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@alouxe01

Artisan à temps plein et sportif aux heures perdues

Katılım Haziran 2011
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Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu@SebLecornu·
La délinquance du quotidien pèse sur la vie des Français. Le projet de loi RIPOST, vise à donner aux forces de l’État les moyens d’agir face aux comportements violents, incivilités et nuisances qui altèrent la qualité de vie de nos concitoyens.
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Le20h-France Télévisions
Le20h-France Télévisions@le20hfrancetele·
🔴Quand LFI fait les questions et les réponses. Jean-Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse où les médias traditionnels n’étaient pas les bienvenus. L’Œil du 20h y est tout de même allé. #JT20h
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@BFMTV Ce qui est fascinant avec l'extrême gauche, c'est que ce sont toujours les hystériques qui s'expriment. Zéro débat. Zéro crédibilité.
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BFM
BFM@BFMTV·
"C'est très bien de retirer le LBD aux policiers municipaux", estime Elsa Marcel, conseillère élue (Révolution permanente) de Saint-Denis
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Boulevard Voltaire
Boulevard Voltaire@BVoltaire·
Seine-Saint-Denis : deux blessés graves dans une fusillade à la kalachnikov en pleine rue- Par Boulevard Voltaire Le jour où le maire de Saint-Denis annonce vouloir désarmer sa police municipale. bvoltaire.fr/seine-saint-de…
Boulevard Voltaire tweet media
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Ꭺ Ꮮ Ꭼ ㄨ 🐻@alouxe01·
C'est une méconnaissance totale de la réalité opérationnelle des policiers municipaux. Contrairement aux idées reçues, ils bénéficient souvent de budgets de formation et d’entraînement au tir plus conséquents que leurs collègues nationaux. Surtout, en tant que primo-intervenants, les envoyer en première ligne sans moyens de défense face au danger est une aberration tactique qui frise l’irresponsabilité.
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Max
Max@Maxleharmek·
@alouxe01 @GG_RMC Ben le taff de la police municipale c'est faire dans la proximité, pas le répressif. 🤷‍♂️ Si vous voulez des flingues, il faut plus de police nationale, beaucoup mieux formé pour cela.
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Les Grandes Gueules
🔴 À Saint-Denis, le nouveau maire LFI commence à désarmer la police municipale... est-ce inquiétant?
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T. Charly 🟦🦁
T. Charly 🟦🦁@Charly751428·
Des étudiants juifs de l'université Nanterre (UPN) à Paris ont ouvert un stand de sensibilisation à l'antisémitisme. La réponse ? Des étudiants pro-palestiniens les ont encerclés, les ont pris à partie et les ont agressés.
Rabbi Poupko@RabbiPoupko

Jewish students at Paris' Nanterre University (UPN) opened a table raising awareness to antisemitism. The response? Pro Palestinian students surrounded them, mobbed them, and assaulted them.

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Vous avez bu Didier
Vous avez bu Didier@ElCrackitoDuNet·
Avec les insultes et les menaces, le couteau dans le buffet. Nos municipales c’est Mad Max.
Vous avez bu Didier tweet media
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C’est fascinant : un tweet qui commence par "Halte à la guerre" et qui enchaîne immédiatement sur des tirs nourris contre LFI et le PS. On est au sommet de la cohérence politique. 🤡 Votre vision de l’union ressemble de plus en plus à un cercle de thérapie où tout le monde s'insulte avant de réclamer un câlin collectif : D’un côté : vous dénoncez le "cavalier seul" des Insoumis. De l’autre : vous fustigez les "scénarios imaginaires" des Socialistes. Au milieu : vous proposez une énième structure (après la NUPES et le NFP) dont personne ne veut le mode d'emploi. Prétendre bâtir un "bien commun" tout en étalant vos rancœurs en place publique, c'est le cœur même de cette schizophrénie qui lasse les Français. À force de vouloir "sortir de la nasse" en changeant simplement l'étiquette sur le bocal, vous risquez surtout de confirmer que les carottes sont, en effet, bien cuites. Bon courage pour le "sursaut" dans une pièce où tout le monde se tourne le dos.
