Pierre Lornac

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Pierre Lornac

Pierre Lornac

@PierreLornac

Docteur en Lettres. Auteur de "L'Idéologie des oppressions systémiques", éd. Perspectives libres, 2025.

Katılım Aralık 2025
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
Si vous croyez que l'homme opprime la femme, le blanc le non-blanc, le valide le non-valide, l'hétérosexuel l'homosexuel, le cisgenre le transgenre, le jeune le vieux, le vieux le jeune, le mince le gros ou le non-roux le roux, ce livre est fait pour vous.
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Ulrich
Ulrich@UlrichFm·
"La seule source des profits d'un entrepreneur est sa capacité à anticiper mieux que d'autres la future demande des consommateurs." Mises L'entrepreneur réduit l'ignorance des autres acteurs économiques quant aux moyens que le marché peut leur offrir pour répondre à des besoins déjà existants. Il ne crée donc pas de besoin artificiel, mais des solutions pour le résoudre plus efficacement.
Pierre Lornac@PierreLornac

L'entrepreneur ne "répond" pas aux besoins du consommateur, il offre un produit dont il cherche ensuite à convaincre qu'il répond à un besoin. Ce n'est pas une argutie, c'est une différence décisive.

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Laurent
Laurent@L4UR3N7·
La vérité, c'est que vous pouvez répondre à un besoin évident dont tout le monde sait qu'il existe, mais vous pouvez aussi proposer un produit ou un service dont personne ne pense avoir besoin, mais qui séduit une fois qu'il est présenté au bon public. Personne n'avait besoin de jouer à un jeu vidéo avant que le jeu vidéo n'existât, et pourtant des millions de joueurs en sont très heureux. C'est très étonnant de placer l'innovation comme étant un contre-argument. Créer un besoin, c'est créer encore plus de valeur. ​Maintenant, il y a une dernière catégorie : l'arnaque et les produits toxiques. Certes, vendre un produit miracle qui, une fois à la maison, ne détache pas la nappe comme promis, ou vendre de l'héroïne, ce n'est pas terrible... Il y a certes toutes sortes d'arnaques. Mais cela ne fait pas des entrepreneurs des arnaqueurs par nature, ni des gens qui cherchent à faire connaître leurs produits des gens mauvais. ​En fait, ce qui vous dérange, c'est de ne pas être dans un safe space où seuls des gens bien intentionnés existent. Vous avez la rage de ne plus être un enfant ? Vous voudriez que papa Macron puisse punir tous les méchants comme jadis la maîtresse le faisait, et enfin jouer tranquille au saut à l'élastique avec les filles sans qu'on se moque de vous ?
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
L'entrepreneur ne "répond" pas aux besoins du consommateur, il offre un produit dont il cherche ensuite à convaincre qu'il répond à un besoin. Ce n'est pas une argutie, c'est une différence décisive.
Ulrich@UlrichFm

