
Patrick Cubaka
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Patrick Cubaka
@patrickcubaka05
Chercheur en Sciences politiques et Relations Internationales. Doctorant à l'Université de Lubumbashi, R.D.Congo


Entre papa ou maman , qui te mets le plus la pression pour que tu te maries ?

Quel doit l'objectif de Mourinho pour la saison prochaine ? La liga ou la LDC ?



Tout le monde est contre toi dans cette équipe parce que tu es trop fort Prends ton mal en patience, Mourinho arrive et il va mettre tout le monde a sa place et dégager ceux qui ne veulent pas jouer avec toi En passant par Vinicius et Jude Bellingham

😳 Achraf Hakimi (27 ans) peut déjà devenir le joueur africain 𝗟𝗘 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗧𝗜𝗧𝗥𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟'𝗛𝗜𝗦𝗧𝗢𝗜𝗥𝗘 ! 🇲🇦🏆 En cas de victoire en finale de LDC, Hakimi (𝟭𝟵) dépassera Eto'o 🇨🇲 et Yaya Touré 🇨🇮 (𝟭𝟴). 🐐 Le meilleur joueur africain de 𝗹'𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 ? 🤔






🇨🇩🏆🤔 Gaël Kakuta va-t-il être retenu pour la Coupe du Monde avec la RD Congo ? Il livre son sentiment pour CAPTÉ 👇



C’est fini pour VK, c’est fini pour l’UNC, c’est fini pour Billy. VK vient de perdre sa combattante au comportement délinquantiel en politique. Leticia Muadi vient de mettre ses deux pieds dehors, une décision que la quasi-totalité des gens soutiennent avec vivacité. Disons la vérité : sa démission fera perdre quoi à l’UNC ? Allô Bibishe 😹

