Yann Habasque

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@YannHabasque

Just because you're offended, doesn't mean you're right R.Gervais Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. St Augustin

Katılım Kasım 2010
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François Camé
François Camé@FrancoisCame·
Je me souviens. Il y a pile 45 ans, je passais l'oral le plus court de ma vie. Il a duré très exactement 15 secondes. Et j'en ai tiré des leçons. Le professeur s'appelait Georges Tapinos. Il était le prestigieux patron de l'Institut National des Etudes Démographiques (INED). Et il tenait à Sciences Po un séminaire intitulé "Evolution et permanence de la théorie économique"... ... Ce qui était assez flou pour qu'il puisse raconter ce qu'il voulait, dans l'ordre où il le voulait, et de la façon qu'il souhaitait. Lors de son premier cours, nous étions 220 à l'écouter, dans le grand amphithéâtre Boutmy. Mais il s'est révélé si aride, si ardu et si abscons, notamment en matière mathématique et statistique, que plus d'un quart des élèves ne sont pas revenus, pour son second cours. Lequel fut pire. Et cela a continué ainsi pendant 3 mois. Jusqu'à ce qu'on se retrouve à 8, dans une petite salle, au deuxième étage. Là, il a dit : "Bon, on va maintenant pouvoir être moins compliqué". Il est quand même resté très difficile à suivre. Dès lors, pour le comprendre, il fallait lire. Lire vraiment les œuvres des auteurs dont il parlait, lire leurs critiques, et réfléchir. Cela ne se faisait pas trop, à Sciences Po, où l'on travaillait tellement que la plupart du temps, les élèves se contentaient d'apprendre sagement ce qu'on leur disait de croire, sur les œuvres inscrites au programme. Mais, en dépit de mes lectures, j'avoue que souvent, G. Tapinos expliquait des choses que je ne comprenais pas bien. Dans ce cas, je ne l'interrompais pas. J'allais le voir, après le cours. Et là, lui, le patron débordé de l'INED, prenait un temps infini pour expliquer, détailler. Au point qu'à plusieurs reprises, nous allions terminer la discussion au Basile, le bistrot à côté de Sciences Po. J'en sortais intensément heureux. Il n'a fait qu'un cours "simple". Sur "Le parapluie et les utopistes français". 🙂 Il avait fait venir un copain, dont j'ai hélas oublié le nom. Qui, partant du fait que Proudhon, Fourier, Cabet souhaitaient couvrir les trottoirs pour protéger les passants du soleil et de la pluie - alors que les libéraux préféraient le parapluie individuel - expliquait, sous cet angle, toute la philosophie économique du "socialisme" pré-marxiste, en France. C'était brillant - et concret. Mais, le reste du temps, Georges Tapinos flottait dans ses limbes, avec passion. Surtout, il n'enseignait pas seulement ses certitudes. Il expliquait ses doutes. C'était passionnant. Ce fut même le professeur le plus passionnant que j'ai eu à Sciences Po. Et, peut-être parce qu'il était né à Athènes, et qu'il était d'origine grecque, j'ai toujours pensé qu'il enseignait comme Platon ou Aristote enseignaient. En sélectionnant les plus coriaces, les plus avides de connaissances. Et petit à petit, en les poussant à lire, à réfléchir. A s'accoucher d'eux-mêmes. Puis vint l'oral. Après avoir enseigné à 8 élèves pendant des mois, après avoir discuté avec chacun, il nous connaissait bien. Mais il fallait un oral, pour que le séminaire soit "validé". Il était assis dans une petite salle, derrière un bureau. Je me suis approché, l'ai salué, me suis assis en face de lui. J'ai, comme on nous l'apprenait, posé ma montre à plat sur le bureau, afin de bien calculer le temps, et de rester dans les 10 minutes que devait durer