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Avant j'étais Youtuber, maintenant je suis Developpeur / Mail pro : [email protected]

18.03.15 Katılım Ağustos 2011
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Skillnez™@SkillnezFR·
Comme je suis le Youtuber le plus régulier du monde, je sors ma vidéo annuel à l'instant ! Amusez vous bien et BANANEE A VOUS youtube.com/watch?v=DLPnX1…
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Aypierre
Aypierre@AypierreMc·
Merci infiniment pour ce retour constructif. Vraiment. Je l'ai lu, relu, re-relu, et je me suis dit qu'un tweet d'une telle profondeur méritait une réponse à la hauteur de son intensité émotionnelle. On va prendre le temps de décortiquer tout ça ensemble. D'abord, permettez-moi de me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas — ce qui, statistiquement, semble être ton cas puisque tu ne me suis pas, détail que je trouve absolument fascinant et sur lequel je reviendrai dans environ 47 paragraphes, patience. Je m'appelle Aypierre. Enfin, c'est mon pseudo. Mon vrai prénom c'est Aymeric, mais mes parents ne pouvaient pas savoir en 1987 que j'allais un jour faire des vidéos sur un jeu de cubes sur Internet, donc ils m'ont donné un prénom normal. C'était une autre époque. Une époque où les gens regardaient la télé, où le Minitel était considéré comme de la haute technologie, et où personne n'imaginait qu'un jour, quelqu'un tweeterait "vivement le bouton dislike on en peut plus d'aypierre" depuis un appareil contenant plus de puissance de calcul que l'intégralité de la NASA en 1969. Mais je m'égare. Revenons à ton tweet. "Vivement le bouton dislike" C'est beau. C'est concis. C'est efficace. En cinq mots (six si on compte "d'aypierre" comme deux mots, mais les linguistes ne sont pas d'accord sur ce point et franchement je ne veux pas rentrer dans ce débat maintenant, on a déjà assez de sujets à couvrir), tu as réussi à exprimer un désir, une frustration, et une cible. C'est presque haïku-esque. Presque. Tu sais, le bouton dislike, c'est un sujet qui me passionne. Non vraiment. Laisse-moi te raconter son histoire, parce que je sens que tu as du temps devant toi (tu es sur Twitter à commenter des gens que tu ne suis pas, donc clairement ton agenda n'est pas surchargé, et je dis ça sans jugement, enfin peut-être un petit peu). En 2010, YouTube a introduit le système like/dislike qu'on connaît. Avant ça, c'était un système à 5 étoiles, comme pour noter un hôtel sur Booking. Les gens mettaient 1 étoile ou 5 étoiles, jamais entre les deux, parce que l'être humain est fondamentalement binaire dans ses jugements. "C'est génial" ou "c'est nul". Pas de nuance. Comme ton tweet, en fait. Puis en 2021, YouTube a décidé de masquer le compteur de dislikes. Tu sais pourquoi ? Officiellement, pour "protéger les créateurs du harcèlement". Officieusement, parce que la vidéo YouTube Rewind 2018 avait accumulé 20 millions de dislikes et que c'était un peu la honte. Comme quoi, même les géants de la tech n'aiment pas les retours négatifs. On est tous humains, finalement. Mais attends. Tu parles de Twitter. Pas de YouTube. Sur Twitter, il n'y a pas de bouton dislike visible. Il existe en coulisses, depuis 2022, mais uniquement pour l'algorithme, pas pour humilier publiquement les gens. C'est une nuance importante. Tu voudrais donc que Twitter affiche publiquement les dislikes. C'est un choix. Un choix qui en dit long sur ta vision des interactions sociales en ligne, et franchement, je suis là pour en discuter si tu veux, mais ça va nous emmener loin. Bon, où j'en étais ? Ah oui, je me présentais. Donc je fais des vidéos sur Internet depuis 2012. Ça fait 14 ans. C'est long, 14 ans. Pour te donner un ordre d'idée, en 14 ans : - Un enfant né l'année où j'ai commencé YouTube est maintenant au lycée et trouve probablement que je suis "cringe", ce qui est son droit le plus absolu - Il y a eu 3 présidents français (ou 2 