Patricia Bakoke Temuni

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Patricia Bakoke Temuni

@TemuniP

Consultant in Business, Human Rights & Sustainability, Founder of Scholarship DRC, Co-host of Dialogue_Avec Podcast amplifying voices from the DRC and beyond.

Europe and beyond Katılım Kasım 2017
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Patricia Bakoke Temuni
Patricia Bakoke Temuni@TemuniP·
Il semblerait que la liberté d'expression en République Démocratique du Congo n'était valable que lorsqu'il s'agissait d'insulter Joseph Kabila et sa famille. Aujourd'hui, toute critique, même constructive, est assimilée à de la haine, de la jalousie, au tribalisme, ou encore à une adhésion à un groupe armé. On dirait qu'ils souffrent tous d'une véritable amnésie ! #RDC
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Patricia Bakoke Temuni
"America First in DRC" While the Trump Administration frames its involvement in the DRC security crisis as a diplomatic win, a closer and more honest examination of the facts on the ground reveals a more troubling picture one where a U.S. intervention labeled a "Peace Deal" with Rwanda has in fact deepened the very crisis it sought to resolve. Before Washington's entry into this process, the Congolese government was actively engaged in direct negotiations with the prominent rebel group AFC/M23, with Qatar serving as mediator. In parallel, African mediators — notably Togo, Angola, and the African Union — had built meaningful momentum toward an inclusive national dialogue and a credible pathway out of the political and security crisis. These were African-led, African-owned processes; the very kind of regional ownership your remarks rightly praise in the context of the Sahel. The DRC-Rwanda Washington Accords, rather than complementing that momentum, effectively handed the Congolese government a political lifeline one that emboldened it to abandon dialogue and peace resolution in favor of continued military escalation. The consequences have been catastrophic, measured not in "diplomatic communiqués", but in the lives of hundreds of Congolese soldiers and civilians lost since that signing. It is worth stating plainly: the vast majority of Congolese people do not view this U.S. involvement as a contribution to peace. Far from the "dealmaker" framing offered in your statement, many see it as a dangerous complication one that introduced a transactional logic into a conflict that demands genuine political resolution, not the calculations of those whose primary interest is economic gain via minerals deals. If America First means prioritizing real outcomes over optics, one must ask: "At what point will the Administration honestly assess whether its involvement in the DRC has brought the Congolese people closer to peace or further from it? @_hudsonc @SecRubio @SecPompeo @USAinDrc @onduhungirehe @RDCongoMAE @US_SrAdvisorAF
Cameron Hudson@_hudsonc

"America First in Africa." This is the most complete vision yet of what the US strategic approach to Africa is in the Trump Administration: Commercial Diplomacy; Foreign Assistance Re-alignment; and Conflict Resolution. Worth reading. state.gov/releases/burea…

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Patricia Bakoke Temuni
«La trilogie identité ethnique, pouvoir coutumier et terre est la base des conflits en RDC. »
Alex Mvuka, Ph.D.@AlexMvuka

Le résumé de l'origine des conflits en RDC La trilogie identité ethnique, pouvoir coutumier et terre est la base des conflits en RDC. Il s'agit d'un héritage colonial. Mais cette question a été instrumentalisée par la gouvernance depuis l'independence de la RDC en 1960. Il y a une absence totale d'un État de droit capable de réguler les relations sociales et de restaurer l'autorité de l'État. Ce phénomène identitaire continue de se manifester aujourd'hui à travers des revendications, par certains groupes, qui se disent « autochtones », en rejetant par motif qu'ils sont de « non autochtones ». Comme conséquence, il y a une contestation de la citoyenneté de certaines communautés (surtout les Tutsi congolais), une discrimination structurelle, il ya eu une création des groupes armés sans aucune revendication politique autre que l'idéologie d'exterminer les autres groupes, des violences ciblées contre cette populations exclue, ainsi que la prolifération de discours de haine et stigmatisants. Les gouvernants sont des acteurs sociaux de ce phénomène discriminatoire: ils assimilent les préjugés raciaux de leurs communautés respectives, mais aussi l'ethnocentrisme politique est un instrument ou un outil pour accéder ou se maintenir au pouvoir. Les puissances étrangères s'impliquent en RDC pas parce que le Congo détient des minerais critiques, mais parce qu'elles ne veulent pas que d'autres puissances puissent y avoir le monopole. Pour les pays voisins, ils s'impliquent en RDC parce que la RDC est perçue comme un espace géopolitique dans les frontières politiques — un espace qui n'est pas gouverné et qui est sans lois. Le pays est presque une jungle, métaphoriquement, avec plus de 200 groupes armés sponsorisés par le pouvoir central et les élites. Dans cet État sans État et sans loi, avec des centaines d'acteurs non étatiques, les pays voisins s'inquiètent pour leur sécurité. Les campagnes de tueries actuelles à Minembwe s'inscrivent dans ces problèmes structurels. L'État congolais ne peut pas survivre sans instrumentaliser la question identitaire. Il s'en sert pour mobiliser le soutien populaire. Les Occidentaux viennent avec des solutions aux conséquences de facteurs lointains de conflit et s'allient aux gouvernants, qui sont eux-mêmes des acteurs principaux du conflit. Raison pour la quelle il y a un cycle de violence. Pour ceux qui veulent savoir, j'ai résumé les causes des conflits en RDC dans ce diagramme.