un oral. Et là, il m'a demandé : - "Que pensez vous de Keynes ?" J'ai eu un vertige. Une panique. En économie, John Maynard Keynes est un monument. Un auteur immense. J'avais presque tout lu de lui; lu les néo-keynésiens, les critiques de Keynes. Mais comment faire une synthèse ? Alors, le temps que je mobilise mes neurones pour tenter de trouver un plan englobant tout ce que je savais, j'ai dit, très sincèrement, la première chose qui m'est venue - à laquelle je crois toujours : - "Keynes... ? C'est bien écrit". Il m'a regardé, a hoché discrètement la tête, en signe d'approbation. Puis il a répondu : - "Je vous remercie. Bonne journée." Et du geste, il m'a m'invité à me retirer. J'ai repris ma montre. Le tout avait duré 15 secondes. Et je suis sorti, un peu éberlué. Il m'a mis 16/20. Ce qui, à l'époque, à Sciences Po, était considéré comme une très bonne note. Je ne sais pas si Platon ou Aristote faisaient passer des oraux. Je ne pense pas. En tout cas, j'en ai gardé l'idée qu'un grand enseignant n'est pas là, d'abord, pour évaluer / noter / juger. Mais pour passionner tellement ses élèves, qu'il n'a même plus besoin de les noter. J'y pense encore, aujourd'hui... ... Et si le Paradis existe, j'avoue : j'aime à m'imaginer que Georges Tapinos y discute des heures, avec Pareto, Galbraith, Keynes, Schumpeter ou Solow. Autour d'un verre de résiné bien frais.🙂
François Camé tweet media
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Jo Zefka
Jo Zefka@JZefka·
Question à ceux qui militent pour une réforme de l'orthographe : croyez-vous que c'est en modifiant les règles d'accord du participe passé, en abolissant quelques irrégularités et enterrant les accents circonflexes que vous allez répondre à ça 👇? Ça, c'est-à-dire les carences rédactionnelles, grammaticales, orthographiques de dizaines de milliers de bacheliers qui se retrouvent à l'université, et parfois même en études de lettres. Ce relevé de quelques fautes n'est pas le miroir fidèle des copies que l'on corrige en première année, mais il en est un échantillon significatif. Et il y a pire ailleurs. Alors, je veux bien qu'annoncer, un mois avant le bac, qu'on sera intransigeant sur la langue française ait quelque chose de dérisoire, d'inutilement angoissant et même d'un peu hypocrite. On ne rattrape pas au dernier moment des années d'impéritie et d'abandon : le mal vient de plus loin. Mais au moins l'hypocrisie est-elle l'hommage du vice à la vertu. Et si, plutôt que de hurler à la sélection sociale (comme si les enfants de milieu modeste n'étaient pas les premières victimes de ce renoncement à l'exigence), on se mettait d'accord sur la gravité des faits, on aurait déjà fait un petit pas dans la bonne direction...
Jo Zefka tweet media
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Jean Quatremer
Jean Quatremer@quatremer·
@_Rachton @franceinfo "Sale chien", c'est curieux ces insultes animales qui vont de pair avec les insultes sexuelles et homophobes
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Ferghane Azihari 🌐
Ferghane Azihari 🌐@FerghaneA·
Si l'assassin de Samuel Paty avait crié Heil Hitler, nous aurions eu droit - à juste titre - à une vidéo condamnant sans la moindre nuance l'idéologie du tueur. Dès lors que la religion d'amour et de paix est impliquée, l'urgence est de dénoncer « la récupération » en imputant l'assassinat aux réseaux sociaux, aux défaillances réelles ou supposées de la police ou à je ne sais quel autre facteur extérieur à la superstition dont se réclame l'assassin et que l'on se refuse à examiner de près. Quand le terroriste montre Allah, l'idiot regarde « l'extrême-droite ».
L'Humanité@humanite_fr

