Xederova ») est une journaliste russe, ancienne présidente et directrice de l’information de RT France (2017-2022). Elle est née en Russie en 1980 et reste de nationalité russe. fr.wikipedia.org Elle a le droit de rester en France car elle dispose d’un titre de séjour régulier, notamment une carte de résident de 10 ans obtenue en 2024 (alors que son visa précédent était valide jusqu’en 2025). lemonde.fr Pourquoi a-t-elle ce droit ? Comme tout étranger non-UE, son séjour est régi par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Les raisons probables incluent :Séjour de longue durée justifié : Elle vit et travaille en France depuis plusieurs années (RT France était basée à Paris). Un séjour régulier et continu (souvent à partir de 5 ans, ou plus selon les cas) permet d’obtenir une carte de résident. Activités professionnelles : Elle continue d’intervenir dans des médias français (CNews, Canal+, etc.) et a publié un livre en France. Un titre de séjour peut être délivré pour raisons professionnelles, « vie privée et familiale », ou compétences et talents. Pas de mesure d’éloignement : Aucune information publique n’indique une OQTF (obligation de quitter le territoire), une expulsion ou un refus de renouvellement. Elle n’est pas (ou pas encore) considérée comme une menace grave à l’ordre public justifiant une expulsion. change.org Il existe une pétition demandant aux autorités d’examiner son statut de séjour, en raison de son rôle passé à RT (considérée comme un outil de propagande du Kremlin par de nombreux observateurs et interdite en UE après l’invasion de l’Ukraine). Mais cela reste une demande citoyenne sans effet contraignant visible à ce jour. change.org Protections générales contre l’expulsionMême avec un titre de séjour, une expulsion n’est possible que pour menace grave à l’ordre public (infractions graves, etc.). Des protections renforcées existent pour :Les personnes résidant depuis longtemps en France. Les parents d’enfants français, conjoints de Français, etc. (aucune info publique sur une famille en France pour elle, mais cela n’est pas exclu). avecvous-avocats.fr En résumé, elle reste en France parce qu’elle bénéficie d’un titre de séjour délivré légalement par les autorités françaises, renouvelé ou étendu en fonction de son parcours. Tant qu’aucune procédure d’éloignement n’est engagée avec succès, elle a le droit d’y vivre et travailler. Les critiques portent surtout sur son discours pro-russe, pas sur une irrégularité administrative avérée. Si de nouvelles infos émergent (par exemple une décision préfectorale), la situation pourrait évoluer, mais actuellement elle est en situation régulière. On marche sur la tête
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La torture de Viktoriia Roshchyna par la Russie choque le monde, mais des dizaines de journalistes ukrainiens sont toujours en captivité
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Monique Plaza
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Après avoir banni tous les médias russes, M. Macron (comme ses collègues de l’UE et tous leurs médias stipendiés) ne fait jamais état des nombreuses frappes de l’Ukraine et de l’OTAN au plus profond du territoire russe sur des bâtiments civils, et des blessés et des morts russes qui en résultent. Poutine a été très patient, mais la coupe déborde. M.Macron se garde également de parler des graves affaires de corruption en Ukraine et du recrutement forcé et violent des Ukrainiens envoyés sur le front.
Emmanuel Macron@EmmanuelMacron

En lançant une nouvelle frappe massive de drones et de missiles contre les villes et les civils ukrainiens - la plus importante de ces quatre dernières années -, la Russie aggrave un peu plus le forfait de son agression. Elle donne à voir toute l'hypocrisie avec laquelle elle a négocié la fragile trêve des derniers jours. En bombardant les civils, la Russie apporte moins la démonstration de sa force que de sa faiblesse : elle est à court de solutions sur le terrain militaire et ne sait pas comment terminer sa guerre d'agression. La France se tient aux côtés de l'Ukraine et du peuple ukrainien et continuera de se mobiliser pour obtenir une cessation des hostilités et faire advenir une paix juste et durable pour l'Ukraine, qui garantisse sa sécurité et celle de l'Europe.

