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Mystique nocturne, raison diurne. 🖋️

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📍🧵 Thread recensement de tous les instituts islamiques qui suivent la methode traditionnelle de Ahlu Sunna wal Jama'a (4 grandes écoles). La rentrée 2026-2027 approche à grand pas, et beaucoup de frères et soeurs veulent en apprendre plus sur leur religion & sur les sciences islamiques (Aqida, Fiqh, Oussoul al-Fiqh, Tasawuf, Tafsir, Hadith, Sira, langue arabe, etc). À une époque où l'on assiste au "Fast-Food religieux" où beaucoup de contenus sont consommés de manière dispersée, à travers des extraits, des vidéos courtes ou des polémiques, il est important de rappeler la valeur d’un apprentissage méthodique : commencer par les bases, suivre une progression, étudier auprès d’enseignants qualifiés, respecter les écoles de jurisprudence, et ne pas réduire la religion à des débats ou à 3 citations de savants out of context. Pour comprendre ce qu'est un madhab (une école) voici de bons thread excplicatifs : Qu’est-ce qu’un madhab ? : x.com/an_nvjm/status… Qu’est-ce qu’un madhab? (Version simplifié) : x.com/UnFrereSunnite… Où étudier un madhab ? (avec une bonne introduction sur l'obligation qui incombe à tout musulman mukalaff) [2020] : x.com/mutisalen/stat… Thread de paroles de savants sur le suivi d'une des 4 écoles : x.com/Sakinien/statu… ▪️ Le choix du Madhab est libre, mais il est habituellement recommandé de suivre celui de votre pays d'origine. Voici une carte détaillée concernant la présence des 4 écoles par pays : x.com/_Mazouz_/statu… Si vous êtes reconvertis ou d'origine d'un pays non-musulmans il vaut mieux adopter l'école Hanafite ou Malikite. Si vous êtes d'Europe de l'Est : Hanafite Si vous êtes turcs, pakistanais, indiens, sous-continent indien, Asie du Nord/Centre/Est/Sud : Hanafite Si vous êtes du sud de l'Espagne, Ouest de l'Egypte, Maghreb ou Afrique Subsaharienne : Malikite Si vous êtes à l'Est de l'Egypte, aux Comores ou alors en Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippine, Asie du Sud de manière générale : Shafi'ite Si vous êtes d'Arabie Saoudite et Peninsule Arabique : Hanbalite ▪️ RT appréciés, Pensez à mettre le thread dans vos bookmarks. ⬇️
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MZ@_Mazouz_

Highly detailed map of regions with a majority or large and significant minority Sunni Muslim population, showing the distribution by Madhab. 🟢 Hanafi: ~770 Million Followers 🟣 Maliki: ~515 Million Followers 🔵 Shafi‘i: ~515 Million Followers

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Le débat était sur la conception de l'éternité des noms chez Ibn Abi Zayd et si sa conception contredisait le Ash'arisme. Est-ce que le fait qu'il dise qu'Allah est éternel par ses noms et attributs sans distinction d'attributs d'actions ou d'essence, est en opposition avec le dogme Ash'arite ? J'ai dit que non et j'ai montré que les commentateurs Ash'arites de la Risalah n'ont trouvé aucun problème avec cette affirmation. Tu as contre-argumenté en mentionnant qu'une personne a expliqué que la Tasmiya par les mots est créée. C'est vrai mais historiquement dans ce débat les gens ont souvent distingué entre le nom dans le sens de la Tasmiya et le nom tout court. Makki Ibn Abi Talib, qui est un élève d'Ibn Abi Zayd, écrit dans son tafsir : والاسم هو المسمى عند أهل السنة. قال أبو عبيدة: " معنى باسم الله: بالله ". وقال: " اسم الشيء هو الشيء ". ودل على ذلك قوله: " {سَبِّحِ اسم رَبِّكَ} [الأعلى: ١] أي سبح ربك، أي نزه ربك. On voit que pour Makki ibn Abi Talib, le nom (selon Les Gens de la Sounnah), c'est la chose nommée. Ibn Taymiyya explique cette position en détails dans son Majmu' al-Fatawa, il écrit: والذين قالوا: الاسم هو المسمى كثير من المنتسبين إلى السنة، مثل أبي بكر عبد العزيز، وأبي القاسم الطبري، واللالَكائي، وأبي محمد البغوي صاحب [شرح السنة] وغيرهم، وهو أحد قولي أصحاب أبي الحسن الأشعري اختاره أبو بكر بن فُورَك وغيره...