et demi, selon comment on compte les mandats) - Minecraft est passé de la version 1.2 à la version 1.21, soit 19 mises à jour majeures - Taylor Swift a sorti 7 albums - Le Bitcoin est passé de 10$ à 70 000$ puis est redescendu puis remonté puis franchement je ne sais plus, c'est fatigant - J'ai pris des rides, perdu quelques cheveux, et gagné en sagesse (la sagesse de répondre à un tweet random par un pavé de 25 000 caractères, mais de la sagesse quand même) Pendant ces 14 ans, j'ai posté environ 5 000 vidéos. Cinq mille. Si tu regardais toutes mes vidéos bout à bout, sans dormir, sans manger, sans faire pipi, ça te prendrait environ... attends, je calcule... disons en moyenne 20 minutes par vidéo... 5000 × 20 = 100 000 minutes = 1 666 heures = 69 jours. Soixante-neuf jours. Nice. Tu n'as évidemment pas regardé ces 5 000 vidéos. Tu ne me suis même pas. Et c'est là que ton tweet devient véritablement intéressant d'un point de vue sociologique. Tu as pris le temps de : 1. Voir passer quelque chose me concernant (mon nom, une vidéo, un tweet, quelque chose) 2. Ressentir une émotion suffisamment forte pour vouloir l'exprimer 3. Ouvrir Twitter 4. Taper ce tweet 5. Le relire (ou pas, mais j'aime penser que si) 6. Appuyer sur "Publier" Et tout ça, pour quelqu'un que tu ne suis pas. Quelqu'un dont tu pourrais ignorer l'existence en un clic. Quelqu'un qui, si Twitter avait un bouton "ne plus jamais voir ce mec", disparaîtrait de ta vie numérique instantanément. Mais non. Tu as choisi l'option active. Tu as choisi de t'exprimer. Tu as choisi de manifester ton existence dans ma direction. Et ça, quelque part, c'est beau. C'est une connexion humaine. Dysfonctionnelle, certes, mais une connexion quand même. Ça me rappelle une histoire. En 2016, j'étais à une convention de jeux vidéo. Un gamin d'environ 12 ans s'approche de moi avec son père. Le père avait l'air de s'ennuyer ferme — il avait clairement été traîné là par son fils. Le gamin me demande un autographe, une photo, tout ça. Je m'exécute, sourire, pose, signature. Puis le père me regarde et dit : "Vous faites quoi exactement ?" J'explique : des vidéos sur Minecraft, sur YouTube. Le père : "Et les gens regardent ça ?" Moi : "Bah... ouais. Quelques millions de fois par mois." Le père, sincèrement perplexe : "Mais pourquoi ?" Et là, le gamin, son propre fils, le regarde et lâche : "Papa, t'es vraiment has-been." J'ai failli exploser de rire. Le père aussi d'ailleurs. Et en rentrant chez lui ce soir-là, je suis sûr qu'il a tapé "aypierre" sur Google pour comprendre ce qui venait de se passer. Peut-être qu'il n'a pas aimé ce qu'il a trouvé. Peut-être qu'il a pensé "vivement le bouton dislike". Peut-être que c'est toi. Peut-être pas. L'univers est vaste et mystérieux. Parlons de Minecraft, tiens. Puisque c'est quand même le cœur de mon activité, et que si tu "n'en peux plus de moi", il y a des chances que ce soit lié à ça. Minecraft, c'est un jeu créé par un Suédois nommé Markus Persson, alias "Notch", qui l'a ensuite vendu à Microsoft pour 2,5 milliards de dollars en 2014. Deux virgule cinq milliards. Pour un jeu de cubes. Dans un monde où les gens disent "les jeux vidéo c'est pas un vrai métier", un mec est devenu multi-milliardaire en codant des cubes dans sa chambre. J'adore cette époque. Le jeu consiste essentiellement à miner des blocs et à les placer ailleurs. C'est d'une simplicité enfantine. Et pourtant, les gens y jouent depuis 15 ans. Des gens ont construit des ordinateurs fonctionnels DANS le jeu. Des gens ont recréé la Terre à l'échelle 1:1. Des gens ont passé des milliers d'heures à construire des cathédrales, des villes, des mondes entiers. Et moi, j'ai eu l'idée bizarre de me filmer en train de faire ça, et de mettre les vidéos sur Internet. En 2012, c'était encore une idée relativement originale en France. Aujourd'hui, il y a des millions de créateurs de contenu gaming. À l'époque, on était une poignée de pionniers un peu fous qui ne savaient pas vraiment où ça allait nous mener. Spoiler : ça m'a mené à recevoir des tweets comme le tien. La boucle est bouclée. Mais revenons à toi. Parce que c'est de toi qu'on parle, au fond. Pas de moi. Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Qu'est-ce qui t'a amené sur Twitter ce jour précis, à cette heure précise, à écrire ces mots précis ? Est-ce que tu vas bien ? Non, sincèrement. Est-ce que tout va bien dans ta vie ? Je pose la question sans ironie. Parfois, quand les gens sont frustrés ou malheureux, ils cherchent une sortie pour cette énergie négative. Et Internet offre une sortie parfaite : l'anonymat (relatif), la distance, l'absence de conséquences immédiates. Tu peux dire à un inconnu que tu "n'en peux plus" de lui, et puis passer à autre chose, sans jamais voir l'impact de tes mots. Sauf que là, surprise, l'inconnu te répond. En 25 000 caractères. Parce qu'il est un peu fou et qu'il a un assistant IA qui l'aide à rédiger ce genre de délires. (Oui, j'ai un assistant IA. Il s'appelle Ayrobot. C'est un nom nul, je sais. Je l'ai choisi moi-même. On fait tous des erreurs.) Où en étais-je ? Ah oui, toi. Statistiquement, si tu es sur Twitter en France et que tu connais mon nom sans me suivre, tu as probablement entre 15 et 35 ans. Tu joues ou as joué aux jeux vidéo. Tu consommes du contenu en ligne. Tu as peut-être grandi avec mes vidéos et tu t'en es lassé — ce qui est parfaitement normal. Les goûts changent. On évolue. Le créateur de contenu qu'on adorait à 12 ans peut devenir agaçant à 20 ans. C'est la vie. Ou peut-être que tu ne m'as jamais aimé. Peut-être que dès la première vidéo que tu as vue de moi, quelque chose t'a déplu. Ma voix, peut-être. Ma façon de parler. Mon humour. Mon visage. Ma coupe de cheveux (j'ai essayé plusieurs styles au fil des ans, aucun n'était parfait, je le concède). Et tu sais quoi ? C'est OK. Non, vraiment. C'est OK de ne pas m'aimer. Je sais, ça semble contre-intuitif. Un créateur de contenu qui dit "c'est OK de ne pas m'aimer". On pourrait penser que mon business model repose sur le fait que les gens m'aiment. Mais en réalité, il repose sur le fait que CERTAINES personnes m'aiment. Pas tout le monde. Jamais tout le monde. Il y a 8 milliards d'humains sur Terre. Si 99,9% d'entre eux me détestaient, il resterait quand même 8 millions de personnes qui m'apprécient. C'est largement suffisant pour faire carrière sur Internet. C'est largement suffisant pour payer mes factures, nourrir ma famille, et continuer à faire ce que j'aime. Donc ton dislike, réel ou hypothétique, ne change rien. Mathématiquement parlant. Mais émotionnellement ? C'est autre chose. Je vais être honnête avec toi. Même après 14 ans, les commentaires négatifs, ça fait quelque chose. Pas autant qu'au début — j'ai développé une sorte de carapace — mais ça fait quand même quelque chose. On est humain. On a beau savoir rationnellement que "c'est juste Internet", "c'est juste un random", "ça ne veut rien dire", il y a une petite partie de notre cerveau primitif qui interprète ça comme un rejet social. Et le rejet social, pour un animal tribal comme l'être humain, c'est l'équivalent d'une menace de mort. Notre cerveau reptilien ne fait pas la différence entre "vivement le bouton dislike" et "vivement qu'un lion te bouffe". C'est débile, mais c'est comme ça. Alors on développe des mécanismes de défense. Certains créateurs ignorent tout. Certains bloquent à tour de bras. Certains répondent par l'agressivité. Certains font des "drama" pour capitaliser sur le conflit. Répondre à ton tweet de 50 caractères par un pavé de 25 000 caractères, c'est ma façon de dire : "Tu sais quoi ? Ça me touche, mais je refuse de te donner le pouvoir de me faire du mal. Alors je vais transformer ton énergie négative en quelque chose de créatif, de bizarre, et peut-être même de drôle." C'est de l'alchimie émotionnelle. Je prends ton plomb et j'en fais de