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Clémentine Autain
Clémentine Autain@Clem_Autain·
Halte à la guerre des gauches. C’est l'union qui nous permettra de gagner face aux droites extrêmes. Nous avons un bien commun : Front Populaire 2027, créé à l’initiative de Lucie Castets pour bâtir une candidature commune pour 2027. Les insoumis ont refusé de se joindre au processus, préférant faire cavalier seul. Le PS est en train de lui tourner le dos, imaginant un scénario qui n’existe pas : toute la gauche hors LFI derrière un candidat socialiste, désigné sans processus démocratique commun. Le temps presse pour construire l’outil, la candidature qui nous sortira de la nasse et ouvrira l’espoir d’une vie meilleure. Les carottes ne sont pas cuites. J'appelle au sursaut collectif.
Clémentine Autain tweet media
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Matthieu Valet
Matthieu Valet@mvalet_officiel·
“Vas-y, sors devant, frère, petite tapette !” Voilà les propos injurieux tenus par Allan Brunon, tête de liste LFI à Grenoble dans cette vidéo. Dans la République, on n’intimide pas, on ne menace pas et on ne tient pas de propos homophobes. Le débat politique doit rester digne et respectueux. La violence et les insultes n’ont pas leur place dans notre vie publique. Dans un État de droit, seuls les forces de l’ordre et la justice règlent les différends, certainement pas les intimidations ou les combats de rue.
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Désarmer la police à Saint-Denis : quand le dogmatisme préfère la théorie à la survie des agents. 🤡 Alors que la délinquance s'arme lourdement et que le danger explose, la mairie choisit de retirer les moyens de défense intermédiaires. C’est une double faute : 1️⃣ Mise en danger : On envoie des agents au contact avec pour seule option le corps-à-corps ou la fuite. 2️⃣ Appel d'air : On envoie un message d'impunité totale aux réseaux criminels qui, eux, ne pratiquent pas le "désarmement citoyen". Prétendre protéger la population en désarmant ses protecteurs n’est pas un projet social, c’est une déconnexion coupable de la réalité du terrain.
BFM@BFMTV

🔴 EN DIRECT "D'abord le LBD": le maire de Saint-Denis confirme le début d'un "processus de désarmement" de la police municipale l.bfmtv.com/iFzD

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Le_patriote13
Le_patriote13@Le_Patoff·
« Arrêtez arrêtez ! » Séquence lunaire entre Panot et Duhamel 😳
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C'est dingue que l' IA ne soit pas développée dans les tours de contrôle, dans les avions, afin d'assister davantage les humains. Pas pour les remplacer, mais les assister et permettre d'éviter les erreurs humaines. #newyork #LaGuardia
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C’est fascinant : vous prônez l’union comme une "culture", tout en distribuant consciencieusement les bons et les mauvais points à vos alliés (ou ex-alliés, on ne sait plus trop). Entre les "insoumis qui se réjouissent de faire cavalier seul" et les "socialistes qui rêvent du bon vieux temps", l'ambiance au club de l'union semble délicieuse. Vouloir une candidature commune pour 2027 alors que vous n'arrivez même pas à vous mettre d'accord sur qui a perdu quoi à Limoges ou à Brest, c'est de l'optimisme ou de l'aveuglement ? À force de "bricoler sur un coin de table" des alliances de façade pour sauver les meubles, vous ne créez pas une dynamique, vous organisez juste le prochain naufrage collectif. Mais rassurez-vous, avec un nom de domaine comme celui-là, la victoire est sûrement au bout du clic.