وهؤلاء الذين قالوا: إن الاسم هو المسمى، لم يريدوا بذلك أن اللفظ المؤلف من الحروف هو نفس الشخص المسمى به فإن هذا لا يقوله عاقل؛ ولهذا يقال: لو كان الاسم هو المسمى لكان من قال [نار] احترق لسانه. ومن الناس من يظن أن هذا مرادهم، ويشنع عليهم، وهذا غلط عليهم؛ بل هؤلاء يقولون: اللفظ هو التسمية، والاسم ليس هو اللفظ؛ بل هو المراد باللفظ فإنك إذا قلت: يا زيد، يا عمرو، فليس مرادك دعاء اللفظ، بل مرادك دعاء المسمى باللفظ، وذكرت الاسم فصار المراد بالاسم هو المسمى. On peut voir dans ces propos-là que pour ces savants, le nom c'est la chose nommée et non les termes et les lettres par lesquels on nomme la chose. Pour eux, dire Qu'Allah a toujours eu ses noms signifie qu'il a toujours été digne d'être nommé ainsi par son essence. Ibn Taymiyya attribue cette position à al-Lalaka'i, al-Baghawi et Ibn Furak. Et l'élève d'Ibn Abi Zayd dit que c'est la position des Gens de la Sounnah. Qu'est-ce qui est le plus probable, qu'Ibn Abi Zayd ait la position d'un de ses élèves, qui en fait la position des Gens de la Sounnah, ou bien qu'il ait la position salafi ? Et en quoi Ibn Abi Zayd contredit-il le Ash'arisme s'il a potentiellement la position d'Ibn Furak ?
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الجزري
الجزري@AlJazari_·
@Sakinarium La position majoritaire chez les Asha’irah est celle-ci, que les noms en soi sont créés et il l’a admis plus tard en disant « le tasmiyah de l’homme est créé » Ainsi la signification des sifat al-af’al est aussi créée Notes de @/D1mashqi
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ℹ️ La position des Ash'arites concernant l'éternité des noms d'Allah La croyance selon laquelle les noms d'Allah sont éternels, même ceux reliés à l'action, est la position majoritaire des Ash'arites. Ibn Rushd al-Jadd, qui est Ash'ari Maliki, tient les mêmes propos dans al-Muqadimmat al-mumahidat : فالله تبارك وتعالى إله واحد قديم بصفاته العلى وأسمائه الحسنى لا أول لوجوده، وباق أبدا إلى غير غاية ولا انتهاء، تعالى عن مشابهة المخلوقات، وارتفع عن مماثلة المحدثات، ليس كمثله شيء وهو السميع البصير. وردت بذلك كله النصوص عن الرسول - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -، ودلت عليه دلائل العقول. "Allah — béni et exalté soit-Il — est un Dieu unique, éternel avec Ses attributs sublimes et Ses plus beaux noms. Son existence n’a pas de commencement et Il demeure éternellement, sans terme ni fin. Il est exalté au-dessus de toute ressemblance avec les créatures et de toute similitude avec les choses adventices. « Rien ne Lui ressemble, et Il est l’Audient, le Voyant. » Les textes transmis du Messager (saw) l’établissent, de même que les preuves rationnelles." On trouve également des formulations très explicites chez les commentateurs Ash'arites de la Risala d'Ibn Abi Zayd. Ibn Naji at-Tanukhi écrit : ولهذا أكد المصنف رحمه الله هذا الفصل بقوله تعالى أن تكون صفاته مخلوقة وأسماؤه محدثة أي أن صفاته تعالى يجب أن تكون قديمة لاستحالة قيام الحوادث به وكذلك أسماؤه لأنها ثابتة في الأزل بكلامه القديم. "Autrement dit, ses attributs doivent être éternels, puisqu’il est impossible que des choses adventices (ḥawādith) subsistent en Allah ; il en va de même de Ses noms, puisqu’ils sont établis dans la prééternité par Sa parole éternelle." Le Cheikh Salih al-Azhari écrit de même dans son commentaire de la Risala : "لم يزل بجميع صفاته الخ" أي لم يزل متصفا بجميع صفاته ومسمى بجميع أسمائه "تعالى أن تكون الخ" أي ليست صفاته مخلوقة ولا أسماؤه "C’est-à-dire : Allah n’a cessé d’être qualifié par l’ensemble de Ses attributs et nommé par l’ensemble de Ses noms ; Ses attributs ne sont donc pas créés et Ses noms ne sont pas nouvellement apparus." ℹ️ Ensuite concernant le Majaz : Nous croyons qu’Allah est Celui qui ressuscite les morts. Nous croyons également qu'Il est le Maître et le Roi du Jour de la Rétribution. Est-ce que ces descriptions sont pour autant majaziya ? Est-ce qu'on doit croire qu'il y a eu de toute éternité une série infini de rétribution ou de résurrection pour que le nom est applicable réellement et non métaphoriquement ? Pour être franc j'ai l'impression que certains salafis veulent créer une fausse dichotomie. D'un côté il y aurait des gens qui disent que les noms d'actions sont éternels et que les actions sont éternelles, et de l'autre des gens qui disent que les noms d'actions sont applicables seulement après l'action et créées. Une personne n'aurait que deux possibilités. - Croire qu'Allah a toujours eu ses noms et qu'il a toujours fait le type d'actions que dénotent ses noms - Ou croire qu'Allah n'a pas toujours fait les actions que dénotent ses noms et qu'il ne les a pas toujours eu. Cette "tactique" permet aux salafis de réclamer tous les savants ayant dit que les noms sont éternels et donner l'impression qu'ils ont la compréhension salafi d'une série infini de mondes créés par Allah éternellement remplacé tour à tour par de nouveaux mondes. Ce ne sont pas les deux seuls choix possibles et les savants qui croient que les noms sont éternels rejettent une telle conception. At-Tabari écrit : يقولُ تعالى ذكرُه: هو الأولُ قبلَ كلِّ شيءٍ بغيرِ حدٍّ، ﴿وَالْآخِرُ﴾. يقولُ: والآخِرُ بعدَ كلِّ شيءٍ بغيرِ نهايةٍ. وإنما قيل ذلك كذلك؛ لأنه كان ولا شيءَ موجودٌ سواه، وهو كائنٌ بعدَ فناءِ الأشياءِ كلِّها، كما قال جلَّ ثناؤُه: ﴿كُلُّ شَيْءٍ هَالِكٌ إِلَّا وَجْهَهُ﴾ [القصص: ٨٨]. Al Baghawi écrit quant à lui: وَيَجِبُ أَنْ يَعْتَقِدَ أَنَّ اللَّهَ عَزَّ اسْمُهُ قَدِيمٌ بِجَمِيعِ أَسْمَائِهِ وَصِفَاتِهِ، لَا يَجُوزُ لَهُ اسْمٌ حَادِثٌ، وَلا صِفَةٌ حَادِثَةٌ، كَانَ اللَّهُ خَالِقًا وَلا مَخْلُوقَ، وَرَبًّا وَلا مَرْبُوبَ، وَمَالِكًا وَلا مَمْلُوكَ، كَمَا هُوَ الآخِرُ قَبْلَ فَنَاءِ الْعَالَمِ، وَالْوَارِثُ قَبْلَ فَنَاءِ الْخَلْقِ، وَالْبَاعِثُ قَبْلَ مَجِيءِ الْبَعْثِ، وَمَالِكُ يَوْمِ الدِّينِ قَبْلَ مَجِيءِ يَوْمِ الْقِيَامَةِ. وَأَسْمَاءُ اللَّهِ تَعَالَى لَا تُشْبِهُ أَسْمَاءَ الْعِبَادِ، لأَنَّ أَفْعَالَ اللَّهِ تَعَالَى مُشْتَقَّةٌ مِنْ أَسْمَائِهِ، وَأَسْمَاءَ الْعِبَادِ مُشْتَقَّةٌ مِنْ أَفْعَالِهِمْ Comme on peut voir dans ces paroles de l'Imam al-Baghawi : Allah était créateur avant de créer et la création découle du fait qu'il est créateur, non qu'il est créateur car il crée. Et cette vision s'oppose à la position salafi selon laquelle Allah est créateur car il ne cesse de créer. Et votre position s'oppose à la position d'at-Tabari, pour qui le fait qu'Allah soit Al-Awwal implique qu'il existait avant toute chose alors que rien d'autre que Lui n'existait. La position d'Ibn Abi Zayd est-elle donc plus près de l'avis d'al-Baghawi et d'at-Tabari, qui sur ce sujet est l'avis de la majorité des ashaaira, ou est-elle plus près de l'avis d'Ibn Taymiya ?
