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Louis TEYRAS
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Louis TEYRAS
@TEYRAS1
🧗♂️ Psychologue, chef d'entreprise retraité, aimant la réflexion avant l'action: on raisonne mieux assis qu'En Marche. #SarahKnafo#LWauquiez#FFillon
Haute-Savoie, Rhône-Alpes Katılım Mayıs 2012
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Activist: "Your cows are putting carbon into the atmosphere."
Farmer: "Where did they get it?"
Activist: "What?"
Farmer: "The carbon. Where did the cow get it before it put it anywhere."
Activist: "From... eating?"
Farmer: "From eating grass. And where did the grass get it."
Activist: "The soil?"
Farmer: "The air. The grass pulled it out of the air last spring. The cow ate the grass. The cow breathed some of it back out. It went back into the air it came from."
Activist: "But it's still going into the atmosphere."
Farmer: "It's going back. There's a difference between a thing going somewhere and a thing going back. You've described a circle and you're frightened of it."
Activist: "Then just don't have the cow."
Farmer: "The grass still dies in autumn. It rots where it falls. The carbon goes back into the air either way, just without anyone getting fed in the middle."
Activist: "It's not that simple."
Farmer: "It's grass, cow, breath, grass. Or it's grass, rot, air, grass. Same circle, fewer dinners. If that's complicated for you I'd stay away from the water cycle. That one's got clouds in it."

English
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"Vieillissant, je ne me dis pas que les promenades en bord de mer seront de moins en moins nombreuses mais je me dis que les attaques de la nostalgie vont se faire de plus en plus fréquentes. Et c’est normal car j’ai plus de passé que d’avenir, donc dans l’équilibre de mon psychisme, il y a davantage de choses faites que de choses à faire. La tentation est grande de se laisser rattraper par le souvenir. Mais je veux encore me fabriquer des moments et non pas en revivre. Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.
Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir.
Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité !
Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir-vivre."
Olivier de Kersauson, Promenades en bord de mer et étonnements heureux

Français
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Hace más de 2700 años, el rey Ezequías de Judá hizo algo con lo que los ingenieros todavía maravillan hoy en día.
Con el ejército asirio de Sennacherib sobre Jerusalem, Ezekiah ordenó a los trabajadores tallar un túnel de 533 metros a través de una roca sólida debajo de la ciudad, conectando el manantial de Gihon con la piscina de Siloam. El objetivo: asegurar el suministro de agua de Jerusalem antes de que comenzara el asedio. Dos equipos comenzaron desde extremos opuestos y se encontraron en el medio, con un error de menos de 30 centímetros. Sin GPS. Sin herramientas modernas. Solo habilidad antigua, luz de antorcha y determinación.
El túnel todavía existe. Puedes recorrerlo hoy. Y en 1880, un niño descubrió una inscripción tallada en su pared, escrita en hebreo antiguo, describiendo el momento exacto en que los dos equipos se cruzaron el uno al otro. Esa inscripción, la inscripción Siloam, es uno de los hallazgos arqueológicos más importantes de la historia bíblica.
Así luce la Biblia Hebrea cuando la arqueología lo confirma. ¿Qué otras maravillas antiguas crees que aún están esperando ser encontradas debajo de Jerusalén? 👇
#israelsheli