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Clémentine Autain
Clémentine Autain@Clem_Autain·
Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries. La gauche et les écologistes ont résisté. Nous regagnons Paris, Lyon et Marseille. Nous l’emportons à Nîmes contre le RN. Nous gagnons contre la droite à Saint-Étienne comme à Roubaix, à Amiens comme à Villepinte. C’est toujours dans un cadre d’union, fut-ce partiel, que nous avons engrangé des victoires. Mais nous accusons une série de défaites, de Brest à Besançon, de Toulouse à Vierzon, de Clermont à Poitiers, de Limoges à Liévin. Pendant ce temps, le RN s’ancre, empochant des dizaines et dizaines de villes petites ou moyennes. Et la droite engrange. Au PS et à LFI, des voix s’empressent de tirer une conclusion : l’alliance de toute la gauche n’a pas fonctionné. Manuel Bompard met en avant « la vague dégagiste » touchant les « sortants socialistes ou écologistes ». Raphaël Glucksmann et François Hollande croient leur stratégie renforcée. Ils sont ce matin suivis par Boris Vallaud qui déclare sur RTL : « les résultats clarifient la situation, les alliances avec LFI ne marchent pas ». Les insoumis·es semblent se réjouir de faire cavalier seul pour 2027. Et les socialistes espèrent mettre les partenaires écologistes, Debout, Génération·s et L’Après derrière eux. Comme au bon vieux temps. Ce scénario est celui de la défaite. Ce qui ne marche pas, c’est de s’invectiver et de créer des fractures à gauche qui ne se réparent pas en une nuit de fusion de listes. Ce qui ne marche pas, c’est d’offrir le spectacle de la division pendant des mois et des mois, puis de bricoler des accords sur un coin de table. Nous ne devons avoir qu’un seul adversaire : la droite et l’extrême droite. Face au vent trumpiste, l’union de la gauche et des écologistes, dans toute leur diversité, reste la clé pour gagner. C’est le rassemblement, même partiel, qui a créé la dynamique aux municipales. Aucune sensibilité de gauche n’a gagné seule. Et les municipalités remportées malgré le refus de fusionner les listes de gauche ont bénéficié d’électeurs et électrices terrifiés de voir leur ville défigurée au matin du 23 mars. L’échec dans certaines villes est le résultat d’une union de dernière minute qui n’a pas su convaincre. Les tournants stratégiques in extremis ne sont pas convaincants. L’union ne signifie pas petits arrangements électoraux, elle doit se construire dans la durée. L’union, c’est une culture politique. L’union, c’est une stratégie pour gagner. En 2027, notre responsabilité est d’être uni·es contre l’extrême droite. C’est pourquoi, plus que jamais, et urgemment, nous avons besoin d’une candidature commune. Alors maintenant, ça suffit ! Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries ! Signez l’appel 👉 arreterlesconneries.fr
Clémentine Autain tweet media
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Lionel Jospin et le mythe du bilan impeccable… Le réveil est brutal. 🧐 Entre les 35h qui ont durablement freiné notre dynamisme et une vision du travail déconnectée des réalités mondiales, l'héritage est loin d'être le succès vanté. Cette vision fragilise la cohésion économique en privilégiant l’idéologie au détriment de l’efficacité. Une facture que les Français continuent de payer, bien après la fin de la parenthèse enchantée.
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Quelle fascinante leçon de 'vivre-ensemble' ! Un résumé parfait de la gauche actuelle : on célèbre une union sacrée de façade tout en consacrant 80 % de son temps à traiter ses propres alliés de 'tontons flingueurs' ou d' 'idiots utiles'. C’est sans doute ce qu’on appelle la cohérence écologiste : déplorer que la démocratie soit 'malade' de la superficialité des réseaux sociaux, pour finalement conclure qu’il faut urgemment devenir des pros du buzz parce que bien gérer sa ville est devenu accessoire. On gagne les métropoles, on perd le reste du pays, on s'écharpe entre 'purs' et 'compromis', mais l'essentiel est sauf : on a trouvé de nouveaux coupables pour expliquer pourquoi la prophétie du mur se réalise. À ce niveau de grand écart permanent, ce n'est plus de la politique, c'est de l'acrobatie.