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الجزري@AlJazari_

@MarwanAlJariri En fait, c’est vous qui croyez que les noms d’Allah sont مجازية الأزل, donc cette parole vient te contredire puisqu’il dit que les noms ne sont qu’acquis après l’action concernée.

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Von Reich
Von Reich@phhyhfddAfgbbkk·
Exemple de pratique pédagogique d’un savant comme al-Abhari dans son petit manuel de logique traditionnelle « Isaghuji ». Chaque mot est choisi à une fin pédagogique précise.
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spiræa
spiræa@jssmyea·
Ibn Taghri Birdi dans « Al-Manhal al-Safi » parlant d'Ibn Hajar al-Asqalani : « Ses caractéristiques رحمه الله étaient les suivantes : il avait une barbe blanche et un visage agréable, il était plutôt de petite taille, mince au niveau de la tête (du haut du corps/de la stature), doué d'une grande intelligence, et doté de grands yeux perçants pour quiconque l'observait ou s'entretenait avec lui. Il connaissait et rapportait énormément de poèmes ainsi que les récits historiques de ses prédécesseurs et de ses contemporains. Il avait l'élocution fluide et une voix touchante. Tout cela s'accompagnait d'un jeûne (siyam) fréquent, d'une dévotion constante, et du fait qu'il suivait la voie des pieux prédécesseurs. Son temps était rigoureusement organisé pour ses étudiants, qu'il s'agisse de voyageurs venus de contrées lointaines ou de résidents auprès de lui, le tout combiné à d'immenses lectures, une activité constante d'écriture, ainsi qu'à la charge de délivrer des avis juridiques (fatawa) et de composer des ouvrages. »
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ℹ️ Pourquoi les Marocains font 3 appels à la prière le Vendredi ? Il est bien connu qu’à l’époque du Prophète (SAW), il n’y avait qu’un seul appel à la prière (adhān) pour la prière du vendredi. Celui-ci était prononcé devant lui. Puis 'Uthman (RA) ajouta un deuxième appel à la prière. Al-Bukhari rapporte d’après al-Sā'ib ibn Yazid : « À l’époque du Messager d’Allah, d’Abu Bakr (RA) et de ʿUmar, l’appel était lancé lorsque l’imam montait sur la chaire (minbar). Puis, sous le califat de 'Uthmān, lorsque la population devint nombreuse, celui-ci ajouta le troisième appel à al-Zawrā'. » [1] Abū Bakr Ibn al-Arabi al-Maliki (m.543 H), grand juriste du madhhab Malikite, a cependant considéré comme erronée l’interprétation de celui qui comprend l’expression « troisième appel » comme désignant trois adhans distincts. En réalité, l’un de ces trois appels est l’annonce du commencement effectif de la prière (iqāma). Il rapporte ensuite que le véritable troisième adhan était une pratique nouvellement introduite. Il écrit : « Je les ai vus, à Madīnat al-Salām [Bagdad], prononcer un appel à la prière après celui des minarets, devant l’imam et sous la chaire, collectivement, comme ils le faisaient autrefois chez nous sous les dynasties précédentes. Tout cela est une pratique nouvellement introduite (muḥdath). » On peut néanmoins déduire de ses propos que la pratique consistant à prononcer trois adhāns existait déjà à son époque au Maroc, c’est-à-dire au cours du 5ème siècle de l’Hégire. Un certain nombre d’imams ont considéré le deuxième adhan comme une innovation (bid'a) et ont recommandé de se limiter à un seul appel. Ils ont interprété l’appel ajouté par 'Uthmān comme un simple rappel (tadhkīr), et non comme un véritable adhān. L’imam ash-Shafi'i (m.204 H), fondateur du madhhab Shafi'ite, rapporte ainsi de 'Ata ibn Abi Rabah (m.114 H), qu’il refusait d’attribuer à 'Uthman l’introduction d’un nouvel adhan. Selon lui, ce qu’avait instauré 'Uthman n’était qu’un rappel adressé aux fidèles. À l’inverse, d’autres savants ont autorisé que plusieurs muezzins prononcent successivement l’adhān du vendredi. Le grand savant