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Pascal Jouary
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L’interdiction de RT (Russia Today) par l’UE (dont la France) en mars 2022 sert principalement à limiter la diffusion massive et institutionnalisée de la propagande d’État russe. consilium.europa.eu Objectif officiel Selon le Conseil de l’UE, RT et Sputnik sont des médias sous contrôle direct ou indirect du Kremlin, utilisés comme outils de désinformation systématique, manipulation de l’information et propagande de guerre. Ils soutiennent l’agression contre l’Ukraine et visent à déstabiliser l’UE et ses voisins. fr.wikipedia.org Ursula von der Leyen : « Ces médias ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine. » Josep Borrell : La propagande russe est une « menace significative et directe » pour l’ordre public et la sécurité de l’Union. L’interdiction est une mesure de sanctions (pas une censure générale de la liberté d’expression). Elle suspend la diffusion (TV, câble, satellite, plateformes, sites officiels) dans l’UE, mais pas forcément toutes les activités individuelles. La Cour de justice de l’UE l’a validée comme proportionnée et nécessaire en 2022. fr.wikipedia.org À quoi ça sert concrètement ? Protéger l’espace informationnel : Empêcher un média financé par un État en guerre de diffuser à grande échelle une narration faussée (ex. : nier les crimes de guerre, justifier l’invasion, semer la division en Europe). Symbole et pression : Montrer que l’UE réagit à l’hybrid warfare (guerre informationnelle) russe, en complément des sanctions économiques/militaires. Limitation d’audience : RT France n’émet plus légalement sur la TNT, câble ou satellite en France. Sa maison-mère a dû fermer ses locaux en 2023 après gel des comptes. lemonde.fr Limites et critiques de cette interdiction Contournement facile : RT reste accessible via VPN, sites miroirs ou liens directs. La mise en œuvre technique est imparfaite (ARCOM et régulateurs nationaux pointés du doigt). rsf.org Pas une interdiction totale d’expression : Les anciens journalistes (comme Xenia Fedorova) peuvent parler individuellement sur d’autres médias français (CNews, etc.), publier des livres ou rester en France avec un titre de séjour régulier. L’interdiction vise l’entité médiatique contrôlée par Moscou, pas chaque personne. Débat sur la liberté d’expression : Certains y voient un précédent dangereux de censure d’État, même si la justice européenne l’a validée dans ce contexte de guerre. En résumé : interdire RT sert à couper le robinet d’un outil de propagande institutionnel pendant la guerre, pas à interdire toute voix pro-russe ou tout ancien employé. C’est pour cela que la structure est sanctionnée (diffusion bloquée), mais que des individus peuvent continuer à s’exprimer dans le cadre légal français, tant qu’ils ne relancent pas une entité interdite. Cela explique la différence entre le sort de RT comme média et le statut personnel de Xederova. La mesure reste temporaire en théorie (jusqu’à la fin de l’agression et cessation de la propagande). L’efficacité est partielle à cause des contournements, mais elle a fortement réduit la visibilité grand public de RT en Europe.
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Xenia Fedorova (Xederova) a obtenu une carte de résident de 10 ans en 2024, malgré son rôle passé à la tête de RT France (interdite en UE depuis 2022 pour propagande et désinformation liée à la guerre en Ukraine). Pourquoi ce titre de séjour malgré les liens avec RT ? Le Code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) ne prévoit pas de refus automatique pour des liens avec un média sanctionné par l’UE. Les motifs de refus ou d’expulsion sont plus concrets : Menace grave à l’ordre public, sécurité nationale ou relations internationales. Condamnations pénales, fraudes, etc. Absence de ressources suffisantes ou liens avec la France. Pour elle :Séjour long et continu en France (depuis des années via RT France, basée à Paris). Activités professionnelles post-2022 : interventions régulières sur CNews, Canal+, publication d’un livre (Bannie) chez Fayard. Cela peut justifier un titre pour « compétences et talents », « vie privée et familiale » ou travail. Pas d’OQTF (obligation de quitter le territoire) ni de procédure d’expulsion engagée. Aucune preuve publique d’activités illégales (espionnage, etc.) justifiant un retrait. Les autorités françaises (préfecture + ministère de l’Intérieur) ont considéré que son cas ne remplissait pas les critères d’éloignement. RT France a été liquidée, mais elle n’est pas personnellement sanctionnée au niveau individuel par l’UE ou la France de manière contraignante pour le séjour. Des critiques (pétitions) existent, mais elles n’ont pas d’effet juridique direct. La France applique un contrôle au cas par cas. Les liens avec un média d’État russe ne suffisent pas seuls si la personne est intégrée, sans antécédents et réside légalement depuis longtemps. Exemples de refus ou mesures pour motifs similaires (liens Russie/propagande) La France est plus stricte sur les nouvelles demandes depuis 2022 :Refus massifs de visas pour journalistes russes d’État (ex. : deux journalistes d’Izvestia refusés en 2025 pour raisons de sécurité/ordre public). Le Kremlin dénonce une « discrimination ». Refus de plus de 1 200 visas/accréditations russes (diplomates, « conférenciers », etc.) depuis 2022 pour prévenir l’espionnage et l’influence. Expulsions de diplomates russes soupçonnés d’espionnage (ex. : dizaines en 2022). Non-renouvellement de titres pour certains personnels russes (ex. : cas de non-renouvellement de titre spécial pour un diplomate). Pour des journalistes ou propagandistes pro-Kremlin déjà présents : peu d’exemples publics de refus de renouvellement comme Fedorova. Les mesures visent surtout l’entrée ou les diplomates. Des anciens de RT ont trouvé du travail en France (CNews, etc.) sans problème apparent de séjour. En résumé, son titre s’explique par son implantation ancienne et l’absence de motif d’expulsion légal clair. La France distingue propagande (sanctionnée au niveau média) et menace individuelle prouvée. Cela suscite des polémiques (pétitions pour réexamen), mais légalement, elle reste régulière tant qu’aucune nouvelle procédure n’aboutit. La situation peut évoluer avec la géopolitique ou des éléments nouveaux.
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