
Chers amis,
Aujourd’hui, l’État d’Israël célèbre Yom Yérouchalaïm.
La Journée de Jérusalem.
Une journée instaurée pour commémorer la réunification de la ville, après la reprise de Jérusalem-Est durant la Guerre des Six Jours en 1967.
Mais pour le peuple juif…
Jérusalem n’a jamais vraiment été divisée dans les cœurs.
Même lorsque ses pierres nous étaient interdites,
son souvenir ne nous a jamais quittés.
Jérusalem n’est pas une ville.
C’est une histoire d’amour.
Une passion vieille de plusieurs millénaires.
Un lien qu’aucun exil n’a réussi à briser.
Depuis toujours, le peuple juif tourne son cœur vers elle.
Dans la joie.
Dans les larmes.
Dans les prières.
Jérusalem est née avant même notre histoire.
Selon nos Sages, c’est de sa poussière qu’Adam fut créé.
Là même où s’élèvera plus tard le mont du Temple.
Comme si, dès le commencement du monde,
D.ieu avait déjà choisi cet endroit.
Avraham y monta avec Its’hak.
David y établit son royaume.
Chlomo y construisit le Temple.
Et depuis…
Chaque génération rêve d’elle.
Parle d’elle.
Pleure pour elle.
Même loin d’elle, le Juif ne l’oublie jamais.
Trois fois par jour, il prie dans sa direction.
Sous la ‘Houpa, il casse un verre pour elle.
À Pessa’h, il murmure :
"L’an prochain à Jérusalem reconstruite."
Même dans les moments les plus heureux,
il manque quelque chose tant qu’elle n’est pas pleinement reconstruite.
Jérusalem traverse nos chants.
Nos bénédictions.
Nos souvenirs.
Nos espérances.
Rabbi Yéhouda Halévi écrivait :
"Mon cœur est à l’Orient."
Et des siècles plus tard…
le cœur du peuple juif y est toujours.
Pourquoi ?
Parce que Jérusalem représente plus que des pierres.
Elle représente la Présence divine.
L’unité.
La sainteté.
L’éternité.
Le roi David l’a transformée en capitale spirituelle du peuple juif.
Une ville capable de réunir des tribus divisées.
Un lieu où la justice devait rencontrer la bonté.
Jérusalem est construite sur un équilibre fragile :
la rigueur et la paix.
la vérité et l’amour.
Et peut-être est-ce cela, son secret.
Elle est la ville qui oblige l’homme à se dépasser.
À regarder plus haut.
Plus loin.
Plus profondément.
Même aujourd’hui, après tant de guerres et de destructions,
elle continue de faire battre le cœur du monde.
Car Jérusalem n’appartient pas seulement à l’Histoire.
Elle appartient à l’âme juive.
Et tant qu’un Juif existera quelque part sur terre,
une partie de son cœur murmurera toujours :
"Si je t’oublie, Jérusalem…"
Rav Nathaniel Mimoun pour Torah-Box
👉 Horaires de Chabbath : torah-box.com/calendrier/cha…

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