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Patricia Bakoke Temuni
@parchou12 Très mal ! J'imagine ce que ça veut dire pour la Russie et aussi le Mozambique qui est au coeur des débats ces derniers jours.
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Rima Hassan
Rima Hassan@RimaHas·
Terrorisme israélien de 1948 à nos jours ce sont les mêmes méthodes pour les mêmes objectifs : coloniser toute la Palestine.
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Patricia Bakoke Temuni
Des opportunistes avérés. 🤑 Sans honte en plus.😑
Jean-Pierre Bodjoko@JPBodjoko

🚨🎯🚨 #RDC : Jeunes, ne laissez personne penser à votre place. Sans éthique ni modèles solides, une société s’effondre. Cultivez votre jugement, refusez l’effet mouton de Panurge. Regardez ces deux vidéos : la même personne, deux discours opposés. Comparez. ⬇️

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Patricia Bakoke Temuni
Je vous recommande cet entretien — certes un peu long — entre Tucker Carlson et Joe Kent. J. Kent est un vétéran américain et ancien officier paramilitaire de la CIA, qui vient tout juste de démissionner du poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme. Il nous livre dans cet échange son analyse sur les véritables raisons qui ont conduit les États-Unis à entrer en guerre contre l'Iran. #IranWar
Tucker Carlson@TuckerCarlson

Joe Kent on why we actually went to war with Iran.

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Patricia Bakoke Temuni
@Hd165 C'est une vérité qui nous concerne tous : bien diriger, c'est avant tout savoir. Diriger, c'est la capacité d'anticiper, de gouverner avec vision. Et qui sait — peut-être qu'un jour, ce sera à nous de gouverner. 😉
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HD165
HD165@Hd165·
@TemuniP Ce commentaire mérite un casier de bières… dommage que les décideurs ne le liront certainement pas ou pire ne s’en inspireront que très peu. Que l’avenir me fasse mentir. Cheers!🍻
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[NUANCE] Dans les commentaires, plusieurs ont touché l'aspect environnemental, légal et social. Je vais tenter l'aspect «culturel» de ces constructions, même si celui-là a presque disparu de Kinshasa. Quand on cite Dubaï comme modèle pour Kinshasa, il faut s'interroger : qu'est-ce qu'on admire exactement ? Le béton vitré ? Les palmiers le long de l'eau ? Les shopping Mall ? Le problème n'est pas de construire moderne. Le problème, c'est de le faire en effaçant ce qu'on Est. Le philosophe sénégalais Felwine Sarr parle de «mimétisme développementaliste» — dans son essai «Afrotopia», il rappelle que l'Afrique s'affaiblit quand elle se construit en copiant des modèles extérieurs, au lieu de puiser dans sa propre identité pour imaginer son avenir. Et Kinshasa, quelle est son identité concrètement ? C'est le fleuve comme axe de vie, de commerce, de spiritualité — pas seulement de décoration. Ce sont les marchés vivants, l'énergie des rues, la cour intérieure où la vie communautaire se passe. C'est la musique qui résonne dans les espaces publics et beaucoup d'autres choses. Alors oui, on peut saluer l'ambition de projets comme Waterfront Villas. Mais posons la vraie question aux promoteurs : ce projet crée-t-il des espaces réellement inclusifs, ou une enclave pour quelques-uns avec un accès "toléré" pour les autres ? J'ai vécu plusieurs années dans un immeuble qui surplombe le fleuve à Kinshasa. Ce n'était pas ma meilleure expérience africaine. Une fois à l'intérieur, rien ne montrait que nous étions au Congo. C'est ça le problème. Ces constructions répondent à des logiques purement économiques, sans aucune prise en compte du modèle social. De plus l'exclusion économique qui en résulte est massive. S'inspirer est légitime. Copier est un appauvrissement culturel. Le Congo 🇨🇩 #RDC mérite une modernité qui lui ressemble — ce n'est pas du nationalisme étroit, c'est de la dignité. Les dirigeants devraient l'inscrire dans les politiques urbaines. Car la vraie question pour tout grand projet à Kinshasa reste : dans 50 ans, ce bâtiment racontera-t-il une histoire congolaise — ou une histoire qu'on peut placer n'importe où dans le monde ? Patricia Temuni
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Sharufa@Sharufa_