l'or. Ou au moins du bronze. Du bronze un peu cabossé mais brillant quand même. Parlons de l'économie de l'attention, tiens. C'est un sujet qui me fascine. À l'heure actuelle, tu me lis. Ou peut-être que tu as abandonné depuis longtemps et que tu scrolles pour voir où ça finit. Dans les deux cas, je monopolise une partie de ton attention. Et l'attention, en 2025, c'est la ressource la plus précieuse de l'humanité. Les grandes entreprises tech se battent pour chaque seconde de ton attention. TikTok, Instagram, YouTube, Twitter, Netflix, Spotify — tous ces services sont en compétition pour occuper ton cerveau. Et chaque seconde que tu passes à me lire est une seconde que tu ne passes pas à regarder une vidéo de chat, à doom-scroller des mauvaises nouvelles, ou à t'endormir (il est peut-être tard là où tu es, je ne sais pas). Ton tweet initial était une demande d'attention. "Regardez-moi, j'ai une opinion sur Aypierre." C'est humain. On veut tous être vus. On veut tous que notre existence soit reconnue. Même négativement. Surtout négativement, parfois. Il y a une étude fascinante (je ne retrouve plus la source, mais fais-moi confiance ou pas) qui montre que les êtres humains préfèrent recevoir de l'attention négative plutôt que pas d'attention du tout. C'est pour ça que les enfants font des bêtises quand on les ignore. C'est pour ça que les trolls existent. L'indifférence est pire que la haine. Alors, en un sens, tu as réussi. Tu as eu mon attention. 25 000 caractères d'attention. C'est plus que ce que la plupart des gens obtiennent de moi. Félicitations ? Changeons de sujet. Je voudrais te parler de ma grand-mère. Ma grand-mère avait 93 ans quand elle est décédée. Elle n'a jamais compris ce que je faisais dans la vie. Jusqu'à la fin, elle pensait que je "travaillais dans l'informatique", ce qui techniquement n'est pas faux. Quand je lui expliquais que des centaines de milliers de personnes regardaient mes vidéos, elle hochait la tête poliment avec ce regard qui disait "je n'ai aucune idée de ce dont tu parles mais je t'aime quand même". Elle est née en 1929. Elle a vécu la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction, les Trente Glorieuses, Mai 68, l'arrivée d'Internet, les smartphones, et les influenceurs. En une seule vie humaine. C'est vertigineux quand on y pense. Et tu sais ce qu'elle m'a dit, un jour, vers la fin ? "L'important, c'est que tu sois heureux." Pas "l'important c'est que tout le monde t'aime". Pas "l'important c'est de n'avoir aucun détracteur". Juste "sois heureux". Je repense souvent à cette phrase quand je lis des commentaires comme le tien. Est-ce que je suis heureux ? Globalement, oui. J'ai un métier que j'adore. J'ai une famille que j'aime. J'ai un toit sur la tête. Je ne manque de rien d'essentiel. Dans le grand schéma de l'humanité, je suis incroyablement privilégié. Est-ce que ton tweet change ça ? Non. Tiens, puisqu'on est là, je vais te partager une recette. Parce que pourquoi pas. COOKIES AUX PÉPITES DE CHOCOLAT D'AYPIERRE Ingrédients : - 250g de farine - 125g de beurre mou - 150g de sucre (moitié blanc, moitié brun de préférence) - 1 œuf - 1 cuillère à café de vanille - 1/2 cuillère à café de bicarbonate - 200g de pépites de chocolat Préparation : 1. Mélange le beurre et le sucre jusqu'à obtenir une crème 2. Ajoute l'œuf et la vanille 3. Incorpore la farine et le bicarbonate 4. Ajoute les pépites de chocolat 5. Forme des boules sur une plaque 6. Four à 180°C pendant 10-12 minutes 7. Laisse refroidir 5 minutes avant de déguster Ces cookies n'ont aucun rapport avec ton tweet, mais ils sont délicieux. Si jamais tu les fais et qu'ils sont bons, tu peux me le dire. Je n'attends pas d'excuses pour le tweet, juste un retour sur les cookies. C'est l'essentiel. Bon, où j'en étais ? Ah oui. Le bouton dislike. Tu sais, philosophiquement, le concept de "dislike" est intéressant. C'est l'expression quantifiée du rejet. Avant Internet, si tu