
Que faire à l’assemblée générale du 13 mai de bpost @GLBouchez @Bart_DeWever #petits porteurs (‼️vote jusqu’au 7 mai 16:00) Dans le contexte actuel , tensions sociales, grèves récurrentes et interrogations sur la qualité du management , il est important que les petits actionnaires et l’Etat adoptent une position claire et cohérente, plutôt que passive. L’enjeu n’est pas de “sanctionner” émotionnellement l’entreprise, mais d’envoyer un signal de gouvernance. 1. Ne pas s’abstenir sur les points clés L’abstention est souvent interprétée comme un acquiescement. Dans une situation où la qualité de gestion est questionnée, elle affaiblit le message des actionnaires minoritaires. Il est donc préférable de voter explicitement 2. Voter contre la décharge des administrateurs C’est le vote le plus important. La décharge revient à dire : “nous validons la manière dont le conseil a géré l’année écoulée et nous le protégeons juridiquement”. Dans un contexte de tensions sociales et de fragilité organisationnelle, un vote contre permet de signaler que la gouvernance doit être réévaluée, sans remettre en cause l’existence de l’entreprise 3. Voter contre (ou a minima fortement contester) la politique de rémunération Le rapport de rémunération est consultatif, mais il envoie un signal politique fort. Quand la performance opérationnelle est contestée ou que le climat social est dégradé, valider mécaniquement les rémunérations du management crée un décalage de perception entre résultats et récompenses 4. Être plus neutre sur les points techniques Certaines résolutions (clauses financières, obligations, structure juridique) relèvent de la stabilité du financement et doivent généralement être soutenues. Elles ne concernent pas directement la gouvernance opérationnelle 5. Poser une question publique en AG Le levier le plus efficace pour un petit porteur n’est pas seulement le vote, mais la question posée. Exemple de question pertinente : Comment le conseil d’administration intègre-t-il l’impact des tensions sociales et des grèves dans l’évaluation du risque opérationnel et dans la création de valeur à long terme ? Cette question force le management à relier directement gouvernance, performance et stabilité. 6. Attendre une réaction de l’actionnaire public Lorsque l’État est actionnaire, il devrait adopter la même logique d’exigence que les investisseurs privés : pas de validation automatique, mais une évaluation stricte de la gouvernance et de ses effets à long terme. Conclusion La bonne attitude d’un petit porteur dans ce type d’assemblée n’est ni l’indifférence ni la posture idéologique. C’est une logique simple : voter contre quand la gouvernance est en question, soutenir uniquement ce qui relève de la stabilité technique, et exiger une transparence sur la cohérence entre performance, organisation et climat social. L’Etat devrait faire de même !