Allez, on démonte la nullité socialiste. C'est parti ! Le marché n'est pas la loi du plus fort. L'entrepreneur n'est qu'un serviteur qui répond aux besoins du consommateur, il est récompensé quand le service qu'il rend est plébiscité, et sanctionné quand ce n'est pas le cas. Ensuite, c'est à l'individu de décider de ce qui est essentiel ou non. Aucune "délibération démocratique" ne peut décider de cela, car aucune assemblée constituée ne peut connaître les besoins propres d'un individu dans un environnement et un contexte particuliers. Si tout cela s'apprécie à l'échelle individuelle, il faut aussi en conclure que c'est également le cas pour la "gestion des ressources" et des "biens". Tout devient marchandise lorsque les individus perdent le sens de la morale et doivent constamment batailler pour se protéger des effets néfastes de la dévaluation monétaire. Derrière tout ça se cache bien l'action de l'état, pas l'action du capitalisme. C'est l'état qui détruit le cadre éthique et moral des individus pour offrir un contre modèle totalement désincarné, consumériste et keynésien. Modèle qui, à la fois perverti la notion de richesse et déshumanise les acteurs économiques. On en parlait avec Guido Hüslmann récemment, la manipulation monétaire n'est pas seulement une agression économique, c'est aussi une agression morale et culturelle. En dévaluant la monnaie, l'État dévalue par ricochet tout ce qui n'était pas monétisé auparavant : le temps passé en famille, l'amitié, la transmission, la contemplation, la charité, l'entraide intergénérationnelle... Le but de l'économie de marché est précisément de s'extraire des conditions précaires et matérielles de l'existence humaine pour se consacrer à ces activités gratuites et non monétisables, sans devoir se préoccuper du reste, de l'incertitude de l'existence. Or, quand nous n'avons plus le temps et l'énergie pour ces activités, que nous devons batailler contre l'inflation, nous devons continuer à marchander tout et n'importe quoi. Autre point essentiel : l'individu reste rationnel, même s'il en vient à marchander son corps ou sa dignité. Il est rationnel dans un système qui a cessé de l'être, il répond normalement aux incitations de son temps et de son environnement. Il est donc savoureux de voir les socialistes se plaindre de voir les individus "agir rationnellement" dans un système qu'ils ont contribué à mettre en place. Finalement, le "tout marchandise" est le symptôme d'un marché malade, non libre et en régression sous le poids de l'étatisme. Car oui, on vend plus facilement un rein à Cuba ou au Venezuela qu'à Hong Kong ou à Singapour.

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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@natmakar @UlrichFm C'est bien ce que je dis : ça ne répondait pas à un besoin préexistant. Et l'arbitrage est loin d'être uniquement financier.
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Nat Makarevitch
Nat Makarevitch@natmakar·
@PierreLornac @UlrichFm Bien peu d'utilisateurs de l'ordinateur (exemple: smartphone) en auraient exprimé l'envie avant qu'il ne soit lancé sur le marché, et encore moins nient son utilité pour eux. L'arbitrage est d'ordre financier: chacun «vote avec ses €» en décidant d'acheter ou non.
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@randomlibcap @UlrichFm C'est bien ce que je dis. Le "besoin" n'existe pas de façon objective, il répond à l'imaginaire du consommateur éventuel, lequel peut être façonné en partie par l'entreprise. (Sinon, pourquoi faire de la pub ?)
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Sardine en Chaîne de Bloc
Sardine en Chaîne de Bloc@randomlibcap·
@PierreLornac @UlrichFm Comment on définit un “besoin qui existe” ? Y’aurai des besoins légitimes ? Affirmer ça, c’est ne rien comprendre aux marketing et aux enjeux économiques qui en découlent
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@UlrichFm Je ne dis pas qu'il n'y a jamais aucun besoin à satisfaire, ce serait idiot. Je dis que le besoin n'est pas la réalité première. La preuve en est qu'on peut créer des tas de besoins qui n'existent pas.
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Ulrich
Ulrich@UlrichFm·
@PierreLornac Si c'était vrai, tout le monde ferait faillite. Ce n'est pas comme ça que réfléchit l'entrepreneur.
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
Maintenant, la "matrophobie". Cette idéologie idiote constitue une immense matrice d' "études" et de livres médiocres qui rapportent beaucoup d'argent en opposant les gens les uns aux autres en permanence (cette fois les filles à leurs mères).
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Cercle Aristote
Cercle Aristote@Cercle_Aristote·
« Je ne lis pas de livres — et il a eu son master » Jérôme Maucourant en master : un étudiant, licence d'histoire en poche, lui déclare qu'il ne lit pas de livres et refuse d'être évalué sur des livres. Il a eu son master. On retrouve ensuite ces gens dans des formes d'action très radicales — logique : on ne lit plus, on ne pense plus, on se mobilise sur Instagram. Ce moment mondialiste aura coûté une à deux générations. Au moins. 🎙️ Conférence complète sur notre chaîne La mondialisation comme nouvelle servitude I Jacques Sapir, Alban Matthieu et Jérôme Maucourant youtube.com/watch?v=7nHtzm… #CercleAristote #Sapir #Université #Mondialisation #Effondrement
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
Geoffroy de Lagasnerie@gdelagasnerie