Timing, contexte de sortie, instrumentalisation par l'extrême droite… Comment imposer un autre récit du film "L'Abandon" et en faire un outil "utile" à la gauche ?

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François Camé
François Camé@FrancoisCame·
Attention, @JFaerber . Mesurez vos propos. En tant que préfet d’Eure-et-Loir, de 1939 à 1940, Jean Moulin a participé à la répression des militants communistes, après la signature du Pacte germano-soviétique (août 1939). Il jugeait que leur soutien aux nazis était une "abominable trahison" et transmettait des tracts communistes aux autorités. Il aurait donc jugé que le soutien de LFI à la Russie et autres dictateurs était aussi une abominable trahison. Il aurait donc évidemment refusé de soutenir LFI. Comme l'a fait Gilles Lellouche. Et il vous aurait mis en prison, je pense. Bref, à vos yeux, Jean Moulin aurait été un fasciste.🙂
Johan Faerber@JFaerber

Compliqué de faire la promo de son Jean Moulin sans dire un seul instant que, comme Raphaël Arnault, Jean Moulin est avant tout un antifasciste. Ou comment un film sur un antifasciste souscrit à la politique de dépolitisation du Rassemblement National. Vive l’antifascisme.

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First thing that comes to your mind? 😞
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The Sopranos Guy™
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In your opinion, which is the worst Sopranos episode?
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Melodies & Masterpieces
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Remembering the great Ray Manzarek, who passed away 13 years ago today.
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Melodies & Masterpieces
Melodies & Masterpieces@SVG__Collection·
On this day in 1964, The Animals recorded “The House of the Rising Sun”
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Jean Quatremer
Jean Quatremer@quatremer·
Le film que les idiots utiles de l'islamisme ne peuvent que détester: on y voit la démonstration implacable que l'islamophobie ne tue que ceux qui en sont accusés #jesuisCharlie
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The Sopranos Club
The Sopranos Club@TheSopranosClub·
What’s going on here? WRONG ANSWERS ONLY
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Jo Zefka
Jo Zefka@JZefka·
Résumé de cet article stupéfiant du @Huffington sur L'Abandon, le film sur les derniers jours de Samuel Paty : le film est d'une honnêteté scrupuleuse, son scénario est irréprochable et sa distribution impeccable... mais il suscite "un malaise profond", non pour ce qu'il est, mais à cause des motivations forcément suspectes qui ont présidé à sa production... Je n'ai pas encore vu le film, mais je dois avouer que ce néostalinisme bien-pensant me donne envie d'y courir. huffingtonpost.fr/culture/articl…
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Eugénie Bastié
Eugénie Bastié@EugenieBastie·
Sur le livre de Pierre Vermeren "France-Algérie, de 1962 à nos jours" Pourquoi, alors que la guerre d’Indochine a fait plus de morts que la guerre d’Algérie, n’existe-t-il pas le même ressentiment des populations vietnamiennes ou cambodgiennes à l’égard de la France ? Parce que la querelle avec la France n’est pas seulement une séquelle de l’histoire, mais le produit d’une instrumentalisation par le pouvoir algérien. Après la guerre civile des années 1990, qui a coûté la vie à près de 200.000 Algériens, le président Bouteflika entreprend une politique de réconciliation nationale. Pour forger l’unité, rien de mieux qu’un bouc émissaire : la haine de la France sera le ciment de la dictature. C’est pour cela que le mot de Macron sur les « mabouls » est profondément injuste. Les mabouls ne sont pas de notre côté de la Méditerranée. Ce ne sont ni Bruno Retailleau, ni les « identitaires », ni « l’extrême droite » qui sont responsables de la dégradation de la relation avec l’Algérie. Les idiots utiles qui accablent la France ressemblent à ces intellectuels de gauche qui pensaient que la guerre froide était de la seule responsabilité des États-Unis, niant que l’URSS avait besoin de cette confrontation existentielle pour masquer la faillite de son système. La France doit cesser de se vivre comme l’héritière éternelle du péché colonial, et l’Algérie doit cesser de faire de la France l’alibi de ses échecs. Il serait temps de sortir de la névrose pour adopter une « relation normale ». lefigaro.fr/vox/monde/euge…
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Naïma M'Faddel
Naïma M'Faddel@naimamfaddel·
En fait @yseultofficiel on en peut plus de ces jérémiades ! Vous posez la question : « qu’est-ce qu’on doit à la France ? » bah TOUT !!! Nos parents sont venus librement après les indépendances, parce qu’ils savaient ce que la France offrait : un salaire décent, une école publique, un médecin, une protection sociale. Ce choix, des millions d’Italiens, de Portugais ou d’Espagnols l’avaient fait avant eux. Et vous, Madame, qui posez cette question sur un plateau de télévision français, protégée par sa liberté d’expression, honorée par ce pays que vous critiquez (notamment désignée marraine du Sommet de la Francophonie), et visible à des millions de Français : vous êtes vous-même la réponse vivante. Si la France avait tout pris à nos parents, pourquoi ils sont venus, pourquoi tant de gens continuent d’y venir, d’y rester, d’y faire venir leur famille ? Pourquoi les retours volontaires sont-ils si rares ? La #France n’a pas de dette éternelle envers ceux qui utilisent ses institutions et ses honneurs pour la dénigrer. On lui doit le respect de ses lois, l’effort d’intégration, la contribution, et un minimum de reconnaissance. Ce n’est pas de la soumission. C’est la base de tout pacte civique digne de ce nom. Le ressentiment est une posture. Il entretient une blessure dont certains ont besoin pour exister. Il ne construit rien.
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Yann Habasque
Yann Habasque@YannHabasque·
@Albert_Potiron Edit : super itw (je me l'étais mise sous le coude), encore une fois ai-je envie de dire...
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Albert Potiron
Albert Potiron@Albert_Potiron·
Profession rock critic. Avec Christian Eudeline, j'ai discuté ACDC, David Axelrod, Iggy Pop, Freelance, Nana Mouskouri, Led Zeppelin, Jean Bouchety, Jean-Jacques Perrey, Michel Polnareff, Patrick Eudeline, etc. Bonne lecture! N’hésite pas à RT. gonzai.com/profession-roc…
Albert Potiron tweet media
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