
Aronblin
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His face says it all



OMG, do you know how much of a flex this is?? 😭

Le déclin de la consommation d’alcool chez les ados. En tant que médecin, je devrais m’en réjouir. Et pourtant, je suis plutôt inquiet. Parce qu’on confond peut-être disparition d’un symptôme et bonne santé d’une génération. Oui, les adolescents boivent moins. Mais ils sortent moins. Ils couchent moins. Ils prennent moins de risques. Ils conduisent moins. Ils vivent moins de rites de passage. On a l’impression d’avoir « résolu un problème », alors qu’on a aussi progressivement détruit ce qui transformait des adolescents en adultes. Téléphones. Vie sociale numérisée. Anxiété permanente. Discours catastrophistes sur l’avenir. Culture de l’évitement du risque. Parents hyperprotecteurs. L’adolescence d’avant était parfois brutale, parfois excessive, parfois dangereuse. Mais elle était aussi profondément formatrice. On apprenait la honte, le courage, le rejet, la séduction, la hiérarchie sociale, la transgression, la responsabilité. On apprenait à devenir adulte au contact des autres pas derrière un écran. Je ne fais pas l’apologie de l’alcool. Je dis simplement qu’une société qui produit des adolescents parfaitement « safe » mais socialement inhibés, anxieux et isolés devrait peut-être s’interroger.

Le déclin de la consommation d’alcool chez les ados. En tant que médecin, je devrais m’en réjouir. Et pourtant, je suis plutôt inquiet. Parce qu’on confond peut-être disparition d’un symptôme et bonne santé d’une génération. Oui, les adolescents boivent moins. Mais ils sortent moins. Ils couchent moins. Ils prennent moins de risques. Ils conduisent moins. Ils vivent moins de rites de passage. On a l’impression d’avoir « résolu un problème », alors qu’on a aussi progressivement détruit ce qui transformait des adolescents en adultes. Téléphones. Vie sociale numérisée. Anxiété permanente. Discours catastrophistes sur l’avenir. Culture de l’évitement du risque. Parents hyperprotecteurs. L’adolescence d’avant était parfois brutale, parfois excessive, parfois dangereuse. Mais elle était aussi profondément formatrice. On apprenait la honte, le courage, le rejet, la séduction, la hiérarchie sociale, la transgression, la responsabilité. On apprenait à devenir adulte au contact des autres pas derrière un écran. Je ne fais pas l’apologie de l’alcool. Je dis simplement qu’une société qui produit des adolescents parfaitement « safe » mais socialement inhibés, anxieux et isolés devrait peut-être s’interroger.