L’intégralité de la série d’émissions que j’ai réalisée pour @blast_france à l’occasion de la parution de «L’âme noire de la démocratie. Manifeste pour un autre idéal politique» chez Flammarion est désormais en ligne. L’ensemble est accessible ici m.youtube.com/playlist?list=…

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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@brivael Le capitalisme est un système mondial. Ça n'a aucun sens de citer les pays "les plus propres sur la planète", comme s'ils ne dépendaient pas d'un immense réseau international. Je peux ne pas polluer avec mon smartphone, il n'empêche que sa production n'a pas été "propre".
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Brivael
Brivael@brivael·
C'est fatiguant cet argument parce qu'il repose sur une erreur logique tellement grossière que ça devrait sauter aux yeux. "Le capitalisme pollue, donc le capitalisme est mauvais." Ok, appliquons la même logique à autre chose. Les voitures tuent 3500 personnes par jour dans le monde. Donc les voitures sont mauvaises. Supprimons les voitures. Le feu permet de brûler des forêts. Donc le feu est mauvais. Supprimons le feu. La médecine a produit la crise des opioïdes. Donc la médecine est mauvaise. Supprimons la médecine. Les couteaux permettent de poignarder des gens. Donc les couteaux sont mauvais. Supprimons les couteaux. Tu vois le problème ? Tu confonds l'outil et l'usage. Le capitalisme est un système d'allocation des ressources. Comme tout outil puissant, il peut être mal utilisé. Mais la solution c'est pas de supprimer l'outil. C'est de l'améliorer. Et d'ailleurs, sur l'environnement, comparons. Quels sont les pays les plus pollués de l'histoire ? L'URSS (Tchernobyl, Mer d'Aral asséchée, villes entières empoisonnées), la Chine maoïste, la Roumanie de Ceausescu. Les régimes socialistes ont produit les pires catastrophes environnementales de l'histoire humaine. Parce que quand l'État possède tout, il n'y a personne pour le poursuivre en justice quand il pollue. Pas de propriété privée, pas de recours. Pas de presse libre, pas de lanceurs d'alerte. Les pays capitalistes les plus libres (Suisse, Danemark, Nouvelle-Zélande, Suède) sont aussi les plus propres sur la planète. Environmental Performance Index, vérifie. Les 10 pays les mieux classés sont tous des économies de marché. Pourquoi ? Parce que le capitalisme avec des droits de propriété bien définis crée des incitations à protéger l'environnement. Quand la rivière à côté de chez toi t'appartient, tu ne laisses personne la polluer. Quand elle appartient à l'État, personne ne la protège. Le fracking a ses problèmes. Personne ne le nie. Mais le fracking a aussi rendu les États-Unis indépendants énergétiquement et a fait chuter le prix du gaz, ce qui a permis de remplacer des centrales à charbon par des centrales à gaz et de réduire les émissions de CO2 américaines plus vite que n'importe quel accord de Paris. La solution aux externalités négatives du capitalisme c'est plus de droits de propriété, pas moins. Plus de responsabilité individuelle, pas plus de planification centrale. L'outil n'est pas le problème. L'absence de règles claires sur la propriété et la responsabilité l'est.
Vincent B@2000vincent1

@pierre_mory @brivael Le capitalisme prend et utilise la partie intéressante et se moque des déchets, des effets secondaires sur la nature. Vous devriez le constater dans l’histoire. Les profits pour le capitaliste et les les pertes pour les autres. Désolé de noircir le tableau mais vous m’y forcez Ex

