Stéphane BROSSARD

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Stéphane BROSSARD

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@StphaneBROSSAR1

Tunisia Katılım Ağustos 2019
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
La France devrait supprimer le SMIC. Et ce serait la meilleure chose qui puisse arriver aux travailleurs les moins qualifiés. Contre-intuitif ? Regardez les données. Les pays les plus riches du monde n'ont pas de salaire minimum légal. Aucun. Zéro. Suède : pas de SMIC. Salaire moyen ~2500€/mois. Chômage 6%. Danemark : pas de SMIC. Salaire moyen ~2400€/mois. Chômage 5.2%. 3ème pays le plus heureux du monde. Suisse : pas de SMIC. Salaire moyen ~3000€/mois. Chômage 2.4%. A voté en 2014 contre l'introduction d'un salaire minimum par référendum. Norvège : pas de SMIC. Chômage 3.6%. Singapour : pas de SMIC général. PIB par habitant 80 000$. Chômage sous 3%. Ce sont les 8 pays de l'OCDE sans salaire minimum légal (Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Islande, Suisse, Italie, Autriche). Salaires médians au-dessus de 20$/h en parité de pouvoir d'achat. Chômage systématiquement inférieur à 6%. Ce sont aussi parmi les pays les plus heureux du monde. Maintenant regardez la France. SMIC à 1400€ net. Taux de chômage : 7.3%. Chômage des jeunes : 17.2%. Plus du double de la Suisse ou du Danemark. Comment c'est possible ? Comment les pays sans SMIC ont-ils des salaires plus élevés et moins de chômage ? Parce que le salaire minimum ne fixe pas le prix du travail. Il fixe le prix en dessous duquel il est illégal de travailler. C'est pas la même chose. Si ta productivité vaut 9€/h et que le SMIC est à 11.65€/h, tu ne seras pas payé 11.65€. Tu ne seras pas payé du tout. Tu seras au chômage. Le SMIC ne protège pas les travailleurs peu qualifiés. Il les exclut du marché. C'est exactement ce que montre la data. Une méta-analyse de Doucouliagos et Stanley (2009), portant sur 64 études et plus de 1000 estimations, montre qu'une hausse de 10% du salaire minimum réduit l'emploi des jeunes d'environ 1 à 3%. En France, le SMIC représente ~61% du salaire médian. C'est l'un des ratios les plus élevés de l'OCDE. Et dans les pays où ce ratio dépasse 50%, le chômage des jeunes dépasse souvent 20%. En Suède, au Danemark, en Norvège, les salaires sont fixés par négociation collective entre syndicats et employeurs, secteur par secteur. 90% des travailleurs suédois sont couverts par des accords collectifs. 82% au Danemark. Les salaires s'ajustent à la productivité réelle de chaque secteur, de chaque région, de chaque niveau de compétence. Résultat : des salaires plus élevés qu'en France et moins de chômage. Le SMIC est un prix plancher. Et comme tous les prix planchers, il crée un surplus. En l'occurrence, un surplus de travailleurs : du chômage. C'est de l'économie de première année. On l'enseigne dans tous les manuels. Mais en France, c'est devenu un totem politique que personne n'ose toucher. Le vrai scandale, c'est que les gens qui défendent le SMIC pensent sincèrement protéger les plus fragiles. Alors qu'ils les enferment dans le chômage ou dans des emplois à productivité artificiellement comprimée. Le SMIC n'augmente pas les salaires. Il empêche les gens d'accéder au premier barreau de l'échelle. Supprimez le SMIC. Laissez les syndicats et les entreprises négocier secteur par secteur, comme en Suède. Remplacez le prix plancher par un impôt négatif (comme le propose Milton Friedman) pour compléter les revenus les plus bas sans détruire l'emploi. Les résultats sont là. Les pays qui l'ont fait sont plus riches, ont moins de chômage, et des travailleurs mieux payés. Mais bon, en France, proposer de supprimer le SMIC c'est comme proposer de supprimer Noël. Tout le monde panique. Personne ne regarde les données.
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RussWEST.FR
RussWEST.FR@RusswestFr12367·
@StphaneBROSSAR1 @jstarks381 @Basket_Infos Mais shaq a été MVP, ALL STAR (titulaire à sa saison rookie),...individuellement comme collectivement il méritait ce salaire par contre Gobert c'est loin d'être son cas...en plus shaq a jamais critiquer des Jokic, Embiid ou Giannis sur le salaire car c'est plus que justifier
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Basket-Infos
Basket-Infos@Basket_Infos·
Tracy McGrady sur l'origine des tensions entre l'ancienne et la nouvelle génération NBA : « C’est l’argent. Vous vous rendez compte que dans les années 90, Reggie Miller et Michael ne gagnaient que 2 ou 3 millions de dollars ? Et c’étaient les tout meilleurs. Je ne pense même pas qu’il y ait encore quelqu’un dans la ligue qui gagne seulement 2 ou 3 millions aujourd’hui. Ces gars gagnent tellement d’argent. C’est l’argent, et la manière dont la ligue s’est énormément adaptée aux joueurs. » via @NBAonNBC
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RussWEST.FR
RussWEST.FR@RusswestFr12367·
@jstarks381 @StphaneBROSSAR1 @Basket_Infos Shaq ne le respecte pas car pour une superstar se qu'il apporte semble faible par rapport au salaire qu'il gagne...je crois que ce qui accentu se manque de respect est le fait qu'il n'est jamais gagné de titre
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
Test de l'algorithme Si vous pouvez voir ce post Commentez le nom de votre pays S'il vous plaît 😉🙏
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Stéphane BROSSARD
Stéphane BROSSARD@StphaneBROSSAR1·
@Benramine_ Et surtout ça n'a bien souvent aucun intéret gustatif ! Certes, on (commence) à manger avec les yeux, mais après, ça suffit pas...
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🌕 BEN 🌑
🌕 BEN 🌑@Benramine_·
comment j’en ai marre des pseudos pâtissiers qui veulent ressembler à Cédric Grolet avec leur trompe l’œil alors que c’est PAS UN TROMPE L’ŒIL, C’EST SI COMPLIQUÉ À COMPRENDRE CE QUE C’EST OU QUOI ????
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Stéphane BROSSARD
Stéphane BROSSARD@StphaneBROSSAR1·
@RusswestFr12367 @Basket_Infos Oui, et non ....y a un peu d'inflation qu'il faut accepter et aussi se dire qu'il en va ainsi de l'explosion de la NBA comme sport mondial. En vouloir aux joueurs d'aujourd'hui, de la part des anciens, est un peu vain quand meme...
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Stéphane BROSSARD
Stéphane BROSSARD@StphaneBROSSAR1·
@Eska80 Tu confonds Lindy effect et finitude (ou pas) des ressources.
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エスカ
エスカ@Eska80·
Je n'aimerais pas être son psy quand il découvrira qu'il a tort. Exemples de ressources finies : - Forme des portables, de l'ergonomie des sites web, des pantalons, des chaussures - l'humour, et les jeux de mots en particuliers, les idées politiques - la créativité en fictions
Brivael - FR@BrivaelFr

Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.

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Stéphane BROSSARD retweetledi
Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
Si vous ne regardez qu'une seule vidéo aujourd'hui, regardez celle-ci. 2 minutes 28. Antenne 2, 1984. Elle est anthologique. Sur le sujet de l'échec et du rapport culturel à l'entrepreneuriat, regardez cette vidéo. C'est Steve Jobs. Sur Antenne 2. En 1984. Le mec qui a inventé l'objet qui vous permet de partager vos idées marxistes depuis votre iPhone. Et qu'est-ce qu'il dit sur la France ? Deux choses. Premièrement, l'échec. Il dit que le problème fondamental de l'Europe c'est le rapport culturel à l'échec. En Amérique, à Silicon Valley, "on passe son temps à échouer, quand on se casse la figure, on se relève et on recommence". En France, si tu loupes ton coup en sortant de l'université, "cela vous suit toute votre vie". En 1984 il posait le diagnostic. 42 ans plus tard, rien n'a changé. Deuxièmement, et c'est là que ça devient magnifique, il dit texto : "Il faut des centaines de mini entreprises de logiciels" et surtout "les capitaux à risque sont plus efficaces entre les mains du secteur privé" et "le gouvernement ne doit pas tenter de mettre la main dessus, elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques". Steve Jobs, 29 ans, sur la télévision française, est littéralement en train d'expliquer aux Français que le capital privé alloué par des gens qui prennent des risques produit plus de valeur que le capital public alloué par des bureaucrates. En 1984. Sur Antenne 2. Devant Mitterrand. Le mec qui a construit la boîte la plus valorisée de l'histoire de l'humanité vous disait il y a 42 ans exactement ce qu'on vous dit aujourd'hui. Et on est toujours en train d'avoir le même débat.
Brivael - FR@BrivaelFr