malikite an-Nafrawi (m.1126 H), commente ainsi les paroles d’Ibn Abī Zayd al-Qayrawānī (m.386 H) : « Se rendre à la prière du vendredi est une obligation. Cette obligation commence lorsque l’imam s’assoit sur la chaire et que les muezzins commencent à prononcer l’adhān. » An-Nafrawi explique : « On peut effectivement déduire de ses paroles qu’il est permis à plusieurs personnes de prononcer l’adhān successivement. Tel est l’avis reconnu comme notoire dans l'école malikite (mashhur). » Plus loin dans son épître, Ibn Abi Zayd déclare explicitement : « La tradition antérieurement établie (sunna mutaqaddima) veut qu’à ce moment-là, ils montent sur les minarets et prononcent l’adhān. » An-Nafrawi précise que cette position est celle de l'Imam Malik (m.179 H), d'Ibn al-Qāsim (m.191 H), d’Ibn Habib (m.238 H), d’Ibn 'Abd al-Barr (m.463 H), et d’autres savants, et qu’elle constitue l’avis correct. Il ajoute : « L’opinion opposée à l’avis correct soutient que l’adhān était prononcé devant le Prophète. » Dans sa glose (hashiya), le cheikh al-'Adawi (m.1189 H), rapporte également d’après al-Fakihani (m.734 H), qu'Ibn Habib aurait déclaré : « Lorsque le Prophète entrait dans la mosquée, il montait sur la chaire. Les muezzins prononçaient ensuite l’adhān. Ils étaient trois et lançaient l’appel depuis le minaret, l’un après l’autre. Lorsque le troisième avait terminé, le Prophète se levait et prononçait le sermon (khuṭba). Il en fut de même à l’époque d’Abu Bakr et de 'Umar. » [2] Les juristes ont par ailleurs permis que plusieurs adhans soient prononcés pour n’importe laquelle des prières. Ibn Ḥazm (m.456 H), écrit dans Al-Muhalla : « Il est permis à plusieurs personnes de prononcer l’adhān l’une après l’autre, aussi bien pour la prière du coucher du soleil (maghrib) que pour les autres prières. Il n’existe aucune différence entre elles sur ce point. » Al-Hattab (m.954 H), rapporte également dans Mawahib al-Jalil : « Abu ad-Diya' a déclaré : “Parmi les pratiques répréhensibles présentes dans la Mosquée sacrée figure le deuxième adhān prononcé à al-Hazwara pour l’ensemble des prières…” » Al-Hattab commente : « J’estime cependant que le fait de considérer cela comme répréhensible mérite examen. En effet, la multiplicité des muezzins et leur organisation successive sont recommandées pour les prières autres que celle du maghrib. » ▪️ Conclusion : Il ressort de ce qui précède que : - Premièrement, un certain nombre d’imams et de juristes ont autorisé la multiplication des appels à la prière pour toutes les prières, à l’exception du maghrib selon certains d’entre eux. - Deuxièmement, les appels supplémentaires prononcés le vendredi, en plus de l’adhān principal, peuvent être considérés comme de simples rappels (tadhkīr). C’est pourquoi on emploie notamment au Maroc le terme de « préparation » ou d’« appel préparatoire » (tahdira) pour désigner cette pratique. - Troisièmement, cette pratique peut être rattachée à une tradition (sunna) remontant à l’époque du Messager d’Allah, même si la narration rapportée à ce sujet est faible, ou à une pratique instaurée à l’époque de l’un de ses califes. Cette pratique peut donc recevoir plusieurs justifications juridiques (takhrījāt fiqhiyya). À cela s’ajoute qu’elle s’est maintenue, au moins depuis le Ve siècle de l’Hégire, aussi bien en Orient qu’en Occident musulman. Il ne convient donc aucunement de la qualifier d’égarement, alors que les savants l’ont connue et ne sont pas demeurés silencieux à son sujet. ▪️ [1] Pour un examen détaillé de la question, voir l’introduction de Al-Takhrīj wa-l-ta'sil d’al-husayn Mifrah, p. 12 et suivantes. [2] Voir Fatḥ al-Bārī d’Ibn Hajar al-'Asqalani (m.852 H), Kitab al-Jumu'a, Bab : « al-Mu'adhdhin al-Wahid Yawm al-Jumu'a ». [Source : Ministère des Habous et des Affaires islamiques]