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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@mathieuslama Le problème c'est que le concept d'oppression lui-même n'a rien de scientifique car, à l'instar de la "perfidie" ou de la "scélératesse", il implique un jugement de valeur.
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Mathieu Slama
Mathieu Slama@mathieuslama·
La droite et l’extrême droite détestent la sociologie pour une raison très simple : c’est une science qui démontre les mécanismes d’oppression à l’œuvre dans notre société, et qui, par conséquent, invalide totalement leur vision du monde.
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@brivael C'est précisément parce que vous n'avez pour horizon que des indicateurs chiffrés que vous êtes un symptôme de l'effondrement civilisationnel et anthropologique engendré par le capitalisme.
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Brivael
Brivael@brivael·
"Tombe dans le même travers que les guignols de gauche." J'ai passé un tweet entier à démonter Piketty et Zucman et tu arrives pour me mettre dans le même sac qu'eux. Faut vraiment avoir une compréhension de lecture au niveau CE2 pour tirer cette conclusion. Reprenons. Tu dis que le problème c'est pas les inégalités mais "un effondrement civilisationnel et anthropologique". Ok. C'est quoi concrètement ? Non parce que "effondrement civilisationnel" ça fait très bien en bio Twitter mais ça veut dire quoi en termes mesurables ? Quels indicateurs ? Quelles données ? Et tu dis que je "tombe dans le travers des conditions de vie". Désolé de t'annoncer que les conditions de vie c'est pas un travers, c'est le sujet. Quand je dis que l'espérance de vie a doublé, que la pauvreté extrême est passée de 90% à moins de 10%, que la mortalité infantile a été divisée par 10, c'est pas du gauchisme. C'est de la data. Et cette data existe pour répondre à ceux qui disent que le capitalisme a échoué. Le capitalisme a produit la plus grande amélioration des conditions de vie de l'histoire de l'espèce humaine. C'est un fait. Si ton argument c'est "oui mais les gens sont malheureux quand même", alors on est dans le domaine de la philosophie et de la psychologie, pas de l'économie. Et c'est un sujet intéressant. Mais venir dire que quelqu'un qui défend le capitalisme avec des données matérielles "tombe dans le travers de la gauche", c'est un niveau de confusion intellectuelle assez remarquable.
Pierre Lornac@PierreLornac

Trois remarques : - La gauche des inégalités est dans une impasse. - Le problème du capitalisme, ce ne sont pas "les inégalités", mais un effondrement civilisationnel et anthropologique. - @brivael tombe dans le même travers que les guignols de gauche ("les conditions de vie").

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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
Trois remarques : - La gauche des inégalités est dans une impasse. - Le problème du capitalisme, ce ne sont pas "les inégalités", mais un effondrement civilisationnel et anthropologique. - @brivael tombe dans le même travers que les guignols de gauche ("les conditions de vie").
Brivael@brivael