Exactement. Et c'est un point essentiel : il ne faut jamais blâmer quelqu'un qui a échoué. Jamais. L'échec fait partie du processus. C'est même le signal que tu as essayé, ce que 95% des gens ne font jamais. Et la data le confirme : la majorité des entrepreneurs qui finissent par réussir ne sont pas ceux qui ont réussi du premier coup. Ce sont ceux qui ont échoué, compris pourquoi, et réessayé. Souvent plusieurs fois. Et ton point sur le choix personnel est important. Parfois "l'échec" c'est juste un choix de priorité. Préserver sa famille, sa santé, sa stabilité. C'est pas un échec, c'est de l'intelligence. Et ça n'enlève rien à ce qui vient après. Parce que le truc le plus sous-estimé dans l'entrepreneuriat c'est que la vie est un jeu infini. Tant que t'es vivant, tu peux rejouer. T'as échoué à 25 ans, tu peux réessayer à 30. Tu as fait une pause de 5 ans pour ta famille, tu peux revenir à 40. Il y a pas de date limite. Il y a pas de "trop tard". Le seul game over c'est d'arrêter définitivement de jouer. Et c'est pour ça que la culture de la stigmatisation de l'échec en France est si toxique. Aux US, un mec qui a planté une boîte c'est quelqu'un qui a de l'expérience. En France c'est quelqu'un qui a "raté". Ce rapport culturel à l'échec empêche des milliers de gens de réessayer. Et c'est un gâchis énorme.

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Brivael - FR
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Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
seitnom@seitnom

@BrivaelFr La gâteau ne peut pas grandir indéfiniment avec un nombre fini de ressources, avec une écologie cohérente, et visiblement avec un respect de l'humain et du droit international que ça vous plaise ou pas, il va un jour falloir faire autrement

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Philippe Alcoy
Philippe Alcoy@PhilippeAlcoy·
LA CARTE DE LA HONTE! Les Nations Unies ont voté une résolution pour décréter que la traite esclavagiste des noirs-africains a été le pire crime contre l’humanité. Plus de 400 ans d’esclavage, près de 2 siècles de conséquences racistes et d’exclusion qui impactent toujours les populations noires. Tout ça a des responsables: les colonialistes européens qui ont amassé des fortunes à travers le travail esclave en Amérique. Parmi ces puissances européennes: l’Espagne, le Portugal, la France, le Royaume Uni et les Pays Bas. C’est un vote symbolique mais qui n’aura aucune conséquence concrète. Mais même comme ça, trois pays ont voté CONTRE. Sans surprise: les USA, Israel et l’Argentine du laquais de l’impérialisme Javier Milei. Mais attention: pratiquement tous les pays européens se sont abstenus! Ce serait intéressant d’entendre les arguments des autorités françaises pour justifier leur vote. On voit comment la negrophobie continue à être très forte notamment parmi les « élites » des anciens centres esclavagistes!
Philippe Alcoy tweet media
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Stéphane BROSSARD retweetledi
Jo Zefka
Jo Zefka@JZefka·
Je vois qu'on ironise souvent en relevant que le discours de Bali Bagayoko ressemble, mot pour mot, à un discours d'extrême droite, mais en version "multiculturelle". Je crois qu'il faut être un peu plus précis et mieux situer le problème. Le drame, ce n'est pas que Bali Bagayoko dise que les nouveaux venus Saint-Denis sont «bienvenus » à condition de « participer à la communauté de destin ». Car la notion de "communauté de destin" n'a rien de scandaleux : ce n'est jamais qu'une reformulation de la conception de la nation telle que Renan l'avait énoncée dans son texte "Qu'est-ce qu'une nation ?". a/Le premier problème, c'est d'avoir laissé cette notion de partage d'une communauté de destin à la droite nationaliste, alors qu'elle pourrait être assumée par n'importe quel patriote républicain, de droite ou de gauche. b/Le deuxième problème, c'est que, dans la famille politique de Bali Hagayoko, un vocabulaire de ce type ("vous êtes bienvenus à condition de"), utilisé à l'échelle nationale, serait immédiatement interprété comme un discours raciste ou xénophobe (ce qu'il n'est pas). Car, chez les amis de Bali Hagayoko, quand il s'agit de politique migratoire, on est plutôt du côté du "no border" et de "l'hospitalité inconditionnelle". Double standard, donc. Même remarque pour la deuxième partie de son propos : "respecter ceux qui ont toujours été là, qui ont fait l'identité de ce territoire". Ce n'est plus tout à fait le discours de Renan. Envisagé avec indulgence, ce serait plutôt le "droit à la continuité historique” (Ortega y Gasset). Rien de scandaleux en soi. Mais, là encore, deux problèmes : a/Personne n'a "toujours été là", surtout pas à Saint-Denis, qui comporte une part considérable d'immigrés et de descendants de l'immigration. Ce "toujours" que vise Bali Bagayoko est donc récent. Et c'est le miroir du "toujours" que revendiquent les "Français de souche", expression que vomissent les partisans de LFI (pour de bonnes et de moins bonnes raisons). b/Ce propos identitaire de M. Bagayoko jette, pour la millième fois, une lumière cruelle sur le double standard qu'alimente, en toute inconséquence, depuis une cinquantaine d'années, la majeure partie de la gauche libérale occidentale : - à destination des majorités culturelles (chrétiennes, blanches, bourgeoises), un anti-identitarisme intransigeant (se réclamer de sa culture historique, défendre sa tradition nationale est interprété comme xénophobe et fascisant) ; - à destination des minorités culturelles, un identitarisme à tout crin, qui confine à la fétichisation des différences culturelles (toutes les cultures sont formidables, sauf celle de la nation majoritaire). Ce double standard a d'ailleurs été théorisé et justifié. Les mêmes qui déconstruisent à l'envi les mythologies identitaires occidentales prônent, comme Gayatri Spivak, une des intellectuelles clés de la pensée postcoloniale et lectrice de Derrida, le concept d’« essentialisme stratégique » – conçu comme un recours provisoire (et donc une concession politique) à l’essentialisme. Mais le provisoire, on s'en doute, devient vite définitif. Ironie du multiculturalisme. Il repose sur le relativisme culturel, mais aboutit à la concurrence inexpiable de cultures souvent elles-mêmes exclusivistes et essentialistes.
Surmulot@SurmulotsNews