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La récitation du Coran en groupe chez les Malikites : x.com/Eden_Jahad/sta…
عدن@Eden_Jahad

Dans le livre « al-Miʿyār al-Muʿrib wa-l-Jāmiʿ al-Mughrib ʿan Fatāwā Ahl Ifrīqiya wa-l-Andalus wa-l-Maghrib » de l'Imām Aḥmad ibn Yaḥyā al-Wansharīsī al-Mālikī (834-914 H) au sujet de la récitation collective du Coran : « Question : « On lui demanda au sujet de la récitation collective du ḥizb (portion du Coran) selon l'usage courant : y a-t-il, dans cette pratique, une récompense, malgré les réserves qu'Ibn Rushd a exprimées à son sujet ? » Réponse : Il répondit : « Quant à la récitation collective du ḥizb selon l'usage établi, aucun savant, à ma connaissance, ne l'a réprouvée, hormis l'Imām Mālik, en se fondant sur le principe de l'attachement aux traditions des prédécesseurs (ittibāʿ al-āthār). Or, la majorité des savants en ont admis la licéité, voire l'ont recommandée, en s'appuyant sur le hadith authentique dans lequel il est dit : « Il n'est pas de gens qui se réunissent dans une des maisons de Dieu pour réciter le Livre d'Allah et l'étudier ensemble sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les enveloppe, que les anges ne les entourent et qu'Allah ne les mentionne auprès de ceux qui sont auprès de Lui. » En outre, cette pratique s'est révélée bénéfique aux habitants de ces régions et de ces époques. Parmi ses finalités — et quiconque la pratique ne manquera pas d'en obtenir une part de récompense — figure notamment le fait d'inciter les gens à réciter le Coran, conformément aux encouragements rapportés dans les hadiths. En effet, celui qui ne souhaite pas écouter la récitation du Livre de Dieu parmi le commun des musulmans n'y trouvera d'autre moyen que cette pratique, car il n'est généralement pas en mesure de trouver, à tout moment, une personne qui lui fasse entendre le Coran. Parmi ses objectifs figure également l'application du principe mentionné dans le hadith selon lequel, lorsque deux personnes se rencontrent, l'une d'elles salue l'autre sans délai. En outre, l'abandon rapporté des anciens (salaf) ne constitue pas, à lui seul, une preuve d'interdiction, sauf si l'on rapporte explicitement de l'un d'entre eux qu'il a déclaré cette pratique répréhensible ou interdite dans les deux cas évoqués. Les spécialistes des fondements du droit (uṣūliyyūn) ont d'ailleurs établi que le simple fait de s'abstenir d'un acte n'exclut pas qu'il puisse être méritoire et récompensé, dès lors qu'il relève d'un principe général recommandé par la Loi. Celui qui accomplit cet acte ne le fait donc pas par imitation aveugle (taqlīd) de ceux qui s'y sont livrés, mais parce qu'il considère que la signification générale des textes prophétiques englobe également cette pratique. Il s'agit ainsi d'une innovation jugée bonne (bidʿa mustaḥsana), qui ne constitue pas un mal en une époque où les personnes vertueuses sont peu nombreuses et où la paresse s'est répandue dans les paroles comme dans les actes. Qu'Allah, par Sa grâce, nous accorde ainsi qu'à vous la rectitude de nos états, par Sa faveur. »

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عدن
عدن@Eden_Jahad·
Le Juzʾ al-Ashʿarī est un recueil de traditions prophétiques (ḥadīths) transmises par Abū al-Ḥasan al-Ashʿarī avec leurs chaînes de transmission (isnād). L'auteur de cet ouvrage est Asʿad ibn Masʿūd ibn ʿAlī al-ʿUtbī (m. 494 H), traditionniste du Khurāsān (Musnid Khurāsān) et professeur au collège Bayhaqiyyah de Nichapour. Je ne sais pas avec certitude si cet ouvrage est encore conservé de nos jours ou s'il est perdu. Toutefois, son contenu a été cité par Tāj al-dīn Ibn al-Subkī et Ibn Kathīr dans leurs notices biographiques consacrées à Abū al-Ḥasan al-Ashʿarī. Ibn Ḥajar al-ʿAsqalānī mentionne également cet ouvrage parmi les livres qu'il a étudiés et transmis avec autorisation (riwāyah).