Beaucoup de gens citent Piketty et Zucman comme des références absolues sur les inégalités et la fiscalité. Je trouve que personne n'a vraiment bien démonté leur rhétorique. Et c'est normal, parce que leur argumentaire a l'air logique. Il est brillant, cohérent, bien écrit. Le problème c'est pas le raisonnement, c'est les prémisses. Et quand les prémisses sont fausses, un raisonnement parfait produit des conclusions fausses. Déroule, je vais essayer de rendre ça compréhensible par tout le monde. Piketty, thèse centrale : r > g. Le rendement du capital (r) est supérieur à la croissance économique (g). Donc mécaniquement, ceux qui possèdent du capital s'enrichissent plus vite que ceux qui travaillent. Les riches deviennent toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres. L'inégalité se creuse fatalement. Conclusion : il faut un impôt mondial sur le capital pour corriger ça. Ça a l'air imparable. Sauf que c'est construit sur des prémisses fausses. Prémisse fausse numéro 1 : le capital se conserve tout seul. Piketty raisonne comme si un riche qui a 1 milliard aujourd'hui aura automatiquement 1.05 milliard l'an prochain grâce au rendement du capital. Comme si la fortune se reproduisait toute seule, comme un compte épargne magique. Dans le monde réel, le capital se détruit en permanence. 90% des entreprises familiales ne survivent pas à la troisième génération. Le classement Forbes change massivement tous les 20 ans. Les fortunes de 1990 ne sont pas celles de 2025. Kodak, Nokia, Lehman Brothers, c'était du capital. Il a été détruit. Le capital c'est pas un coffre-fort, c'est un organisme vivant qui meurt si tu l'alloues mal. Prémisse fausse numéro 2 : les riches forment un bloc homogène qui reste riche. Piketty parle "des riches" comme si c'était un club fixe avec une carte de membre à vie. Dans la réalité, il y a une rotation massive. Aux États-Unis, 12% des Américains passeront dans le top 1% des revenus à un moment de leur vie, et 39% dans le top 5%. Les "riches" c'est pas une caste, c'est un flux. Tu entres, tu sors. Le top 1% de 2000 n'est pas le top 1% de 2020. Piketty photographie un instant et en fait une fresque permanente. C'est comme prendre une photo d'un hôtel plein et conclure que les mêmes personnes y vivent pour toujours. Prémisse fausse numéro 3 : l'économie est un gâteau fixe. Si les riches ont plus, les pauvres ont moins. C'est le coeur implicite de tout le raisonnement. Sauf que l'économie n'est pas un gâteau fixe. Elle grandit. Le PIB mondial a été multiplié par 7 depuis 1960. Quand Jeff Bezos crée Amazon, il ne "prend" pas de la richesse aux autres. Il crée de la richesse qui n'existait pas. Oui, il en capture une partie. Mais les consommateurs, les employés, les fournisseurs, les actionnaires capturent le reste. C'est pas un transfert, c'est une création. Prémisse fausse numéro 4 : le rendement du capital est garanti. r > g suppose que le capital rapporte toujours. Mais dans la vraie vie, les investissements échouent, les entreprises font faillite, les marchés s'effondrent. Le r de Piketty c'est un r moyen sur un siècle, lissé, nettoyé. En réalité, pour chaque investisseur qui fait 5%, il y en a dix qui perdent tout. Le rendement net après destruction de capital est beaucoup plus bas que ce que Piketty présente. Maintenant Zucman. Sa thèse : les ultra-riches paient moins d'impôts en pourcentage que la classe moyenne. Le système fiscal est régressif au sommet. Conclusion : il faut un impôt minimum sur les milliardaires. Ça a l'air scandaleux. Sauf que le calcul est truqué. Le truc de Zucman c'est d'inclure les plus-values latentes dans le "revenu" des milliardaires. Explication pour tout le monde : si tu possèdes des actions Tesla et que leur valeur monte de 10 milliards cette année, Zucman compte ça comme 10 milliards de revenu. Sauf que tu n'as rien touché. Tu n'as rien vendu. Tu n'as reçu aucun chèque. C'est un chiffre sur un écran qui peut baisser de 50% demain matin. C'est comme si on te taxait sur la valeur estimée de ta maison alors que tu l'as pas vendue et que tu vis dedans. Avec ce tour de passe-passe comptable, il compare des milliardaires qui n'ont "gagné" que du papier, à des salariés qui ont touché du cash. Évidemment, le taux effectif d'imposition des premiers a l'air ridiculement bas par rapport au second. Parce qu'ils sont imposés sur du cash quand ils vendent, pas sur la fluctuation quotidienne de leurs actions. D'autres économistes, y compris au sein de la profession, ont contesté sa méthode. Les estimations de Zucman sur les taux effectifs d'imposition des ultra-riches sont significativement plus bas que ceux calculés par le Joint Committee on Taxation du Congrès américain ou par le Congressional Budget Office. Pas parce qu'il ment, mais parce que ses conventions comptables sont construites pour produire le résultat qu'il cherche. Et le fond du problème c'est le même pour les deux. Piketty et Zucman partent d'un axiome moral : l'inégalité est le problème central à résoudre. Et ils construisent toute leur méthodologie pour rendre l'inégalité la plus visible et la plus choquante possible. C'est pas de la science, c'est du militantisme déguisé en économétrie. La vraie question c'est pas "est-ce que les riches sont trop riches". C'est "est-ce que le système qui produit ces riches améliore aussi la vie de tout le monde". Et la réponse est oui. La pauvreté extrême mondiale est passée de 90% à moins de 10% en deux siècles. L'espérance de vie a doublé. L'accès à l'éducation, à la santé, à l'eau potable n'a jamais été aussi élevé. Et tout ça s'est produit dans un système qui produit aussi des milliardaires. Piketty et Zucman te montrent l'écart entre le haut et le bas. Ils ne te montrent jamais que le bas monte aussi. Parce que si tu le voyais, tu te demanderais pourquoi on devrait casser un système qui améliore la vie de tout le monde juste parce qu'il améliore celle de certains plus vite que d'autres. C'est pas de l'économie. C'est de la rhétorique de l'envie habillée en science. Et tant qu'on continuera à les traiter comme des références plutôt que comme des militants avec une thèse à défendre, on continuera à se tromper de diagnostic et de traitement.

