Chiche ?
« Homme, promène-toi seul, cause avec toi-même et ne te cache pas dans un chœur. Laisse-toi parfois railler, regarde bien et rentre en toi-même afin de savoir qui tu es ».
Épictète
#MardiConseil
Mort de la librairie Fontaine (nom illustre), rue de Sèvres, à Paris. Le marché de l’occasion explose. Celui du neuf plonge. Les livres sont trop chers et trop nombreux. Les auteurs sont les jouets de variables d’ajustement. L’économie de l’édition est à repenser entièrement.
Et merci aussi au TCE d'offrir cette version concert de Siegfried le 19 avril prochain. Les détricoteurs détricotés pourront toujours aller détricoter leurs névroses chez un psy.
Dans la mélasse hivernale
Envie de jeunesse, de franchise et de soleil. Appelons Siegfried à la rescousse - il balaiera de son souffle les remugles.
youtube.com/watch?v=LIHH_e…
@CloChapuis Je sors tout juste de Wagner (Siegfried sur France Musique), je replonge dans Rimbaud - schizophrénie du pauvre…
Bonne soirée Claudine !
T.
@TorrensSous Et si la réponse était dans la graphie du "Je"?
Tantôt cercle vide, "E blanc"
Tantôt plein
"Je" parlant de voix multiples puisque "Je est un autre".
Quelle chance d'avoir échappé aux experts contemporains: ils diraient schizophrénie.
Bonne soirée T:-)
Âge d’or.
La virgule trop accentuée, la date raturée, l’écriture nerveuse…
Symptômes d’ébriété ?
Ou vibrations du génie à la pointe de la plume ?
#Rimbaud
@RockpourlesNuls 😁 Et pourquoi donc la jeunesse serait déjà passée après 17 ans ?
Pour le plaisir : la même erreur dès le début du poème.
« SR de tous les pays, unissez-vous ! »
@TorrensSous Sans compter ces trois points de suspension fautifs après etc. Mais bon on est pas sérieux quand il faut que jeunesse se passe (de mémoire, je cite, pas sûr de ma précision).
@JeanMarcParisis@CloChapuis Un quasi-trauma pour certains.
Gottes Schweigen
Trank ich aus dem Brunnen des Hains.
(Le silence de Dieu
Je l’ai bu dans la fontaine du bosquet.)
Georg Trakl
"Enfant de la Bretagne, les landes me plaisent."
Chateaubriand
"Je participe aussi de ces landes, elles m'ont souvent déchiré, mais j'aime cette lumière de feu follet qu'elles entretiennent dans mon cœur."
André Breton ( né le 19 février 1896)
What else... sinon Max Lorenz ?
On en finira jamais de comparer les génies respectifs de deux artistes si différents.
Ici, point de chocolat trempé dans le café noir. Plutôt l'éclat de l'argent sur les chairs vives.
youtube.com/watch?v=1t79hM…
Tristan interprété par Melchior, le nec plus ultra du chant wagnérien.
D’une Isolde à l’autre (Frida Leider, Kirsten Flagstad, Helen Traubel), le même goût de chocolat trempé dans le café noir.
What else ?
« S'éteindre à Missolonghi d'une fièvre maligne, au milieu d'une assemblée de brutes épaisses plus préoccupées de s'entre-tuer que de massacrer du Turc, c'est désolant quand on a cherché la balle qui frappe en plein front ou le cimeterre qui décapite. »
Les Poneys Sauvages
« L'existence de Byron n'est d'ailleurs poétique que si l'on est indulgent : une longue suite de caprices odieux, de reniements, de cynisme et de bravades sociales. Il a même raté sa mort »
Les Poneys sauvages - Michel Déon
Dostoïevski est un écrivain rare parce qu’il sait relier l’intime et le commun. Il déterre ce que nous avons de plus fragile pour en faire une vérité universelle. Dans les Carnets du sous-sol, il nous tend un miroir discret mais implacable : il nous fait descendre dans cette « cave » intérieure où s’accumulent les petites humiliations, les rancœurs, la peur d’être vu tel que l’on est.
Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il éclaire une tentation très humaine : rester attaché à sa blessure, parce qu’elle est familière, plutôt que risquer la guérison et s’employer à vivre. Le narrateur veut être reconnu, mais il se défend de tout par l’ironie, la contradiction, le retrait. Il souffre, et il se fait souffrir encore, comme si la douleur était devenue une manière d’exister.
Dostoïevski ne moralise pas. Il regarde. Et il laisse une leçon simple, presque tendre : la vengeance n’apaise pas, elle enferme ; la vérité, elle, libère. La force commence peut-être là, dans l’acceptation de sa fragilité, dans ce pas vers soi et vers l’autre qui coûte, mais qui ouvre et libère.
En 2026, dans un monde où la colère circule vite, c’est une boussole précieuse : ne pas faire de sa blessure une identité, ne pas laisser le ressentiment gouverner sa vie.
Stoïcisme pour les nuls, leçon 4.
« Des enfants aimables et vifs ne nous incitent-ils pas à jouer avec eux, à marcher à quatre pattes, à balbutier comme eux ? ».
Si Epictète lui-même y cédait, je me dis que rien n’est perdu.
#SamediFamilly
Stoïcisme pour les nuls, leçon 3
- Où est le bien ?
- Dans la volonté
- Et le mal ?
- Dans la volonté
- Et ce qui n'est ni bien ni mal ?
- Dans ce qui ne dépend pas de la volonté
- Et qui d'entre nous, sorti d'ici, se souvient encore de ces formules ?
Epictète
#JeudiConfession