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Face a la situation actuelle au Moyen-Orient et son impact sur les coûts énergétiques, on va lire les interventionnistes nous proposer des mesures comme :
- Promouvoir le télétravail
- Activer le cliquet inversé
- Renoncer à la hausse des taxes et accises
- Instaurer un tarif social élargi
- Mettre en place un chèque énergie exceptionnel
- Geler temporairement certains prix
-…
À ce stade, une constante apparaît.
Lorsque la situation devient tendue, les réponses proposées consistent essentiellement à introduire de la souplesse là où, en temps normal, on accumule des contraintes.
Le télétravail reconnaît que certaines organisations peuvent être laissées à l’appréciation des acteurs.
Le cliquet inversé admet que la fiscalité peut peser significativement sur les prix.
Le renoncement aux accises suggère qu’ajouter n’est pas toujours soutenable.
Puis viennent les correctifs :
le tarif social pour compenser,
le chèque énergie pour réparer,
le gel des prix pour contenir.
Chaque mesure, prise isolément, se défend.
Mais leur juxtaposition est plus instructive.
Elle dessine un système qui, confronté à une contrainte réelle, ne change pas de logique mais multiplie les ajustements pour en atténuer les effets — quitte à corriger aujourd’hui ce qui était assumé hier.
Il en ressort une impression assez nette :
les “mesures fortes” consistent moins à transformer qu’à neutraliser, par touches successives, les conséquences d’un cadre devenu trop intensif pour les circonstances.
Et c’est sans doute là le point le plus intéressant.
Car lorsque la réponse à une crise consiste, de manière répétée, à desserrer ce qui avait été progressivement resserré, cela suggère — sans jamais le dire explicitement — que l’équilibre initial était déjà dépassé.