Comme promis, il est 20h et je suis un peu plus posée pour vous parler de ce que j’ai découvert aujourd’hui au cœur de #Kinshasa… et que beaucoup ne connaissent pas forcément. Avant de juger (ou insulter) prenons juste le temps de lire 😊 Je reste ouverte aux échanges et aux questions. Comme vous, je voulais comprendre ce que le projet Waterfront Villas (situé non loin du fleuve, l’avenue derrière av. Roi Baudouin) apporte concrètement à notre ville, au-delà de l’immobilier. Après les vidéos vues hier, ma curiosité était encore plus grande. Aujourd’hui, grâce à un tweep, j’ai pu visiter le site; plus spécifiquement l’espace prévu pour les promenades, profiter de la vue sur le fleuve, respirer un peu… ainsi que quelques villas. Et franchement : wow. J’ai souvent marché dans ce coin, alors savoir qu’il y aura bientôt une vraie promenade, ouverte, moderne et accessible à TOUS… ça change tout. Oui, on pourra y accéder, continuer à courir et profiter de l’espace. C’est aussi ça qui fait la beauté des villes comme Dubaï, par exemple. Et enfin, ça commence chez nous.

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Patricia Bakoke Temuni
@dodyliengola Il n'y a pas de quoi, merci à vous de prendre le temps de lire. Je pense que c'est important de donner les bonnes informations aux gens, même si nous sommes encore peu à le faire.
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Patricia Bakoke Temuni
Absolument, Cher Bienvenu Ce qui m'a frappée dans mon expérience, c'est exactement ça : je me sentais confortable, mais profondément mal à l'aise face à l'écart entre mon logement et la réalité culturelle qui m'entourait. Un luxe déconnecté de son contexte, ce n'est pas vraiment chez soi. 🙃 Au Congo, nous avons besoin de politiques urbaines qui réduisent les inégalités — pas qui les normalisent, ni les accentuent.
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Bienvenu Matumo
Bienvenu Matumo@matumo_b·
Absolument chère Patricia. Les villas issues de ces projets visent une catégorie aisée, ce qui participe à créer des villes exclusives et injustes marquées par les inégalités, contre au droit de la ville… Encore une fois, Jennifer Robison en parle dans son livre sur les « ordinary cities » en critiquant le fait que les villes africaines prennent pour modèle, la ville occidentale et aujourd’hui la ville moyenne orientale s’éloignant de nos cultures et représentations de citadinités essentielles à notre espace de vie. La ville c’est aussi le lieu des invisibles qui vivent dans les espaces aquatiques et espaces verts…. Pratiquer la ville, c’est avoir la capacité d’être connecté au reste de la ville et pas être enfermé dans les enclaves urbaines ou les gated communities…
Patricia Bakoke Temuni@TemuniP