Marine Tondelier@marinetondelier

Réaction au second tour des élections municipales. 00h30 : Je suis rentrée au siège des Écologistes après une soirée passée sur les plateaux TV, où chaque parti a comme je m’y attendais revendiqué ses victoires - il n’y aurait globalement que des gagnants ce soir ! Passée la tension d’une soirée à cent à l’heure, quel premier bilan tirer de ce second tour des élections municipales ? L’ensemble me parait confus. Beaucoup de villes ont changé de main. Dans un sens comme dans l’autre. Mais dans des configurations souvent très diverses, avec des analyses souvent bien différentes à en tirer... Et si la tentation est grande de tout lire à l’aune des enjeux nationaux, j’avoue être assez fascinée par celles et ceux qui sortent de ces municipales avec une seule clef de lecture et d’analyse qui expliquerait tout en général et le résultat de chaque ville en particulier : la leur. S’il faut se garder de toute analyse à l’emporte-pièce, voici quelques enseignements ou motifs de fierté que je tire de la séquence. De manière forcément partielle et imparfaite au fil d’une nuit sans sommeil. Nous aurons de toute manière l’occasion de revenir plus posément sur tout cela dans les semaines qui viennent. L’angle mort : l’abstention Tout d’abord, nous n’avons pas assez insisté sur l’abstention record pour des élections municipales, moi la première. Le format de ce genre de soirée s’y prête peu et c’est pourquoi j’ai souhaité écrire cet article en rentrant. Une participation de 57 %, c’est 5 points de moins par rapport à 2014 si je mets 2020 et l’effet Covid-19 à part. On peut tourner les résultats dans tous les sens : quand près d’un électeur sur deux ne vote pas, même les victoires ont un goût amer. Réforme gouvernementale “Paris-Lyon-Marseille” : le retour de boomerang La victoire est éclatante à Paris, Lyon et Marseille, que la droite a pourtant tout fait pour conquérir en réformant le mode de scrutin au forceps à un an de l’élection. Un retour de karma savoureux pour ce que nous avons toujours dénoncé comme une manœuvre électorale indigne taillée sur mesure pour complaire aux désirs de Rachida Dati. Les Écologistes ont joué un rôle central dans ces victoires, par leur choix d’alliance dès le premier tour qui a permis à Emmanuel Grégoire et Benoît Payan de réaliser un score très solide le 15 mars, et bien sûr à Lyon, où je salue l’exceptionnelle remontada de Grégory Doucet et de ses équipes. Jean-Michel Aulas était donné à 47 % au premier tour il y a encore quelques mois, les Écologistes à 23 %. Tout le monde nous disait que c'était impossible… Et Grégory Doucet et son équipe l’ont fait ! Peu de monde y croyait il y a encore quelques jours. Qu’ils sachent que leur démonstration de combativité fait notre fierté. La gauche résiste mieux qu’annoncé En dehors de Paris, Lyon et Marseille, les bons scores de premier tour ont globalement préservé les sortants au deuxième, et l’union de la gauche et des écologistes à laquelle nous avons contribué sur tous les territoires peut revendiquer de belles victoires collectives sur la droite, à Nîmes, Amiens, Saint-Etienne, Villepinte, Pau, Agen, Aubervilliers… Des villes qui n’auraient certainement pas basculé sans cela. Mes félicitations aux maires de gauche et écologistes nouvellement élus et à leurs équipes. Ces victoires, vous êtes allés les chercher loin et dans un contexte pas simple. Nous ne vous en remercierons jamais assez. 2026 : le miroir inversé de 2024 Mais il faut l’avouer : quelque chose à dysfonctionné à plein tubes dans cet entre deux tours. Et ce double piège qui s’est refermé sur nous tire ses racines de la campagne de premier tour et de la guerre que la gauche mène à la gauche depuis des mois. En 2024, avec le NFP, nous avions réussi à aller chercher une victoire que tout le monde considérait impossible, en créant l’une des plus belles surprises de ma vie politique. Comment ? Par une belle campagne, collective, qui donnait envie, de l’espoir, notamment à des Français de gauche qui n’allaient plus voter. Et pendant ces municipales ? Globalement, nous avons fait l’inverse. La campagne, qui aurait dû se faire autour des projets de transformation pour nos villes, s’est cristallisée sur les outrances des uns et des autres, les tirs croisés et la question des alliances, pour le plus grand plaisir de la droite et de l’extrême droite, rassemblées sur une ligne anti-sociale et anti-écolo. Alors que s’est-il passé ? En faisant des élections municipales l’antichambre de l’élection présidentielle, la gauche a été toxique pour elle-même durant cette campagne. Nous, écologistes, avons refusé de nous prêter à ce jeu-là. Merci à tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole. Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs très rapidement sur ses échecs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’elle gérait depuis 2020, Faches-Thumesnil près de Lille et Grabels près de Montpellier, et échoue à gagner Limoges et Toulouse qui leur tendaient les bras après de très beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite. Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande… Et échec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national. Hénin-Beaumont, Bruay-la-Buissière, Loison-sous-Lens, Harnes, Drocourt, Marles-les-Mines et Houdain dès le premier tour. Liévin, 30 000 habitants, socialiste depuis 1912, mais aussi Oignies, Billy-Montigny, Grenay, Courcelles-lès-Lens, Lillers au deuxième tour. Ce n’est pas le seul territoire concerné par ce genre de raz-de-marée que tout le monde voyait venir. Mais il se trouve que c’est là où je suis née et que j’habite. Et que quasiment personne n’en a parlé sur les plateaux télé, comme si les grandes villes étaient la France… Ironie du sort : c’est en partie pour cette raison que ces territoires multiplient les signaux d’alerte, de désespoir, de colère. Mais qu’importe : les représentants de ces deux formations se sont empressés hier soir de revendiquer chacun une victoire globale plus belle que celle de l’autre. Comme s’il fallait se réjouir d’être les rois du cimetière alors que cette double stratégie nous emmène tous dans le mur. Ce que nous craignions s’est réalisé Les Écologistes ont dû faire face, souvent impuissants, que ce soit localement ou nationalement, aux propos de “responsables” (l’ironie du terme…) politiques de notre propre camp qui ont préféré miser sur la politique de terre brûlée ou rejouer un énième congrès plutôt que de faire gagner la gauche. Et cela aura des conséquences dramatiques pour celles et ceux que nous sommes censés défendre ! J’avais eu l’occasion fin février sur France Inter de m’en inquiéter haut et fort. Si j’avais qualifié ce matin-là Jean-Luc Mélenchon et François Hollande de “tontons flingueurs de la gauche”, c’est que je voyais bien leur partition en train de s’écrire à quatre mains. Jean-Luc Mélenchon a ponctué la campagne municipales de ce que je refuse de qualifier de “dérapages” car cela serait supposer qu’il ne le fait pas exprès. Il écrit ce matin sur son blog qu’ “une longue diabolisation diffamante a été orchestrée contre les Insoumis”. En passant sous silence qu’il y a totalement prêté le flanc et tout son mouvement avec lui. D’un autre côté, les opposants socialistes d’Olivier Faure, ceux qui ont créé une déception dont nous ne sommes toujours pas remis lors du mandat de 2012, n’ont eu de cesse de répéter que plus jamais nous ne travaillerions ensemble. Conjointement, ces deux stratégies ont eu un effet : rendre la victoire impossible sur de nombreux territoires qui auraient dû basculer. Il y a quelques jours, je résumais ainsi les choses dans Libération : “Il y a un double piège. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas que la gauche gagne ces élections municipales. Lui n’a pas beaucoup de villes en jeu, mais il veut pouvoir dire que les socialistes et les écologistes en ont perdu [et qu’il est le seul à gagner des villes], donc il a cherché à rendre les alliances impossibles, à faire en sorte qu’on soit en situation de les refuser comme à Paris et Marseille où ses candidats ont passé leur campagne à insulter les candidats socialistes. Le deuxième piège, c’est celui de la droite, qui en a fait son angle principal pour nous attaquer et se frottait les mains d’avance en pensant qu’on ne fusionnerait pas et qu’on les laisserait gagner. Là où c’était nécessaire et possible, nous avons déjoué ces deux pièges. J’affirme et assume que dans la séquence, François Hollande et les opposants d’Olivier Faure sont un peu les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon et inversement. Il y a une compétition entre les tontons flingueurs de la gauche non pas pour faire gagner la gauche, mais pour être les rois du cimetière. C’est déplorable.” La victoire de la théorie des gauches irréconciliables ? Evidemment que la théorie des gauches irréconciliables, co-construite par la FI et une partie du parti socialiste, nous conduit dans une impasse. Certains se sont vantés sur les plateaux qu’elle avait gagné ce soir. Et c’est en partie vrai, dans certaines villes. Mais quand cette théorie gagne, c’est la gauche qui perd. Faut-il s’en réjouir ? Par ailleurs, faire comme si tel ou tel maire socialiste sortant était plus héroïque que tel ou tel autre parce qu’il aurait gagné sans fusion, c’est