
Il y a 30 ans jour pour jour, Abderahmane Rabah, mon oncle, était pourchassé, lynché et assassiné, jeté vivant du sommet d’une falaise à Ault par un groupe de personne racistes, parce qu’il avait pour seul tort d’être arabe. 30 ans après le deuil est toujours impossible parce que la justice ne s’est pas montrée à la hauteur. Aujourd’hui, le @CourrierPicard lui rend hommage dans son édition du jour. Pour aller plus loin et pour comprendre comment sur une meute d’une vingtaine de racistes, un seul homme d’1m60 qui avait le bras dans le plâtre le soir des faits s’est retrouvé en prison pendant 6 ans je vous propose un petit fil à dérouler. J’y aborderai à travers des archives la bataille pour que le premier chef d’inculpation passe de « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner » à « homicide », le rôle prépondérant d’Eric Dupond Moretti qui a profité d’un vice de procédure pour mettre hors de cause un des meurtriers de mon oncle, les liens entre la gendarmerie chargée de l’enquête et l’un des assassins de mon oncle, et bien plus encore.