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Le calme du silence de Vital Kamerhe : quand les principes se taisent devant les couloirs du pouvoir... Par @bobmanara97 Dans les grandes tragédies politiques africaines, ce ne sont pas toujours les cris qui annoncent les renoncements historiques. Parfois, ce sont les silences. Des silences lourds. Des silences qui ressemblent à des tombeaux ouverts au milieu des nations. Et dans le Congo d’aujourd’hui, le silence de Vital Kamerhe face aux ambitions constitutionnelles de Félix Tshisekedi résonne comme une énigme morale autant qu’une question historique. Il existe des moments où l’Histoire cesse d’observer les hommes pour commencer à les juger. Nous sommes peut-être dans l’un de ces moments. Car enfin, que reste-t-il d’un homme politique lorsque les principes qu’il invoquait hier deviennent silencieux devant les intérêts du présent? Que devient la parole d’opposition lorsqu’elle découvre les privilèges du pouvoir? Et surtout : qu’arrive-t-il à une nation lorsque ceux qui prétendaient défendre la Constitution deviennent spectateurs de sa fragilisation? Le silence politique n’est jamais neutre. Il peut être prudence. Il peut être stratégie. Mais parfois, il devient aveu. Et c’est précisément ce qui trouble aujourd’hui une partie des Congolais : ce silence donne l’impression que les convictions d’hier n’étaient peut-être que des instruments temporaires dans une bataille de positionnement politique. 1. L’homme qui avait quitté Joseph Kabila au nom de la Constitution. L’Histoire politique africaine est remplie de figures qui ont construit leur légitimité sur le courage du refus. il fut un temps où Vital Kamerhe apparaissait comme l’un des rares responsables politiques capables de rompre avec le pouvoir au nom des principes. Lorsqu’il s’était éloigné de Joseph Kabila, beaucoup y avaient vu un acte rare dans la politique congolaise : celui d’un homme prêt à sacrifier sa proximité avec le pouvoir pour défendre la Constitution et l’alternance démocratique. À cette époque, son discours avait une force presque républicaine. Il dénonçait les dérives du pouvoir personnel. Il parlait de respect des institutions. Il défendait l’idée qu’aucun homme ne devait être plus grand que la Constitution. Dans un Congo souvent épuisé par les fidélités opportunistes, cette posture lui avait donné une stature particulière. Beaucoup de Congolais ne voyaient plus simplement un acteur politique ; ils voyaient un homme d’État en devenir. Mais le problème avec l’Histoire, c’est qu’elle teste toujours la sincérité des hommes. Et les principes n’ont de valeur que lorsqu’ils survivent aux changements d’alliances. Aujourd’hui, le silence de Vital Kamerhe donne à certains l’impression douloureuse que les convictions d’hier étaient peut-être circonstancielles. Comme si la Constitution n’était sacrée que lorsqu’elle limitait un adversaire politique, mais négociable lorsqu’elle protège un allié. Et c’est précisément cette impression qui nourrit la désillusion populaire. Aujourd’hui, alors que le débat autour d’un éventuel changement de Constitution et d’un troisième mandat agite la République, il encaisse, il se tait, et il demeure dans le système malgré les humiliations politiques répétées. Et cette contradiction trouble profondément une partie du peuple congolais. Parce qu’au fond, une question douloureuse commence à hanter les consciences : la rupture avec Joseph Kabila était-elle réellement un combat de principes… ou simplement le choix du camp le plus favorable ? 2. La psychologie du pouvoir : comment les convictions s’usent au contact du système Le pouvoir ne détruit pas toujours brutalement les hommes. Parfois, il les transforme lentement. Il fatigue les résistances morales. Il use les convictions. Il habitue les consciences aux contradictions. Le philosophe stoïcien Sénèque écrivait que "la servitude la plus honteuse est celle que l’on accepte volontairement". Cette phrase semble aujourd’hui traverser la trajectoire politique de Vital Kamerhe avec une intensité troublante. Car ce qui choque une partie de l’opinion, ce n’est pas seulement son silence. C’est son endurance silencieuse face aux humiliations politiques, aux contradictions visibles et aux renoncements progressifs. Comme si le maintien dans le système était devenu plus important que la fidélité aux principes qui avaient construit son image. Et c’est là toute la tragédie psychologique du pouvoir en Afrique. Les opposants deviennent parfois plus tolérants envers les abus lorsqu’ils accèdent enfin à proximité du palais. Les anciens défenseurs des institutions finissent par accepter ce qu’ils dénonçaient autrefois avec passion. Le système absorbe les consciences. Peu à peu, le silence devient stratégie. Puis habitude. Puis survie politique. Et un jour, l’homme qui dénonçait les dérives devient spectateur des mêmes dérives. 3. Le troisième mandat : une question plus morale que juridique Le débat autour d’un éventuel troisième mandat en République démocratique du Congo dépasse largement la simple question du droit constitutionnel. C’est une question morale. Une question civilisationnelle. Une question de mémoire historique. Car chaque fois qu’une Constitution est fragilisée pour prolonger un pouvoir, les institutions cessent progressivement d’être des protections collectives pour devenir des outils au service des ambitions individuelles. L’Afrique a déjà vécu ce cycle à plusieurs reprises. Des dirigeants modifient les règles au nom de la stabilité. Des élites se taisent au nom des intérêts politiques. Et les peuples découvrent finalement que les principes sont devenus flexibles pour les puissants. Le problème n’est pas seulement juridique. Il est psychologique. Lorsqu’un peuple comprend que les règles peuvent changer selon les intérêts du moment, il perd progressivement foi dans la démocratie elle-même. Les jeunes cessent de croire au mérite. Les oppositions cessent de croire aux élections. Les citoyens cessent de croire aux institutions. Et les nations entrent alors dans une fatigue morale collective extrêmement dangereuse. Le silence de Vital Kamerhe devient donc lourd de conséquences. Parce qu’il ne concerne plus seulement un homme ; il touche à la crédibilité même des principes démocratiques dans le Congo contemporain. 4. La trahison des espérances : quand un symbole se fissure Le peuple congolais peut pardonner beaucoup de choses à ses dirigeants. Les erreurs. Les échecs. Même certaines contradictions. Mais il pardonne difficilement la trahison des espérances. Et c’est précisément ce sentiment qui grandit aujourd’hui autour de Vital Kamerhe. Car lorsqu’un homme politique passe des années à se présenter comme défenseur des principes, il crée un lien émotionnel avec une partie du peuple. Il devient plus qu’un responsable politique : il devient un symbole moral. Et lorsqu’un symbole se contredit, la déception dépasse la politique. Elle devient existentielle. Beaucoup de Congolais ont désormais le sentiment qu’il a sacrifié l’espérance d’un peuple pour préserver sa position dans le système. Malgré les humiliations visibles, malgré le mépris parfois perceptible, malgré les contradictions idéologiques, il reste silencieux et demeure dans l’appareil du pouvoir. Alors une question douloureuse émerge : qu’est-il arrivé à l’homme qui parlait autrefois au nom des principes? Cette question est terrible parce qu’elle touche à quelque chose de plus profond que la politique : la cohérence morale. Il existe une différence fondamentale entre occuper une fonction et incarner une vision. Les hommes politiques cherchent souvent à durer. Les hommes d’État cherchent à mériter la mémoire. Et l’Histoire africaine finit toujours par séparer les deux. Les grandes figures ne sont pas celles qui ont simplement conservé leur place dans le système. Ce sont celles qui ont accepté de perdre des privilèges pour protéger des principes plus grands qu’elles-mêmes. Le reste n’est souvent qu’une gestion temporaire des circonstances. Le drame de Vital Kamerhe n’est peut-être pas seulement politique. Il est symbolique. Parce qu’en restant silencieux face à ce qu’il dénonçait autrefois, il donne l’impression à toute une génération que les idéaux politiques n’étaient peut-être que des instruments de conquête du pouvoir. Et lorsqu’un peuple cesse de croire à la sincérité des principes, le cynisme devient national. Alors les jeunes apprennent une leçon terrible : en politique, les convictions ne seraient que des escaliers vers les privilèges. Or une nation qui ne croit plus aux principes finit toujours par devenir vulnérable aux aventuriers, aux extrêmes et aux crises. L’Histoire, elle, observe longtemps en silence. Puis un jour, elle juge.