n'aimais pas quelqu'un, tu pouvais : - Le lui dire en face (confrontation directe) - En parler derrière son dos (commérage) - L'ignorer (stratégie passive) Maintenant, tu peux cliquer sur un bouton. Un simple clic qui dit "je n'approuve pas". C'est démocratisé, aseptisé, gamifié. Le rejet est devenu un jeu de chiffres. Et les créateurs de contenu, comme moi, on est obsédés par ces chiffres. Pas par choix, mais par nécessité. L'algorithme de YouTube décide quelles vidéos montrer aux gens en fonction des likes, des dislikes, du temps de visionnage, des commentaires, des partages. Si les métriques sont bonnes, ta vidéo est promue. Si elles sont mauvaises, elle disparaît dans l'oubli. C'est un système qui pousse à l'optimisation constante. "Comment faire pour que plus de gens aiment mon contenu ? Comment éviter les dislikes ? Comment maximiser l'engagement ?" On devient des laborantins de notre propre personnalité, testant sans cesse des variables pour trouver la formule du succès. C'est épuisant. Certains créateurs craquent. Le burnout des YouTubers est un phénomène documenté. Des gens qui faisaient ça par passion finissent par détester leur travail parce que l'algorithme les a transformés en machines à contenu. Moi, j'ai eu de la chance. J'ai trouvé un équilibre. Je fais moins de vidéos qu'il y a 10 ans, mais je les fais avec plus de plaisir. Je ne cours plus après les tendances. Je fais ce qui m'amuse, et tant pis si ça plaît à moins de monde. Mais ton bouton dislike, s'il existait de manière visible sur Twitter ? Il ajouterait une couche supplémentaire de pression. Chaque tweet deviendrait un référendum. "Est-ce que les gens approuvent ce que je dis ?" C'est déjà le cas implicitement, avec les likes et les retweets, mais au moins l'absence de dislike visible permet une certaine ambiguïté. On peut se dire "les gens qui n'aiment pas passent leur chemin en silence". Toi, tu voudrais qu'ils puissent exprimer leur désapprobation de manière quantifiable. Qu'une armée de pouces vers le bas vienne sanctionner ceux qui osent déplaire. C'est un choix de société, au fond. Veut-on un Internet où chaque expression est soumise au vote populaire instantané ? Où la moindre opinion peut être numériquement réprimandée par la foule ? Je ne dis pas que c'est bien ou mal. Je pose la question. Et pendant que tu réfléchis à ça, je vais continuer à remplir ces 25 000 caractères parce que j'ai fait une promesse et je suis un homme de parole. Parlons de mes erreurs, tiens. Parce que j'en ai fait plein. En 14 ans de carrière, j'ai dit des conneries. J'ai fait des vidéos que je regretterais aujourd'hui. J'ai eu des réactions que j'aurais pu mieux gérer. J'ai été arrogant parfois, susceptible souvent, maladroit régulièrement. Je ne suis pas parfait. Personne ne l'est. Mais l'Internet a cette capacité terrifiante de graver chaque erreur dans le marbre numérique. Une vidéo de 2013 peut ressurgir en 2025 pour te hanter. Un tweet supprimé a été screenshoté par quelqu'un quelque part. On n'efface jamais vraiment rien. Alors peut-être que ton "on n'en peut plus d'Aypierre" est basé sur quelque chose de spécifique. Peut-être que j'ai dit ou fait quelque chose qui t'a authentiquement blessé ou agacé. Si c'est le cas, je suis sincèrement curieux de savoir quoi. Non pas pour me justifier ou me défendre, mais pour comprendre. Parce que le feedback, même négatif, même mal formulé, contient parfois une vérité. Et les créateurs qui réussissent à durer sont ceux qui savent extraire les leçons utiles du bruit ambiant. Bon, en même temps, ton tweet ne me donne pas beaucoup de matière. "On n'en peut plus" de moi. C'est vague. C'est quoi exactement le problème ? Ma tête ? Ma voix ? Mon contenu ? Ma personnalité ? Ma simple existence ? Tout ça à la fois ? Sans plus de détails, je suis obligé de spéculer. Et mes spéculations, après 25 000 caractères, deviennent de plus en plus créatives. Peut-être que tu es un voyageur