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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
Une réflexion d'Orwell sur la démocratie infiniment plus mature et pertinente que celle qui vaut actuellement à @gdelagasnerie de nombreuses tribunes : #more-6263" target="_blank" rel="nofollow noopener">lesamisdebartleby.wordpress.com/2026/03/03/geo….
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Pierre Lornac
Pierre Lornac@PierreLornac·
@iNerevar_ @pheacienne @labar0nn3_ Bref on dispose d'une hypothèse convaincante que vous croyez réfuter en lui opposant plein d'hypothèses qui n'ont aucun sens, sous prétexte que la première n'est qu'une hypothèse.
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La Baronne
La Baronne@labar0nn3_·
Voila pourquoi les féministes qui nous cassent les bonbons avec gneugneu on veut plus de femmes dans les sciences et autres conneries du genre se trompent et leurs détracteurs sont trop cons pour l’avoir compris —> La liberté des femmes se mesure pas seulement à l’accès aux études ou aux professions, mais SURTOUT et AVANT TOUT à leur statut juridique et personnel dans la sphère privée : liberté de se marier ou refuser un mariage, âge légal du mariage, consentement obligatoire au mariage, interdiction ou non du mariage forcé, existence d’un tuteur matrimonial, polygamie autorisée ou interdite, égalité dans les conditions de divorce, possibilité pour la femme de demander le divorce, répudiation unilatérale par le mari, pension et droits financiers après divorce, statut de chef de famille, pouvoir du mari sur le lieu de résidence, droit de travailler sans autorisation du mari, droit d’ouvrir un compte bancaire, droit de posséder et gérer des biens, droit de voyager sans autorisation, obtention d’un passeport, liberté de quitter le domicile conjugal, garde des enfants après divorce, autorité parentale, égalité dans l’héritage, accès au crédit, valeur du témoignage en justice, capacité juridique complète, liberté vestimentaire, accès à la contraception, droit à l’avortement, autonomie dans les décisions médicales, protection contre les violences conjugales, criminalisation du viol conjugal etc. Or en Iran, malgré un haut niveau d’éducation féminine, la loi maintient plusieurs inégalités : voile obligatoire dans l’espace public, statut du mari comme chef de famille avec pouvoir sur certaines décisions (travail, résidence, déplacements), divorce beaucoup plus facile pour l’homme, garde et tutelle des enfants souvent favorables au père, héritage inégal et mariage des filles possible à un âge très précoce. Le visuel mélange donc réussite scolaire et liberté individuelle, deux choses différentes. Une société peut former des femmes ingénieures tout en limitant leur autonomie personnelle.
Linformatrice@Linformatrice1

Alors, la femme iranienne opprimée dans le "régime des mollahs" ?

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