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عدن
عدن@Eden_Jahad·
Sh. ʿAbd al-Nāṣir Aḥmad Ḥaddārah : « Je ne sais pas si je dois pleurer sur la situation des jeunes qui portent une pensée salafiste takfiriste, ou pleurer sur l’état de cette communauté dont certains individus, comme Muḥammad ibn Shams al-dīn le takfiriste, manipulent la jeunesse. Dans le lieu où je réside, le pauvre serviteur que je suis est très connu. Sur mon chemin, je salue ceux que je connais comme ceux que je ne connais pas, conformément à la recommandation du Prophète ﷺ. Tu vois alors que même celui qui n’est pas particulièrement pratiquant ou celui qui est éprouvé par les péchés te répond au salut avec empressement et avec le plus grand respect, comme s’il était reconnaissant que tu aies pris l’initiative de le saluer. Quant à ceux qui portent les « abayas courtes » et les longues barbes, ils ne rendent pas le salut et te regardent avec un regard rempli d’hostilité et de rancœur. Aujourd’hui, je suis entré dans un magasin pour acheter quelque chose. J’y ai vu l’un de ces hommes, reconnaissable à son apparence habituelle, qui achetait un article auprès du commerçant. Je l’ai salué ; le vendeur m’a répondu, mais lui ne m’a pas rendu le salut. J’ai alors voulu briser la barrière que cette pensée takfiriste avait dressée dans l’esprit de cet homme éprouvé. Je pris donc l’initiative de lui demander : — « D’où viens-tu ? » Il répondit : — « Pourquoi ? » Je lui dis : — « Simplement dans un esprit de connaissance mutuelle, comme notre Seigneur nous y a encouragés. » Il répondit : — « Je suis d’ici… » Puis il sortit sans même me rendre le salut. Le vendeur, étonné, me demanda : — « Pourquoi a-t-il agi ainsi ? » Je lui répondis : — « Ces personnes portent une idéologie qui considère comme mécréant celui qui les contredit. Peut-être que si l’un d’entre eux avait l’occasion de m’atteindre, il n’hésiterait pas à me tuer. » Ô frères, cette idéologie représente le plus grand danger pour la communauté. Il est nécessaire que celle-ci s’unisse afin d’éradiquer cette pensée et cette tumeur cancéreuse du corps de la communauté. Ô Allah, châtie tout égaré qui a égaré la jeunesse de cette communauté et qui a souillé leurs esprits par l’accusation d’impiété envers ceux qui divergent d’eux. Ô Allah, occupe-toi de Muḥammad ibn Shams al-dīn et de tous ceux qui œuvrent à répandre dans la communauté l’excommunication, le meurtre et les attentats. Et après la vérité, il n’y a que l’égarement. »
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Română
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ّ
ّ@siyalkuti·
[THREAD] Les asharis ne rompent pas la loi du tiers exclu en disant qu’Allah n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieur du monde.
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مجاهد
مجاهد@ibnajibah·
Réponse détaillée sur l’accusation de la réunion des contradictoires. Bien que ce soit un principe fondamental et évident de la raison, certains le confondent avec la réunion des contraires ! Traduction d’une partie :
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عدن
عدن@Eden_Jahad·
Abū ʿAmr Ibn al-Ṣalāḥ rapporte qu'Abū Sulaymān al-Khaṭṭābī distinguait les textes relatifs aux attributs divins (ṣifāt) en deux catégories. La première regroupe les textes dont le sens est interprété (tāʾwīl) lorsque des indices établis l'exigent. La seconde comprend les textes relevant du mutashābih, qui doivent être reçus et transmis tels qu'ils sont parvenus dans la Révélation, sans comment (kayf), sans interprétation et sans assimilation (tashbīh). Dans ce même exposé, Ibn al-Ṣalāḥ rapporte qu'al-Khaṭṭābī mentionne le consensus des savants sur l'interprétation de plusieurs expressions textuelles, notamment le hadith de la harwalah (« S'il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en courant »), le ḥaqw mentionné dans le hadith de la parenté (raḥim), ainsi que l'expression coranique janb Allāh (« le côté d'Allah ») : « Il a composé plusieurs ouvrages remarquables dans des disciplines nobles, parmi lesquels son livre intitulé « Shiʿār al-dīn » consacré aux fondements de la religion (uṣūl al-dīn). Dans cet ouvrage, il s'est engagé à présenter