Español
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PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : JEAN D’ORMESSON
Jean d’Ormesson vient au monde à Paris le 16 juin 1925, dans une famille où l’histoire de France n’est pas un héritage abstrait, mais une mémoire vivante : charges publiques, fidélités anciennes, magistrature, et parfois cette indépendance devant le pouvoir qui donne à une lignée plus qu’un éclat, une tenue. Son enfance se déroule entre la France, les postes occupés par son père et le sentiment très précoce d’appartenir à un monde déjà menacé. Il aurait pu n’être que l’héritier brillant d’une tradition. Il choisit d’en faire une matière littéraire : non pour la défendre comme un privilège, mais pour y lire la fuite du temps, la fragilité des familles et le charme un peu cruel des choses appelées à disparaître.
Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie, Jean d’Ormesson possède tous les signes de la réussite française. Mais il ne sera jamais un écrivain de système. Ses premiers livres, « L’amour est un plaisir » (1956), « Du côté de chez Jean » (1959), « Un amour pour rien » (1960) et « Au revoir et merci » (1966), installent une voix encore en recherche. On y entend déjà le goût de la grâce, l’art de la conversation, une manière de transformer le souvenir en scène légère. Mais c’est avec « La Gloire de l’Empire » (1971) que Jean d’Ormesson impose véritablement sa singularité. Ce faux récit historique, à la fois savant, ironique et rêveur, invente une civilisation pour mieux interroger toutes les autres. L’empire imaginaire devient un miroir : on y voit passer la puissance, la gloire, l’oubli et cette vanité des grandeurs que l’histoire finit toujours par dissoudre.
Avec « Au plaisir de Dieu » (1974), il revient vers le monde aristocratique dont il est issu. Le livre pourrait n’être qu’un adieu élégant à une France de châteaux, de rites et de généalogies. Il est plus subtil que cela. D’Ormesson y regarde un univers qui s’éloigne, avec tendresse, mais aussi avec lucidité. Il sait que les formes anciennes ont leur beauté, leurs fidélités, leur musique ; il sait aussi qu’elles portent leurs aveuglements et leur part d’injustice.
Dans les années 1970, son nom s’installe au centre de la vie littéraire et médiatique. Élu à l’Académie française en 1973, directeur du Figaro de 1974 à 1977, invité familier des plateaux de télévision, il devient une figure publique autant qu’un écrivain. Cette visibilité lui vaut une immense affection populaire, mais aussi une méfiance critique durable. On lui reproche son aisance, son charme, ses fidélités politiques, cette façon de rendre la culture aimable au risque de la rendre trop lisse. Le reproche n’est pas sans fondement. D’Ormesson a parfois préféré la grâce du mouvement à la profondeur de la rupture. Mais il serait injuste de ne voir en lui qu’un causeur mondain. Derrière le sourire, une inquiétude revient sans cesse : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien, et que faire de la beauté quand tout passe ?
À partir de « Dieu, sa vie, son œuvre » (1981), puis avec « Mon dernier rêve sera pour vous » (1982), « Histoire du Juif errant » (1991), « La Douane de mer » (1994) et « Presque rien sur presque tout » (1996), son œuvre prend de plus en plus la forme d’une méditation mobile. D’Ormesson traverse les siècles, les religions, les peuples, les mythes, les morts illustres. Il ne construit pas des intrigues serrées ; il ouvre des passages, suscite des réflexions.
Ses derniers ouvrages accentuent encore ce mouvement de retour. « C’était bien » (2002), « Qu’ai-je donc fait » (2008), « C’est une chose étrange à la fin que le monde » (2010), « Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit » (2013) et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » (2016) composent une sorte d’adieu prolongé. La vieillesse y devient un observatoire. Jean d’Ormesson regarde sa vie sans vraiment renoncer à la mettre en scène. Il remercie, il s’inquiète, il s’amuse encore, comme si l’élégance devait tenir jusqu’au bord de l’effacement.
Son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade de son vivant, en 2015, consacre autant l’écrivain que le personnage. Cette reconnaissance n’efface pas les réserves : l’œuvre est abondante, parfois inégale, et il lui arrive de préférer l’élan de la formule à la résistance de la pensée. Mais ses admirateurs comme ses détracteurs ont souvent regardé trop vite ce qui faisait sa singularité : d’Ormesson n’a pas seulement voulu rendre la littérature aimable ; il a tenté de maintenir, contre la pesanteur du siècle et contre la complaisance du désespoir, une intelligence capable de sourire sans renoncer à l’inquiétude. Il meurt le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine. Il laisse des livres traversés par quelques questions simples et immenses : le temps, Dieu, la mort, la mémoire, la beauté du monde. Sa légèreté n’est pas une fuite ; elle est une manière de saluer ce qui disparaît sans ajouter du malheur au malheur.

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