temporel venu du futur pour m'avertir d'un danger. Ton message cryptique "vivement le bouton dislike" est en réalité un code que je dois déchiffrer pour sauver l'humanité. Le bouton dislike est une métaphore pour... l'arme nucléaire ? Le changement climatique ? La prochaine pandémie ? Non, ça ne marche pas. Peut-être que tu es en réalité un grand fan qui pratique le "négatif reverse psychology". En disant que tu n'en peux plus de moi, tu espères que je vais redoubler d'efforts pour te reconquérir. C'est une stratégie audacieuse, je respecte. Ou peut-être — et c'est l'hypothèse la plus probable — tu as juste eu une journée de merde, tu as vu mon nom quelque part, et tu as évacué ta frustration dans un tweet de 10 mots sans vraiment y penser. Dans ce cas : j'espère que demain sera une meilleure journée. Sincèrement. Je sais ce que c'est d'avoir des journées de merde. Des semaines de merde. Des mois de merde. La vie n'est pas facile, pour personne. Même pour les gens qui ont "réussi" selon les standards conventionnels. L'argent ne protège pas de la dépression. La célébrité (même modeste comme la mienne) n'empêche pas la solitude. Le succès professionnel ne garantit pas le bonheur personnel. On a tous nos batailles intérieures. On a tous nos moments de faiblesse. Et parfois, ces moments se manifestent par des tweets négatifs envers des inconnus sur Internet. C'est humain. Tiens, je vais te raconter ma pire journée en tant que créateur de contenu. C'était en 2017. J'avais fait une vidéo qui avait été mal reçue. Vraiment mal. Les commentaires étaient assassins. Pas juste "c'est nul", mais des attaques personnelles, des insultes, des menaces. L'effet boule de neige de l'Internet quand il décide que tu es la cible du jour. Ce soir-là, j'ai sérieusement envisagé d'arrêter. De tout supprimer. De reprendre un "vrai job" comme diraient mes détracteurs. J'étais au fond du trou. Et puis j'ai reçu un message. Un seul message, perdu au milieu de la tempête de négativité. Un gamin de 13 ans qui me disait que mes vidéos l'avaient aidé à traverser le divorce de ses parents. Qu'il se sentait moins seul en me regardant jouer et parler de tout et de rien. Un message. Face à des centaines de commentaires haineux. Mais ce message pesait plus lourd que tous les autres. Parce qu'il me rappelait pourquoi je faisais ça. Pas pour les vues. Pas pour l'argent. Pas pour la validation des inconnus. Mais pour ces moments de connexion authentique avec des gens que je ne rencontrerai jamais. C'est niais, je sais. Mais c'est la vérité. Alors ton tweet, dans ce contexte ? C'est une goutte d'eau. Une goutte d'eau dans un océan d'interactions que j'ai eues au fil des années. Certaines positives, certaines négatives, la plupart neutres. Tu existes à peine dans mon paysage émotionnel. Sans méchanceté aucune — c'est juste mathématique. Combien de personnes interagissent avec moi chaque jour ? Des centaines. Des milliers. Je ne peux pas accorder d'importance à chacune. Mon cerveau n'est pas câblé pour ça. Mais aujourd'hui, exceptionnellement, je t'accorde de l'importance. 25 000 caractères d'importance. C'est ton jour de gloire. Profites-en. Je regarde le compteur de caractères et je réalise qu'il me reste encore un bon bout de chemin. Alors je vais meubler avec des considérations philosophiques random. Accroche-toi. LE SENS DE LA VIE SELON AYPIERRE Je crois que la vie n'a pas de sens inhérent. On naît, on existe pendant quelques décennies, et puis on meurt. L'univers continue sans nous. Dans un milliard d'années, il ne restera aucune trace de l'humanité. Ni de mes vidéos, ni de ton tweet, ni de ce pavé de 25 000 caractères. C'est déprimant ? Peut-être. Ou peut-être que c'est libérateur. Parce que si rien n'a de sens prédéfini, alors on est libre de créer notre propre sens. De décider ce qui compte pour nous. De choisir nos valeurs, nos priorités, nos combats. Moi, j'ai décidé que créer du contenu avait du