les preuves les plus claires dont il disposait, sans adopter la méthode technique des théologiens spéculatifs (mutakallimūn). Il y critique l'usage courant consistant à qualifier les attributs essentiels d'Allah de « qadīmah » (anciens) et préfère dire qu'ils sont « azalī » (éternels de toute éternité). Il explique : « Le premier terme (azalī) signifie : "ce qui n'a jamais cessé d'être". Quant au terme qadīm, il signifie : "ce qui possède l'attribut de l'ancienneté (qidam)". Or, il n'est pas permis qu'un attribut possède lui-même un attribut. » Il y divise également les textes équivoques (al-mutashābih) en deux catégories : ceux qui admettent une interprétation (tāʾwīl) ; et ceux qui ne doivent pas être interprétés, mais qu'il convient de laisser tels qu'ils sont rapportés, sans comment (kayf) ni établir de ressemblance (tashbīh). Parmi les textes relevant de la première catégorie, il cite la parole divine rapportée dans le hadith qudsī : « S'il se rapproche de Moi d'une coudée, Je me rapproche de lui d'une brassée... S'il vient vers Moi en marchant, Je viens vers lui en courant. » Il mentionne que tous les savants l'ont interprétée comme désignant l'acceptation et l'accueil favorables d'Allah envers Son serviteur. Il range également dans cette catégorie : le terme « al-ḥaqw » (« le flanc ») mentionné dans le hadith relatif au lien de parenté (raḥim) ; ainsi que l'expression coranique : « dans le côté (janb) d'Allah ». En revanche, il classe l'istiwāʾ (« [sur le Trône] ») dans la seconde catégorie, c'est-à-dire parmi les textes qui ne doivent pas être interprétés. Il affirme explicitement qu'Allah, exalté soit-Il, est au ciel (fī al-samāʾ). Puis il ajoute : « Certains ont prétendu que le sens de l'istiwāʾ ici est al-istīlāʾ ("la domination" ou "la prise de possession"). Ils se sont appuyés pour cela sur un vers dont l'auteur est inconnu et dont les paroles ne peuvent servir de preuve. »»
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مجاهد
مجاهد@ibnajibah·
Le juriste Mālikite et élève du célèbre savant Ibn ‘Āshir, l’imām Mayyārah qu’Allāh l’agrée, rapporte sur l’imām des gens de la Sunnah Abū al-Hasan al-Ash‘arī : « Il composa de nombreux ouvrages en faveur des gens de la Sunnah, établit les preuves confirmant les enseignements
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Seeraj | Islamic Learning
Cet enseignement s’adresse à celles et ceux qui souhaitent commencer leur apprentissage sur des bases solides, mais aussi aux étudiants désireux de réviser et d’approfondir leurs connaissances à travers l’étude d’un autre ouvrage peu enseigné.
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ياسين بن ربيع | FR
#2 Qui tombe dans le kufr ou le shirk selon les wahhabo-najdis ? [Ibn al-Mulaqqin] ———————————————— L’imam Ibn al-Mulaqqin, dans son commentaire du Sahīh d’al-Bukhārī, évoque le tabarruk et la recherche de guérison auprès de la tombe du Compagnon Abū Ayyūb al-Ansārī à Constantinople. Il écrit : « Quant à Abū Ayyūb, il s’agit de Khālid ibn Zayd ibn Kulayb ibn Tha’laba ibn Abd Awf ibn Ghanm al-Ansārī al-Najjārī. Il assista à Badr, aux autres expéditions et au second serment d’al-Aqaba. C’est chez lui que le Messager d’Allāh ﷺ descendit lorsqu’il arriva à Médine, durant un mois. Il fait partie des plus éminents Compagnons. Il a rapporté cent cinquante hadiths, dont sept ont été retenus conjointement par al-Bukhārī et Muslim. » ———————— Puis il ajoute : « Al-Bukhārī est seul à rapporter ce hadith. Il se rendit ensuite à Bassora auprès d’Ibn Abbās et lui dit : “Je suis sorti de chez moi comme je sortais pour aller vers le Messager d’Allāh ﷺ.” Alors Ibn Abbās lui donna tout ce qu’il possédait sous clef. Et lorsqu’il repartit, il lui donna vingt mille [dirhams] et quarante esclaves. Ses mérites sont nombreux. » ———————— Puis, au sujet de sa fin, il dit : « Lorsqu’il tomba malade, il dit : “Portez-moi. Et lorsque vous aurez mis l’ennemi en rang, déposez-moi sous vos pieds.” » Puis Ibn al-Mulaqqin commente : « Sa tombe se trouve près du rempart de Constantinople. On y recherche la bénédiction et la guérison. » ———————— Cf. Al-Tawdīh li-sharh al-jāmi’ al-sahīh, p. 102
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