votre libératrice ❄️🇨🇲@Nouchka__9
Divine Mbarga Atangana avait 11 ans.
Elle a quitté sa maison après une dispute d’enfant. Elle n’est jamais rentrée.
Elle était chez la famille d’un de ses camarades de classe. Chez des gens qu’elle connaissait. Chez des gens en qui elle aurait pu avoir confiance. Et c’est là, dans cette maison, qu’elle a supplié. Qu’elle a crié au secours. Qu’elle a appelé sa mère. Qu’elle a vomi de douleur. Et celui qui lui faisait ça ne s’est pas arrêté.
De 23h à 5h du matin. Six heures. Six heures pendant lesquelles une enfant de 11 ans criait, appelait, suppliait. Six heures pendant lesquelles des adultes entendaient sa voix et choisissaient de se rendormir. Personne n’a ouvert une porte. Personne n’a bougé. Personne n’a appelé qui que ce soit.
Et après l’acte, il lui a pris la vie.
Ce n’est pas seulement un crime commis par un homme. C’est un crime rendu possible par tout un entourage qui a décidé que sa nuit tranquille valait plus que la vie de cette petite fille.
11 ans.
Le suspect arrêté est le père de son camarade. Ce détail dit tout sur le monde dans lequel nos filles grandissent. Le danger ne vient pas d’un inconnu dans la rue. Il vient du quartier, des gens qui vous connaissent par votre prénom, des maisons où on vous laisse entrer.
Nous exigeons que la justice camerounaise traite cette affaire avec toute la rigueur qu’elle mérite. Nous n’accepterons pas le silence. Nous n’accepterons pas les lenteurs. Nous n’accepterons pas qu’on protège l’identité d’un homme qui a volé la vie d’une enfant pendant que cette enfant appelait sa mère.
Justice pour Divine. Pas demain. Maintenant. #justicepourdivine 🕯️