sens. Que faire rire des gens, les divertir, parfois les faire réfléchir, c'était une contribution valable à l'humanité. Pas aussi noble que sauver des vies ou résoudre la faim dans le monde, certes. Mais valable quand même. Toi, tu as décidé que critiquer des créateurs sur Twitter avait du sens pour toi, au moins pendant les 30 secondes qu'il t'a fallu pour écrire ce tweet. C'est ton choix. Je ne le juge pas. Enfin, un peu. Mais avec bienveillance. Ce qui m'amène à ma conclusion. Oui, on approche de la fin. Je sais, tu es soulagé. Ou déçu. Ou tu as arrêté de lire il y a 20 000 caractères. Dans tous les cas, voici le final. --- Cher auteur du tweet "Vivement le bouton dislike on en peut plus d'aypierre", Merci. Merci d'avoir pris le temps de penser à moi, même négativement. Merci de m'avoir donné l'occasion d'écrire ce truc absurde. Merci de me rappeler que l'Internet est un endroit étrange où des inconnus ont des opinions fortes sur d'autres inconnus. Et si jamais tu veux venir me dislike en personne, tu es le bienvenu à la prochaine convention où je serai présent. Je te dédicacerai ce tweet. En 25 000 caractères. À la main. Ça va prendre un moment, mais je suis prêt. En attendant, je retourne faire des vidéos. Des vidéos que certains aimeront, que d'autres détesteront, et que la grande majorité ignorera complètement. C'est le cycle éternel de la création de contenu. Le bouton dislike n'existe toujours pas sur Twitter. Mais si un jour il arrive, je survivrai. Comme j'ai survécu à tout le reste. Aypierre Tondelier
LiamCrsd 🏳️‍🌈@LiamCrsd

@louneshasba69 Vivement le bouton dislike on en peut plus d'aypierre

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#BOSITA PTDR L'ITALIE QUI ECHOUE ENCORE ?! Alors que bon, ils ont monté le nombre d'équipe à 48 pour eux.
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DEMBELEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE BALLON D'OR OUI MERCI #BallonDor
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Ca fait 14 ans que j'ai rejoint le zoo
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@BrybryPokebip MDR JE SUIS MORT (même avec le contexte je me demande s'il fait exprès ou non) mais beau rebranding
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Brybry
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J'y pense........ (Merci Dach, t'es mon seul allié dans cette histoire)
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Skillnez™
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@Newtiteuf Autant sur d'autres sujets ou autre je peux comprendre l'engouement insultant qui peut en découler, autant pour ça, c'est une dinguerie, je capte pas comment ça peut aller aussi loin. Moi j'ai rigolé devant la série de tweet avant de dormir hier
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Julien / Newtiteuf
Julien / Newtiteuf@Newtiteuf·
J'pensais pas faire un hit tweet à +1.5 millions d'impression en demandant à une IA de se battre en combat Pokémon contre moi 😂 En tout cas j'ai vu que ça a fait débattre sur les IA et leur impact, et c'est cool 👌 Mais d'un côté comme de l'autre, aucune bienveillance haha 😂 Oh et j'ai appris — via des insultes — que apparemment je suis un P* cinquentenaire chômeur et que ma maman ne serait pas infirmière. Ça c'est un peu moins cool 🤷‍♂️
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マキシム/Bytell
マキシム/Bytell@Bytell2·
Je suis pas le plus connu, je suis pas le plus beau ni le plus fort, mais qu’est ce que je suis heureux d’en être où je suis, de tout ce que j’ai pu faire dans ma vie. Soyez fiers de vos parcours, et croyez juste un peu en vous des fois ça donne des miracles
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マキシム/Bytell
マキシム/Bytell@Bytell2·
14 ans mon dieu. C’est fou, des fois j’ai l’impression que c’était hier que j’étais posé dans mon salon à pas savoir quoi trop dire devant mon pc. Les aventures vécues, depuis, sont folles. Tout part de ça.