oublier un élément majeur : certains ont surtout le privilège d’être élus dans des territoires de gauche depuis des décennies où à aucun moment ils n’ont été mis en danger. Il y a ainsi quelque chose de malhonnête intellectuellement à diviser les candidats en deux camps : les purs qui auraient refusé la fusion, et les compromis qui l’auraient acceptée. Personne n’a le monopole des valeurs. Et à vouloir à tout prix prétendre être au-dessus de la mêlée, j’affirme que certains finissent par être hors sol. Voir des personnalités de gauche savonner la planche de maires et de candidats de gauche alors qu’ils pouvaient préserver les habitants de leur ville de politiques de régression sociale et environnementale est une aberration. Je ne m’y ferai jamais. Car il s’agit de la vie quotidienne, concrète, de centaines de milliers de Françaises et de Français pour lesquels une politique de gauche ou une politique de droite, ça change tout. À Brest, la droite l’a emporté face à François Cuillandre, proche de François Hollande. Cette même droite qui fait la chasse aux allocataires du RSA au département, parce qu’ils ont gagné 30 balles au Keno et qu’on leur demande des justificatifs improbables. Qui va les protéger désormais ? Je pense que la fusion avec la FI était la dernière chose dont il avait envie. Enfin plus exactement l’avant-dernière. Car en tant que Président du CCAS, il sait pertinemment ce que cette bascule signifie pour les plus vulnérables de sa ville. Faut-il blâmer Johanna Rolland et Grégory Doucet d’avoir fait les bons choix stratégiques pour éviter la même chose à leurs concitoyens (respectivement 325 000 et 520 000 habitants) ? Evidemment que non. Est-ce que les personnes qui ont tiré à boulet rouge sur ses alliances toute la semaine ont une responsabilité dans la prophétie autoréalisatrice de la perte de certaines villes ? Il est pour moi évident que oui. Dans une période politique d’une grande confusion, qui déboussole les Français quand elle ne les dégoûte pas, la gauche devrait s’intéresser et parler un peu plus aux Français qu'à elle-même. Car la théorie des gauches irréconciliables rend non seulement les unions moins porteuses, mais elle conduit à une rupture avec une partie importante des Français. À force de ne se parler qu’à nous-mêmes et de nous-mêmes, la relation se rompt. Et le double péril de l’extrême droite et de l’union des droite se renforce. Je l’ai bien vu sur les plateaux ce soir. Je les ai écoutés attentivement. Pour 2027, j’en fais le serment : nous ne les laisserons pas faire. Pour les Écologistes : des reculs, de nouvelles conquêtes et des enseignements 2020 était un scrutin exceptionnel pour les Écologistes. Nous savions qu’en ayant gagné beaucoup de villes il y a 6 ans, nous courrions le risque d’en perdre. Aujourd’hui, nous connaissons des défaites, tout en réussissant à conserver de grandes villes comme Grenoble, Tours et Lyon, trois villes que beaucoup nous ont prédit perdues tout au long de la campagne. Je suis évidemment déçue pour nos villes perdues, parfois à très peu de voix (comme à Bordeaux), et celles qui nous ont échappé de peu comme à Fécamp (47 voix). Je suis surtout inquiète pour les habitants les plus vulnérables. Les mandats de nos maires ont été des mandats de transformation, et je souhaite saluer chacun d’entre eux et chacune d’entre elles pour le travail extraordinaire qu’ils ont abattu dans des contextes d’adversité, au cours de mandats qui ont commencé par une crise sanitaire historique et se sont prolongés par des baisses de moyens sans précédents qui les ont laissés en première ligne du retrait de l’État. Je pense à tous les élus qui ont travaillé dur pendant ce mandat, qu’ils aient été réélus ou non, et à nos militants qui ont tout donné pendant cette campagne. J’ai eu l’occasion de voir leur engagement sans faille sur le terrain, lors de mes nombreux déplacements depuis janvier (52 !) : leur abnégation a été admirable et me rend fière. Grâce à leur magnifique travail de terrain, nous renforçons l’implantation des écologistes dans les villes populaires par de nouvelles conquêtes, comme Villepinte (avec l’élection de Mélissa Youssouf), Bagnolet (Edouard Denouel) ou Sarcelles (Bassi Konaté), dans les départements du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis - où Mohamed Gnabaly a également été réélu dès le premier tour à L'Île-Saint-Denis. Dans les Yvelines, Raphaël Prats est le nouveau maire écologiste de Conflans-Sainte-Honorine. Cette implantation se poursuit aussi dans les territoires ruraux, dont on a bien peu parlé pendant cette campagne, mais où nous pouvons compter sur des dizaines de maires écologistes, de