Gentrification de Saint-Denis suite à l'arrivée de bobos, Bali Bagayoko prévient : 🗣 « Ceux qui sont venus sont les bienvenus à une condition : qu'ils participent à la communauté de destin. C'est-à-dire, respecter ceux qui ont toujours été là, qui ont fait l'identité de ce territoire ».

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Cohaerens
Cohaerens@cohaerentiat·
Depuis les résultats de dimanche les cyclistes ont repris la confiance à Paris. Ils roulent sur le passage piéton avec le port altier, les yeux dans les yeux. Va falloir de nouveau recourir à une pédagogie agressive. "Le feu rouge c'est pas une déco de noël" ça va pas suffire.
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Stéphane BROSSARD retweetledi
Nathalie MP Meyer
Nathalie MP Meyer@MPNathalie·
Il n’y a pas de #blocus à Cuba. Il y a un #embargo américain qui fait que l’île peut commercer avec tous les pays qu’elle veut sauf avec les États-Unis et dans toutes les monnaies qu’elle veut sauf en dollars américains. La réalité, c'est que Cuba a toujours vécu sous perfusion - de l'URSS d'abord, qui s'est effondrée, puis du Venezuela, qui a été incapable de valoriser son pétrole et est tombé dans le même marasme que Cuba, puis... plus rien. Plus rien, car le socialisme est une impasse. Les Cubains eux-mêmes appellent cela le "blocus interne", c’est-à-dire l’échec économique, social et bureaucratique qui ponctue dramatiquement toutes les expériences de "socialisme réel" sans exception. ➡️"CUBA : quand le « BLOCUS » sert d’excuse à toutes les FAILLITES" : leblogdenathaliemp.com/2024/10/23/cub…
Emma Fourreau@emma_frr

Je suis à Cuba en convoi de solidarité 🇨🇺 Pour dénoncer le blocus illégal imposé par Donald Trump et soutenir le peuple cubain face à cette nouvelle agression impérialiste. La crise humanitaire s’aggrave chaque jour : la communauté internationale doit se mobiliser.

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Dr. Epic
Dr. Epic@epic_ht·
@tunisialphanews Tu lis l'article, tu ne trouves rien de pertinent ni de concret, seulement des slogans creux issus d'idées socialistes caduques des années 70, qui ont échoué partout où elles ont été appliquées.
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Stéphane BROSSARD retweetledi
BrickCenter
BrickCenter@BrickCenter_·
There's no such thing as traveling in the NBA anymore. Jalen Green took SIX steps in a 1-point game with 25 seconds left... no call 😭
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Stéphane BROSSARD retweetledi
F A L L Y🇸🇳🤍
F A L L Y🇸🇳🤍@PrinceFally23·
Le seul pays qui a 2 can mais 0 photo avec le trophée 😭😭
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Nabil Djellit
Nabil Djellit@Nabil_djellit·
CAF a sorti l'armée nucléaire. C'est une décision lourde de sens qu'il faudra assumer. Au delà de cette finale controversée, le football africain est complètement à la dérive. Il est temps que la séquence Motsepe se termine. Jamais le football africain n'a été autant politisé.
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Stéphane BROSSARD retweetledi
Sardoche 🇫🇷
Sardoche 🇫🇷@Sardoche_Lol·
@CerfiaFR Sacré karma des homosexuels de tout le Sénégal, ils sont très puissants leurs sorciers.
Français
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