[NUANCE] Dans les commentaires, plusieurs ont touché l'aspect environnemental, légal et social. Je vais tenter l'aspect «culturel» de ces constructions, même si celui-là a presque disparu de Kinshasa. Quand on cite Dubaï comme modèle pour Kinshasa, il faut s'interroger : qu'est-ce qu'on admire exactement ? Le béton vitré ? Les palmiers le long de l'eau ? Les shopping Mall ? Le problème n'est pas de construire moderne. Le problème, c'est de le faire en effaçant ce qu'on Est. Le philosophe sénégalais Felwine Sarr parle de «mimétisme développementaliste» — dans son essai «Afrotopia», il rappelle que l'Afrique s'affaiblit quand elle se construit en copiant des modèles extérieurs, au lieu de puiser dans sa propre identité pour imaginer son avenir. Et Kinshasa, quelle est son identité concrètement ? C'est le fleuve comme axe de vie, de commerce, de spiritualité — pas seulement de décoration. Ce sont les marchés vivants, l'énergie des rues, la cour intérieure où la vie communautaire se passe. C'est la musique qui résonne dans les espaces publics et beaucoup d'autres choses. Alors oui, on peut saluer l'ambition de projets comme Waterfront Villas. Mais posons la vraie question aux promoteurs : ce projet crée-t-il des espaces réellement inclusifs, ou une enclave pour quelques-uns avec un accès "toléré" pour les autres ? J'ai vécu plusieurs années dans un immeuble qui surplombe le fleuve à Kinshasa. Ce n'était pas ma meilleure expérience africaine. Une fois à l'intérieur, rien ne montrait que nous étions au Congo. C'est ça le problème. Ces constructions répondent à des logiques purement économiques, sans aucune prise en compte du modèle social. De plus l'exclusion économique qui en résulte est massive. S'inspirer est légitime. Copier est un appauvrissement culturel. Le Congo 🇨🇩 #RDC mérite une modernité qui lui ressemble — ce n'est pas du nationalisme étroit, c'est de la dignité. Les dirigeants devraient l'inscrire dans les politiques urbaines. Car la vraie question pour tout grand projet à Kinshasa reste : dans 50 ans, ce bâtiment racontera-t-il une histoire congolaise — ou une histoire qu'on peut placer n'importe où dans le monde ? Patricia Temuni

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MATT FILS
MATT FILS@MattFils40·
C’est une preuve que vous ignorez largement les réalités de l’Est du pays et la dynamique de ses frontières. Depuis des décennies, les populations de Bukavu et de ses environs utilisent Kamembe comme point de passage naturel pour se rendre à Kigali et dans d’autres villes de la région. Entre Bukavu et Kamembe, il ne faut qu’une dizaine de minutes. Cette proximité n’est pas un détail : elle structure la vie économique, sociale et même familiale des habitants. Les échanges transfrontaliers ne sont pas une exception, mais une normalité ancrée dans le quotidien. Ignorer cette réalité, c’est analyser la situation de l’Est avec un regard déconnecté du terrain. 🤔🤔🤔
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Mukuwa Kudi Scotty
Mukuwa Kudi Scotty@scottymukuwa·
@TemuniP Le conflit majeur en RDC est l’hégémonie rwandaise sur toute nos institutions, en résolvant ce problème nous serons 70% de la résolution globale et 30% les congolais en parleront entre eux
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Patricia Bakoke Temuni
Les fractures internes du Congo sont profondes, sans un règlement sérieux de ses problèmes structurels, la crise perdurera bien au-delà du seul conflit avec le Rwanda. Les défilés à Washington ne régleront pas le problème Congolais. 😏 rfi.fr/fr/afrique/202…
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Patricia Bakoke Temuni
Chez nos voisins du Congo-Brazzaville, le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Union Africaine, et ces pays occidentaux si prompts à donner des leçons de démocratie — le silence est assourdissant. Pas un mot sur des élections transparentes, pas un mot sur un transfert du pouvoir. Et surtout, pas d'Ida Sawyer pour réclamer « une pression accrue sur Sassou Nguesso pour le convaincre de changer de cap ». Apparemment, 41 ans au pouvoir ne méritent pas le même acharnement que celui qu'a subi Joseph Kabila ? #comprenne_qui_pourra
Denis Sassou-N'Guesso - Officiel@SassouNGuesso_

94, 82 % Merci pour votre confiance absolue ! Vous avez tenu parole, à nous de tenir la nôtre.

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