Trévou (Ain) à Guéret (Creuse), de Montigny-en-Arrouaise (Aisne) à Annay-sous-Lens (Pas-de-Calais), de Naves (Corrèze) à Marcillac-Vallon où Léon Thébault-Maviel devient à seulement 25 ans le premier maire Écologiste de l’Aveyron. Tous ces résultats, nous aurons l’occasion de les analyser en interne, avec les maires élus comme avec ceux qui ont été battus. L’art de la communication Lorsqu’on vit dans une ville écolo, on tient désormais pour acquis l'amélioration de la qualité de l'air, le bio dans les cantines, les espaces verts, l’offre de transports en commun plus riche et plus accessible, le principe de tarification sociale. Et pourtant… Je le sais, nous sommes souvent dépeints comme de bons élèves et techniciens. Et c’est vrai. Mais aujourd’hui, être sérieux et bien gérer sa ville ne suffit pas à être réélu. Nous en avons fait la démonstration grandeur nature et il va falloir en tirer les conséquences. Beaucoup d’alertes sont remontées ces derniers mois en ce sens. En interne et en externe. Nous n’avons su y répondre que partiellement. Et si le sursaut à Lyon a été magistral, il n'a malheureusement pas fait tâche d’huile. J’avoue avoir du mal parfois jusque dans mon propre parti sur l’importance des réseaux sociaux, par le prisme desquels les campagnes sont commentées. Quand un journaliste juge telle campagne “convaincante” et telle autre “molle” ou “ratée”, c’est souvent exclusivement là-dessus qu’il se base, puisque bien souvent il n’a pas mis un pied de la campagne dans la ville ainsi commentée. Les Écologistes n’aiment pas les réseaux sociaux, pour des raisons fort légitimes. Trop violents. Pipés. Injustes. Beaucoup de militants et de cadres choisissent de s’en préserver et je ne peux que les comprendre. Mais on ne peut plus gagner sans leur pouvoir d’amplification en 2026. Et plus largement, il va falloir rompre avec ce que je ressens parfois comme une forme de condescendance envers la communication. C’est le message que je voudrais faire passer largement dans notre mouvement. Les élus écologistes sont la plupart du temps les meilleurs élèves en termes de travail abattu, et ce quel que soit le mandat électif occupé. Le drame, c’est que presque personne ne le sait. Comme si on considérait que ça allait de soi. Que ça se verrait tout seul. Que parce que le bilan est bon chacun va s’en rendre compte. Et cela vaut évidemment pour nos maires, dont les réalisations importantes sont restées largement inconnues du grand public, alors que nos adversaires se contentaient de critiquer “les travaux des écolos” (c’est sûr que quand on ne fait rien, ça évite les travaux). Alors que les Écologistes sont victimes de campagnes de désinformation et de harcèlement d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux et dans beaucoup de médias sous la houlette de la droite et de l’extrême droite, nous ne pouvons plus faire comme si nous découvrions cet état de fait. Nous devons vivre avec notre temps et arrêter de considérer les réseaux sociaux et plus globalement la communication politique comme secondaires, quand ils sont si décisifs pour nos adversaires. Nous pouvons certes déplorer l’importance que tout cela prend, et il est très clair pour moi qu’il s’agit d’un signe d’une démocratie malade, mais cela ne change rien à la réalité dans laquelle nous vivons. Et maintenant ? Ceci n’est qu’une piste parmi d’autres. C’est en tout cas celle qui m’a beaucoup fait cogiter ces dernières semaines et toute la soirée. Ce n’est évidemment pas la seule. Notre bureau politique (la direction du parti) se réunit ce soir dans un format ouvert au Conseil politique (parlementaires et représentants des différentes instances du mouvement) et aux maires battus et victorieux d’hier soir. Au travail d’implantation évoqué plus haut, source de beaucoup d’espoir et de fierté, nous mènerons donc aussi un travail d’introspection, afin d’en tirer ensemble les bons enseignements pour les mandats à venir et préparer les victoires écologistes de demain. Car soyez sûrs d’une chose : malgré la déception et les inquiétudes légitimes pour la suite, les Écologistes ne comptent pas se démobiliser ! L’heure est trop grave. Pour les sujets que nous défendons. Et pour notre pays. L’écologie n’est pas une séquence électorale. C’est un combat de long terme. Qui se mène le plus souvent dans l’adversité. Et ce combat, nous allons continuer à le mener. Partout. Pour tous.

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François Piquemal
François Piquemal@FraPiquemal·
Toulousaines, toulousains, suite aux résultats d’hier, veillez prendre connaissance de mon communiqué de presse.
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