De retour après deux semaines passées à Tokyo, Hangzhou, Shanghai, Wuxi et Chongqing.
Entre technologies de pointe, urbanisme maîtrisé, gares impeccables, efficacité collective et culture culinaire d’une richesse exceptionnelle, le retour est assez brutal.
Signalisation confuse dans le RER, dysfonctionnements à répétition, saleté omniprésente… difficile de ne pas ressentir un profond décalage. On a parfois l’impression que notre pays, et plus largement une partie de l’Occident, a renoncé à certaines exigences fondamentales : l’ambition, le respect du collectif, la tradition, la rigueur, le sens de l’effort et la fierté de bien faire.
Ce qui frappe le plus, au fond, ce n’est pas seulement la différence d’infrastructures ou de propreté. C’est la différence d’état d’esprit. Là-bas, on sent encore une forme de projection vers l’avenir, une volonté de construire, d’améliorer, d’avancer.
Ici, trop souvent, on semble s’être installé dans l’illusion confortable de l’oisiveté et de la jouissance immédiate, en oubliant que la prospérité, la beauté et l’ordre ne sont jamais acquis : ils se cultivent, se défendent et se méritent.
À peine rentré, je compte déjà les jours avant mon prochain déplacement. Après quelques heures seulement, j’ai déjà l’impression d’étouffer.
@BetterCallMedhi