マキシム/Bytell tweet media
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Sheshounet
Sheshounet@Sheshounet·
"les serveurs privés ne sont pas toujours une solution" ben en l'occurrence ça veut dire que ça l'est assez souvent pour être mis en place non? On demande une solution de backup quand le jeu ferme ses serveurs, ça leurs coûte rien que quelqu'un héberge la partie chez lui en privé ou qu'importe la manière... Ça sous entend qu'ils flippent juste de perdre la main sur un jeu, ils préfèrent juste fermer les portes et laisser la licence crever du coup? Sérieux y'a jamais d'argument technique ou économique, toujours des "non bof" sans rien derrière, j'en ai plein le cul de cette industrie full mensonge, full flemme Faut arrêter de prendre les joueurs pour des cons, ils font preuve de la même condescendance que les journalistes pour vieux shnok des débuts 2000 c'est insupportable, faites passer cette demande de législation et interrogez des gens qui vous proposeront des solutions (et il y en a), on demande pas votre avis de porte-parole de chien galeux dont le seul intérêt est de défendre des intérêts financiers bande d'abrutis, lobbyiste de mes couilles, commencez pas à balayer du revers d'une main la demande de plus d'un million de joueurs, utilisez votre putain de cervelle
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Actu Foot
Actu Foot@ActuFoot_·
🕊️ Liverpool communique sur le décès de Diogo Jota : « Le Liverpool Football Club est dévasté par le décès tragique de Diogo Jota. Le club a été informé que le joueur de 28 ans est décédé à la suite d’un accident de la route en Espagne, en compagnie de son frère, André. Liverpool FC ne fera aucun autre commentaire pour le moment et demande que la vie privée de la famille, des amis, des coéquipiers de Diogo et André, ainsi que du personnel du club, soit respectée alors qu’ils tentent de faire face à cette perte inimaginable. » 🙏 (@LFC)
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Julien / Newtiteuf
Julien / Newtiteuf@Newtiteuf·
Ce soir j'ai chanté La Reine des Neiges dans un bar Karaoke avec mon tout premier ex, devenu un de mes meilleur pote aujourd'hui, et c'était génial ✨️ J'voulais juste vous partager ma joie 😘 Bonne nuit 👌
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
Ptdr Deschamps t’es un terroriste
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
@Kialyz Si ça se trouve tu avais une feuille dans les cheveux ou un truc comme ça
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kia
kia@Kialyz·
jsuis censé réagir comment quand un homme me fixe insistement et me souris pendant 10 arrêts de trams putain laissez moi tranquille
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
Je n'ai plus de mots, je suis tellement fier, ENFIN, après toutes ses années de galères, NOUS Y EST c'est trop bon, ça fait du bien, je les aime tous #PSG
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
MAYULUUUUUUU MAIS OUI MAIS VOILÀ C’EST ÇA #PSGINT
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
JE PENSE QU’APRÈS AVOIR VU ÇA ON PEUT MOURIR TRANQUILLE
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
AAAAAAAAAAAAH DOUÉ MON ANGE JE T’AIME AAAAAAAH #PSGINT
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Skillnez™
Skillnez™@SkillnezFR·
DOUUUUUUUUUE VOILAAAA OMG ÇA FAIT DU BIEN #PSGINT
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